La trilogie du mal de Maxime Chattam

Tome 1 : l’âme du mal

Présentation de l’éditeur : Pas plus que sa jeune acolyte, le profileur Brolin ne pense que les serial killers reviennent d’outre-tombe. Fût-il le bourreau de Portland qui étouffait et vitriolait ses victimes avant de les découper. Mais le bourreau est mort et le carnage se poursuit. Le nouveau tueur agit-il seul ou fait-il partie d’une secte? Pure sauvagerie ou magie noire?
Brolin a peur. Cette affaire dépasse tout ce qu’on lui a enseigné. S’immerger complètement dans la psychologie d’un monstre, le comprendre afin de prévoir ses crimes, devenir son double, tels sont les moindres risques de son métier. Peut-on impunément prêter son âme au mal?

Une superbe documentation de la part de Maxime Chattam

Il faut reconnaître quelque chose à l’auteur : grâce à lui, on sait comment fonctionne une enquête. En effet, il nous fait part de tous les processus qui servent à retrouver un meurtrier en série. Tout d’abord, la découverte du corps avec la recherche des indices, l’appel du profiler (souvent en cours d’enquête ou après quelques meurtres) pour qu’il puisse analyser le comportement du meurtrier. Ensuite, la morgue où le médecin légiste analyse tout ce qui a en rapport avec la victime. Lorsqu’elle n’est pas reconnaissable, on effectue des recherches pour la retrouver. On se rend ainsi compte que tout peut servir pour traquer le tueur. Enfin, il y a aussi tout le processus d’enquête qui est fait avec une équipe dont chacun a un rôle bien défini. Nous avons pu ainsi approcher le profiler, Brolin et sa manière d’approcher les tueurs en série. Enfin, nous avons aussi toutes les pressions médiatiques qui peuvent pousser les enquêteurs à l’erreur car on a besoin de résultat.

Ainsi, pour les fondus des enquêtes littéraires, vous aurez le droit au grand jeu d’un épisode des Experts avec ce petit bonus de la victime retrouvée vivante, et comment elle peut vivre après toutes ces horreurs un an après. Je tiens à le souligner car c’est extrêmement rare qu’un auteur mette le point sur la victime épargnée ou sauvée. J’ai eu le droit ainsi à toute une batterie de sensations et d’émotions que je n’avais pas encore vécue dans un livre. J’ai eu le sentiment de me faire traquer un bon moment, et cela fait du bien (dans un thriller, attention).

Une immersion ?

Le seul reproche que l’on pourrait faire à l’âme du mal qui en fait n’en est pas un est qu’on n’a pas l’impression d’être dans la tête du tueur, cette envie malsaine qui nous prend d’entrer dans la tête d’un psychopathe. Ici, vous serez dans la tête du profiler, le tueur en lui même n’a aucune importance. En d’autres termes, vous verrez l’enquête à travers plusieurs regards, mais pas celui du tueur. On aurait ainsi cette impression de rester sur notre fin.

Mais l’auteur a une bonne raison. N’oubliez pas que nous sommes sur une trilogie et que cette série de meurtres n’est qu’une mise en bouche. Sanglante, certes, mais mise en bouche seulement tout de même. Sa théorie est de retracer le mal en lui même et non le tueur. Maxime Chattam a, je crois, la vocation de chercher où se trouve le mal. Ici, nous avons l’origine qui est cette première série de meurtres. Et si cela va en crescendo, j’ai hâte de lire la suite

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Thriller 2013
Mais aussi dans le cadre du Challenge New Pal 2013 organisé par Yukarie

2 commentaires sur “La trilogie du mal de Maxime Chattam

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