Malevil de Robert Merle

Présentation de l’éditeur :Une guerre atomique dévaste la planète, et dans la France détruite un groupe de survivants s’organise en communauté sédentaire derrière les remparts d’une forteresse. Le groupe arrivera-t-il à surmonter les dangers qui naissent chaque jour de sa situation, de l’indiscipline de ses membres, de leurs différences idéologiques, et surtout des bandes armées qui convoitent leurs réserves et leur « nid crénelé » ?

Une analyse complète de la société en autarice.

Malevil, c’est avant tout le fait qu’il y a une bombe qui explose sur la France. Il y a quelques survivants. Que se passe-t-il? Tout d’abord, ils vont se loger et faire l’inventaire de leurs possessions. S’il reste des animaux, ils vont tenter l’élevage. S’il reste des graines, ils vont tenter la culture. S’il reste d’autres villages, ils vont tenter le troc. Sans moyen de communication et de locomotion, les distances entre les gens s’agrandissent et l’on voit un regroupement en petites communautés.

Et voici, en quelques semaines, nous avons fait un véritable bond en arrière dans le temps. Sans télévision ni musique, on se retrouve au coin du feu pour lire et discuter. On s’organise et surtout on met de côté ce qui est superflus : certaines moeurs, la consommation à outrance, l’isolement…

En quelques semaines, on repasse à une culture féodale avec ses bons côtés mais parfois aussi ses mauvais : la religion qui prend le pas sur la politique et surtout la protection des familles contre les pillards. Ce sont tous ces côtés, sans concession aucune, que nous montre l’auteur dans Malevil. C’est un bilan et une observation de la société en pleine crise, en temps de chaos.

C’est aussi un roman du terroir.

En effet, Malevil, c’est aussi un donjon, en pleine campagne. Et ceux que nous observons à la loupe, ce sont des campagnards, parfois des fermiers. Ce ne sont pas de grands savants ici, ce sont justes des gens simples, qui vont à l’essentiel, qui sont parfois durs aussi, mais qui sont avant tout extrêmement touchants.

Tout ce qui transparaît ici, c’est l’amour d’une région, d’un patois, de gens ordianires. Vous n’aurez pas de super héros, juste des personnes comme vous et moi. Et c’est ce qui donne une dimension très touchante, presque intime à ce récit dystopique. C’est qu’en refermant ce livre, vous aurez un sentiment de quasi réalité à toute cette histoire mais aussi une grande bouffée d’espoir en l’humain

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Science Fiction 2013

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