La Bibliothèque de Mount Char de Scott Hawkins (traduit par Jean-Daniel Brèque)

Auteur : Scott Hawkins

Genre : Fantasy

Maison d’édition : Editions Denoël

Nombre de pages : 480

Obtenu le 5 Septembre 2017

Lu le 20 Septembre 2017

Dans le cadre de mon partenariat avec les Editions Denoël

 

En un mot :

  • Un univers totalement inédit
  • Un livre inclassable
  • Une histoire qui va vous emmener très loin

8446300Résumé : Carolyn était une jeune Américaine comme les autres. Mais ça, c’était avant. Avant la mort de ses parents. Avant qu’un mystérieux personnage, Père, ne la prenne sous son aile avec d’autres orphelins.

Depuis, Carolyn n’a pas eu tant d’occasions de sortir. Elle et sa fratrie d’adoption ont été élevés suivant les coutumes anciennes de Père. Ils ont étudié les livres de sa Bibliothèque et appris quelques-uns des secrets de sa puissance. Parfois, ils se sont demandé si leur tuteur intransigeant ne pourrait pas être Dieu lui-même.

Mais Père a disparu – peut-être même est-il mort – et il n’y a maintenant plus personne pour protéger la Bibliothèque des féroces combattants qui cherchent à s’en emparer.

Carolyn se prépare pour la bataille qui s’annonce. Le destin de l’univers est en jeu, mais Carolyn a tout prévu. Carolyn a un plan. Le seul problème, c’est qu’en s’acharnant à créer un nouveau dieu elle a oublié de préserver ce qui fait d’elle un être humain. Avec une galerie de personnages mémorables et une intrigue qui vous réserve plus d’une surprise, La Bibliothèque de Mount Char est à la fois terrifiant et hilarant, étrange et humain, visionnaire et captivant. Un roman qui marque l’entrée en scène d’une voix nouvelle dans le monde de la fantasy.

 

 

 

Quand les héros d’une quête semblent être sortis tout droit d’un asile psychiatrique.

 

On commence ce roman avec Carolyn, une bibliothécaire. Elle est en vadrouille pour chercher le Père. Et on se rend compte très vite qu’elle ressemble plus à une Sarah Connor qu’à une Agatha Christie, qu’elle est plus encline à fumer à la pipe qu’à boire du thé et qu’elle connaît tous les langages du monde, humains ou animaux. Cette femme semble les trois quarts du temps complètement démente, se raccrochant à une idée fixe : elle a un plan.

 

Va deviner le déroulement d’un roman avec ces informations toi. L’auteur s’acharne à nous désorienter constamment pour que l’on doute de tout : de l’existence de la Bibliothèque, de la réalité de l’histoire, du bien-fondé de cette quête, de l’existence de Père. Etrangement, ces informations que nous obtenons et que nous cherchons ne relèvent plus de notre imagination ou de notre logique. On glisse doucement vers la foi inébranlable de Carolyn : si on ne trouve pas Père, on le remplacera sinon le monde ne tournera pas rond. Il s’écroulera sur lui-même. Et on se met à douter de la santé mentale de nos héros, voire de nous-même, ce qui est un beau tour de style de la part de l’auteur.

 

Doit-on perdre son humanité pour trouver un dieu ?

 

Carolyn… Au fur et à mesure de cette quête du Père, nous en savons plus sur ces compétences mais aussi sur sa volonté sans faille. Elle est prête à tout pour obtenir un résultat, que ce soit de laisser ses compagnons mourir ou de menacer les puissants du pays. Elle a un certain pouvoir et elle s’en sert. Au fur et à mesure de son récit et en découvrant son passé, on soupçonne la perte de l’humanité de Carolyn. C’est comme si la jeune femme perdait même la notion du prix de la vie. Et autant de pouvoirs dans les mains d’une telle personne, même si elle nous paraît sympathique, nous effraie.

 

Aussi se pose-t-on cette question tout au long du roman : Le prix à payer pour trouver le Père n’est-il pas trop élevé ? Qui est le Père, ce personnage mystérieux et surtout absent ? A-t-il vraiment dirigé cette bibliothèque ? En quoi celle-ci est-elle une arme pour sauver le monde ?

 

C’est donc un roman très riche, très dense et incroyablement original que nous avons là. C’est un OVNI littéraire qui, je l’espère, trouvera sa place dans le public de l’imaginaire. Car il la mérite par la qualité de son écriture et la maîtrise de son intrigue. Grand merci aux Editions Denoël pour ma découverte du mois.

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