Facebook m’a tuer de Thomas Zuber et de Alexandre des Isnard

Auteurs : Thomas Zubert et Alexandre des Isnard

Genre : Contemporain

Maison d’édition : Pocket

Nombre de pages : 246

Obtenu le 23 Juin 2012

Lu le 23 Juin 2012

Dans le cadre de la culture G

 

En un mot :

  • Un bon état des lieux
  • Un titre accrocheur

avt_thomas-zuber_4480Résumé : Hier, une soirée privée était privée. Aujourd’hui, vos proches sont tous devenus photoreporters, prêts à publier les images les plus « délire » de votre crémaillère ou de votre anniversaire.
Hier, on pouvait dîner à deux. Aujourd’hui, on ne peut dîner qu’à quatre (vous, lui ou elle, vos deux portables). Facebook est devenu un mode de vie. la « culture facebook » gagne toutes les générations et bouleverse nos relations amicales, familiales ou amoureuses. Sans qu’on s’en rende toujours compte. Mais à la vitesse du numérique.

 

Un livre révélateur ?

 

Je ne sais pas s’il est révélateur ou non. Il pose une évidence. Nous faisons partie de la génération Y (pour ceux qui ne le savaient pas et bien si nous faisons partie de la génération Y) et la norme veut que nous ayons tous un réseau social sur la toile. C’est plus pratique pour garder le contact, pour poster des photos, pour donner des nouvelles et organiser des soirées. L’avantage d’internet, c’est que la barrière de la timidité diminue voire s’efface.  C’est plus facile, c’est plus pratique, tout le monde le fait, on se sent moins seul…. Tout ça tout ça. A l’heure où le consumérisme est à outrance, les relations internet le sont aussi et nous changeons.

 

Pourquoi ce changement ? Parce que l’on s’affiche et ainsi, nos petits secrets se dévoilent, avec ou sans permission. Et d’un profil qui montre qui l’on est, on passe à un profil qui correspond à ce que les gens s’attendent de nous. Est-ce un bien, est-ce un mal ? Je ne crois pas. C’est une autre façon de vivre. Vous avez un personnage d’apparat et votre personnalité propre bien cachée.

 

Une réflexion ludique sur nos comportements en devenir.

 

Je vous l’ai déjà dit mais nous sommes dans l’ère du consumérisme et du multitâches. Les frontières entre le pro, le perso, le familial, les relations amoureuses et les relations clients s’estompent de plus en plus. Ainsi, on choisit des partenaires de vie jetables. On se dit qu’on a le temps, que se caser pour longtemps, ce n’est pas si important car l’on se garde une liberté. Le bilan de Facebook m’a tuer montre surtout un grand retour de la solitude. Car nous gardons des contacts beaucoup plus superficiels et l’on ne prend plus le temps pour les contacts privilégiés. Il devient certes facile de faire des connaissances ou de nouer une relation d’un soir. Qu’en est-il de l’amitié et de l’amour ? Nous devenons tous des produits de consommation et nous sommes clients et friands des autres produits.

 

Ce livre, je l’ai dévoré, et je me suis reconnue dans quelques un de ces chapitres. Bien entendu, je ne me considère pas comme quelqu’un d’exceptionnelle, j’ai plutôt tendance à vouloir me fondre dans la masse. Ce qui ressort de ce livre c’est que les gens ont peur tout simplement. Peur de se dévoiler et peur de la solitude. Il montre que nous sommes tous des animaux sociaux en fin de compte, encore et toujours. C’est juste notre mode de communication qui change.

 

A lire absolument si vous avez un minimum d’oeil critique et d’autodérision en vous. Sinon, passez votre chemin, il ressemblera à une pointe d’acidité.

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