Le roi des fauves d’Aurélie Wellenstein

Auteur : Aurélie Wellenstein

Genre : Fantasy

Maison d’édition : Scrinéo

Nombre de pages : 284

Obtenu le 10 Octobre 2016

Lu le 5 Octobre 2017

Dans le cadre des Halliennales

 

En un mot :

  • Un an pour le lire
  • En rire avec l’auteure et faire des paris pour le prochain (j’ai gagné)
  • Se dire qu’on adore son univers

ob_a9b649_dsc-02982Résumé : Poussés par une famine sans précédent, trois amis, Kaya, Ivar et Oswald, prennent le risque de braconner sur les terres de leur seigneur, mais son fils les surprend. Au terme d’une lutte acharnée, ils laissent le noble pour mort. Capturés et jugés pour tentative de meurtre, les trois amis sont condamnés à ingérer un parasite qui va les transformer en « berserkirs ». Au bout de sept jours de lente métamorphose, ils seront devenus des hommes-bêtes, et leur raison s’abîmera dans une rage inextinguible. Le temps de cette transformation, ils sont enfermés dans Hadarfell, un ancien royaume abandonné, dont le passé et l’histoire ont été engloutis par le temps…

 

Qu’est ce qui pourrait être pire que la mort ?

 

Trois paysans meurent tellement de faim qu’ils ne peuvent que braconner sur les terre de leur seigneur. Or, celui-ci va tenter de les torturer en les découvrant. Ils tentent de le tuer, échouent et se font prendre. Dans la vraie vie de la fantasy, à pareille situation injuste, ou l’on est pendu ou sa main est coupée, fin de l’histoire. Ici, on vous forcera à avaler un ver qui vous transformera en Berserkir : mi-homme, mi animal. Dans ce monde issu de l’imagination d’Aurélie Wellenstein, on ne perd pas sa vie mais son âme

 

Tout au long de ce roman, nous suivrons la transformation de ces jeunes gens. Nous les verrons se battre pour leur âme. Certains échoueront, d’autres, on en sait pas. Mais cet état nous fait extrêmement peur car on perd le contrôle de son propre corps : on ne se maîtrise plus. On perd sa conscience. Et pourtant, nous les verrons vivre leur vie jusqu’au bout. S’octroyer des moments de joie, des moments de peine, des moments de doute. Et par ces instants de tension extrêmes, nous apprendrons à les connaître intimement. Nous plongerons dans leur âme.

 

Une belle réflexion sur notre dualité animale.

 

Sous ses airs de petit bout de femme adorable et rêveuse, Aurélie Wellenstein ne laissera pas une miette de votre âme intacte. Car au-delà du Roi des Fauves, elle pose la question à un million de dollars qui a tant remué la littérature depuis la nuit des temps : le loup garou, les métamorphes, le minotaure et autres chimères. Qu’est ce qui nous différencie de l’animal ? Facile, vous allez me dire : notre conscience, notre comportement. En êtes-vous vraiment sûrs ? Car ce qui m’a effrayée le plus dans ce livre, ce n’est pas vraiment les berserkirs même si je ne nierai pas qu’ils sont dangereux mais ce sont les hommes !

 

Combattre notre côté animal n’est pas la solution pour nous rendre humain, meilleur. C’est peut-être en acceptant l’animal qui est en nous que nous nous rendons meilleurs. Après tout, les Indiens d’Amérique y croyaient au travers de leurs totems et les Egyptiens au travers de leurs dieux.

 

C’est en nous faisant voyager au milieu de toutes ces notions que l’auteure vous dérobera une partie de vous-même car vous sortirez différents de ce récit. Peut-être en ressortirez-vous plus fort, peut être non. Mais vous lui montrerez l’animal qui est en vous.

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