Le Horla

Auteur : Guy de Maupassant

Genre : Classique, fantastique

Maison d’édition : Amazon

Obtenu le : 21 Octobre 2012

Lu le : 21 Octobre 2012

Dans le cadre de découvrir les classiques du fantastique

 

En un mot :

  • Un nouvelle toujours aussi terrifiante
  • Un classique du genre

maupassant_2Résumé : Le Horla raconte la lente désagrégation d’un esprit, de la dépression à la folie – des maux que connaissait bien Maupassant. Le héros se sent peu à peu envahi par un autre, qui agit à travers lui : le Horla, puissance invisible, inconsciente, qui le manipule. S’installent alors l’incompréhension, la peur, l’angoisse. Jusqu’à l’irréparable. Prenant la forme du journal intime, la nouvelle illustre ce que Freud nommera l’inquiétante étrangeté, cette intrusion progressive du malaise dans le quotidien.
Modèle de nouvelle fantastique, Le Horla est aussi une description clinique du dédoublement de personnalité qui menace toute conscience.

 

Une espèce de huit clos terrifiant

 

En effet, dans ce livre, vous vous retrouvez seul avec le Narrateur, dont on ne connaît quasiment rien et qui nous raconte ce qu’il perçoit. Et vous avez ainsi vraiment l’impression d’être seul au monde avec lui, de vous identifier totalement et limite de frissonner à chaque fois que vous lisez une pièce de son journal.

 

Le Narrateur perçoit donc d’étranges phénomènes et a l’impression de ne pas être tout seul. Il se pose la question : Suis-je fou ? (et nous aussi par la même occasion). Et cette question est vraiment pertinente car, comme le dit si bien le narrateur, un fou pense qu’il est lucide et peut paraître lucide. Tout est question de perception. S’il perçoit des choses que les autres ne perçoivent pas. Est-ce à dire qu’il est fou ou qu’il est surdoué dans un domaine ? C’est toute la question que se pose cette nouvelle et par là même Guy de Maupassant à travers cette nouvelle fantastique. Car nous n’aurons pas du tout la réponse dans ce livre. Jusqu’au bout le doute subsistera quant à la santé mentale du narrateur et l’on ne peut s’empêcher de vivre dans son état d’alerte perpétuel

 

Un frisson d’effroi me parcourut.

 

C’est vraiment une nouvelle à ne pas lire seul chez soit la nuit. Je ne le dis pas souvent mais la Magie de Maupassant a très bien fonctionné plus quinze ans après la première lecture. J’ai frissonné du début à la fin, j’ai lu comme une vraie possédée de la première à la dernière ligne. Et il m’a fallu quelques heures pour revenir dans mon petit monde rationnel, analyser ce qui a pu se passer et éteindre mes lumières.

 

Que vous dire ? C’est magique ! Pourquoi ne pas l’avoir lu si vous ne l’avez pas fait ? Il y a des classiques qui devraient être obligatoires (je plaisante bien sûr). Bêtise mise à part, le Horla pourrait bien faire partie de vos lectures d’Halloween au coin du feu

 

 

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