Le chardon et le tartan

Auteur : Diana Gabaldon

Saga : Le Cercle de pierre

Numéro de tome : 1

Genre : Fantasy

Maison d’édition : Les Presses de la Cité

Nombre de pages : 740

Obtenu le : 3 Février 2014

Lu le : 3 Mars 2014

Dans le cadre de mon partenariat avec Babelio et ma lecture commune avec Candy

 

En un mot :

  • J’ai pris une claque comme tout le monde
  • Alors qu’en fait c’est du récit classique

1200px-diana_gabaldon_28201029Résumé : Ancienne infirmière de l’armée britannique, Claire Beauchamp-Randall passe des vacances en Ecosse, où elle s’efforce d’oublier les horreurs de la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front…
Au cours d’une promenade sur la lande, la jeune femme est attirée par des cérémonies étranges autour d’un menhir. Elle s’en approche, et c’est alors que l’incroyable survient: Claire est précipitée deux cents ans en arrière.
1743. L’Ecosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l’occupant anglais. Claire se retrouve plongée au cœur d’un monde inconnu, fait de violences et d’intrigues politiques qui la dépassent. Heureusement, sa route croise celle de Jamie Fraser, un Écossais au grand cœur. Happée par cette nouvelle vie palpitante, Claire saura-t-elle revenir à son existence d’autrefois, désormais si lointaine?

 

Il était une fois, dans une période lointaine…..

 

Claire, une femme des années 1945 part en Ecosse pour se retrouver avec son mari, après la Seconde Guerre Mondiale. Elle aime beaucoup ce pays et parcourt la lande à la recherche de plantes. Au cours d’une de ces promenades, elle se fait happée par une force étrange, près d’un menhir…. A son réveil, quelle ne fut pas sa surprise de se retrouver au beau milieu d’une bataille … Quelques 200 ans plus tôt !  Au cours de ses péripéties mouvementées elle rencontre Jaime avec qui elle tissera des liens très forts. Mais va-t-elle pouvoir s’acclimater à cette nouvelle vie ?

 

Alors là…. Je dois dire que j’ai adoré le concept. Et c’est ce qu’il m’avait poussé à postuler sur ce livre sur la Masse Critique de Babelio (encore merci à eux d’organiser ces organisations car je pense que jamais je n’aurai sauté le pas sans eux). Et quand j’ai reçu ce livre… Mazettes ! Un énoooooooorme pavé avec des feuilles toutes fines. Une police de caractère toute petite et moi qui a un sursaut de travail pour le mois de Novembre- Décembre (et donc moins de temps pour lire). Une mademoiselle CandyShy passait aussi par là. Et ni une, ni deux, nous nous motivons, nous calons nos agendas et ce fut parti pour une semaine de folie livresque avec ce tome 1 ! Aussi, pour tous ceux qui ont peur du volume : sincèrement, foncez le lire quand même ! Cela se lit très facilement et l’auteur vous tient tellement du bout de sa plume que vous ne savez plus comment vous vivez, où vous vivez, à quelle époque vous vivez et cela dure presque 700 pages ainsi (et encore, je n’ai pas vu les autres tomes)

 

Et pourtant, encore, il n’y a pas que le volume qui m’a effrayée. En effet, plus je regarde le descriptif, plus je vois un mot qui me plait et l’autre qui me fait frémir… Brrrr. Romance. Alors, pour ceux qui me connaissent un petit peu, question livre. J’ai énormément de mal avec les parties romance des livres. Je ne sais pas. Je dois être trop cynique, trop acide. Mais je trouve que tout ceci manque cruellement de naturel, de crédibilité, de… J’ai du mal. Et là avec le Chardon et le Tartan, je me suis totalement imprégnée de cette histoire entre Claire et Jaime que j’ai trouvé successivement drôle, touchante et profonde.

 

 

Des personnages aboutis et profonds.

 

Le Chardon et le Tartan, c’est au-delà de l’histoire, des personnages complets. Et c’est pour cela que je vais m’arrêter un peu dessus.

 

Tout d’abord, nous avons Claire : un bout de femme détonnant qui en a vu des dures (elle était infirmière pendant la Seconde Guerre Mondiale donc vous imaginez un peu le bazar). Et je dois dire qu’elle détonne déjà pour les années 1945, ce qui est compréhensible. En effet, souvenez-vous bien. Pendant la guerre, les femmes ont dû devenir indépendante, leur mari, père, frère, tout cela partis au front. Ainsi, on a vu des femmes qui ont commencé à s’engager (dans la Résistance et dans les métiers médicaux  mais aussi et surtout dans les usines, dans les champs tout simplement pour pouvoir manger). Et donc, lorsque la Guerre fut terminée, il était hors de question de revenir au rôle de la femme modèle tirée à quatre épingles et obéissant tout le temps à leur mari. C’est le cas ici avec Claire : elle incarne la femme moderne européenne typique. Mais voici qu’elle atterrit deux cent ans avant notre époque ! Par sa modernité, je pense qu’on la prendra pour un peu de tout (y compris et surtout à cause de son look pour le plus vieux métier du monde, séquence très drôle dans le livre). Au lieu de se plier totalement aux règles, elle montre que par sa différence, la femme peut tout aussi bien vivre librement (avec plus ou moins d’arrangements, vous le verrez dans l’histoire) quelques centaines d’années plus tôt. Ainsi donc, Claire est in dubitativement l’image même de la femme moderne, celle qui fait bouger les choses, et donc celle qui sera nécessaire dans tout le déroulement de l’histoire.

 

Ensuite, nous avons Jaime, une espèce de vagabond, qui ne ressemble à rien (avec ses cheveux roux) et qui a son caractère et ses idées arrêtées (normal, c’est un homme de deux cents ans). Je m’attendais à voir débarquer une espèce de Tarzan, ou un petit midinet un peu précieux (pour pouvoir se soumettre). Mais il n’en fut rien. Jaime n’est pas du tout un personnage secondaire mais il fait bien partie du duo de personnages principaux, envolant grâce à son caractère bien trempé les plus grands chefs de clan écossais ainsi que les capitaines anglais (ceux qui auront lu  comprendront de suite). Et bien non ! Malgré sa jeunesse, et son ancienneté en matière de modernité féminine, je me suis aperçue que Jaime était profondément moderne, voire un peu paternaliste (mais pas dans le mauvais sens). C’est un grand seigneur, non pas par les titres mais par sa prestance naturelle.  N’allez pas non plus penser que je suis totalement d’accord avec lui, j’ai eu envie de l’étriper plusieurs fois. Quelle tête de mule celui-là ! Mais franchement, les scènes où il se retrouve dans un étendue d’eau glacée ont été pour moi une pure jouissance (sadique).

 

 

 

Une histoire dans l’Histoire.

 

Ce qu’il y’a de profondément magique dans le Cercle de Pierre, enfin (oui car tout est magique dans ce livre) c’est la faculté qu’a eue Diana Gabaldon à nous raconter les Highlands, il y’a deux cent ans. Je pense que je suis beaucoup plus apte à papoter des us et des coutumes de l’époque, de comment on voyait les femmes, la situation politique des chefs de clan et leurs importances, la médecine de l’époque, et les hiérarchies des familles. Oui, oui, tout cela dans un roman (que dis-je ? Dans une romance !) Après quelques discussions endiablées non seulement avec ma binôme, Candyshy mais aussi, au cours d’une soirée surprise avec la maman d’un ami, je me suis aperçue que cette saga allait aussi me servir à explorer une région et une histoire qui me sont totalement inconnus !

 

Et oui ! Le Chardon et le Tartan, ce n’est pas seulement une romance, ce n’est pas seulement  le feu de l’action des batailles, mais c’est aussi des évènements historiques, des descriptions de paysages à vous couper le souffle et la description de la vie quotidienne des gens de l’époque. Et là j’ai envie de dire que c’est sensationnel ! Tout d’abord, on ne sent pas du tout les longueurs des descriptions. Elles passent de suite, ne semblent ni accessoires, ni lourdes, ni lentes. Elles s’accordent parfaitement dans le rythme du roman. Ensuite, on ne s’embrouille pas du tout dans le récit. Certes, on a des éléments de ce qui s’est passé, mais surtout au niveau de ce que l’on savait à l’époque ! Ainsi, on découvre en même temps que les personnages ce qui se passe et on visite en même temps qu’eux les contrées écossaises.

 

 

 

En conclusion…

 

Et oui, cela avait l’air d’un coup de cœur, cela sentait le coup de cœur et c’est un coup de cœur ! Je suis très très heureuse d’avoir lu ce roman. Vraiment ! Et je continuerai la saga. Je tiens à remercier le plus chaleureusement du monde les Presses de la Cité pour avoir fait cette réédition juste sublime.  Que ce soit dans le contenant que dans le contenu, Le Chardon et le tartan est extrêmement riche et … Regardez par vous-même la longueur de cette chronique, et imaginez ce que je pourrai dire de plus si j’avais l’occasion de vous raconter l’histoire ! Rien que le premier tome est complet, abouti, et j’ai hâte de voir la suite. C’est un livre qui vous permettra de voyager dans le temps et dans l’espace. Je ne peux que vous le recommander. Il est Ma-gni-fique ! (Et c’est une romance !)

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