Rétrograde

Auteur : Peter Cawdron

Traducteur : Mathieu Prioux

Genre : Science-Fiction, Thriller

Maison d’édition : Denoël (Lunes d’encre)

Nombre de pages : 297

Sortie : 11 Octobre 2018

Obtenu le 23 Octobre 2018

Lu le : 19 Novembre 2018

Dans le cadre de mon partenariat avec les Editions Denoël

En un mot :

  •  Toujours une bonne pioche avec leur sélection
  • Un roman qui s’attarde beaucoup sur les personnages
  • Une fin étonnante

Résumé : Liz Anderson est l’une des cent vingt personnes vivant au sein de la colonie martienne Endeavour. Entourée de ses collègues représentant les principaux pays du monde, et sous la direction de quatre agences spatiales travaillant de concert, Liz s’est engagée pour une mission de dix ans sur la planète rouge. Mais la camaraderie martienne vole en éclats lorsque, sur Terre, le feu nucléaire pleut sur plusieurs grandes villes. Les communications sont coupées et les colons se retrouvent isolés à des dizaines de millions de kilomètres de chez eux. Qui croire quand les rumeurs prennent le pas sur l’information? Vers qui se tourner quand les rivalités entre les nations resurgissent? Et comment, malgré le chagrin et l’incompréhension, continuer à agir pour le bien de la colonie et de l’humanité tout entière? D’autant qu’à chaque instant Mars peut vous tuer.

Le sentiment national perdure-t-il lorsqu’on est expatrié ?

La chose vraiment très intéressante dans ce roman est celle- ci : nous avons une colonisation de scientifiques sur Mars. Ils doivent tous collaborer pour survivre et ils sont issus de tous les continents. Ils se considèrent au fil des années comme des Martiens. Pourtant, ils vivent chacun dans les quartiers qui correspondent à leur continent d’origine, même si les mélanges se font : une américaine, Liz, adore jouer aux cartes dans le mod asiatique. Elle a même une liaison avec une personne issu de ce mod. Comme vous le voyez, on se retrouve un peu comme les différents quartiers de New York voire de Paris où même si on fait partie d’une nouvelle communauté, on garde ses origines en mémoire.

Or, il y a une attaque nucléaire mondiale sur la Terre. Question : le patriotisme va-t-il se relancer ou les colons vont se considérer comme Martien et continuer à vivre ensemble même après le choc de cette guerre mondiale. C’est sur ce point et ce challenge que l’auteur est vraiment bon parce que finalement, il n’enjolive rien. Que ce soit dans les rapports hommes-femmes, dans les comportements dans diverses continents qui sont forcément différents parce que ces gens n’ont pas la même manière de vivre d’un mod à l’autre. Et surtout, on voit les différentes réactions nationalistes qui émergent face à cette catastrophe qui se passe pourtant à des millions de kilomètres. Certains se renferment sur eux, d’autres vont continuer à travailler ensemble malgré les soupçons et malgré aussi les mensonges que peuvent proférer un mod sur l’autre.

La réflexion sur une autre forme de vie

Ici, Nous traitons d’un sujet supplémentaire alors que le précédent était déjà bien passionnant : les différentes formes de vie. J’ai eu l’impression de me retrouver dans un épisode de Star Trek enterprise. Pour résumer grossièrement, une IA entre dans l’histoire et s’exile sur Mars et nos humains vont devoir interagir sur elle. Cela me rappelle un peu les débats sur les formes de vie avec l’androïde Data. Et le débat, même s’il est transposé dans un autre contexte ici, est totalement le même. Si on considère qu’une intelligence peut être une forme de vie inconnue, cela voudrait dire qu’un homme mécanique mais capable de penser par lui même peut être considéré comme une forme de vie atypique. J’avoue que je ne m’attendais pas à cette réflexion au coeur de l’action dans ce roman mais j’avoue avoir tout de même pris le temps, entre les deux lignes où cela a été fait allusion, de me poser et d’y réfléchir.

En bref, J’ai passé un très bon moment avec ce court roman. En voudrais-je plus ? Sûrement puisque je suis gourmande de nature. Mais ce roman, je suis obligée de l’avouer, est complet. Il y a de l’action, de la réflexion, de l’aventure et un soupçon de scientifique. Peut on le comparer à Seul sur Mars ? Non, à part pour la planète peut être. Tout simplement parce qu’ils n’ont pas du tout le même objectif donc pour moi, si vous lisez ce livre en espérant obtenir quelque chose qui corresponde au roman précité, vous serez déçu. Par contre, si vous voulez de l’aventure avec de la réflexion, vous serez servis. Merci encore aux Editions Denoël car Rétrograde m’a appris pleins de choses. Et surtout, l’écriture était de belle qualité, les personnages étaient bien tournés et l’intrigue a tenu le coup. J’ai passé un très bon moment avec ce livre.

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