Gagner la guerre

Auteur Jean Philippe Jaworski
Saga Récits du vieux royaume
Numéro de tome 2
Genre Fantasy
Maison d’édition Folio SF
Nombre de pages 992
Obtenu le 5 Avril 2018
Lu le 24 Juin 2019
Dans le cadre de Continuer un monstre de la fantasy
En un mot L’ambiance est absolument incroyable
La narration est sublime
Gros coup de cœur pour l’intrigue

Résumé : Au bout de dix heures de combat, quand j’ai vu la flotte du Chah flamber d’un bout à l’autre de l’horizon, je me suis dit : « Benvenuto, mon fagot, t’as encore tiré tes os d’un rude merdier. » Sous le commandement de mon patron, le podestat Leonide Ducatore, les galères de la République de Ciudalia venaient d’écraser les escadres du Sublime Souverain de Ressine. La victoire était arrachée, et je croyais que le gros de la tourmente était passé. Je me gourais sévère. Gagner une guerre, c’est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d’orgueil et d’ambition, le coup de grâce infligé à l’ennemi n’est qu’un amuse-gueule. C’est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l’art militaire. Désormais, pour rafler le pactole, c’est au sein de la famille qu’on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c’est plutôt mon rayon…

Benvenuto, le héros qui te fait rêver

Lorsqu’on lit Janua Vera, on ne peut pas passer à côté de Benvenuto, ce personnage aussi effrayant que beau et affable, lorsqu’on lit sa nouvelle. Celle-ci  a été tellement aimée que l’éditeur a commandé une histoire complète. Et l’auteur, parce qu’il aime les titres clairs et percutants (Je ne me suis jamais vraiment totalement remise de Même pas morts qui dans ma tête se transforme inévitablement en Même pas mal) nous a sorti celui ci : Gagner la guerre. Rien qu’avec cela, tu peux passer un an à méditer sur le titre. D’ailleurs, j’aimerai un jour qu’un prof de philo fasse au moins un trimestre de son cours avec les titres de Jean Philippe Jaworski. Mais je m’égare, penchons nous plutôt sur l’anti héros qu’est Benvenuto.

Cela doit être une sacrée expérience que d’écrire ce type de héros. ON a un type qui a attendu son père toute sa vie. Il a été peintre mais s’est rebellé contre son mentor parce qu’il a couché avec sa mère. iL s’est engagé dans la phalange et a raccroché parce qu’il a mal digéré son dernier assassinat. Il a du coup intégré les Chuchoteurs. Mais il a eu un complot et il a changé de patron : le podestat Leone Ducatore qui l’a transformé en combattant en espion et en complotiste. Et je ne vous raconte pas le livre, c’est ça le pire. Vous vous doutez donc que Benvenuto est le type dangereux par excellence dans le type violent. Son patron es dangereux mais autrement car c’est un requin politique. Il s’est allié un puissant sorcier qui aime jouer avec les âmes. Abandonnez l’idée d’avoir des gentils et des méchants car ils sont tous méchants en fait.

Ciudalia, un vrai panier de crabe.

Il y a sûrement des gens de bien à Ciudalia, mais ce ne sont pas eux qui dirigent la République. Je n’ai pas trouvé une personne dans ce roman qui n’a pas tenté de comploter contre ses petits camarades. Côté livre, j’avoue que c’est un pur régal car dès qu’un personnage entre en scène, on ne peut pas s’empêcher de se demander si celui-ci veut nous tuer ou alors s’il n’a pas été engagé pour nous détruire. Tu n’as pas une connaissance en qui tu peux avoir confiance. Et comme l’auteur bosse bien, chaque chapitre est une surprise totale et chaque personnage va réagir de manière totalement imprévue.

Que vous dire d’autre ? Ce n’est pas un roman, c’est un puzzle, un truc de fou. Vous la voyez la partie de Candy Crush qui vous attend depuis trois mois ? Vous avez fait toutes les combinaisons possibles, ça ne marche pas, vous ne rouvez pas la solution, vous pensez que le jeu est contre vous. MAis vous testez tous les jours pensant que cette fois-ci c’est la bonne. Et vous en êtes accro. Et bien Ciudalia, c’est un candy Crush littéraire. VOUs avez le sentiment que vous ne pourrez jamais prévoir le prochain coup mais vous essayez quand même. Et là arrive le drame : le livre est terminé et vous devez laisser filer les personnages et vous devez quitter la République. Votre seul espoir est de revenir au pays et d’y recroiser vos personnages préférés.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :