Rapt de nuit

AuteurPatricia Mac Donald
Saga 
Numéro de tome 
GenreThriller
Maison d’éditionLe livre de poche
Nombre de pages408
Obtenu le20 Octobre 2012
Lu le9 Avril 2020
Dans le cadre deLire des vieux coucous
En un motUn peu choquée au début
Et puis livre soufflé, la fin était plus mièvre

Résumé : Tess a neuf ans lorsque sa soeur aînée Phoebe est enlevée, violée et étranglée. Grâce à son témoignage, le coupable est immédiatement arrêté, jugé et exécuté. Vingt ans plus tard, un test révèle que ce n’est pas son ADN qu’on a retrouvé sur Phoebe. Bouleversée, Tess décide de faire toute la lumière sur cette affaire. Au risque de revivre ce cauchemar… et de passer pour le suspect principal du meurtre de sa soeur.

Un livre un peu violent quand même dis donc !

Dans les livres où on parle de kidnapping, on parle de l’enlèvement et aussi de tout le processus pour récupérer la personne, ce que l’on fera in extremis bien entendu. Là, le début du roman, c’est pas du tout pareil. On kidnappe la gamine et elle meurt. Vingt ans plus tard, le coupable a été exécuté depuis longtemps, une nouvelle analyse ADN prouve que l’homme accusé n’était pas le violeur et l’assassin. Je me dis : c’est un peu violent quand même parce qu’on va devoir reprendre l’enquête et tout. Sauf que le livre continue avec les habitants de la ville qui traitent la sœur gamine à l’époque de menteuse et de meurtrière. Autant vous dire que j’ai levé mon museau de suite en me disant : mais où va-t-on?

Puis se déroule l’intrigue entre trahisons, découvertes, nouveau kidnapping et autres joyeusetés. C’est parti en cacahuète mais ça passe car les romans de Patricia Mac Donald se lisent souvent à la plage. Ce n’est pas ce que j’appelle un thriller haletant mais plutôt un consommable sur un coup de tête quand on va dans un tabac presse au bord de l’eau, dans une gare ou dans un aéroport. Qui plus est, j’aurai pu me concentrer un peu plus si à cause du titre, je n’avais pas eu en tête cette chanson : Cargo de nuit. Va lire correctement après cela !

Vers une critique de la peine de mort ou de la justice américaine en général ?

Alors, ce n’est pas parce qu’on lit un roman de gare qu’on ne peut pas avoir de réflexions derrière. Et que nous révèle ce roman ? Déjà, il donne le point de vue de l’autrice sur la peine de mort et même si de temps en temps elle va concéder quelques arguments, on sent clairement qu’elle est contre. Et pourquoi? Parce que même si tout l’accuse, on peut par la magie de la technologie ensuite (comme l’ADN), un homme peut être condamné à tort. Et qui accusera -t-on ? Le Système ? Nan, la personne qui a permis la mise en accusation du suspect soit ici l’héroïne. De mystificatrice, on passe très vite au statut de menteuse alors qu’elle n’avait que 5 ans au moment des faits.

Enfin, le système judiciaire américain est mis en cause ici. En tant que française où je sais que le mode de preuve est l’écrit, j’ai du mal à comprendre qu’un homme peut être condamné à mort par le témoignage d’une fille traumatisée. C’est totalement irréaliste pour moi (sachant que notre système à nous est loin d’être parfait). Pareil, le système judiciaire américain est très influencé par la presse et on voit de suite les implications et l’influence de la presse dans ce roman.

En bref, sous des allures romans de gare se cache quelques petites choses sérieuses.

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