Les bras de Morphée

Auteur : Yann Bécu
Genre : Science- Fiction
Maison d’édition : L’homme sans nom
Nombre de pages : 291
Obtenu le : 4 Juillet 2019
Lu le : 14 Juillet 2020
Dans le cadre de : Une promo chez L’Emaginaire
En un mot :

  • Il y’a des fois, je me dis que j’achète mes livres sous acide
  • Le résultat, toutefois, est une lecture complètement barrée
  • Et j’adore ça (évidemment)

Résumé : Morpheus est un mystère. Il laisse songeur, littéralement. On s’assoupit en un clin d’œil, on dort d’une traite, on se réveille comme une fleur. Rien de déplaisant en soi. C’est tout le reste qui nous tue. Morpheus, c’est ce sommeil qui nous cueille sans prévenir, pour une durée qu’on ne choisit pas.
Morpheus, c’est le nom plutôt musical d’une belle saloperie. Il faut l’imaginer comme une berceuse, un requiem. Voici un futur proche où l’on veille en moyenne quatre heures par jour. En amour, à l’école, au travail, la routine a forcément l’allure d’un sprint : faire vite, faire court, ne pas trop ramener sa fraise… Trois lois sacrées que Pascal Frimousse profane au quotidien.

Et bien c’était pas commun dis donc

C’est exactement ce que je me suis dit en refermant le livre. Incapable de vous dire si j’ai aimé ou non, incapable de savoir si j’allais m’en souvenir dans un mois ou non. Les bras de Morphée, ou le roman qui vous décrit une société obligée de ralentir car tout le monde dort plus longtemps. Genre de 8 heures pour les plus chanceux à 20 heures pour les normaux. Mais comment fait on tourner une société avec 4 heures de veille en moyenne ?

Nous suivons un professeur, Pascal Frimousse qui a de la chance car il ne dort pas beaucoup. Il fait les cours à des élèves qui eux ne peuvent suivre que deux heures par semaine. Donc on sélectionne les matières dites importantes. Et pour lui, on se dit qu’on ne passera qu’une demi heure avec sa femme par jour, qu’il faut s’occuper le reste du temps mais il n’y a plus d’internet, il n’y a plus de livres, il n’y a plus rien. Alors il enquête pour le compte de particuliers avec son acolyte. Et c’est justement cette enquête que nous suivons.

Un livre éveillé ?

Les bras de Morphée, c’est un peu particulier. Le fil est décousu comme si on suivait le récit de quelqu’un de très fatigué. D’un grand insomniaque. Et puis on s’habitue aux horaires et au rythme des autres qui n’est pas évident. On s’habitue à une manière de parler plus synthétique. On s’habitue à une justice beaucoup plus expéditive. On s’habitue enfin à manquer de beaucoup de choses. Et on ne peut se demander tout au long de ce livre : qu’est ce qui est indispensable dans une journée et combien de temps cela me prendrait ?

De quoi se poser de vraies questions non ? Que sacrifieriez vous ? Du temps de travail et être moins bien payé ? Du temps personnel, être mieux payé mais ne plus vivre ? De quoi se demander quelle est la valeur de notre temps. De quoi toucher de près à l’instant présent. Alors oui j’ai aimé les bras de Morphée même si quelque part, il m’a un petit peu dérangé dans le sens où il me fait poser des questions. Par contre, une chose est certaine, je risque de ne pas l’oublier. Et c’est peut être cela le but de ce livre 😉

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