L’Exécutrice de Jenifer Estep

Tome 1 : Le Baiser de l’araignée

Présentation de l’éditeur : On l’appelle l’Araignée. C’est une tueuse professionnelle qui maîtrise le pouvoir de la pierre lui permettant d’entendre les graviers comme les montagnes et celui de la glace. Depuis qu’un tueur maîtrisant l’air a assassiné son mentor, elle ne pense qu’à sa vengeance.

Une caricature d’héroïne ?

Lorsqu’on rencontre Gin au détours des pages, c’est ce qu’il m’est venu à l’esprit. Imaginez vous rencontrer une jeune femme belle et sexy, intelligente, riche car elle est assassin, donc seule, ses parents ont été assassiné mais on ne sait pas trop par qui, une personne remplace le père en la protégeant (et en gérant ses contrats)…. Et en plus, elle fait la cuisine comme une déesse ! Elle dessine, et c’est la meilleure tueuse de tous les temps car on l’appelle l’Araignée !

Ajoutez à cela que non seulement elle maîtrise la magie élémentale : ici la pierre avec un petit supplément de glace. Mais que, comprenez, elle ne va pas l’utiliser pour son job car ce serait trop facile. Idem, elle ne tue pas les enfants, ne torture pas. Il faut avoir une certaine éthique dans le boulot bordel !

En bref, Gin est l’archétype de l’héroïne Bit Lit du moment : elle est belle, elle est intelligente, elle ne refuse pas forcément de coucher, elle a des pouvoirs et seule contre tous, elle arrivera à sauver le monde malgré son métier qui pourrait faire penser qu’en fait c’est une méchante

Une enquête bien menée mais….

Gin a l’art de bien s’entourer. En effet, non contente de jurer de se venger de ceux qui ont tué son mentor (mais qu’elle idée, tout le monde sait que de tuer le meilleur ami du héros va entraîner une vague de vengeance pendant 300 pages), elle va enquêter avec un flic qui la déteste mais il va mettre tout cela de côté parce qu’elle lui a sauver la vie et avec le père de son mentor qui est son meilleur ami et qui est un super financier. Tout cela pour dire qu’elle va pouvoir déléguer, et tout le long du roman, les indices vont lui venir tout cuit dans le bec. Certes, ce n’est pas une aventure à la Hercule Poirot qu’on attend mais augmenter le level aurait peut être plus sympa.

Enfin, il est bien entendu qu’elle va jurer ne jamais faire certaines choses pendant tout le roman pour enfin se dédire à la fin et résoudre tous ces problèmes. Dois je ajouter qu’elle aurait pu le faire au début pour nous épargner quelques pages où vous n’allez pas apprécier mon humour ????

En bref, ouai, c’était sympa. La lecture était fluide, l’action s’enchaînait bien. Je râle car je suis exigeante. Cela dit, pour vous reposer de votre semaine, ne pas vous prendre la tête, cette saga peut vous contenir. L’écriture est bien faite et franchement, on ne va pas demander à un livre d’action de donner des réflexions à tous les coins de pages.

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge 1 an 1 genre organisé par Galleane. Merci les filles pour la découverte.

Une aventure d’Alexia Tarabotti, le protectorat de l’ombrelle de Cail Carriger

Tome 1 : Sans âme

Présentation de l’éditeur : Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Un excellent moment passé dans ce thriller fantastique ?

Oui, je lâche le morceau de suite sur l’histoire. J’ai adoré ! Et les ingrédients sont là. Les loups garous sont à l’honneur, mais les vampires aussi. Il y a quelques fantômes encore absents. Il y a une reine que j’aime beaucoup (la Reine Victoria). Il y a une ambiance So British. Et des personnages tout de même assez fouillés. Tous les ingrédients sont là pour me faire passer un bon moment, pour me donner un coup à mon petit cœur qui devient guimauve grâce aux copines de la blogo.

Et le coup de coeur fut là. Je vous parlerai de l’héroïne bien plus tard, car Alexia mérite un chapitre à elle toute seule. Mais en ce qui concerne l’histoire, je trouve que c’est très bien fait. Les êtres fantastiques ont été intégrés dans la société londonienne sans problème et l’on sait que leur particularité lupines ou vampiriques sont le fait d’un trop plein d’âme (et d’une transformation bien entendu). Face à cela, pour les maîtriser, une absence d’âme : l’être paranaturel, que vous pouvez appeler Alexia bien entendu. La logique est là (oui ok, faut pas fouille non plus dans le grand scientifique mais la mythologique se tient) et oui, on va chercher dans ce tome la partie scientifique car il existe des mystères à élucider, et pour le découvrir, vous allez devoir lire mes petits bouchons ! En attendant, je vais vous parler du personnage principal !


Le centre de tout, dans ce monde-ci, Alexia Tarabotti

Oui, le coup de foudre vient de là. Et c’est en apprenant à la connaître que j’ai appris à l’apprécier pour ce qu’elle est : un personnage bien plus complexe qu’on ne le croit. Alors, analysons la bête ! Nous avons ici une vieille fille de 25 ans, qui pense qu’elle ne se mariera jamais (et pour cause, sa famille le lui répète constamment). Mais elle en prend son parti ! Elle est contre les canons de beauté de la société (une italienne au milieu d’anglais pure souche, on se demande bien pourquoi), décide de penser par elle même, et s’arme de sa répartie et de son ombrelle. Ainsi, elle devient une vieille fille de bonne famille particulièrement redoutable.

Face à elle, Lord Maccon qui est l’alpha dans toute sa puissance. Et ce n’est pas en restant soumise qu’elle apprendra à l’apprécier, mais en le poussant à toujours se défier. Et c’est en cela que cette miss est très forte. Car c’est une force qui va. C’est un bout de femme moderne qui n’écoute que ses convictions. Et par cela, elle arrive à rallier toutes les espèces.

Bien entendu, ce n’est pas une femme parfaite, sinon l’héroïne ne serait pas drôle. C’est une femme fragile. En effet, elle se retrouve dans une famille qui se dit qu’elle ne vaut pas un clou. Ainsi, elle se sous estime constamment, ce qui la rend très innocente et très vulnérable. Elle a besoin d’un appui fort, de quelqu’un qui arrive à la montrer à sa juste valeur.

En bref, comme vous pouvez le voir , je me suis énormément identifiée à l’héroïne dont j’adore l’humour et l’esprit. J’ai adoré l’humour, le sens des convenances bien respecté, le thé, la tarte à la mélasse et les ombrelles. A bientôt pour les prochains épisodes.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Science Fiction 2013


Tome 2 : Sans forme

Présentation de l’éditeur : Miss Alexia Tarabotti est devenue Lady Alexia Woolsey. Un jour qu’elle se réveille de sa sieste, s’attendant à trouver son époux gentiment endormi à ses côtés comme tout loup-garou qui se respecte, elle le découvre hurlant à s’en faire exploser les poumons. Puis il disparaît sans explication… laissant Alexia seule, aux prises avec un régiment de soldats non-humains, une pléthore de fantômes exorcisés, et une reine Victoria qui n’est point amusée du tout. Mais Alexia est toujours armée de sa fidèle ombrelle et des dernières tendances de la mode, sans oublier un arsenal de civilités cinglantes. Et même quand ses investigations pour retrouver son incontrôlable mari la conduisent en Écosse, le repère des gilets les plus laids du monde, elle est prête !

Encore une aventure hilarante !

Il faut le dire, si je lis le Protectorat de l’ombrelle, c’est avant tout pour la plume acidulée à souhait de l’auteure, pour les dialogues hilarants et surtout pour les situations cocasses où tombe Alexia. Et cela mérite allègrement une série de sketches ! Lire le Protectorat de l’ombrelle, c’est bon pour la santé et le deuxième tome reste dans l’exacte lignée du premier, la découverte e
n moins, certes. Mais c’est comme retrouver une vieille copine. Ainsi, Alexia Tarabotti est devenue Lady Maccon et non comptant d’être devenue le Mudjia de la reine (je ne sais pas comment cela s’écrit, brrr) elle doit composer avec les histoires de son époux… Et surtout de sa meute.

Comme vous pouvez le deviner, Alexia est tout sauf délicate. D »une mission diplomatique, elle aboutit à une mission de sauvetage, à une enquête et finalement se retrouve à y emmener sa soeur et sa meilleure amie qui a un goût plus que douteux sur ses chapeaux. Vous vous dites que ce genre de situations n’arrivent qu’à vous. Je peux vous dire que si vous me côtoyez, vous aurez des situations analogues. Autant, pour chez moi, je trouve cela encore drôle. Mais quand c’est chez cette héroïne, je trouve cela hilarant (oui, je répète mes mots).


Au delà du regard humoristique, une femme bien seule.

Alexia, même avec ses convictions, même avec ses étiquettes, est une femme en avance sur son temps. En effet, elle assume son physique, son caractère, sa différence et son amour. En lisant les réactions des autres, je me dis qu’elle est souvent bien seule. En effet, sa soeur pense qu’elle s’est mariée par intérêt, sa meilleure amie aussi (tant qu’à faire). Son mari ne la croît pas et ne pense pas qu’elle est capable. Les inconnus pensent aussi qu’elle n’est pas digne de confiance. Aussi, au delà du risible, car elle a un humour bien trempé, je me dis qu’Alexia est comme toutes les femmes drôles : elle se sent seule. Et elle est seule.

C’est aussi ce qui fait sa force. Ce côté « je rentre dans le lard parce que c’est mon unique moyen de me défendre ». Autant ce côté ne m’étais pas autant apparu au premier tome, autant cet état s’installe de plus en plus au travers du deuxième tome. Et avec la révélation de la fin, je pense que nous aurons un troisième tome sinon très drôle mais très riche en révélations et en questionnements. Cela dit, si vous m’offrez une saga avec beaucoup de forts personnages, de l’humour et des secrets, vous ne faites que me contenter 😉

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge 1 an / 1 genre organisé par Galleane (pardon pour mon retard).

Tome 3 : Sans honte
Présentation de l’éditeur : Miss Alexia Tarabotti, devenue Lady Alexia Woolsey, se retrouve dans une situation délicate. C’est LE scandale de la saison. Elle doit s’enfuir en Italie, à la recherche de réponses.
Une histoire de vampires, de loups-garous et d’imprévus…
Alexia se retrouve seule contre tous.
Alexia, avec sa situation actuelle, se retrouve chez ses parents, pensant sûrement qu’à défaut de la soutenir, ils la protègeraient. Mais on se rend vite compte que le sens des convenances est beaucoup plus important que la santé d’Alexia. Entre les accusations de tromperies et les affirmations de la présumée coupable, on se rend compte avec horreur que la parole d’Alexia ne vaut rien.
Elle n’est pas cru par son mari, ni par sa famille et encore moins par la Reine Victoria. Il est très effrayant au début de ce tome de se rendre compte à quel point elle a si peu de soutien. Elle a beau s’être mariée, se battre pour sa famille et pour son pays, elle restera toujours l’élément jetable, la cause de tous les maux du monde.
Est-ce dû à sa condition de sans âme ? Ou est-ce parce que son caractère fort et indépendant suscite-t-elle autant d’animosité ? J’avoue que je n’arrive pas encore à me décider mais cela me rend triste pour notre héroïne. Au moment où elle a besoin le plus de sa famille proche, elle se rend compte qu’elle est seule. Et c’est là que je suis très admirative face à Alexia car elle ne se pose aps de question. Elle part pour prouver qu’elle a raison.
Et tout semble contre Alexia.
Lord Maccon étant un surnaturel, Alexia et lui ne peuvent concevoir d’enfants, du moins, il en a toujours été ainsi entre un être surnaturel et un être naturel. Mais voilà, Alexia est paranaturelle, ce qui devrait susciter le doute pour le monde que son état puisse être possible.
Toutefois, lorsque toutes les ruches vampiriques commencent à envoyer des assassins, les gens commencent enfin à se poser des questions. Certes, ils n’envoient personne, mais ils s’inquiètent. Notre pauvre Alexia se retrouve donc en vadrouille en Italie, afin de chercher dans ses origines le moyen de se disculper (alors qu’elle est enceinte).
Face à tant d’énergie, à tant de conviction, les gens sont bien obligés de suivre ce bout de femme. Sa volonté va faire plier des assassins, des ennemis de tout bord. Sa pugnacité lui fera découvrir une partie du passé de son père mais aussi une partie de ses particularités de paranaturelle.
En bref, encore un tome à cent à l’heure, bourré d’humour caustique où notre héroïne, sûre de sa condition de bonne épouse doute de son futur statut de bonne mère. Son futur qui semblait si bien rangé lui revient tout chamboulé. La pauvre va encore devoir s’acclimater à un nouvel environnement,
relever de nouveaux défis.
Tome 4 : Sans coeur

Présentation de l’éditeur : Lady Alexia Maccon a de nouveau des problèmes. Sauf que cette fois elle n’y est vraiment pour rien. Un fantôme fou menace la reine ! Alexia est sur l’affaire et suit une piste qui la conduit droit dans le passé de son époux. Mais la coupe est pleine quand sa sœur rejoint le mouvement des suffragettes – choquant !, avec la dernière invention mécanique de Madame Lefoux et une invasion de porcs épics zombies… Avec tout ça, Alexia a à peine le temps de se souvenir qu’elle est enceinte de huit mois ! Alexia découvrira-t-elle qui tente d’assassiner la reine Victoria avant qu’il soit trop tard ? Les vampires sont-ils encore coupables, ou est-ce qu’un traitre se cache parmi eux ? Et qui ou quoi, exactement, a élu résidence dans le deuxième dressing préféré de Lord Akeldama ?

Alexia se retrouve à devenir hyper active à son huitième mois de grossesse.

Pas facile pour notre héroïne préférée de faire face à son désagrément embryonnaire. Tout d’abord parce qu’il est considéré comme une menace par une ruche vampire. Ce qui la rend susceptible de subit un assassinat (rien de moins). De plus, il y a un risque que son enfant soit un sans âme, ce qui veut dire qu’elle va être repoussé par lui (il paraît que c’est courant). Par conséquent, Alexia se retrouve dans une situation où elle doit éviter à tout prix de s’attacher à son futur enfant car soit il risque de se faire tuer, soit il va la repousser.

Enjoy ! Sans compter que à cause de ledit enfant, elle s’est retrouvée rejetée par sa famille et son mari il y a quelques mois tout simplement parce qu’ils en ont déduit qu’elle avait eu une aventure extra conjugale. On a beau dire que cet état pouvait être passé, la pilule, elle a dû mal à l’être et on comprend bien pourquoi.

Aussi, Alexia s’occupe. Elle s’occupe du déménagement de la meute près de la maison de Lord Akeldama. Ensuite, elle s’occupe d’une enquête de fantômes (et sans l’aide du bureau secret, ou presque) alors que bon. Elle approche de ses couches. Et tout le monde se borne à lui dire qu’elle devrait quand même être recluse chez elle car non présentable.  Bref, la pauvre n’est pas sortie de l’auberge

Et pourtant, on a le sentiment qu’Alexia trouve enfin sa place de choix.

En effet, on découvre en réalité le statut de femme d’Alpha, même si c’est un peu particulier puisque c’est une sans Ame, d’Alexia au sein de la meute. Et, cette fois ci, elle ne le prend pas comme une femme au foyer, elle le prend comme une femme active qui a aussi un statut de Mujia. Et donc, elle se réinvente elle-même ce job, entre diplomatie et actions. Et surtout, elle retrouve la place qu’elle a auprès de son mari. En effet, elle découvre qu’il la désire toujours, qu’il s’inquiète pour elle, même s’il lui laisse plus de manoeuvre qu’avant. Bref, c’est un véritable domaine d’affection et de complicité qui s’ouvre devant eux. Ce n’est plus un couple passionnel que nous avons là, mais un couple rock qui a un rôle social, un rôle familial aussi.

Ainsi, Alexia peut développer (même tardivement) son activité professionnelle à fond ! Et cela lui fait du bien. Elle va devoir organiser sa propre petite organisation et enfin, on voit émerger le Protectorat de l’Ombrelle. Mais je ne vous en dis pas plus, je sens qu’il va falloir le lire… Et patienter jusqu’au prochain tome.

Un régal, comme toujours !

Tome 5 : Sans âge

Présentation de l’éditeur : Lady Maccon est en pleine béatitude domestique. Une béatitude à peine troublée par la fréquentation de quelques loups-garous de la haute société et celle du second placard préféré d’un vampire, sans oublier un bambin précoce ayant des dispositions incontrôlables au surnaturel…
Mais Alexia vient de recevoir un ordre qu’elle ne peut ignorer. Avec mari, enfant et famille Tunstell au complet, elle embarque à bord d’un bateau à vapeur pour traverser la Méditerranée. Direction l’Egypte, une terre qui pourrait bien tenir en échec l’indomptable Alexia. Que lui veut la Reine vampire de la ruche d’Alexandrie ? Pourquoi un ancien fléau s’abat-il de nouveau sur le pays? Et comment diable Ivy est-elle devenue du jour au lendemain l’actrice la plus populaire de tout l’Empire britannique?

Une fin de saga exceptionnelle.

C’est avec tristesse mais avec un plaisir non dissimulée que j’ai voulu connaître la fin des aventures d’Alexia Tarabotti, une femme comme je les aime dans un univers que j’affectionne particulièrement. Et oui, il fallait que je puisse savoir ce qu’allait devenir la petite du couple Maccon. Comment leur relation allait évoluer (ou pas, ils s’aiment toujours autant et avec la même passion et surtout le même ironie). Bref, ce dernier tome allait me permettre de quitter, de faire le deuil de cette saga et de cet univers qui m’a littéralement mise de bonne humeur ces dernières années. Cail Garriger a une plume particulière mais aussi une plume particulière. Et je dois dire que ce tome qui clôt le tout est juste parfait .

En effet, on saura l’avenir de Biffy, les affres de Lord Akeldama lorsqu’il doit élever Prudence, les bêtises de Prudence, les chapeaux d’Ivy, l’avenir de Madame Lefoux, les origines d’Alexia, les envies de Lord Maccon. Oui, cela fait beaucoup et l’on ne s’arrête pas du tout dans les intrigues et dans le rythme du livre.

La juste mesure et l’humour anglais au rendez vous.

Enfin, je ne dirai même pas l’humour anglais, je dirai plutôt l’humour et le sens pratique d’Alexia. Cail Garriger a choisi d’accélérer un peu le rythme mais elle n’en
a pas fait de trop. A la limite, la saga aurait continué quelques tomes de plus, cela ne m’aurait pas non plus dérangé. Mais là, j’avoue que cela se termine sur une fin de cycle pour nos personnages principaux. Et c’est ça qui est top. Car on est assurés que cette partie là du Protectorat de l’ombrelle est terminée et que peut être on s’intéressera plus tard à d’autres personnages.

Aussi, oui je sis toujours triste que cette saga soit achevée mais en même temps, j’attends l’auteure au tournant sur d’autres fronts. Histoire de voir si elle pourra se renouveler. (ou pas). En espérant avoir tout de même quelques fois des nouvelles d’Alexia. Car elle me manquera beaucoup 🙂

Les Aventures d’Aliette Renoir de Cécilia Correia

Tome 1 : La Secte d’Abaddon

Présentation de l’éditeur : En arrivant à Paname, les Allemands s’étaient rendu compte qu’une menace plus dangereuse qu’eux sévissait déjà. Alors, en accord avec leurs autorités, ils laissèrent ma famille, les Renoir, continuer leurs petites affaires. Je vais vous dire : cela aurait été plus simple si j’avais dû zigouiller des rongeurs et encore… j’en avais horreur. Bon, je ne vais pas vous mentir plus longtemps, je déteste toutes les bestioles, qu’importe l’espèce animale. Sauf que la plus terrible de toutes, celle que je traquais chaque nuit demeurait mon pire cauchemar. Mais voilà, l’honneur de la famille restait ma priorité. Si bien que même si j’avais le trouillomètre à zéro, je devais quand même braver mes peurs en affrontant mon ennemi juré : le vampire.

Quand le coup de cœur commence dès la couverture et la quatrième de couverture….

Mais comment vous dire, cette couverture…. Souvent, quand je commence comme cela, je me dis à l’intérieur dedans de moi-même : « Koko, tu ne vas pas acheter ce livre, tu as déjà eu des expériences similaires où tu as été déçue, ce n’est pas la peine » Mais comme d’habitude, je lis la quatrième de couverture…. Alors des vampires, c’est déjà un bon point, comme vous le savez, j’ai la passion des petites quenottes immortelles. L’action se déroule à Paris. Voici quelque chose qui commence bien aussi…. Et enfin, la période de la Seconde Guerre Mondiale.

Osé comme choix tout de même ! Les romans actuels traitant de vampires se situent : ou dans notre période actuelle ou il y a très très longtemps. Mais il m’a toujours semblé que en 39-45, c’était plutôt calme, côté vampire. Et bien que nenni. Et Cécilia Correia est là pour nous le rappeler. Il y en avait aussi ! Et bien entendu, la typographie de Paris peut très bien amener à les cacher du grand public. Quand on y réfléchit bien, c’est même une très bonne idée. Et puis, franchement, la condition de la femme, les difficultés de la guerre, la présence d’un autre ennemi aussi enfin de compte. Mais pourquoi n’y a-t-on pas pensé plus souvent !

Mais je reste toujours aussi sage et je ne prends pas le livre. En me disant que j’en ai plein dans ma biblio, tout ça tout ça. Et là, vous ne soupçonnez pas les alliances perfides (mais toujours aussi adorables) des copinautes de la blogo dont l’un me dit que je dois lire un Rebelle par mois et l’autre qui a décidé qu’on ferait bien de parler bouquin de temps en temps. Enfin bref, tout était réuni pour que non seulement je craque mais en plus que je passe un superbe moment avec ce premier tome


Il n’y a pas que la forme qui compte. Tsssssss

Oh que non. Nous avons déjà un superbe personnage phare : Aliette Renoir qui est…. Une jeune fille ayant un sacré répondant (j’ai eu des crises de fou rire entre son parler de l’époque et son répondant….) mais surtout un passé assez compliqué je dirai. Que savons nous ? Nous savons qu’elle fait partie d’une famille prestigieuse, les Renoir, chasseurs de vampires depuis que la mère d’Aliette a été tué par le grand manitou du coin. Ainsi, Aliette va se dire que c’est une bonne idée de chasser des vampires elle aussi (l’entreprise familiale, cela a du bon) mais …. Elle est petite, toute menue, a les pire phobies qui soient mais surtout, son frère et son père n’ont pas vraiment l’air de se soucier d’elle…..

En effet, tout ceci est intriguant. Surtout que notre pauvre Aliette va se retrouver dans des situations aussi dangereuses que pittoresques. Elle devra surtout faire la lumière sur son passé, son enfance et enfin elle devra se battre pour elle-même.

Entre humour et thriller, je n’ai pas choisi.

Bien entendu, je me suis de suite attachée à Aliette, cette petite chose menue qui montre très vite ses griffes pour cacher ses fêlures, a des idées bien arrêtées sur tout, et surtout qui a une langue championne internationale de la répartie. Et pourtant, j’en tiens une bonne, mais je pense qu’Aliette me clouerait le bec régulièrement. Ses relations avec les hommes sont drôlissimes. Et ses lapsus (révélateurs) hilarants.

Toutefois, il n’y a pas que l’humour dans la vie, il y a aussi les intrigues. Et j’avoue qu’ici je fus tout de même bien servie. L’intrigue se pose et se dénoue pour ce premier tome, nous laissant quelques miettes à méditer pour le prochain. Sommes toutes, un très bon début de saga qui laisse présager de bonnes suites, que j’ai hâte de découvrir. Ce qui me fait énormément plaisir dans tout ceci, c’est que l’humour français se porte bien finalement, et est très bien représenté.

Aux prochaines aventures d’Aliette !

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge Rebelles Editions organisé par mon petit Benji. Tu vois, j’ai failli être en retard mais j’y suis arrivée quand même 🙂

Tome 2 : Dans l’ombre du roi

Présentation de l’éditeur : Vous savez quoi ? C’est la véritable zizanie en ce moment à Paname ! Des renégats sèment la pagaille, les Allemands nous préparent un coup fourré, un vampire âgé de plusieurs siècles disparaît comme par enchantement, Lawrence me fait des cachotteries et, pour couronner le tout, Sytry, le prince des chenapans, change d’avis comme de chemise ! Et qui doit jongler avec tout ça ? Moi, bien sûr ! Quelque chose me dit que je vais filer un mauvais coton… « Alea jacta est ! », comme dirait un certain César. Eh oui, le sort en est jeté…

C’est toujours  aussi agréable de se replonger dans la France de l’Occupation avec Aliette

Alors oui, ne criez pas au scandale. C’est un roman bit lit léger, c’est une période en France pas du tout appréciée (et pour cause, notre rôle ne fut pas aussi glorieux que cela). Mais pour tous les amoureux de l’Histoire et de la littérature légère, permettez moi de vous dire que le travail de Cécilia Correia est magnifique
En effet, Nous avons l’impression de plonger dans cette France des années 40 tout d’abord par le franc parler d’Aliette. C’est une jeune femme de Paris et ce fut une époque où les Parisiens avaient leurs expressions bien à eux. C’est la toute première pièce à l’édifice de l’auteure qui nous permet d’entrer en immersion totale avec le background qu’elle s’est formée.
Ensuite, l’auteure nous donne les différentes modes vestimentaires, des informations sur le mode de vie quotidien des Parisiens. Et pour couronner le tout, Cécilia Correia va nous insérer dans le roman des faits historiques et va les appliquer à l’histoire d’Aliette. Alors, peut être que pour vous c’est anodin, mais pour moi, ces petits détails donnent de véritables pépites dans cette histoire toute pimpante.

Aliette, la pauvre, se retrouve encore avec de grands bouleversements

Depuis le début, Aliette nous apparaît comme un petit farfadet sautillant, aux allures adorables et au franc parler légendaire. Ce pourrait être une héroïne vampirique classique ou superficielle mais elle dépasse ce statut par un passé assez tourmenté. C’est ce que nous découvrons un peu plus ici : l’attitude pimpante de notre héroïne révèle de grandes fêlures, une profonde solitude et des séquelles psychologiques nombreuses. Pour mieux surmonter ses traumas, Aliette a associé une répartie doublée d’insolence hors du commun avec un attitude d’apparence superficielle trompeuse.
En réalité, c’est une jeune femme élevé à la dure qui se préserve comme elle le peut. Parvenue à un semblant de stabilité et de routine affective avec son créateur, elle devra de nouveau s’adapter pour décider ou non de goûter à la passion avec Sytry, le prince des chenapans. Parviendra-t-elle à trouver son propre équilibre afin de se trouver une famille et le bonheur? Je le lui souhaite de tout coeur en attendant ses prochaines aventures tumultueuses.
En bref : Un deuxième tome très réussi montrant des vampires très humains. Quant à Aliette, je ne peux que m’attacher de plus en plus à une personne ayant autant de répondant et capable d’appeler son chat Camembert ! Longue vie à Aliette, la plus grande chasseuse de vampires de tous les temps. Ce petit bout de femme voit grand !

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge 1 an / 1 genre organisé par Galleane

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