Handicapé de la vie

Auteur : Akiko Murita

Genre : Nouvelle, fantastique

Maison d’édition : Amazon

Obtenu en 2012

Lu en 2012 dans un petit dej

 

En un mot

  • Toujours une bonne lecture
  • Une bonne nouvelle
  • Le charme de la plume de l’auteur

 

15568Résumé : Un pauvre homme est renversé par une voiture. C’est le début pour lui d’une longue errance qui l’amènera à revisiter son passé et à regarder la vérité en face même s’il y a des évidences que l’on aimerait mieux oublier… Dans cette nouvelle, Akiko Murita revisite à sa manière le thème du handicap. Vous aimerez lire les confidences remplies d’humour de cet anti-héros désabusé dont la méchanceté est la preuve ultime de son humanité..

 

Une perle d’Akiko.

 

Oui je sais, je ne suis pas très discrète. Je suis une fan inconditionnelle de l’écriture d’Akiko Murita depuis quelques mois maintenant (grosso modo, depuis mon entrée dans les livres électroniques).  Et une fan matinale si vous suiviez un petit peu mes chroniques. Alors racontons un peu la vie de Koko. Un samedi matin, en train de se caféiner, juste avant de faire le déménagement d’une copine (oui j’ai des copines). Ma liseuse en main, je rattrape mon retard de lecture et je lis d’une traite Handicapé de la vie. Déjà, le titre me parlait beaucoup. De plus, Akiko en a beaucoup parlé dans ses tweets. Le suspense est intenable.

 

Comme d’habitude, j’ai aimé la longueur du récit (environs une vingtaine de pages format papier pour les curieux, idéal pour une lecture en coup de vent), j’ai aimé le style (ce qui arrive quand on aime lire un auteur) et j’ai aimé l’histoire. Celle d’un homme ayant eu un accident de voiture et qui en déduit des tas de choses sur sa vie, celle des autres, et qui en tire ses conclusions (avec une petite pointe de fantastique comme je les aime).

 

Non mais allons-y franchement, je ne peux pas vous donner de point négatif. Si vous en cherchiez, il faut aller lire ailleurs (autant être franche avec vous). Car d’une nouvelle assez légère malgré le sujet sérieux qui est une réflexion sur le handicap, vous en sortez plutôt guilleret et continuez votre journée tranquillement pensant que vous vous êtes divertis.

 

 

Le deuxième effet Kiss Cool d’Akiko Murita en action.

 

Et bien oui. Pendant qu’on fait du sport avec des cartons , le cerveau a le temps de gamberger. Sur la vie, la mort, l’amour, la guerre, tout ça. Et quand vous lisez handicapés de la vie, vous  réfléchissez forcément sur votre vie du moment ! En plus je suis en plein bilan en ce moment (la trentaine) et je voyais des personnes aussi… Bref. Handicapé de la vie vous fera une petite introspection sur votre manière de vivre, sur vos frayeurs, sur votre inaction perpétuelle. Si vous lisez cette nouvelle, vous aurez au moins l’envie d’oser de nouvelles choses, vous aurez un œil un peu plus critique et vous saurez ou non si vous être valide ou pas.

 

Si j’ai envie de retenir quelque chose de cette nouvelle, c’est l’espoir tant que vous vous souviendrez que votre esprit est le plus important. Qu’il faut être entier en toute chose et qu’il faut vivre sa vie entièrement. Carpe diem Akiko, et au prochain petit dej 😉

Le secret de Thangka de Nicolas Gaube

Présentation de l’éditeur : Il est peut-être le seul à pouvoir vous sauver la vie… Il s’est échappé de sa prison. Perdu au milieu de la garrigue, il court pour sa vie. Derrière lui, il laisse la fille, abandonnée aux mains de son geôlier. C’est elle qui l’a libéré, il lui doit la vie. Il a besoin d’aide pour la sauver. Viendra-t-elle de Jean-Pierre qui se sait condamné et déteste tous ceux qui s’approchent de lui ? Viendra-t-elle de Rémi qui a été jeté à la rue et semble plus désespéré que lui ? Il n’a pas de temps à perdre, l’homme-loup est à ses trousses. Il sait de quoi il est capable, il l’a vu tuer ses semblables tant de fois. Ce qu’il ne sait pas, c’est que, sans lui, la fille est condamnée. Il ne peut pas le savoir. Ce n’est qu’un chien.

Enfin j’ai eu mon petit dej !!!!!

Oui, petit moment perso de la chronique (et j’assume), j’aime lire du Nicolas Gaube au petit déjeuner. Alors qu’il écrivait déjà sous un autre nom, et des nouvelles, c’était le matin que je le lisais et c’était dans l’après midi qu’on échangeait sur ses romans (les soirées étant souvent consacrées aux échanges de thrillers bien tordus, de romans autobiographiques et sur des mystères concernant l’identité de certains écrivains). Comme quoi, comme je le dis toujours, prenez le temps de papoter avec vos  auteurs chouchous et vous aurez des journées beaucoup plus animés.

Mais voilà, le monsieur, il n’écrivait plus de nouvelles. Parce qu’il écrivait un roman, un vrai, un long, avec de l’intrigue. Et il voulait écrire dans du jeunesse. Bref, j’attendais le secret de Thangka avec une grande impatience, au point même d’attendre Noël pour savourer mon cadeau de lecture. Et comme toujours, j’ai retrouvé la plume de Nicolas (et je ne suis pas la seule à penser qu’il écrit très très bien) et comme toujours, j’ai dévoré ses écrits entre deux pics d’activité d’une maman débordée. C’est aussi pour cela que je me permets de faire ce chapitre dans la chronique. Car un roman ne commence pas dans sa lecture. Il commence aussi par l’attente de la lecture.

Un petit thriller entre jeunesse et adulte.

Et oui. Dans la recette de ce roman, il y a un  peu du monde de la jeunesse, des problèmes d’adultes, une brun de fantastique et une bonne dose d’intrigue. Saupoudrez moi cela d’au moins deux sujets sérieux et d’actualité. Mélangez moi cela avec un style tout en finesse. Et vous aurez un roman ni trop long ni trop court. Une belle sucrerie à dévorer qui, si vous savez être patients et économe vous durera quelques soirées. Si vous êtes, par contre, des gourmands comme moi, cela vous fera une matinée ou une soirée.

Car c’est un turn over ! En effet, si vous débutez ce roman, vous ne pourrez pas vous empêcher de continuer à le lire car Nicolas Gaube sait comment vous appâter, comment retourner une situation, comment vous perdre intelligemment dans des soupçons, dans des espoirs, dans des désespoirs aussi, tout cela pour vous mener à une fin. Et il vous fait cela avec un tout petit chien qui passe son temps à aller d’une personne à l’autre. Et moi qui suis amoureuse des chats, je peux vous dire qu’il a réussi sont coup !

Et tout de même des sujets sérieux.

Oui car c’est bien beau de partir dans une enquête, c’est bien beau de s’amuser dans un jeu d’écriture, mais l’auteur ne s’arrête pas là. Nous parlerons aussi de sujets sérieux qui ne sont pas toujours développés dans les romans. Le premier est l’homosexualité. Il y a encore trop de jeunes, encore trop de jeunes (oui je répète) qui sont mis à la porte de chez eux parce qu’ils sont gays. Et il y a encore trop de jeunes dont les parents cherchent un traitement pour les rendre hétéro. Je tiens à le répéter de cœur avec l’auteur : l’homosexualité n’est pas une maladie. C’est une préférence. C’est tout ! Ainsi, il faut juste accepter une personne comme elle est. Je veux dire par là qu’on ne va pas chercher un traitement pour un gosse qui n’aime pas les oranges ! Ni le mettre dehors pour cela ! Et bien pour l’homosexualité, c’est pareil.

Alors, vous allez peut être me dire que je suis lourde à parler encore et encore de sujets comme cela. Mais bordel! C’est comme le racisme, la discrimination et le féminisme (autant tailler large les enfants). Personne n’en parle et pourtant des choses véritablement horribles se passent : l’exclusion, les maltraitances, le rejet et j’en passe. Il faut continuer à en parler jusqu’à ce que cela cesse !

Autre point abordé : l’expérimentation sur les animaux et le trafic des animaux. C’est aussi un sujet qui peut paraître un peu bof. Mais pourtant, cela se passe tous les jours. En France ! Et ils sont assujettis à la mode des races d’animaux et ce marché est très lucratif, il suffit de regarder le prix d’un chat ou d’un chien de race. Et surtout quand on voit le nombre d’animaux en refuge, c’est totalement hallucinant.

Bref, un roman coup de cœur, comme de bien entendu et je n’en doutais pas. Longue vie aux romans de Nicolas Gaube qui méritent d’être connus et d’être lus (si en plus vous faites cela au petit dej…. bref, je m’égare). A quand le prochain ? Je ferai des pancakes 😉

The Red Moon d’Akiko Murita

Présentation de l’éditeur : Un cadavre est découvert dans la back-room d’un bar gay.
Pour Olivier, simple étudiant chargé du ménage dans ce lieu sulfureux, c’est le début des ennuis.
Entre réseaux sociaux, soirées arrosées, lieux de drague et coups d’un soir, il va vite découvrir que la vie dans ce milieu n’est pas de tout repos.
Surtout si on a tapé dans l’oeil du tueur…

Cela faisait longtemps….

Oui, cela faisait longtemps qu’Akiko ne m’avait pas offert son petit dej, c’est à dire une petite nouvelle que je lis le matin, avec un café, le sourire aux lèvres, l’esprit léger. Oui, cela faisait bien longtemps et tant mieux quelque part, je l’ai appréciée de bout en bout ! Nous avons là un univers bien connu d’Akiko, un meurtre, un thriller, une petite romance gay, un format d’une cinquantaine de pages. Bref, tous les ingrédients pour vous délasser les neurones de bon matin. Ici, nous suivons Olivier qui est étudiant et qui, pour se faire un peu d’argent pendant les vacances, nettoie les lendemains de soirées du Red Moon, un bar gay possédant des salles… un tit peu spéciales (on dirait que je vous dévoile les plus noirs secrets croustillants d’un bar. Oh my god, je fais ma bourgeoise).

Bref, un meurtre se passe et on se demande qui est le coupable. Un inconnu qui est venu se dépraver dans un bar sulfureux ? Le barman qui devient jaloux du petit nouveau ? Le patron ? Un inconnu qui passe ? Nan, celle là, je vous l’avais dite. Tssss (c’était pour voir si vous suiviez).

Amoureux de l’intrigue, l’humour et la réflexion seront au rendez vous !

Oui, vous allez me dire, votre Koko va lire de la romance gay. Ca lui prend comme deux fils qui se touchent tous les 36 du mois. C’est pas faux. Mais c’est de la faute à Akiko ! Ce que j’aime dans ses nouvelles, c’est le style fluide de l’auteur, l’intrigue qui prend forme, surtout avec sa capacité de me surprendre dans des moments les plus simples (je ne me remettrai pas de Mortelle Camomille, tu m’as blousée !) et tout ceci parsemé de petites touches humoristiques où vous aurez toujours l’impression que c’est un ami qui vient vous raconter sa dernière anecdote.

The Red Moon, ce n’est pas que les questionnements d’Olivier, simple étudiant qui se questionne sur sa sexualité. Ni sur les réseaux sociaux qui transforme chaque contact en moment de drague. Ni sur le sexe qui peut se faire à la va vite dans des endroits un peu… Spécifiques. C’est aussi des fou rire avec des discussions qui pourront vous faire penser à des épisodes de votre vie. C’est aussi rechercher le tueur, ce qui présage un auteur de thriller à la fois attachant et déroutant (je n’en démordrai pas, je veux un thriller, un vrai !). The Red Moon, c’est une petite nouvelle proche de vous, que vous soyez hétéro ou pas, amateurs de romance ou pas. C’est une tranche de vie.

Que dire de plus ? J’en veux encore, j’en redemande. C’est toujours un vrai plaisir de lire ces petites nouvelles au petit dej 🙂

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