Block 46 de Johana Gustawsson

Présentation de l’éditeur : Falkenberg. Suède. Le commissaire Bergström retrouve le cadavre nu et gelé d’une femme aux abords de la plage d’Olofsbo. Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps sauvagement mutilés ont été abandonnés dans les bois d’Hampstead, au nord de la ville. Ils présentent les mêmes mutilations que la victime suédoise : trachée arrachée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Etrange serial killer, qui change de type de proie et de lieu de chasse… Pourrait-il s’agir d’un tandem de sociopathes ?

C’est  quoi le rapport entre un camp de concentration et un serial killer ?
C’est une interrogation pas banale que nous sort l’auteur et je dois même dire que  ce n’est absolument pas  le genre de questions qui nous viennent naturellement. Et pourtant, lorsque Caroline Vertdelivre en a parlé dans sa chronique vidéo,  je me suis dit que je ne pouvais absolument pas passer à  côté.  Il se trouve aussi que je l’ai trouvé disponible en audio et que ma copine Christelle cherchait un livre qui nous rappelait notre folle épopée de séries nordiques. Un meurtre qui se passe en Suède avec en prime une intrigue qui se passe aussi pendant la seconde guerre mondiale. Tu parles qu’on a aimé  !
Mais l’écriture tient elle la route ? Difficile de juger en fait quand on l’écoute  mais de une : l’auteure sait très bien manier son intrigue.. Elle nous embrouille du début à  la fin et nous démontre par les deux histoires parallèles qu’elle sait où  elle va et qu’elle sait qu’elle nous paum royal et sûrement avec grange plaisir. On ne tombe non plus jamais dans le too much et chaque mot est extrêmement bien choisi. Et longtemps, nous nous posons cette question : quel est le rapport entre un camps de concentration et un serial killer ?
Des personnages complexes même si j’avoue qu’on ne comprend pas toujours tout.
Déjà,  l’auteure n’est pas du pilote.  Elle est petite fille de déportée et c’est une journaliste. Vous pouvez donc allègrement deviner que ce qu’elle raconte n’est pas du vent et surtout elle sait manier les mots pour leur donner un sens bien pratique, tangible,  réel.  Il y a clairement certaines scènes que j’ai écouté en préparant le repas et j’ai senti ce petit frisson cher à  mon coeur qui vous dit bien que ce que vous lisez vous donne la chair de poule et que vous n’êtes pas vraiment au bon moment pour écouter tout ça 😀
Ensuite, notre ambiance nordique. Pour une native de Marseille,  on pourrait dire que c’est du sport dis donc ! Mais si on m’avait dit que la nanar vivait en Suède depuis quelques années, je l’aurai crue volontiers. Quant aux duo d’enquêtrices,  j’ai trouvé deux nanar modernes voire sympa qui ne sombrent pas dans de vulgaires clichés.  Et je dois dire que tout ceci fut bizarrement simple à  écouter alors que l’intrigue ne l’était pas et que j’ai bien envie de plusieurs enquêtes menées par ce duo là. En bref, cela n’est pas un roman parfait mais il n’en demeure pas moins passionnant et réellement digne d’intérêt.

La Charte Maudite de Jean d’Aillon

Présentation de l’éditeur : Cette nouvelle d’environ 130 pages fait suite au roman : De taille et d’Estoc.
Sur la route de Paris, Guilhem d’Ussel vient au secours de vilains oppressés par le seigneur de Chissey qui a falsifié la charte de leurs droits. La malédiction protégeant le parchemin contre toute altération et damnant ceux qui s’y seraient livrés peut-elle se réaliser ?


Une belle transition pour la jeunesse de Guilhem 
Nous sommes ici entre deux romans sur la jeunesse de Guilhem  ce qui va pouvoir nous faire une petite transition entre le brigand et le chevalier troubadour.  E’ effet, Guilhem part en voyage pour aller vers Paris, en compagnie d’un compagnon de route. Il se rend dans un village pour y passer la nuit mais quelque chose cloche…  En effet, les villageois ne raisonnent pas vraiment comme des serfs où  tout se passe bien. A leur demande, Guilhem  mène l’enquête ce qui montre tout de,’abord son attrait naturel pour les enquêtes mais aussi son bon fond.
Ainsi, nous allons voir une belle et grosse nouvelle de 130 pages qui nous montre une enquête rondement me et par notre Colombo du Moyen âge et je dois dire que ce fut réellement divertissant. Comme le petit feuilleton du samedi soir dont on aime tomber dessus et qu’en prime, on se retrouve incapable de zapper.

Une belle petite leçon  de ce qu’il se passait en cas de mauvais servage
En effet, ce que je trouve génial avec cette saga c’est qu’on découvre des tonnes de choses sur Le Moyen âge.  Ainsi  on découvre ici ce qu’il se paie lorsqu’un seigneur partait en croisade et qu’il n’avait pas de femme pour réagir son domaine. Certes, il y avait des contrôles de l’abbaye du coin et il y avait des papiers légaux mais lorsqu’il y a des gérants mal intentionnés.  Et bien sauf si personne ne partait enquêter,  un noble en prime, et bien personne n’écoutait les paysans. 
On découvre ainsi les contrats commerciaux pour la gestion d’une seigneurie, le système des impositions et le justice seigneuriale. Et bien j’ai envie de vous dire que pour moins de 200 pages, j’ai beaucoup appris en m’amusant.

Marquer les ombres de Véronica Roth

Présentation de l’éditeur : Dans une galaxie dominée par une fédération de neuf planètes, certains êtres possèdent un “don”, un pouvoir unique. Akos, de la pacifique nation de Thuvhé, et Cyra, soeur du tyran qui
gouverne les Shotet, sont de ceux-là. Mais leurs dons les rendent, eux plus que tout autre, à la fois puissants et vulnérables. Tout dans leurs origines les oppose. Les obstacles entre leurs peuples, entre leurs familles, sont dangereux et insurmontables. Pourtant, pour survivre, ils doivent s’aider – ou décider de se détruire
.

Pour le coup, pas du tout un coup de coeur !

Lors de notre écoute mensuelle avec Melcouettes, on avait des exigences hors du commun : une écoute qui ne faisait pas 35 heures. Car Blood Song a été superbe mais il faut avouer que cela nous a pris un peu de temps. Le nouveau Veronica Roth venait de sortir, on avait bien aimé la saga Divergent. Bref, cela semblait être le combot gagnant.

Et bah non. Pas du tout. Alors le côté science fiction m’a plu. L’univers pouvait être alléchant car, on parlait de quelque chose avec des pouvoirs, une civilisation qui voguait sur des vaisseaux spatiaux, des dons…. Bref,  mon enthousiasme du départ est tombée comme un soufflet parce que : la soeur a un don complètement mortel, et elle est manipulée par son frère tyran (qui est un petit c** cela dit en passant).

Entre nous, qu’est ce qui empêche quelqu’un de martyrisé et victime d’un chantage qui possède un don mortel d’au moins organiser une résistance par rapport au despotisme de son frère ? Bah il faut attendre qu’elle est rencontré un gars comme de bien entendu !

Heureusement, la fin remonte un peu le niveau

Enfin un peu parce que bon. Ce roman est pour les ados mais faut pas non plus les prendre pour des buses. Ce roman est bourré de clichés. Et l’univers n’est pas si creusé que cela au final. On n’a pas tous les tenants et les aboutissants de l’univers, la mythologie n’est pas aussi développé que cela. Cette lecture a été longue pas en temps mais en patience !

En bref, j’ai été extrêmement déçue, j’ai l’impression que ce roman a été sorti un peu à la va vite. Les intrigues ne sont pas réellement développées et les réactions de nos héros sont plus que prévisibles. Au mieux j’ai été un peu divertie mais j’avoue réellement que j’ai été très contente qu’il soit terminé. Tout simplement.

Autre Monde, tome 6 : Neverland de Maxime Chattam

 

Présentation de l’éditeur : L’ennemi a détruit le deuxième Coeur de la Terre, séparé Matt, Ambre et Tobias.
Alors qu’Entropia et ses créatures monstrueuses poursuivent leur entreprise de destruction, Matt découvre Neverland, la forteresse secrète et mystérieuse des Fantômes, les jeunes rebelles de l’empire d’Oz.
L’Alliance des trois arrivera-t-elle à se reformer à temps pour sauver les enfants d’Europe ?
L’heure de révéler les ultimes secrets d’Autre-Monde approche..
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Pour se remettre tranquillement de Blood Song

Oui, après 35 heures d’écoute, je me suis penchée sur une lecture audio plus soft. Et quoi de mieux pour avoir son esprit d’aventure toujours aussi alerte que de continuer en audio la saga Autre monde. Rarement je peux dire que je préfère un livre audio à un livre papier. En général, c’est kiff kiff. Mais l’ambiance qu’ils ont réussi à créer ici est plus que magique. J’ai eu hâte de retrouver les différentes voix, les différents personnages du coup. Car souvenez vous au dernier tome de la saga, ils étaient plutôt en fâcheuse posture .

L’Alliance des trois séparée, cela n’augure absolument rien de bon. Surtout si on tombe dans un monde cruel d’adultes. Maxime Chattam réussi à recréer l’ambiance propre à l’Europe dans ce tome et si mes estimations sont bonnes, nous devrions nous retrouver plus ou moins en Allemagne. Et il se passera encore moultitudes de péripéties que je ne peux malheureusement vous raconter

Des personnages toujours aussi étoffés, enrobés dans une intrigue inextricable.

Oui, j’ai hâte d’écouter le dernier tome, celui où toutes les révélations seront de mises. Mais je m’attarde avant sur les personnages. En effet, nous suivons un groupe d’adolescents. Mais compte tenu du monde dans lequel nous évoluons, ils ont un comportement, des responsabilités et des raisonnements plus qu’adultes. Clairement, l’auteur sait où il va car il arrive à nous donner des personnages tout sauf stéréotypés. On s’intéresse réellement et constamment sur la nature de chacun, sur leur évolution. Et même sur nos trois héros qui mûrissent de plus en plus vite. Et chose incroyable, il fait interroger aussi nos héros sur leurs actes.  Je dois dire que jamais je n’ai vu des adolescents aussi aboutis, voire même des personnages aussi aboutis dans un roman.

Et puis, il y a les changements d’humeur dans le livre en fonction de l’intrigue. J’ai été ébahie, surprise mais aussi recroquevillée de terreur et d’un coup d’un seul, je fus prise d’un fou rire. En cela, il y a le talent inouï de la mise en scène audio qui pour le coup nous donne une ambiance sonore du feu de dieu. Le boulot de mise en scène, de narration est absolument renversant !

En bref, que vous dire ? C’est un Maxime Chattam alors courrez le lire, l’écouter. Peut être un jour pourrons nous le voir de nos yeux ? Je l’espère car cet auteur mériterait largement une adaptation de cette saga sur le petit ou grand écran.

Blood Song, tome 2 : Le seigneur de la tour de Anthony Ryan

Présentation de l’éditeur : Qu’on le nomme Sombrelame, frère du Sixième Ordre ou Tueur d’Espoir, Vaelin Al Sorna demeure le plus grand guerrier de son temps. Écoeuré par la guerre, il revient au pays, déterminé à ne plus jamais prendre les armes. Lorsque le nouveau roi, reconnaissant, le nomme Seigneur de la Tour, il espère donc trouver la paix dans cette région glaciale et sauvage, loin des intrigues d’un Royaume tourmenté. Mais les êtres dotés de la voix du sang ont rarement l’occasion de mener une vie paisible…

Mais qu’il était long !!!

Melcouette et moi même, votre serviteuse, je pense qu’on a mis plus de deux mois à l’écouter. Sans vous mentir. Et pourtant, les voix étaient top, l’action au rendez vous. C’était haletant, j’ai attendu chaque dénouement, j’ai apprécié chaque minute. Mais alors, 35 heures d’écoute quand on est deux nanas qui bossent un max pour cette période de l’année !!

Rien que l’écoute en question fut épique. Et à la fin, on l’a écouté avec rage, comme la bataille finale du livre avec Sombrelame (attention, si on n’était pas dans un roman de Fantasy, on pourrait croire à un spoiler. Mais non). Bref. C’était trop bien. Et je compte le nombre de personnes qui pensent que je suis totalement à l’ouest 🙂

Vaelin, mon nouvel Héros de tous les temps.

On a appris à le connaître lorsqu’il grandit. Et on apprend maintenant à le connaître pleinement en tant qu’homme et surtout en tant que seigneur. Et un mec comme ça, ma fille, tu ne le laisses pas tomber dis ! Son roi lui dit d’aller diriger une tour dans un lieu tout pourri et enneigé où la population est plutôt réticente, il te donne un check, y va et se fait aimer du patelin. Même qu’il va sympathiser avec les sauvage du coin pour traverser des forêts. Une nénette veut l’assassiner ? T’inquiète paupiette, il va lui apprendre à se battre encore mieux, lui démontre que c’est pas si bien que cela d’assassiner des gens par vengeance et la laisse voguer à sa guise. Une soeur dans la misère, il va régler les problèmes de notariat, la reconnaît légalement et lui transmet son château.

Vaelin, même si tout le monde pense que c’est une sorte de Rambo de Fantasy, c’est un gars bien, qu’on adore suivre. Quant aux intrigues de guerre, on ne tient plus littéralement ! Il y en a de partout et tout le monde se rejoint entièrement vers 90 % du roman, si vous voyez comment on était tenues !

En bref, je veux le tome 3. Vous attendrez un peu par contre, parce qu’on va écouter des trucs un peu plus court tout de  même 😉

Le livre des Baltimore de Joël Dicker

Présentation de l’éditeur : Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne. Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman. Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?

C’est une histoire de famille.

A l’heure de notre livre du mois, ma copine Melcouette et moi avons décidé que la suite des aventures de Marcus Goldman valait vraiment le coup, surtout que nous avions adoré la structure et l’écriture même de la Vérité sur l’Affaire Harry Québert. Et pourtant, beaucoup avaient dit que ce volume ci était beaucoup moins bien que le premier. Croyez moi, au nombre de larmes versées, au nombre d’éclats de rire et au nombres de sourires nostalgiques que j’ai eu en pensant à mes propres cousins. Et bien, je peux vous dire que si vous aimez les secrets de famille et si vous aimez tout simplement les vies de famille. Ce livre est pour vous.

On pense tous que tout vient du Drame et que le Drame (dont je tairais le nom) a provoqué toutes ces choses qui ont marqué l’enfance et l’adolescence de Markus Goldman. Parce qu’il faisait partie des Goldman de Montclair et que les autres Goldman, ceux qu’on admirait tant, c’étaient les Goldman de Baltimore. Et on pense aussi que nous n’auront que l’histoire des Goldman de Baltimore mais non. C’est l’histoire des Goldman tout court et tout ce que nous aurons contribueront grandement à la personnalité de Markus. Ensuite, vous comprendrez pourquoi il a tant voulu être écrivain et un écrivain célèbre. Comment il a pu autant s’attacher à Harry Québert. Pourquoi il tient tant au mythe du Magnifique. Comment cela se fait que sa mère nous faire rire au téléphone. Toutes ces petites questions que vous vous posiez peut être à la fin du premier roman, vous aurez les réponses ici si vous réfléchissez un petit peu.

C’est l’histoire d’un homme.

Un homme qui cherche les origines de sa propre famille. Il a adoré son oncle et sa tante. Il a adoré par dessus tout ses cousins même si nous ne les voyons plus du tout maintenant. En croisant son amour de jeunesse, il va chercher absolument tout sur cette histoire de famille. Très vite, vous n’aurez qu’une envie, c’est de savoir le Drame, ce qui a absolument traumatisé les Goldman. On sent qu’ils ne veulent pas en parler tellement la plaie reste ouverte et béante. Quant à Joël Dicker, il joue avec nous en nous distillant les informations au compte goutte.

Frustrant ? Oh que non. On savoure chaque minute d’écoute. C’est génial car on s’attache réellement à chacun des personnages de cette famille. Et on ne peut s’empêcher parfois de faire des analogies avec nos propres familles. C’est un roman mené de main de maître du début à la fin. Si vous avez envie de lire un chef d’œuvre, c’est par ici

Détective Strike, tome 3 : La carrière du mal de Robert Galbraith

Présentation de l’éditeur : Lorsque Robin Ellacott reçoit ce jour-là un mystérieux colis, elle est loin de se douter de la vision d’horreur qui l’attend : la jambe tranchée d’une femme.
Son patron, le détective privé Cormoran Strike, est moins surpris qu’elle, mais tout aussi inquiet. Qui est l’expéditeur de ce paquet macabre ? Quatre noms viennent aussitôt à l’esprit de Strike, surgis de son propre passé. Quatre individus capables les uns comme les autres, il le sait, des plus violentes atrocités. Les enquêteurs de la police en charge du dossier ne tardent pas à choisir leur suspect idéal – mais Strike, persuadé qu’ils font fausse route, décide de prendre lui-même les choses en main. Avec l’aide de Robin, il plonge dans le monde pervers et ténébreux des trois autres coupables potentiels. Mais le temps leur est compté, car de nouveaux crimes font bientôt surface, toujours plus terrifiants…

L’essor de Robin, notre super héroïne à tous.

Dans les affaires de Cormoran, l’une des choses qui nous plait le plus, c’est bien la participation de Robin Ellacott, qui prend son envol tout au long de cette trilogie. De secrétaire, elle passe à apprenti détective et elle est en passe de devenir pleinement associée à Cormoran. Et pourtant, ce n’est pas parce qu’ils couchent ensemble (même si clairement on aimerait bien, hein). C’est une relation totalement amicale avec ce je ne sais quoi de tension sexuelle qui peut passer de temps à autre, en passant par là, ni vu ni connu que je t’embrouille. Quant à Robin, on la voit clairement en survivante dans ce tome car on apprend pourquoi elle avait abandonné ses études de psychologie et pourquoi elle fait régulièrement la carpette avec son fiancé Mattiew (qui nous énerve aussi) .

Dans ce tome, tout simplement, on la voit plus comme un phoenix et c’est Strike qui nous la montre comme ceci. En dépit du fait qu’il découvre tout, Strike lui offre le plus magnifique des cadeaux : la traiter comme s’il n’y avait pas eu cette chose. Et donc, Robin peut se sentir valorisée, même s’il y a beaucoup de conflits de travail dans ce tome. On voit clairement que leurs points de vue divergent sur leurs enquêtes et qu’ils campent leurs positions.

Strike fait aussi face à son passé.

Cormoran n’a jamais pu faire emprisonner l’homme qui a assassiné sa mère et c’est une croix qu’il porte encore. Maintenant qu’une jambe a attéri dans son bureau, il doit revoir trois personnes de son passé qui sont susceptibles de lui en vouloir. Sachant qu’il y a beaucoup d’affectif dedans, donc d’émotions, que la Police ne va pas l’aider car elle est jalouse de ses succès et qu’en prime Robin est menacée et vit une période très difficile. L’auteur va nous noyer intégralement dans ces informations pour nous garder la surprise de la fin.

Mais au delà de tout ceci, on en apprend encore plus sur Cormoran, et on s’y attache drôlement à ce grand ours écossais et mal léché. On apprécie clairement l’homme en lui, ses qualités d’enquêteur et sa fougue. On découvre aussi un de ses amis d’enfance qui, même si on ne lui fait pas confiance du tout, nous fera tous fondre en fin de compte.

En bref, un excellent troisième volet. J’attends un quatrième parce que je me suis drôlement attachée à ces personnages.

La vérité sur l’affaire Harry Québert de Joël Dicker

Présentation de l’éditeur : À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

On approche réellement de la perfection.

Vous voyez ce genre d’histoire qui vous fait passer par toutes les émotions possibles et inimaginables ? Et bien je n’avais pas ressenti cela depuis l’année dernière, avec un Stephen King. Et c’était un audio aussi. Et là j’ai envie de vous dire : de l’utilité de se faire quelques livres en audio. Parce que le narrateur, Thibault de Montalembert, a fait une performance remarquable. Et encore plus, lire un prix Goncourt (ce que je fais rarement en plus) cela aussi a son utilité.

Mais comment j’en suis arrivée là ? Déjà, en écoutant Positron où l’animateur avait parlé du livre comme étant un truc génial (et je l’ai cru, Patrick Beja et moi, on a souvent les mêmes goûts, même si lui ne le sait pas). Bref, je pensais déjà me le prendre et en cherchant le livre audio du mois de Juillet à écouter avec Melcouettes, on tombe dessus. Roulez jeunesse. On était parties pour plus d’un mois et demi d’écoute.

Parce qu’on l’a fait durer à mort, parce que c’était génial (et je ne vous parle pas de l’audio du mois d’Août) et on se fera aussi la suite aussi dans les prochains mois à venir. Car ce mec a du talent, tout simplement.

Une construction en mise en abime.

Car oui, c’est l’histoire d’un romancier qui écrit sur l’histoire d’un romancier qui a vécu une histoire avec une adolescente. Mais la construction ne s’arrête pas là car le roman est fabriqué autours des conseils que le vieux romancier (Harry Québert) a énoncé au jeune (Marcus Goldman) et les chapitres sont mis à l’envers (on compte à rebours). Ainsi, chaque chapitre énonce un conseil pour écrire un bon roman. Et oui ! Et croyez moi, concernant cette affaire, je ne pourrai rien en dire tellement il y a des rebondissements de partout. Chaque chapitre est une révélation de folie !

Et c’est ainsi que j’ai passé un été merveilleux à lire en numérique un roman de folie et en plus en écoutant une histoire passionnante. Elle est pas belle la vie ? Je vous donne donc rendez vous peut être au mois de Septembre ou un autre mois pour l’écoute du prochain volume.

Le ver à soie de Robert Galbraith

Présentation de l’éditeur : Quand l’écrivain Owen Quine disparaît dans la nature, sa femme décide de faire appel au détective privé Cormoran Strike. Au début, pensant qu’il est simplement parti s’isoler quelques jours comme cela lui est déjà arrivé par le passé, elle ne demande à Strike qu’une seule chose : qu’il le retrouve et le lui ramène. Mais, sitôt lancée l’enquête, Strike comprend que la disparition de Quine est bien plus inquiétante que ne le suppose sa femme.
Le romancier vient en effet d’achever un manuscrit dans lequel il dresse le portrait au vitriol de presque toutes ses connaissances. Si ce texte venait à être publié, il ruinerait des vies entières. Nombreux sont ceux qui préféreraient voir Quine réduit au silence. Lorsque ce dernier est retrouvé assassiné dans de mystérieuses circonstances, la course contre la montre est lancée. Pour mettre la main sur le meurtrier un tueur impitoyable, tel qu’il n’en a encore jamais rencontré dans sa carrière, Strike va devoir d’abord percer à jour ses motivations profondes.

Des personnages envoûtants

Ce qui m’avait charmée lors du premier tome, l’Appel du coucou, a continué à m’envoûter littéralement lors du second tome. Tout d’abord, nous avons le fabuleux, le monstrueux Cormoran Strike. En effet, ce vétéran de la guerre, mutilé, qui a décidé d’ouvrir son agence de détective privé alors qu’il est le fils d’une célébrité. Et bien, lors du premier tome, il se retrouvait sans domicile, sans fiancée et sans revenu. Maintenant, il n’a toujours plus de fiancée, puisque celle ci a décidé de se marier (et cela va bien nous prendre le chou côté tension nerveuse pendant tout ce tome). Mais il a enfin un appart, une bonne assistante et aussi, des revenus. Ce qui fait qu’il va commencer côté dettes à se sentir beaucoup mieux.

Mais voilà, Cormoran ne subit que des affaires moyennes. En gros, des affaires de divorce, ce qui n’a pas de quoi attirer le chaland, surtout quand on vient d’une division de l’armée qui traitait de meurtres. Aussi, notre bon Cormoran pète un câble et accepte une affaire, suivant son flair (ou sa douleur, parce que jour là, il avait franchement mal et était crevé). Et cette affaire va l’amener à un meurtre de malade.

A ceci, on ajoute la fabuleuse, la génialissime assistante, j’ai nommé  Robin. Et croyez moi, elle ne chôme pas car elle ne veut pas rester une assistante administrative mais veut bel et bien devenir détective elle aussi. Et elle montre qu’elle en jette, que ce soit en conduite, en déduction, en interrogatoire et en rembarrage de fiancé un peu jaloux de notre couple professionnel.

Encore une affaire qui va nous faire gigoter nos neurones.

Parce que le bonus de ce tome, non seulement de trouver des personnages totalement attachants et complets, c’est que Robert Galbraith nous donne une enquête terrible ! D’une disparition va venir un meurtre, copie conforme d’un livre dérangeant, d’un auteur plus qu’imbuvable. L’auteur nous dépeint ici le milieu de l’édition après s’être attaqué au précédent tome au milieu de la mode. Et je dois dire que j’adore lorsqu’il nous dépeint cette ambiance plus qu’étrange, irréelle pour nous. Et quant aux indices laissés par les différents protagonistes, je dois dire qu’ils nous laissent comme toujours à la ramasse.

Je n’ai décidément pas les talents de Cormoran mais je progresse à chaque roman. Aussi, j’attends avec impatience avec ma compagnonne d’audio livre de choc, Melcouette, la suite de cette saga absolument addictive. Un sans faute, encore. Et si je puis me permettre, vivez là en audio, cela vous ajoute une petite ambiance supplémentaire.

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