Millenium, tome 4 : ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz

Présentation de l’éditeur : Quand Mikael Blomkvist reçoit un appel d’un chercheur de pointe dans le domaine de l’intelligence artificielle qui affirme détenir des informations sensibles sur les services de renseignement américains, il se dit qu’il tient le scoop qu’il attendait pour relancer la revue Millénium et sa carrière. Au même moment, une hackeuse de génie tente de pénétrer les serveurs de la NSA…
Dix ans après la publication en Suède du premier volume, la saga Millénium continue.

Comment cela j’ai oublié de vous présenter le livre audio du mois d’Avril ?

C’est fou ! Bref. Tous les mois, grâce à mon catalogue Audible, j’ai pu choisir un livre. Et j’ai décidé que Millenium, alors que j’avais suivi toute la saga en audio, le 4 étant sorti, et puisqu’il fallait une excuse à 2 dinars, bref. C’était mon livre audio du mois d’Avril que j’ai tringballé au boulot parce que je n’avais pas ma collègue et que j’avais beaucoup de route à faire

Et vous sentez que je me fais encore des excuses bidons pour lire le tome 4 qui fait peur. Pourquoi il fait peur ? Parce que c’est Mikael, que c’est Lisbeth et que ce couple de héros, j’ai du mal à m’en défaire. Alors, un nouvel auteur qui touche à mes chouchous. Aaaaaarg. Mais bon. Il le fallait bien, et je trouvais que l’hommage en lui même méritait sa chance.

Mais comment vous écrire la chronique après ? Parce que ce n’était pas seulement une question de bons livres ou pas, de bonne ambiance ou pas. Comment faire une comparaison même ? Et j’ai décidé d’entériner mes petites frayeurs une bonne fois pour toute et vous délivrer mon avis.

Ce quatrième tome pourrait répondre à toutes vos attentes.

Alors, si vous avez lu ou écouté les trois premiers tomes. Sachez le. Vous retrouverez les ingrédients dans ce tome ci. Arrêtez de chipoter, c’est pas parce que ce n’est pas le même mec que forcément la saga ne serait pas meilleure ou quoi qu’est ce. Le David Lagercrantz (encore un nom imprononçable) a eu les corones de s’attaquer à cette saga inachevée.

Alors, ouai, des fois je l’ai trouvé un peu timide. Mais tu as vu la pression toi ? Et je trouve que vu les questions posées pour Mikael (il doute tout de même de l’avenir de son magasine et envisage sérieusement de tout plaquer), et les révélations sur Lisbeth, vous trouverez tout ce qu’il vous faut pour passer un excellent moment de lecture et d’écoute. A voir maintenant si l’auteur va s’approprier totalement la saga pour un cinquième tome ou s’il voudra continuer dans la même veine. La première option sera bien sûr des plus intéressantes.

Crimes et châtiments de Fedor Dostoïevski

Présentation de l’éditeur : Rodion Romanovitch Raskolnikov est un étudiant sans le sou, âgé de vingt-trois ans. Par manque d’argent, il a dû abandonner ses études et vit dans un quartier mal famé de Saint-Pétersbourg. Rongé par la pauvreté, il s’isole du reste du monde. Alors qu’il vend son dernier bien, la montre de son père, à une usurière, une idée lui vient à l’esprit : un meurtre est-il moralement tolérable s’il conduit à une amélioration de la condition humaine ? Il a décidé d’assassiner l’usurière depuis quelque temps, mais son plan ne se déroule pas comme prévu et il commet un double meurtre. Pris de remords et de culpabilité, il se rend compte qu’il ne peut être pardonné et qu’il ne sera jamais un grand homme, comme il l’espère tant. Raskolnikov passe du crime au châtiment.

Les joies des noms russes à retenir….

Le mois dernier, j’avais pas mal de déplacements en voiture à faire. Ainsi que pas mal de soirées seule au monde. Dans ces cas là, je prends un bon gros classique en audio. Histoire de me bloquer une trentaine d’heures sur le même sujet. Et puis un bon gros roman naturaliste, comme ça pouf à la volée, cela me botte. Et comme j’ai une belle mémoire sélective, j’oublie qu’à chaque classique russe, le truc le plus sympa à faire, c’est de retenir les noms russes.

Oh misère. La première demi heure c’est toujours comme se frotter le visage avec une rapeuse à fromages. Faut retenir des noms à rallonges et s’immerger dans l’univers en se demandant toujours combien il y a de personnages ! Mais heureusement, cette version audio était plus que pas mal et j’ai pu retrouver mes petits assez facilement. Ensuite, les descriptions des différentes classes sociales, c’était franchement top. Je me suis régalée de ce voyage dans le temps.

Mais Raskolnikov, je l’aurai bien claqué par terre de suite

Bon, cela aurait un peu gâché trente heures d’écoute mais ce héros là. Qu’est ce qu’il était énervant quand même. C’est le type typique qui a des chevilles énormes. Mais voilà, il a des soucis d’argent. Et il décide de tuer une usurière pour cela. Après, avec une succession d’aventures, on va voir comment il va gérer la culpabilité. Clairement, il ne la gère pas. C’est typique la personne qui, lorsqu’elle tombe, s’asseoit et pleure et ne fait plus rien de sa journée qu’elle considère comme foutue. Comme je fais partie des gens qui ont tendance à se relever et à recommencer à marcher de suite, forcément, j’avais un peu envie de le baffer.

Cela dit, à part ce personnage un peu limite, si vous aimez les romans naturalistes, si vous aimez qu’on vous immerge dans une époque. Crimes et châtiments, c’est un peu comme Guerre et Paix. C’est forcément du petit lait à lire et/ou à écouter. Je me suis régalée même si j’ai eu l’impression d’avoir mis un temps interminable à faire tout ce truc. Et pourtant, dès que j’ai terminé cette écoute. Elle me manquait déjà 🙂

Erica Falck et Patrik Hedström , tome 2 : le Prédicateur de Camilla Läckberg

Présentation de l’éditeur : Dans les rochers proches de Fjällbacka, le petit port touristique suédois dont il était question dans « La Princesse des glaces », on découvre le cadavre d’une femme. L’affaire se complique quand apparaissent, plus profond au même endroit, deux squelettes de femmes…
L’inspecteur Patrik Hedström est chargé de l’enquête en cette période estivale où l’incident pourrait faire fuir les touristes et qui, canicule oblige, rend difficiles les dernières semaines de grossesse d’Erica Falck, sa compagne.
Lentement, le tableau se précise : les squelettes sont certainement ceux de deux jeunes femmes disparues vingt-quatre ans plus tôt. Revient ainsi en lumière la famille Hult, dont le patriarche, Ephraïm, magnétisait les foules accompagné de ses deux petits garçons, Gabriel et Johannes, dotés de pouvoirs de guérisseurs. Depuis cette époque et un étrange suicide, la famille est divisée en deux branches qui se haïssent.
Alors que Patrick assemble les morceaux du puzzle, on apprend que Jenny, une adolescente en vacances dans un camping, a disparu. La liste s’allonge…
Une nouvelle fois, Camilla Läckberg excelle à tisser son intrigue, manipulant son lecteur avec jubilation, entre informations finement distillées et plaisir de nous perdre en compagnie de ses personnages dans une atmosphère provinciale lourde de secrets.

C’était le petit moment audio 🙂

Et oui, tous les mois, j’écoute un bon gros truc sur mon téléphone, en audio, grâce à Audiolivre, parce que les trajets en voiture en écoutant un bon thriller où une jeune femme risque de mourir et dans d’atroces souffrances. Où on a aucune idée (ou juste une petite mais on ne sait pas comment) de l’assassin. Tout ceci dans une ambiance nordique à souhait. Là j’adore (cela avance mieux que mon Crime et Châtiment qui est soporifique à souhait d’ailleurs). Bref, c’était superbe. Beaucoup mieux que le premier que j’avais déjà bien aimé. Donc inutile de vous dire que le troisième opus ne va pas tarder à arriver dans mes oreilles.

Ce que j’aime aussi dans cette saga, ce sont définitivement les deux personnages principaux. Erica et Patrik me font tour à tour rire, pleurer, angoisser, attendrir. Tout ça en même temps. Parce qu’ils ne sont pas parfaits. Parce que j’adore comme ils se font rouler dans la farine quand cela concerne la famille et les amis alors qu’ils sont très pointus dans leurs enquêtes. C’est drôle je trouve. Parce que ce sont de belles personnes confrontées à de mauvaises choses. Et puis ils en ont dans la caboche, il faut le dire.

Le prédicateur vous engouffrera dans tous les cas.

C’est peut être la simplicité de cette petite ville de vacances qui nous rapproche d’elle. Peut être aussi que cette ville n’a pas l’habitude d’avoir des meurtres aussi horribles. Que la police semble démunie puisque justement elle n’a pas cette habitude de résoudre des crimes pareils? C’est vrai qu’avec nos séries américaines, ou nos thrillers se déroulant dans de grandes villes, on n’a plus l’habitude de se retrouver devant des inspecteurs qui gèrent plus les vols et les dégradations des biens communaux qu’autre chose. Et c’est aussi de leur inventivité que naît leur réussit.

En bref ? C’est une saga plus que prometteuse, et heureusement car on approche de la dizaine de tomes parus il me semble. Je n’ai plus qu’à tenter de rattraper l’auteure joyeusement. Dans tous les cas, ces enquêtes, cet isolement, c’est très addictif. Et je dois avouer que j’ai hâte de revoir Erika au boulot car ce n’est pas non plus facile de la voir en retrait dans ce tome ci (même si c’est pour la bonne cause)

Buffy contre les vampires, tome 1 : la Moisson de Richie Tankersley Cusick

Présentation de l’éditeur : A chaque génération, sa Tueuse. Sans elle, les vampires n’auraient pas d’ennemi à leur taille et submergeraient le monde. Aujourd’hui, c’est Buffy…
Nouvelle au lycée de Sunnydale, Buffy espère oublier les expériences traumatisantes vécues dans son ancienne école. En un mot, elle en a ras-le-bol des vampires ! Mais si elle croit en avoir fini avec eux, les monstres n’en ont pas terminé avec elle.
A Sunnydale, un lieu chargé d’énergie maléfique, se prépare la Moisson, nuit terrifiante où le Maître des vampires peut se libérer de sa prison et semer la terreur dans notre monde. Volontaire ou pas, Buffy va devoir reprendre du service !

Naaaaaa na na naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

Et oui, je fais partie de la génération de la Trilogie du Samedi soir sur M6; Et j’adorais Buffy parce que c’était jeune, parce que c’était kitch et parce que les thèmes développés étaient franchement d’enfer. Et j’adorais Willow même si elle m’a un peu gonflé. Et que j’aurai adoré tomber amoureuse de Tara mais j’étais hétéro, et ça c’est nul. Il se passe pleins de choses dans Buffy. C’est Incroyable et la bande son était …. Wouaw. Bref, quand j’ai appris que cela sortait en livre, j’ai respiré un grand coup et j’ai dit que non maintenant, j’étais une grande fille (comme Sookie) et que je savais me maîtriser. Mais alors quand ils ont dit qu’il sortait en livre audio avec la voix française de Buffy. On m’a perdue. Littéralement.

Donc, je l’ai pris et une petite heure ou deux de trajet plus tard, j’ai repris des boutons d’acnée dis donc !!! Non, plus sérieusement, c’était super de retrouver ces récits d’ado et j’ai hâte de retrouver de temps en temps un petit épisode (audio cette fois) de ma série préférée. Parce que c’est aussi cela le plaisir du livre audio 🙂

Buffy, ça c’est de la série !

Oui parce qu’il y a des tonnes de thèmes employés. Mais dans ce premier tome, en gros, cela dit clairement plusieurs choses : il ne faut pas juger sur sa première impression. Par exemple, Willow est une jeune fille timide et introvertie. Mais cette nana a beaucoup d’humour et a un cerveau de dingue. Alex paraît être comme un lourdeau. Mais il est futé, courageux et il n’a pas peur de partir au combat pour ses amis. Buffy paraît être la rebelle qui va attirer les ennuis de tout le monde mais elle n’aspire qu’à une chose. Avoir une vie normale, être jolie et intelligente et avoir de l’humour.

Vous voyez ? Tout cela en une heure avec de l’action, des vampires et de l’humour à toute minute. C’est frais, c’est top et franchement, je le recommanderai à tout ado (avec ou sans boutons) qui trainerait dans le coin et qui se demanderait quoi écouter de sympa. Vala vala 

Le roman de l’an Mil de Ramon Basagana

Présentation de l’éditeur : Dans un souffle épique ponctué de magie, Ramon Basagana nous plonge dans l’une des périodes les plus mystérieuses et les plus captivantes du Moyen Age. L’an mil tel que personne ne l’a jamais conté ! Hiver 985 : en route pour Mayence, Samuel de Tolède, savant juif de grand renom et médecin personnel du Calife de Cordoue, fait halte dans une auberge avec sa femme et ses deux enfants. Soudain, des hommes armés surgissent. Tout va très vite. Deux corps gisent bientôt dans une mare de sang. Tapis sous un meuble, les enfants sont pris d’effroi, mais parviennent à s’enfuir… la soldatesque est à leurs trousses. C’est alors qu’un moine croise leur chemin, et que leur destin basculera entre intrigues, tragédies, amour et retrouvailles…

Bah c’était bien sympathique cette écoute

Et oui, que voulez vous. Deux jours par semaine, je suis seule au bureau. Alors je me fais plaisir au niveau des écoutes. J’avais envie d’un peu d’historique, sur Audible, on me faisait des oeillades de folie pour que je le prenne. Je n’ai pas résisté et j’en suis bien contente. Car on est dans un récit de Moyen Age et juste avant l’an Mille. Et j’en ai pas eu beaucoup des comme ça. J’avoue que c’était frais, c’était bien fait et j’ai appris des tas de choses sur les gens du premier millénaire.

C’était un temps où les peuples arabes, juifs et chrétiens ne s’entendaient pas forcément, les Maures envahissant l’Espagne, les Juifs étant toujours en fuite et les chrétiens étant plus que barbares. Et cela fait bizarre, quelque part, d’être du mauvais côté de la balance. Ainsi, on suite les aventures de deux jeunes frères et soeurs qui vont découvrir tous les côtés de la civilisation.


J’en ai encore les oreilles qui pétillent dis donc.

Oui parce que, même si ce n’est pas le roman du siècle, parce que bon, il n’y a pas de grand mystère non plus, parfois, on trainouille un peu de la patte. Mais bon sang, j’ai été émerveillée du début à la fin par les descriptions de l’auteur. C’est réellement frais de lire ou d’écouter sur une période que je ne connais pas beaucoup. Et c’était, pour cela une chouette expérience.

Qui plus est, pour une fois, il n’y avait pas tant de parti pris que cela et l’auteur, qui plus est, n’est pas allé non plus jusqu’à nous pondre un mystère mystique, comme on fait beaucoup pour les romans de l’époque ou de mettre une intrigue tordue à souhait. Nan, c’est une intrigue simple qui du coup, ne dessert absolument pas le roman. Et rien que pour le déplacement, je vous invite à le lire ou l’écouter. C’est reposant 🙂

La couleur tombée du ciel de HP Lovecraft

Présentation de l’éditeur :  » La ferme tout entière baignait dans cette couleur mêlée, inconnue et hideuse ; les arbres, les bâtiments, et même la verdure et l’herbage qui n’avaient pas complètement tourné à la fatale désintégration dans la grisaille. Les branches se tendaient toutes vers le ciel, coiffées de langues d’un feu immonde, et des ruissellements chatoyants de ce même feu monstrueux se glissaient autour des poutres de faîtage de la maison, de la grange, des appentis. C’était une scène inspirée d’une vision de Füssli, et sur tout le reste régnait cette débauche de lumineuse inconsistance, cet arc-en-ciel hors du monde et hors mesure de secret poison, qui naissait du puits – bouillonnant, palpant, enveloppant, s’étendant, scintillant, étreignant, et faisant malignement des bulles dans son cosmique et identifiable chromatisme.  » 

Quand ma boss me demande ……

Si je peux passer plus de temps sur l’autre site qui me fait plus de route en voiture (une heure au lieu d’une demi heure). Je regarde mon Tardis (comprenez mon smartphone hein) et les livres audio à l’intérieur (parce que c’est plus grand à l’intérieur) et là je vois……. Un petit Lovecraft qui m’attend. Quatre à cinq heures d’écoute. Vous pensez bien que j’ai dit oui,  carrément, je te fais la semaine si tu veux. Et en plus il pleuvait, il faisait gris et quand je rentrais, il faisait noir. Si ça, ça ne vous met pas en condition pour une lecture du grand Lovecraft !

Et celui là, j’avoue que je ne le connaissais pas encore. C’est une espèce de truc qui était tombée du ciel, une météorite, je pense bien. Et depuis cela, les gens autours tombent malade, la végétation change, les animaux aussi. Et un ingénieur va pour enquêter pour faire un barrage hydraulique dans le coin. Il en ressort forcément pas très net et on se dit qu’on s’approche du contexte d’habitude avec HPL.

Et donc, mes trajets en voiture.

Rha pinaise. Ca c’était un grand écrivain du fantastique, un fantastique novelliste. Je pourrai vouer un culte à ce mec, surtout après la Maison de la Sorcière ou même les Montagnes Hallucinées. C’est un univers complètement à part et on sent bien que HPL, même si on n’est pas toujours d’accord avec ses idées et sa vie, et bien il écrivait avec ses tripes et surtout il écrivait juste pour raconter des histoires. Pas spécialement pour vendre. Et cela se sent.

Du début à la fin, cela n’a pas pris une ride, l’auteur vous emmène dans les tréfonds de la peur. Et ce n’est pas pour rien que ses nouvelles sont régulièrement reprises dans des séries b, dans des épisodes de la 4 eme dimension (pour citer la maison de la sorcière). On pourrait faire une série juste avec ses écrits (j’imagine bien avec Air Froid aussi tiens). Bref, si vous avez envie de frissonner juste pour la soirée, de sursauter, de laisser aller la magie, que ce soit en écrit ou en audio, La couleur tombée du ciel vous fera de l’effet. Je le jure sur le Nécromicon ^^

Les gens heureux lisent et boivent du café de Agnès Martin Lugand

Présentation de l’éditeur : « Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »

Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

Un après midi au boulot.

C’était un après midi, et j’avais besoin d’une écoute vite fait bien fait que je t’embrouille pour m’enlever les bruits parasites de l’entreprise. J’ai vu qu’il y’avait les Gens, j’en avais entendu du bien, le synopsis ne m’inspirait pas mais le titre oui. Bref, j’ai cliqué pour l’avoir sur Audible et hop hop hop.

J’ai commencé le moral dans les chaussettes. Forcément, une jeune veuve qui a perdu et son mari et sa fille, qui tente de survivre, qui souffre. Cela me parle ayant perdu mon père étant jeune. Mais j’ai trouvé que cette nana là, elle n’allait pas vraiment de l’avant et je comprenais pourquoi, parce que ses parents étaient de vrais boulets. Et puis elle n’avait pas envie ce que je pouvais comprendre aussi. La perte d’un enfant est bien pire encore que celle d’un parent.

Et je suis tombée sur une romance.

Oui parce que comme ça pouf, elle part en Irlande, et elle rencontre des gens. Vous allez me dire, j’aurai fait pareil, parce que se retrouver dans les mêmes pièces que les personnes disparues, rester inactif, toussa toussa. C’était tout sauf faire son deuil. Et elle se trouve un nouveau groupe, dont un voisin (vous aurez vu mes yeux hausser d’un coup d’un seul) et avoir le comportement d’une nana sur la défensive qui au final, bah voit le bout du tunnel.

C’est pile poil ce que je n’aime pas. Et en plus c’est un premier bouquin. Et je n’ai pas aimé Diane. Du tout. Mais au moins, l’auteur a réussi un truc vachement sympa, j’ai ressenti quelque chose pour cette héroïne. Sinon, et bien c’est pas vraiment un livre sur le travail du deuil mais en fait si et c’est pas vraiment un roman d’amour et de romance mais en fait si.

C’est un livre qui se cherche, tout simplement. Et j’ai eu beau râler et pester toute cet après midi, en fait, j’ai commandé le tome 2 pour savoir jusqu’où elle s’en sort.  Donc oui, j’ai mis une note moyenne, parce que cette lecture m’a passé l’après midi. Je comprends que certains ou certaines ont pu trouver leur cam’ et c’est tant mieux. Mais j’aurai aimé que l’auteure aille plus loin, tout simplement.

Seul sur Mars de Andy Weir

Présentation de l’éditeur : Mark Watney a été l’un des premiers humains à poser le pied sur Mars. À présent, il est persuadé d’être le premier à y mourir. Lorsqu’une tempête de sable mortelle force ses coéquipiers à évacuer la planète, Mark se retrouve seul et sans ressources. Pourtant Mark n’est pas prêt à baisser les bras. Ingénieux, habile de ses mains et surtout très têtu, il affronte les problèmes en apparence insurmontables un par un. Isolé et aux abois, parviendra-t-il à survivre en faisant mentir les statistiques ?

Pour m’accompagner sur mes longues routes.

Non, pas de nouvel emploi, juste changement d’entrepôt pour vendre mes petits produits chewis. Bref, quand on vend des choses et que c’est plus pratique de déménager  l’entrepôt de la société et qu’on se retrouve un jour sur deux à changer son poste de travail en doublant ainsi son temps de trajet, je vous prie de croire que, éventuellement, on regarde bien les livres audio qu’on installe dans sa voiture, alias la Koko Mobile. Et ce livre là me faisait déjà de l’œil en livre papier, il faut dire. Et puis j’ai envie de voir son adaptation au cinéma et surtout, enfin, j’avais plus rien à écouter. Me voici me voilà, j’enclenche The Martian, trois jours pas semaine (sa peau contre ma peau) et je me surprends à attendre avec impatience cette centaine de kilomètres à faire en plus.

Parce que le narrateur vit entièrement le roman, qu’il a un talent fou et que j’ai été mais morte de rire, puis angoissée, puis intriguée, puis très intéressée. Bref, le panel d’émotions était là. Et je me suis fortement attachée à Mark (même avant qu’il n’ait le corps de Matt Damon)  parce que ce gars là, il a un optimisme incroyable. Je veux dire par là qu’il m’arriverait le dixième de ce qu’il endure sur Mars, vous voyez une image de moi assise en train de pleurer et c’est tout. Le livre ferait deux pages (ou deux minutes pour la version audio) et c’est tout.

Une formidable épopée sur une planète lointaine.

Le but du roman est plutôt simple en fait. Qu’est ce qu’on peut faire, jusqu’où on peut se dépasser pour survivre ? Alors, sur Terre, on a déjà élaboré la question, dans divers romans, scenarii catastrophes et autres joyeusetés. Mais sur Mars ? Sur une autre planète où les secours mettrons en gros plus de 4 ans à venir ? Et l’idée de génie de l’auteur, c’est de nous donner les clés de cette survie : le matériel qui te sert à fait l’oxygène, l’eau, l’habitat et la bouffe. Les besoins primaires en gros. Ensuite vient le secondaire qui a son importance : la communication. Or, sur Mars, tout l’univers est hostile car on est obligé de se créer une atmosphère terrestre. Les températures ne sont pas top, il n’y a pas d’air, d’eau ou autres choses. Rien. Et c’est à Mark de trouver la solution à tout ceci.

Bien entendu, nous le suivons sur des jours et des jours. Et il ne fait pas que manger et dormir et respirer sur Mars. Aussi, au travers de ce journal, il nous parle, pensant au début qu’il ne va pas survivre (mais il tente le coup quand même). Et enfin, quand il y a de l’espoir malgré les éléments qui se déchaînent contre lui. A aucun moment il ne flanche. Enfin si, mais il ne le montre pas tant que cela parce qu’il a une gaieté et un optimisme naturel qui nous fait dire qu’en cas de fin du monde, on veut être dans son équipe.

En bref : mais à lire, à écouter, à visionner. C’est une histoire qui vous tiendra du début à la fin. Et même quand il y a des temps morts, c’est super drôle, c’est bourré de références. Mais aussi d’informations. J’ai découvert des tas de choses (que j’ai ajouté dans mon manuel de survie, en même temps qu’une photo de Matt Damon). J’ai hâte maintenant d’avoir le temps de pouvoir voir le film, histoire de voir ce que j’ai entendu.

Conan le cimmérien, tome 1 de Robert E. Howard

Présentation de l’éditeur : Conan est l’un des personnages de fiction les plus connus au monde. Robert E. Howard l’a créé en 1932 et avec lui, l’heroic fantasy. Ce héros, ainsi que la puissance évocatrice de l’écriture de son auteur, a eu et a toujours une influence majeure, au moins égale à celle de Tolkien, sur tout l’imaginaire occidental. Pourtant, les nouvelles du Cimmérien n’ont jamais été publiées telles que son auteur les avait conçues. Elles ont été réarrangées, réécrites, modifiées, artificiellement complétées après sa mort. C’est pourquoi le livre que vous tenez dans vos mains est un événement. C’est le premier de trois volumes qui rassemblent l’intégralité des aventures de Conan, présentées dans l’ordre de leur rédaction, restituées dans leur version authentique à partir des manuscrits originaux, avec des traductions nouvelles ou entièrement révisées.

Un recueil à lire et à écouter pour tous les fans.

Cette compilation de nouvelles sur Conan le Barbare, cela faisait quelques temps déjà que je voulais la lire. Et puis je suis tombée sur la version audio et comme en ce moment, j’écoute plus que je ne lis (les embouteillages et les déplacements pro, c’est la vie). Bref, du coup, je l’ai écouté et de temps en temps, j’en relisais un bout, parce que mon attention n’était pas assez soutenue. Bref, une nouvelle par ci, une nouvelle par là. Cela va presque vite dites donc.

Et pourquoi lire et écouter Conan quand on a vu Schwarzy  et Jason Mamoa prendre le rôle…. Euuuuh. Parce que le monsieur qui a écrit les aventures de Conan n’a pas du tout pensé à un blond bodybuildé en culottes à moumoutes pour faire son héros. Ni à Kal Drogo d’ailleurs (même si pour moi, il restera toujours l’homme des cavernes dans Stargate Atlantis). Pas que je dénigre ces deux interprétations, loin de là. Car cela nous a amené Conan dans la culture de notre génération, nous qui n’avions pas de magasines à nouvelles largement diffusées, ni de Bifrost maintenant (d’ailleurs, faudrait un jour que je vous les chronique, donnez moi le rappel).

Alors les lires toutes d’un coup, c’est un peu déroutant parce que Conan est tour à tour un pirate, un roi, un voleur, un mercenaire, un barbare. Conan est au héros de nouvelles qu’on retrouve sans ordre chronologique d’un magasine à l’autre alors faites bien attention de picorer vos nouvelles aux grés de vos envies, voire de les sélectionner aléatoirement (soyons fous).


Conan, une image forte de la « Barbarie », un héros qui nous fait voyager.

Oui, plus loin que le Crom et autres images d’Epinal que nous avons maintenant de Conan le Barbare, Conan, c’était la brute intelligente, le mec super baraque qui nous embarquait dans une aventure, qui risquait sa couenne pour des causes justes et qui avait un sens de l’honneur bien à lui. Conan, c’était la force brute, la force qui va. Conan, c’était le bloc de testostérone qui nous embarquait à cheval sur la route de la Cimmérie.

Et croyez moi, cela fait du bien de le lire ou de l’écouter (oui je sais, j’y suis allée à la barbare là dedans). On se rend compte que ces récits de trois quart de siècles n’ont absolument pas vieilli et que c’est un réel plaisir de les redécouvrir (comme dans un autre domaine les Lovecraft ou plus proche encore la Compagnie des glaces). C’est bien de retourner un peu dans nos petits classiques sans prise de tête. Si vous rêvez d’aventures, suivez le Barbare

NB : oui, si vous avez remarqué, je sépare dorénavant les tomes de mes sagas. Parce que c’est un peu mon envie du moment. Pis vala 😉

Tout est sous contrôle de Hugh Laurie

Présentation de l’éditeur : On peut avoir un caractère de chien, un sens de la répartie assassin, mais rester, même malgré soi, un mec bien. Hugh Laurie, formidable interprète du Dr. House, a largement su le prouver sur le petit écran, il récidive avec ce thriller palpitant dont le héros, Thomas Lang est un ancien militaire d’élite qui, hormis sa Kawasaki ZZR1100, n’a pas grand chose à perdre. Aussi, lorsqu’on lui propose 100 000 dollars pour tuer Mr. Woolf, un riche homme d’affaire londonien, Thomas ne se contente pas de refuser poliment, mais pousse l’indécence jusqu’à essayer de prévenir la future victime du complot qui se trame contre lui. Une bonne intention ? L’enfer en est pavé. On retrouve dans ce thriller aussi prenant qu’un livre de Robert Ludlum, aussi décapant qu’un épisode de Dr. House, le mauvais esprit salvateur de Hugh Laurie, au service d’une intrigue passionnante et d’un personnage qu’on n’oubliera pas de sitôt. 

Voici bien quelques années que j’ai envie de le lire celui là.

Je pense que Tout est sous contrôle est chez moi dans tous les formats. J’ai envie de le lire, je sais que je vais prendre plaisir à le lire. Mais il y avait un certain plaisir un peu pervers peut être, je l’avoue, à me dire qu’en fait, je pouvais le garder parce que c’était une valeur sûre. Et puis un jour, je l’ai pris en format audio (après le numérique et le papier). Et une après midi au boulot, seule au monde, toussa toussa. Cela m’a permis de retrouver aussi la voix française de Hugh Laurie que j’adore. Et en plus, cette voix a un grand sens de la comédie.

Aussi, vous vous imaginez que j’ai décollée royal pendant une dizaine d’heures, écoutant un petit bout par ci, un petit bout par là, éclatant de rire acidement ou pas les trois quarts du temps. Vous avez raison, c’était un régal et peut être que l’enquête n’était pas formidable, peut être que c’était atypique, peut être que c’était l’audio qui me fallait. Mais le principal c’est que j’ai adoré du début à la fin.

De l’humour et du polar, comme je les aime.

C’est cela oui. Nous suivons un tueur à gages, Thomas, qui a un humour à la Hugh Laurie, forcément, et qui est donc d’un cynisme à tout épreuve. Un récit à la première personne, avec les pensées sarcastique de cette personne, un meurtre programmé, enfin de compte, ou pas, vous verrez bien. Une histoire d’amour ou presque, des intrigues à gogo et surtout cette voix.

C’est du policier qu’on aime lire de temps en temps, sans prise de tête, juste pour le plaisir de le voir ou de l’écouter. Je suis triste maintenant qu’il soit terminé. Mais c’est la vie, c’est comme ça, je trouverai bien un nouvel audio pour mes oreilles et mes journées en solo au boulot.

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