Les aventures de Guilhem d’Ussel, chevalier troubadour, tome 2 : Paris, 1999 de Jean D’aillon

Présentation de l’éditeur : Richard Coeur de Lion, roi d’Angleterre et duc d’Aquitaine, est atteint par un carreau d’arbalète au cours d’un siège. Il trépasse peu après, entouré de sa mère Aliénor et de son ami Robert de Locksley, connu dans sa jeunesse sous le fameux nom de Robin Hood. Accusé d’avoir dérobé un trésor, Locksley, à nouveau hors-la-loi, disparaît. Sa jeune épouse Anna Maria demande alors l’aide de l’ancien mercenaire Guilhem d’Ussel. Pourchassé par les Templiers, traqué par le prévôt de Paris, Guilhem d’Ussel retrouvera-t-il Locksley vivant ? Peut-il se fier à ces tisserands cathares, qui organisent d’étranges réunions nocturnes ? Entre les menaces qui pèsent sur la femme qu’il aime et les complots visant le roi Philippe Auguste, il se lance sur les traces de l’archer le plus insaisissable.

Une lecture au coeur d’une intrigue liant Robin des bois, Jean Sans Terre et Richard Coeur de Lion

Les aventures de Guilhem d’Ussel, une saga que je partage avec grand plaisir avec mon beau père, qui est comme moi féru de lectures historiques et d’aventure. C’est à un point que je suis très en retard sur lui sur la saga, donc il faut que je mette les bouchées doubles pour le rattraper (c’est moche de lire avec un retraité, je vous jure). Bref, cette saga avait été achetée lors d’un Salon du Livre. En 2012 ou 2013 si mes souvenirs sont bons. On avait fait une orgie de livres avec mon compagnon (une valise à peu près). Et on continue de lire cette grosse pile à lire achetée à cette occasion. Donc, vous l’avez deviné, qui dit livre papier dit lecture de pause midi au travail. Parce que parfois, mes collègues aiment bien piquer mes lectures.

On reprend les aventures de Guilhem un an après. L’action se situe sur Paris. On avait déjà croisé Robin des bois dans le tome précédent et on sait qu’un an après Guilhem a son propre fief sur Toulouse (pour ses bons services) et Robin suit la cour de Richard au Coeur de Lion. Mais voilà t’y pas  que celui ci se fait tué par un trait d’arbalète empoisonné. On accuse Robin qui se carapate à Paris pour trouver le vrai assassin et il fait appel en même temps à son pote Guilhem.

Une résolution partagée entre nos deux compaings.

C’est ce que j’ai particulièrement aimé dans ce roman. L’intrigue y est costaude comme on l’aime dans un roman d’aventure. Ledit roman est assez bien documenté sur le système moyen âgeux. Ce qui fait qu’on découvre des tas de choses de la vie quotidienne mais aussi politique et religieuse. Ensuite, ce n’est pas réellement Guilhem le héros mais surtout son pote Robin qui mène l’enquête comme il peut puisqu’il est poursuivie.

L’action est toujours aussi présente, avec des scènes de combat avec Robin qui n’ont rien à envier à certains films d’action. Quant à la résolution du complot, l’auteur nous a laissé pas mal d’indices parce que hé ! Ce n’est pas un thriller de base mais bien un roman d’aventures. Il faut donc nous laisser plus de champs libre à l’imagination plutôt qu’à cogiter sur le complot.

En bref, un second tome tout aussi plaisant que ceux que j’ai déjà lu (parce que oui, j’ai encore lu dans le désordre). Je reprendrai très vite et avec plaisir le troisième qui se situe un an après. A bientôt les Compaing !

De taille et d’estoc : la jeunesse de Guilhem d’Ussel de Jean d’Aillon

Présentation de l’éditeur : Marseille, 1187. Antoine, orphelin de treize ans recherché pour meurtre, se retrouve seul sur les routes infestées de bandits, de mercenaires mais aussi de quelques belles âmes. L’adolescent, qui dorénavant se fait appeler Guilhem, va, au hasard d’étonnantes rencontres, être initiéà l’art des troubadours tout comme à celui de la coutellerie, du lancer de couteau et du duel.
Son chemin croise, un jour, celui de Joceran d’Oc et de Jeanne de Chandieu qui, pour vivre leur passion, ont quitté l’habit et les ordres religieux. Ils n’en sont pas moins accusés d’avoir dérobé la Sainte Lance, inestimable relique rapportée de Terre sainte par les croisés.
Amour et honneur, quête de la vérité et vengeance : la grande saga du chevalier troubadour Guilhem d’Ussel peut commencer.

La jeunesse d’un de mes héros médiévaux préférés.

J’ai commencé il y a peu avec mon beau père les aventures de Guilhem d’Ussel. Et je dois dire que même si beau papa m’a piqué tous les livres et que du coup, je ne peux pas avancer aussi vite, j’ai adoré le premier tome de ce chevalier. Alors certes, c’est bourré de personnages fictifs pour mon plus grand bonheur. Mais c’est surtout bourré d’anecdotes sur la vie médiévale. Frissons et aventures garanties. Et évidemment, le personnage de Guilhem était franchement énigmatique et quand j’ai vu que sur Audiolib, il y’avait le tome sur la jeunesse de ce personnage, j’ai sauté dessus.

Sauf que mon chéri s’est mis à l’écouter aussi en même temps (bah tiens). Bref, ça a été une aventures familiale et j’ai hâte que les enfants s’y mettent (on va attendre un peu tout de même). Et donc, trois ans après l’achat du premier tome, me voici à découvrir les aventures de Guilhem, aventures plus que chargées pour un si jeune âge.

Nous voyons ici comment de travailleur du cuir, il est devenu rémouleur, lanceur de couteaux, mercenaire, troubadour, chevalier et même presque moine. C’est toute une vie déjà dans une adolescence et croyez moi, vous en serez ravis !

Une plongée dans la France médiévale.

Si l’on met de côté tout le côté thriller, enquête qui est déjà bien prenant et le côté aventure qui l’est encore plus. Nous avons ici tout un pan de la vie médiévale en France. Jean d’Aillon nous explique de l’intérieur comment cela se passe avec les habits, les habitudes, les habitations, la vie quotidienne, les repas, le braconnage, les jugements, la vie en château, la vie en ville et la vie en campagne. Nous avons aussi la description de plusieurs métiers. Et rien que pour cela, ce roman en vaut littéralement la peine. On apprend l’histoire en s’amusant (puisque lire est un plaisir) et les informations passent toutes seules.

Au point que je me suis retrouvée à faire un court de métier médiéval à un festival (Folleville) aux enfants. Ils ont beaucoup aimé ma lecture du coup, mes bandes de canailles 😉 et le ferron qui faisait l’animation aussi, je dois dire. Mais même si vous ne faites pas de festivals médiévaux, vous trouverez votre compte de voyage. Succès garanti ! 

Lettres mortes de Robert Allison traduit par Isabelle D. Philippe

Présentation de l’éditeur : 1942, au beau milieu du désert libyen. Un jeune soldat anglais reprend connaissance, sa moto totalement détruite à quelques mètres de lui. Il a sauté sur une mine et est grièvement blessé. Une musette pleine de lettres gît à ses côtés. Il ne se souvient de rien, ni de qui il est, ni pourquoi il se retrouve dans cet endroit. À la surprise de tous, il se remet peu à peu de ses blessures et occupe sa convalescence à lire les missives. L’une d’entre elles le touche particulièrement : celle qu’un lieutenant, Tuck, a écrite à la femme aimée. Le jour où une tribu de Bédouins attaque le campement, le jeune amnésique saisit l’occasion de changer d’identité et d’endosser celle de Tuck. Il va s’inventer une vie rêvée. Lettres mortes est un voyage hypnotique qui nous parle de la solitude des soldats, de leur courage et, parfois, de leur lâcheté. Robert Allison nous emmène dans les dunes fascinantes et dangereuses du Sahara, qui offrent un décor magistral, à la hauteur de la noirceur…

Un roman que j’ai choisi pour me rappeler mon adolescence.

Lorsque les Editions Denoël m’ont proposé de lire Lettres mortes, instantanément, en regardant la couverture, je me suis souvenue des Joseph Kessel dont je ne me lassais pas de lire étant adolescente. En effet, cet auteur français savait très bien relater ses récits de guerre. Et cette couverture, ouverte sur le désert, c’est tout un pan de mon adolescence qui est revenu. Aussi, lorsque je l’ai commencé, je m’attendais à quelques petites choses : de l’aventure, un récit léger, une petite quête initiatique. Et les éléments étaient au rendez vous. Aussi, me lecture fut très bonne.

En plein milieu d’un désert, un homme est retrouvé blessé et amnésique. La seule chose qu’il possède, ce sont des lettres à poster. Tentant de survivre dans un camps de blessés, il va relire ses lettres pour tenter de se reconnaître dedans. La question sera : en a-t-il besoin ? Va-t-il se raccrocher à ce passé perdu ? Va-t-il au contraire aller de l’avant ? C’est tout l’enjeu de ce petit livre.

Robert Allison nous emmène en voyage au cœur des soldats

Comme je vous le disais plus tôt, ce livre vous donne l’impression de partir loin. Et pourtant, on ne peut pas vraiment parler d’évasion car nous sommes en guerre, dans le désert et avec d’autres soldats qui ne sont pas tous un modèle de patriotisme. Nous sommes en fin de guerre, les soldats ne savent plus vraiment pourquoi ils se battent. Ils ont faim, ils sont blessés et ils ne veulent qu’une chose : rentrer chez eux. La principale question de ce livre est en réalité : Mais pourquoi sommes nous là ?

Je pense que par ce biais, l’auteur a réellement cerné les soldats, surtout les étrangers qui sont venus se battre pour la France. Autant, je pense que se battre pour son pays, on peut le concevoir assez facilement. Mais se battre pour un pays qui n’est pas le sien, au bout d’un certain moment de privations, on se pose naturellement des questions. Ainsi, l’auteur nous montre les côtés sombres de chacun, pendant que notre héros sans nom tente lui de retrouver son identité. De quel côté de la balance va-t-il pencher, lui qui est là par hasard ?

Ainsi, un bon moment de lecture pour ma part. Merci encore les Editions Denoël pour ce choix assez atypique. Mais c’est ce qu’on aime chez vous 🙂

Le vaisseau Ardent de Jean-Claude Marguerite

Présentation de l’éditeur : Yougoslavie, fin des années cinquante. Dans un petit port de l’Adriatique, Anton et Jak, dix et onze ans, assouvissent leurs rêves de piraterie en volant des bijoux, de l’argent et des instruments de navigation sur les bateaux qu’ils astiquent pendant le jour – tout un butin qu’ils entreposent dans une cave laissée à l’abandon.
Alors qu’ils doivent cesser leurs cambriolages, car pêcheurs et miliciens recherchent activement les voleurs du port, les deux garçons font la connaissance d’un ivrogne. En échange d’alcool, le vieil homme leur raconte l’épopée du Pirate Sans Nom, un forban hors du commun qui aurait disparu sans laisser de trace, tout en emportant avec lui son trésor, le plus fabuleux de l’histoire de la piraterie.
Pour Anton, ce qui n’est sans doute qu’une légende va devenir sa principale raison de vivre. Devenu un pirate des temps modernes, un pilleur d’épaves, sa quête le mènera aux quatre coins de la planète, et il découvrira que derrière l’énigme du Pirate Sans Nom s’en cache une autre, bien plus ancienne, celle du Vaisseau ardent…


C’est un roc, c’est un cap, que dis-je ? C’est une péninsule !

L’objet livre du Vaisseau Ardent, en lui même est déjà très impressionnant. Lorsque vous voyez cette couverture vous accrocher l’oeil, vous vous sentez déjà conquis. Une histoire de vaisseau (peut être fantôme), des territoires inconnus, de la magie dans l’air, voire même, si on a de la chance, une belle histoire de pirates. Il n’y a pas à dire, si vous le croisez dans les mains, vous aurez envie de le prendre !

Mais voilà que votre poignet et votre mains ont une faiblesse. La bête est sauvage, elle est lourde (près de 1600 pages) et intimide fortement. Vous vous demandez comment l’apprivoiser. Il y’ a-t-il différentes parties ? Pourra-t-on en venir à bout ? Rien que le livre en lui même demeure une aventure. C’était chez mon libraire, un samedi, et voici que l’aventure commence pour moi. Un véritable défi ! Moi ? La machine à lire bien connue ! Une brique ne me fera pas peur ! Mais je n’ai pas réussi à la dompter de suite. Heureusement, l’auteur était là pour m’accompagner, me proposant de chroniquer son livre. Je lui ai fait part de ma petite faiblesse. Mais que voulez vous ? Ma fierté en a pris un coup ! Je l’ai descendu et je l’ai dévoré !

Alors, laissez-moi vous dire, autres lecteur, ne soyez pas effrayé, les pages se tournent toutes seules.

Je ne sais pas quelles ont été les recherches de l’auteur concernant toute la mythologie du Vaisseau Ardent. Mais je suis littéralement impressionnée par la richesse, la diversité et surtout comment l’auteur s’est approprié les légendes de pirates diverses et variées. Tout ceci forme un gigantesque melting pot pour ce livre et cela fonctionne. J’ai vraiment eu l’impression qu’il a rattaché tout mon imaginaire à la réalité. Ce livre, c’est plus qu’une aventure, c’est un rêve d’enfant devenu réalité.

Aussi, les nombreuses pages tournent toutes seules car, en effet, vous vous prenez vite à cette aventure traitée en deux temps. Vous vous demandez jusqu’au bout où l’auteur veut vous emmener. Puis vous lâchez prise, vous vous laissez porter au gré du navire en savourant votre aventure de pirates modernes.

Les lames du cardinal de Pierre Pevel

Tome 1

Présentation de l’éditeur : Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l’une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse regarder des ennemis de la Couronne. L’espionnage, l’assassinat, la guerre, tout est bon tour parvenir à leurs fins… et même la sorcellerie, qui est l’œuvre des plus fourbes adversaires du royaume: les dragons! Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps ont en effet survécu et se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la cour d’Espagne est tombée entre leurs griffes… Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n’ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l’heure est venue de reformer l’élite secrète qu’il commandait jadis, une compagnie d’aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d’élégance, de courage et d’astuce, ne redoutant nul danger: les Lames du Cardinal!

Deux genres littéraires si chers à mon petit cœur

Quand j’étais adolescente, je lisais beaucoup de classiques. Parce que ma famille pensait que c’était bien pour moi (et moi aussi, il faut l’avouer). Et donc, quand j’étais adolescente, j’ai lu les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas. Et j’ai eu comme cadeau des heures et des heures de ravissement, de rêve, des aventures.

Et quand j’étais adolescente, je lisais de la Fantasy. Et je passais des heures et des heures à rêver que les dragons existent pour me démontrer leur puissance, pour me montrer que la magie existe pour de vrai. Et j’ai lu des livres et des livres à ce sujet, toujours obsédée par la puissance de l’imaginaire des auteurs..

Et puis j’ai grandi, et Pierre Pevel a écrit les lames du Cardinal. Que j’ai lu, forcément (avec deux ans de retard, royale, toussa toussa). Mais je l’ai lu et j’ai fait un bon dans mon adolescence à suivre des aventures de cape et d’épée, à maudire le Cardinal et son esprit totalement machiavélique. Et en plus, il y a de la magie et tout ce qu’il faut avec. Que demande le peuple ? A part que j’ai envie de relire les Trois Mousquetaires?

Pierre Pevel a su maîtriser le foisonnement des personnages et créer un ordre qui n’a rien à envier à sa préférence.

C’est vrai que prendre comme chef le Cardinal de Richelieu, le connaissant dans les romans,c’était un petit peu risqué. Parce que, normalement, nous sommes du côté des Mousquetaires et de la Reine, par du tout de Richelieu (alors qu’Historiquement, il était plutôt bon en politique). Bref, Pierre Pevel décide de créer les Lames du Cardinal qui correspondent à peu près aux Mousquetaires mais avec des capacités un peu plus magiques

Donc, pleins de personnages ont dû apparaître, alors qu’il a dû se douter que nous en connaissions d’autres et donc que nous chercherions ceux là aussi. Et bien l’auteur a réussi son pari. J’ai scruté et j’ai scruté le moindre petit défaut dans l’agencement de ces personnages et non, nous n’avons pas de caricatures des anciens, nous n’avons pas non plus des personnages fades et nous avons aussi quelques clins d’œil. 

En bref, oui je vous ai largement comparé les deux auteurs, dans les grandes lignes et grossièrement, je vous l’accorde. Mais je voulais surtout vous donner l’envie de découvrir tout ceci par vous même. Car il y a des livres qui ne se racontent pas. Ils se lisent, tout simplement.

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑