Voyage au centre de la terre de Jules Verne

Présentation de l’éditeur : Dans la petite maison du vieux quartier de Hambourg où Axel, jeune homme assez timoré, travaille avec son oncle, l’irascible professeur Lidenbrock, géologue et minéralogiste, dont il aime la pupille, la charmante Graüben, l’ordre des choses est soudain bouleversé. Dans un vieux manuscrit, Lidenbrock trouve un cryptogramme : Arne Saknussemm, célèbre savant islandais du XVIe siècle, y révèle que par la cheminée du cratère du Sneffels, volcan éteint d’Islande, il a pénétré jusqu’au centre de la Terre ! Lidenbrock s’enflamme aussitôt et part avec Axel pour l’Islande où, accompagnés du guide Hans, aussi flegmatique que son maître est bouillant, ils s’engouffrent dans les mystérieuses profondeurs du volcan…

Encore un livre de mon enfance.

Il faut savoir que, peut être à raison, peut être à tort, on n’est pas là pour juger, ma famille considérait que lire des classiques devait faire partie de mon éducation. Alors mon grand père était plutôt Hector Malot, mon autre était plutôt Emile Zola, ma maman, elle aime bien Jules Verne. Et cela s’est vite vu dans ma bibliothèque. Et je pense que c’est aussi pour cela que j’aime autant de genres, parce que j’ai eu beaucoup d’influences lecture.

Je me sentais d’humeur morose et cela voit tout de suite car dans ces cas là, je me mets en mode cocooning. Et c’est tout naturellement que je me suis tournée vers un livre de mon enfance. Pas un de mes préférés, cela dit, mais un quand même : Voyage au centre de la terre.

Jules Verne et moi, cela a toujours été une belle amitié car même lorsque le roman n’est pas un coup de coeur, je me laisse porter par ses mots, tout simplement. Et automatiquement, je me souviens de la première fois que je l’ai lu. C’était un été dans la Drôme où, comme tous les ans, je partais en camping avec mon grand père, dans sa vieille caravane. Souvent, le soir, je restais devant l’auvent, je m’asseyais auprès d’un arbre et sous les crissements des cigales, je lisais. C’est cette ambiance que j’ai aussi retrouvé : l’odeur de lavande, le bruit de l’eau et le bruit d’une partie de carte des adultes.

Voyage au centre de la terre a été une source d’inspiration folle pour notre génération

Oui, je sais, on pourrait dire cela de tous les Jules Verne. Mais quand on voit le nombre d’adaptation cinématographiques, séries, des allusions, des reprises dans des dessins animés voire dans d’autres films. Il faut le dire à un moment donné, Voyage au centre de la terre a marqué notre imaginaire, même si l’écriture si particulière de Jules Verne ne plaît pas à tout le monde.

Ce roman aspire au voyage, mais aussi il s’interroge sur ce qu’est devenue la faune et la flore de notre terre du temps des dinosaures. On se demande forcément d’où l’on vient et l’auteur va au centre de tout, dans le cocon universel : le ventre de la terre. A cela, il tente de trouver un moyen scientifique d’y accéder (avec les connaissances de l’époque) et il nous sert tout ceci sur un beau plateau d’argent.

Une belle aventure que ce livre là. Si vous aimez le mélange des genres, ce livre reste pour vous 🙂

Le Tour du Monde en Quatre Vingt Jours de Jules Verne

Présentation de l’éditeur : Le roman raconte la course autour du monde d’un gentleman anglais, Phileas Fogg, qui a fait le pari d’y parvenir en 80 jours. Il est accompagné par Jean Passepartout, son serviteur français. L’ensemble du roman est un habile mélange entre récit de voyage et données scientifiques comme celle utilisée pour le rebondissement de la chute du roman.

Un roman qui a marqué mon enfance.

Je vous mets ici l’édition que j’avais quand j’étais petite. Et je dois avoir une collection de Jules Verne assez impressionnante car j’en sème un  peu partout au gré de mes déménagements. La belle édition est chez ma môman. L’autre, chez ma marraine. Il doit y en avoir une chez ma tante (mais j’ai un doute). Et j’ai une version poche chez moi. Il manquait le boulot. Ce sera donc une audio. Et franchement, cette après midi d’écoute était sublime.

Mes pauvres collègues ne m’ont jamais vu autant fuir les pauses de la journée je crois. Et j’ai même fait une heure sup pour pouvoir le terminer (en espérant que Patron ne regarde pas cet article sinon il va m’appâter avec du Verne pendant les grosses périodes). Mais voilà : Verne, Kessel, Hemingway, des auteurs qui ont marqués mon enfance et qui m’ont poussé à voyager, qui m’ont donné un regard plus large sur le monde, et surtout qui ont poussé mon imaginaire (oui parce que quand j’étais petite, la fantasy, je ne connaissais pas).

Phileas Fogg, mon gentleman extraordinaie

Peut être que les gamines rêvait d’avoir un prince charmant comme époux avant. Mais moi, je voulais partir à l’aventure avec Phileas Fogg (chacun ses petites perversions vous allez me dire). Mais cet homme qui ne dit jamais rien, mais qui, dès qu’il a un but, est capable de tout abandonner et de tout sacrifier pour y parvenir. Mais lorsqu’il voit une demoiselle en détresse, il est aussi capable de tout risquer par bonté d’âme. Ça c’est une grandeur d’âme typiquement anglo saxonne, ou du moins l’image que l’on se donne.

Car s’il suscite autant d’admiration de ma part mais aussi de la part de Passe Partout, Phileas Fogg ne demeure pas moins une énigme car l’homme ne se dévoile pas en paroles. Il ne se dévoile qu’en actes. On peut dire que c’est un des rares hommes qui ne ment pas, en fin de compte. Car ce qu’il dit, il le fait. Il n’y a pas de tricheries avec lui, il n’y a qu’une relation vraie, tangible. Certes, elle peut être angoissante parfois car il ne comble pas les trous avec de vaines paroles. Il économise toutes ses communications. Et il a des habitudes de vieux garçons mais il est capable toutefois de les abandonner. C’est un homme libre qui n’est esclave de rien ni personne.

Quand la folie est calculée

Quand Phileas Fogg annonce d’un coup que le Tour du monde peut se faire en 80 jours. Fallait imaginer ma tête à l’époque. Car, pour moi, tu prenais l’avions et 48 heures plus tard, c’était plié en gros. Mais ensuite, j’ai imaginé l’aventure que cela aurait pu être sans avion. Avec juste le bâteau et le train comme moyen de transport. Et bien, le petit sifflement d’admiration vient bien vite.

Pourtant, il a tout calculé, avec les avaries, les horaires de transport, les contretemps….  On voit que peut être, il s’était déjà penché sur la question, comme si cet homme voyageait déjà en esprit depuis des années.

Enfin bref, je ne vous ferai pas un topo sur le style d’écriture. Ni sur les autres personnages. C’est un classique qu’il faut découvrir et je pense que Jules Verne a son style bien particulier.

Le clan suspendu d’Etienne Guereau

Présentation de l’éditeur : Un clan haut perché dans les bois. Un ennemi étrange. Seule une jeune fille osera désobéir afin d’échapper à son destin. Ismène vit parmi les siens, dans un village accroché à dix mètres de hauteur. Tous pratiquent des rites immuables et répètent inlassablement Antigone, la tragédie qu’il leur faut connaître sur le bout des doigts. Descendre leur est interdit, car en bas une créature sanguinaire massacre ceux qui s’aventurent sur son territoire… Quand le jeune Hémon décide de contester l’ordre établi, tout bascule. Pour fuir cet univers oppressant et comprendre le sens profond de la tradition qui leur a été inculquée, Ismène va devoir percer le secret qui menace son clan.

Des avantages et des inconvénients de se faire appâter par les Editions Denoël

Parce qu’ils ont une super équipe adorable qui prennent le temps de chouchouter leurs bloggeurs, j’attendais avec impatience, à mon retour des vacances, j’attendais que l’équipe rentre aussi. Coïncidence ? L’équipe de Service Presse était au taquet et me propose de suite deux romans. Je regarde. Et que je vois pas ce livre avec une couverture, certes toute simple, mais tellement jolie (moi femme futile). Et quant au résumé ? Des gens dans des cabanes en hauteur répétant inlassablement Antigone (une de mes pièces préférées). Cela se passe quand ? Qu’est-ce qui arrive ? Tout était là.

Mais voilà, une fois la bête arrivée, je tournicote autours, je me demande toujours s’il va se passer quelque chose (sans lire le livre, vous vous en doutez bien). Je regarde de nouveau la quatrième de couverture qui me laisse dans un flou artistique complet. Je fais style de bouder et je me lis un chapitre comme ça pouf à la volée et je me rends compte que cela n’arrange pas du tout mon problème (bande de petits canailloux)

Un roman qui rend totalement addictif 

Ainsi, de petits dej en petits dej (j’adore lire le matin pour me réveiller), je me rends compte que plus ça va, plus je me prends au jeu de la vie de ces gens dans le Suspend. Ils ont un rituel le matin, ils vivent dans des cabanes dans les arbres et les hommes vont chasser de temps en temps. Il y a des séances d’éducation où on apprend à lire mais aussi des séances de récitation sur la pièce d’Antigone. Et on se demande du coup mais pourquoi cette pièce ? Car tout le monde ici ou presque a un nom issu de cette pièce. Qui plus est, chaque moment de leur vie est en fin de compte tiré de cette pièce car dès qu’ils se posent des questions, ils se réfèrent à Antigone.

C’est comme si la seule source de votre savoir n’était disponible que dans un bouquin. Livre qui n’existe plus mais qui subsiste dans la tradition orale. Et je me dis que l’auteur nous reprend l’obscurantisme en plein et c’est cela qui est très intéressant. En effet, vous avez un peuple qui est en microcosme et en autarcie complète. La première génération étant décédée, la seconde ne fait que ressasser les connaissances digérées de la première. Ainsi, la pièce de théâtre d’Antigone prend de plus en plus d’importance comme vous pourrez le voir en lisant ce roman.

Pour maintenir l’autarcie, une menace.

Ces gens restent en hauteur pas par leur propre volonté. C’est juste qu’en bas, il y a Anne, une espèce de monstre qu’on ne voit jamais et qui tue de gens s’ils sont en bas. Aussi, de temps en temps, les chasseurs viennent. Mais ils sont des traqueurs traqués. C’est dangereux de descendre (même si on n’a pas vu le monstre) aussi, on reste en haut.

Cette promiscuité va engendrer des tas de choses comme la propension des rumeurs à se développer vitesse grand V, à un combat pour savoir qui est le chef, à des connaissances qui vont à reculons. Bref, il n’y a qu’Ismène qui pourrait avoir la curiosité de démêler tout cela. Mais va-t-elle avoir le courage de le faire ? Car il ne faut pas oublier qu’à 13 ans, elle n’est encore qu’une enfant et a beaucoup à craindre des monstres.

En bref, un roman qui vous agrippera totalement, et qui vous projettera dans le Suspend. Un grand merci les éditions Denöel pour cette sélection 🙂

Les aventures de Guilhem d’Ussel, Chevalier Troubadour de Jean D’Aillon

Tome 1 : Marseille, 1198

Présentation de l’éditeur : 1198. Enlevé par des inconnus, Roncelin, vicomte de Marseille, a disparu. Sept compagnons partent à sa recherche. Parmi eux, Hugues de Fer, ancien croisé, le médecin Averroès, un frère et une soeur saltimbanques romains, et le meilleur archer d’Angleterre, Robert de Locksley. A leur tête, Guilhem d’Ussel, joueur de vielle et fine lame. Mais, dans cette équipée, certains semblent être animés de tout autres desseins. Quelles sont les véritables raisons de leur venue à Marseille ? Quel est le rôle des consuls de la ville ? Pourquoi ces écorcheurs qui rôdent dans les campagnes ? La riche ville phocéenne attire bien des convoitises, à commencer par celle du pape Innocent III.

Une prise de connaissance des personnages.

Cette saga me faisait de l’œil au salon du Livre de Paris de 2013 car elle mélangeait enquête et Moyen Age. Aussi, après quelques mois d’attente (car le Beau Papa me les a évidemment piqué de suite, lui qui est féru d’Histoire), j’ouvre en trépignant le premier volet des aventures de Guilhem d’Ussel.

Nous avons là un chevalier troubadour au passé plutôt sombre. Il est un peu notre James Bond du Moyen Age. Il est envoyé sur Marseille, métropole d’échange pour les Croisés, pour enquêter sur la disparition d’un noble. Il y rencontre un autre chevalier : Robin des Bois (n’imaginez même pas mes petits cris de fan délurée), un couple de jongleurs espions et un médecin maure.

Tout le long du premier tome nous sert donc à en découvrir plus sur Guilhem, savoir ce qui est advenu de Robin des Bois après ses aventures dans les forêts de Sherwood et son mariage avec Marianne, savoir ce que veulent les jongleurs et les motivations du médecin.

Tout ceci fonde un premier tome très dense en matière de psychologie des personnages, ce qui est déjà m’a beaucoup ravie.

Entre fiction et réalité, mon cœur balance

Mais évidemment, j’étais partie pour l’aventure, pour en savoir plus sur cette période que je ne connaissais pas. Et Jean d’Aillons a réussi son pari. Tout d’abord, il nous décrit la situation géo politique de Marseille, avec des détails historiques très précis. A cela, il mêle des personnages que nous connaissons tous et développe leur histoire. Et au dessus, il y ajoute sa propre fiction.

Ce sont ces ingrédients là qui ont fonctionné : une belle plume, une belle enquête, une immersion totale. J’ai appris des tas de choses sur cette période et sur cette ville. J’ai aussi eu envie de parcourir d’autres villes. Mais ça, c’est pour le prochain tome 🙂

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