Le pacte des Marchombres de Pierre Bottero

Tome 1 : Ellana

Présentation de l’éditeur : « Ellana, la voie des Marchombres ne t’apportera ni richesse ni consécration, elle t’offrira en revanche un trésor que les hommes ont oublié ta liberté. SI tu le désires, je peux accompagner tes premiers pas » « Que voulez-vous dire ? »

Ellana, le récit de toute une initiation

Touts ceux qui ont lu la Quête d’Ewilan et qui se retrouvent devant ce tome 1 du Pacte des Marchombres ont dû se retrouver dans le même état d’excitation que moi. Qui est Ellana, ce personnage fort et énigmatique qui est apparu auprès d’Ewilan ? Qui sont les marchombres qui apparaissent comme un peuple sombre et malconnu ? Aurons nous enfin les réponses?

Et bien, nous commençons par la vie d’Ellana, son enfance. Cette histoire est à la fois dure et envoûtante. Ellana est une gamine à la fois curieuse et rêveuse car elle recherche sans arrêt deux réponses à ses questions. Elle perd ses parents dans un voyage, est recueillie par un peuple de petites personnes puis retourne chez les humains pour tomber sur un groupe d’enfants voleurs pour enfin rencontrer les Marchombres.

Grâce à eux, elle va découvrir la vérité sur la mort de ses parents et à partir de là, elle pourra regarder vers l’avenir et faire ses choix, comme faire son apprentissage et devenir une femme à part entière : libre.

Ellana apprend par là le lourd tribut de la liberté.

Etre libre, c’est tout d’abord renoncer à plein de choses. En effet, elle apprend qu’elle devra quitter ses deux pères adoptifs. C’est la première étape douloureuse du récit qui la mènera sur le chemin des hommes. Ensuite, elle devra renoncer à une amie qui est trop fragile pour qu’elle puisse la protéger. Et ceci pour découvrir la vérité sur la mort de ses parents. Enfin, pour apprendre la vérité sur elle-même, elle devra renoncer à son premier amour, un jeune garçon qui ne l’aime que pour la compétition. C’est un lourd tribut pour une aussi jeune femme.

Toutefois, si la liberté a un prix, elle a aussi ses cadeaux. Tout d’abord, l’amour de ses proches, même loin d’elle, l’accompagne et lui donne de la force. Ensuite, Ellana apprend l’accomplissement de soit au travers des épreuves qu’elle endure. En voulant se dépasser elle-même, elle a la récompense ultime de sa voie. Enfin, elle apprend le respect et l’admiration qu’elle a pour son maître. Et il n’y a rien de tel, pour apprendre à être libre, que d’avoir un modèle de sagesse que l’on aime pour sa force mais aussi pour ses faiblesses.

En résumé, un excellent tome d’introduction qui laisser présager deux autres tomes palpitants. Et surtout, quelle joie de retrouver la plume de Bottero !

Les portes du secrets de Maria V Snider

Tome 1 : Le poison écarlate

Présentation de l’éditeur : Si tu veux continuer à vivre, Elena, il te faudra une dose quotidienne de cet antidote… Enfermée dans les cachots du château d’Ixia et condamnée à mort pour le meurtre de l’homme qui l’a violée, Elena croit sa dernière heure venue. Mais c’est un étrange marché que lui propose Valek, le chef de la sécurité d’Ixia, qui vient de l’arracher à sa geôle : elle sera exécutée le jour même ou deviendra goûteur du Commandant Ambroise, et risquera la mort à chaque plat qu’elle goûtera. Pour être certain qu’elle ne s’enfuit pas, Valek fait avaler à Elena une dose mortelle de Poussière de Papillon. Afin de rester en vie, Elena devra chaque jour prendre l’antidote dont seul Valek connaît la formule.
Alors qu’autours d’elle complots et trahisons se multiplient, Elena reçoit l’aide de la mystérieuse Irys qui lui révèle ses pouvoirs de magicienne.
Des pouvoirs qui, tenus cachés, pourraient lui permettre de s’échapper d’Ixia, mais aussi de se soustraire à Valek, cet homme au charme vénéneux et à la menace du poison écarlate.

Maintenant, je peux dire que j’ai été bluffée par un Darkiss.

Non mais, je l’admets totalement, je choisis mes lectures en fonction des maisons d’édition et de leur collection. Quand Clen m’a dit que Le Poison Ecarlate c’était trop bien, j’ai vérifié son taux d’alcoolémie. Une collection d’Harlequin, trop bien pour moi ? Vous rigolez j’espère ! Et bien oui, c’était même génial et merci de m’avoir surprise à ce point. Des cadeaux comme cela, j’en veux tous les jours. Je me suis régalée pendant toute la lecture.

Alors oui, il y a des facilités. La première, c’est Elena qui apprend son métier de goûteur en quelques jours. Et puis elle est trop sympa. Et elle tombe amoureuse de Valek. Vous pensez que c’est important ? Même pour moi ? Que nenni ! Le reste est tellement riche que j’ai dû faire des efforts de mémoire et de fierté pour vous rappeler tout cela.

C’était surtout sérieux sans être lourd, drôle sans être redondant, amoureux sans être niais. Bref, c’était bien écrit.

Elena, une héroïne plus complexe qu’on ne le croit.

Mais même si ma première partie vous a déjà convaincu, on va s’attarder sur Elena la gentille. Et c’est vrai que pour une meurtrière, elle est vachement sympa : intelligente, bonne pâte, acrobate, et même bonne guerrière.

Mais ce n’est pas un petit papillon rose, c’est juste une personne qui a de gros bleus à l’âme, qui tente de s’en sortir, d’affronter ses peurs et ses démons. C’est une femme qui est craintive mais qui essaie de trouver des moyens pour se battre. Et je me rends compte que si j’avais eu tout ce qu’elle a subie, je n’aurai peut être pas réussi à faire tout cela.

Car dans ce livre, on n’est sûrs de rien : de ses alliés, des vérités mis en route par le régime, de sa nourriture, des rumeurs. Il n’est pas facile de trouver sa nature dans un tel climat de suspicion. Surtout que Valek est là pour vous embrouiller à chaque progrès que l’on pense faire. En effet, dès qu’Elena a une certitude, il est là pour la balayer.

Une mythologie aussi très subtile.

Enfin, il n’y a pas que les personnages dans la vie, ni l’intrigue (et pourtant, ces deux là sont déjà bien costauds). Il y a l’univers créé par l’auteur et permettez moi de vous dire que c’est du solide.

Parlons d’Ixia. C’est un royaume qui subit une dictature, mais nous ne sommes pas sûrs que cette dictature soit mauvaise car elle a supprimé un régime bien pire. Cet empire est aux mains d’un personnage très énigmatique, Ambroise, qui a banni toute forme de magie. Et lorsqu’on voit les dérives qui ont été faites, on comprend pourquoi.

Aussi, voilà un royaume de transition, une dictature ultra ferme qui sert à remettre le pays d’aplomb. Mais n’est-ce pas trop au final ? Sûrement, mais ce qui a fait la force de ce roman, c’est que quelque part, on comprend les causes de ce régime politique. A voir comment tout cela va évaluer.

Les châteaux de Dianna Wynne Jones

Tome 1 : Le Château de Hurle

Présentation de l’éditeur : Sophie est l’aînée des filles d’un chapelier fort réputé de la ville de Halle-Neuve, située dans le royaume d’Ingary. À la mort de leur père, les trois sœurs se voient obligées d’apprendre chacune un métier, et Sophie est tout naturellement désignée par sa belle-mère pour reprendre l’entreprise familiale. Dans le fond de l’atelier, le temps ne passe pas vite et on s’ennuie ferme à coudre des roses aux bonnets et des voilettes aux capotes de velours. Un jour pourtant, l’existence morne et solitaire de la jeune fille prend un tour inattendu lorsque la sorcière du désert lui rend visite et la transforme en vieille femme. Sophie se voit contrainte de quitter la ville et d’aller chercher fortune quand, sur sa route, un étrange château appartenant à un magicien nommé Hurle apparaît dans le paysage. L’homme a la terrible réputation de séduire les belles et de les croquer. Qu’à cela ne tienne, Sophie a bien l’intention de se faire adopter et de s’initier à la sorcellerie pour retrouver son apparence d’antan.
Heureusement, dans ce pays enchanté, tout est possible si l’on sait être patient… Sortilèges, bottes de sept lieux, capes d’invisibilité, transformations en tout genre rythment ce roman fort bien écrit et d’une densité étonnante.

Un conte de fée merveilleux.

Alors, autant vous le dire de suite, j’avais triché en regardant il y a déjà quelques temps le Château ambulant qui est l’adaptation animée de ce roman. Lorsque je l’avais vu dans le Baby Challenge Fantasy 2013, et que j’ai galéré comme pas deux pour toruver le livre, je peux vous dire que j’étais résolue à le caser cette année. Le premier bilan sera pour vous dire que l’adaptation est franchement bien faite.

Mais pour ceux qui n’ont pas vu le Château ambulant, de quoi ça parle ce roman de fantasy jeunesse ? Cela parle d’un royaume avec des sorciers et des sorcières. Là dedans, vit une famille dont Sophie est l’aînée. mais Sophie, à cause de son franc parler, se fait transformer en vieille femme par la Sorcière du Désert.

Elle qui n’était dévouée qu’à son travail, va partir à l’aventure, jusqu’au château de Hurle, histoire d’espionner le magicien de Hurle pour faire lever son mauvais sort. On verra donc la vie de Sophie dans cet endroit bizarre et mystérieux.

C’est dans le noyau familial que l’on peut trouver son bonheur.

Dans ce château, Sophie, en tant que vieille dame, va se créer un cocon familial où elle arrivera à trouver le bonheur. Tout d’abord, elle va s’installer dans le château, dépoussiérer les pièces et surtout bousculer les habitudes des habitants, Hurle, son apprenti et Calcifer, le démon de la maison.

Petit à petit, ces personnages vont s’apprivoiser, et enfin s’aimer. Cet amour, ce foyer, va créer une formidable magie naturelle qui va repousser toutes les malédictions. Cette magie va partir à la recherche de la Vérité, à la recherche de ces petits moments qui font le quotidien. Et c’est cela que j’aimerai retenir de cette histoire.

Fils des brumes de Brandon Sanderson

Tome 1 : L’Empire ultime

Présentation de l’éditeur : Les brumes règnent sur la nuit,
Le Seigneur Maître sur le monde.
La jeune Vin ne connait de l’Empire Ultime que les brumes de Luthadel, les pluies de cendre et le regard d’acier des Grands Inquisiteurs. Depuis plus de 1000 ans, le Seigneur Maître gouverne les hommes par la terreur. Seuls les nobles pratiquent l’allomancie, la précieuse magie des métaux.
Mais Vin n’est pas une adolescente comme les autres. Et le jour où sa route croise celle de Kelsier, le plus célèbre voleur de l’Empire, elle est entraînée dans un combat sans merci. Car Kelsier, revenu de l’enfer, nourrit un projet fou : renverser l’Empire.

Le parcours de Vin vers un monde plus stable

Fils des Brumes, c’est un peu l’histoire de Vin. Vin est une skaa et une voleuse. Enfin, c’est une orpheline. Et oui cela fait déjà beaucoup de choses car nous avons à peine le temps de voir le paysage. Nous sommes dans une ville très sale car des cendres tombent tout le temps. Et le soir, les Brumes tombent et des spectres peuvent en sortir. Déjà, nous savons que nous sommes dans un univers extrêmement mystérieux mais féodal. En effet, la société est divisée entre esclaves (les skaa) et les nobles. Il faut savoir que les Skaa sont vraiment opprimés par les nobles. Et bien entendu, les nobles sont muselés par l’Empereur, sorte de demi-dieu persécuteur.

C’est dans cet univers particulièrement sombre et intriguant qu’évolue Vin, une orpheline Skaa. Mais voilà, Vin a comme un pouvoir qu’elle appelle le Porte Chance. C’est quelque chose qui lui permet d’influer sur les émotions des gens. Or, le jour où elle rencontre Kelsier, elle se rend compte que son Porte Chance fait d’elle une Fille des Brumes c’est à dire qu’elle peut brûler des métaux pour agir sur le mental d’autrui ou sur le monde physique, chaque métal ayant une particularité.

Bin, qui a toujours été rejetée, va tout d’abord découvrir le sens du mot groupe. Puis, le sens de l’amitié et de l’amour. Cette découverte se fait réellement petit à petit, de manière très réaliste. Cette gosse très craintive se transformera en jeune femme de plus en plus séduisante et érudite. Grâce à elle, nous pourrons découvrir le milieu des nobles (où elle va s’infiltrer). Petit à petit, elle va découvrir ce que c’est d’appartenir à un groupe, à une famille, à faire confiance aux gens et surtout à se laisser porter par un projet. Enfin, nous découvrons aussi le pouvoir de l’allomancie, comment il fonctionne et quels sont ses effets.

Kelsier, c’est l’histoire d’un espoir.

Comment parler de Vin sans parler de celui qui l’a élevée à ce niveau  : Kelsier, cet homme insondable ? Nous savons qu’il a survécu aux mines d’atium et qu’il peut marcher dans les Brumes. Ce qui m’a frappée chez lui, c’est qu’il sourit tout le temps, ce qui est une réelle bouffée d’oxygène dans ce monde si sombre.

Kelsier, c’est le Fils des Brumes, un pratiquant de l’allomancie totalement incontrolable qui va réveiller la révolte des Skaa. Il va mener le combat contre l’Empereur qui a opprimé les Skaa contre les nobles qui ne font rien pour que cela change. Ces nobles ont joué le jeu de l’Empereur et permettent ainsi de perpétuer voire d’entretenir ces injustices.

Kelsier, c’est un peu le bon camarade. Parfois, le professeur d’allomancie avec Vin. mais c’est aussi et surtout un meneur, un manipulateur de foules, un grand orateur. C’est un de ceux qui font bouger les choses. Petit à petit, nous nous rendons compte qu’il devient plus qu’un homme avec ses certitudes et ses doutes mais aussi une image, une icône. Kelsier, c’est avant tout l’image de l’espoir vers un monde sans Empereur, un monde où Skaa et nobles deviendront un peu plus égaux.

Un monde de fantasy complet.

Et oui, l’auteur n’a pas laissé de détails dans ce premeir tome. Souvent, on se dit tome d’introduction, tout ça…. Abandonnez de suite cette idée. Ce premier tome est complet, car il pose l’univers, avec son histoire, mais aussi des personnages très profonds. Ensuite, les personnages ne font pas qu’obéir aux ordres. Ils réfléchissent sur la différences avec les skaa, ce qui est vrai ou faux, juste ou non. Chaque personnage cache quelque chose, a une personnalité double

Ce qui nous amène à nous demander quelles réactions nous aurions eues, quel personnages nous aurions été vraiment. Vous toucherez à l’idée de rebellion pure, à l’idée de confiance. En bref, allez le lire, vous m’en direz des nouvelles. Si vous n’êtes toujours pas convaincus, allez voir l’avis de Ptitelfe, on l’a lu ensemble.

Tome 2 : Le Puits de l’ascension
Présentation de l’éditeur : Le Seigneur Maître est tombé.
La guerre peut commencer.
En mettant fin au règne brutal et millénaire du tyran, ils ont réalisé l’impossible.
À présent, Vin la gamine des rues devenue Fille-des-Brumes, et Elend Venture le jeune noble idéaliste doivent construire un nouveau gouvernement sur les cendres de l’Empire. Mais trois armées menées par des factions hostiles, dont celle des monstrueux koloss, font le siège de Luthadel. Alors que l’étau se resserre, une légende évoquant le mystérieux Puits de l’Ascension leur offre une lueur d’espoir.
Et si tuer le Seigneur Maître avait été la partie la plus facile ?
Vin et Elend doivent apprendre à se trouver après le Survivant.
Après avoir vécu tellement de choses, tellement d’épreuve avec Kelsier, même après avoir gagné la bataille, la victoire a un goût amer. La victoire laisse un grand vide. Luthadel est revenue à Vin et à Elend qui forment ainsi le nouveau couple royal, si l’on se réfère aux anciens codes. Car Elend a décidé de tout réformer, fort de ses études philosophiques et politique.
Plus personne n’a de repère car c’est un peu difficile à avouer, tout le monde s’attendait à ce que Kelsier, le Survivant, et bien survive et prenne la tête du peuple. Mais voilà, il n’est pas là et Elend prend la douloureuse charge de le remplacer. Non seulement il réforme tout mais il va être sans cesse comparé à lui. Au fur et à mesure de la première partie, on sent ce poids sur les épaules d’Elend qui n’est pas assez fort, pas assez royal pas assez Kelsier. Même quand il écrit, ce n’est pas aussi bien que lui. Et lorsqu’il se tourne enfin vers Vin, il sent un regard critique.
Quand on regarde Vin et Elend, on sent une belle histoire, un très bel amour mais il y a un vide entre eux. Car Vin a été maltraitée mentalement et physiquement toute son enfance. Elend, lui, a été dénigré par son père et tenu pour ridicule par toute la Cour des Nobles. Ces deux là commencent à progresser mais là encore, c’était grâce à Kelsier. Et Kelsier n’est plus là !
Mais ils doivent aussi apprendre à aimer leur peuple.
Ce qui manque cruellement à tout le monde, c’est la confiance. La confiance entre Elend et le peuple. En effet, c’est un gentil philosophe mais il ne se considère pas comme un roi, et donc les gens non plus. L’un des grands chantier d’Elend sera de placer la confiance des gens en lui, alors que deux armées assiègent la ville, alors que tout espoir semble parti, alors que le Survivant n’est plus.
Il doit aussi avoir de la confiance entre Vin et Elend car il est indéniable que ces deux là sont la clé de l’espoir de Luthadel. Ils doivent avoir confiance l’un envers l’autre alors qu’il s viennent tous deux d’un milieu opposé : l’un est noble et l’autre Skaa. Leur union, si elle fonctionne, représente les enjeux de toute la ville, une union entre classes.
S’ils arrivent à s’aimer, s’ils arrivent à se faire aimer de leurs compagnons, s’ils arrivent à devenir proches du peuple et à se faire aimer de lui, l’espoir renaîtra et Luthadel survivra. Et croyez moi, plus on apprend à les connaître, et plus on se prend à les soutenir nous même. On se prend à souhaiter que cela fonctionne parce qu’on aime profondément cette bande et on aime leur projet.
Tome 3 : le Héros du siècle
                                                                                                            Présentation de l’éditeur : Pour mettre fin à la tyrannie, Vin a tué le Seigneur Maître.
Mais en essayant de fermer le Puits de l’Ascension, elle a laissé s’échapper une des formes maléfiques de l’Insondable. Depuis, ses Inquisiteurs et les brumes font toujours plus de victimes, tandis que les cendres qui tombent du ciel sont devenues incroyablement lourdes, menaçant d’ensevelir le pays et d’affamer les hommes. Vin et l’empereur Elend Venture espèrent sauver ce qui peut encore l’être. Mais pour cela, ils devront découvrir les derniers secrets du Seigneur Maître : l’ultime cachette d’atium, le plus puissant métal des Fils-des-Brumes, et l’identité du Héros des Siècles.
Une fin de cycle magistrale
Oui je sais, il y a un tome 4 nommé L’Alliage de la Justice. Mais cela ne correspond pas du tout à la même période ni surement à la même quête d’ailleurs donc on peut considérer raisonnablement que c’est la fin d’un cycle dans cette saga. Mais quelle fin !   Comme de bien entendu, moi et ma LCteuse habituelle, nous avons savouré chaque ligne, nous avons vibré chaque soir devant ce long roman où chaque ligne était une aventure. Jamais je n’ai été autant tenue en haleine par une histoire à ce point. L’univers est à ce point complexe et a une tel
le pointe d’originalité qu’on peut se dire qu’on ne lira rien de similaire.
C’est aussi un grand déchirement car nous quittons définitivement ces personnages qui nous ont accompagné pendant des milliers de pages. Mine de rien, nous subissons là une espèce de deuil littéraires que les gros lecteurs connaissent bien. Une fin de saga, c’est aussi une page qui se tourne, que cela nous convienne ou pas. C’est aussi la promesse d’autres horizons. Aussi, nous voilà à la fois tristes, à la limite du découragement et de la mélancolie. Oui, depuis, nous faisons une pause car il faut du temps avant de se remettre à une autre saga. (mais nous vous réservons des surprises ne vous inquiétez pas).
Un auteur qui joue à la crêpe avec vous.
Vous savez ce que c’est, un auteur énervant qui vous donne toutes les clés en main depuis le débout mais qui vous jette sans arrêt des fausses pistes ce qui fait que lorsque vous connaissez la fin, et bien non seulement elle vous parait évidente mais elle vous coupe le souffle. C’est le cas avec Brandon Sanderson. Il est extrêmement doué pour nous passer d’une émotion à une autre, pour vous donner de faux indices, pour vous flouer, pour vous surprendre. Cet auteur suscite des sentiments des plus variés et je peux dire que grâce à lui, j’ai vécu pendant quelques temps d’une manière très intense !
L’art du récit est de très loin maitrisé pour Brandon Sanderson et vous aimerez passer des heures à monter des hypothèses et à chercher le fonctionnement de l’histoire, croyez moi. En sommes, que du bonheur pour Fils des Brumes. Je n’ai qu’une hâte : découvrir d’autres choses de l’auteur, découvrir d’autres romans de cette qualité pour me mettre des images pleins la tête 🙂
Pour l’avis de Ptitelfe, cliquez ici

Les Salauds Gentilshommes de Scott Lynch

Tome 1 : Les mensonges de Locke Lamora

Présentation de l’éditeur : On l’appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L’autre moitié pense qu’il n’est qu’un mythe. Les deux moitiés n’ont pas tort. En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l’épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n’en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes. Mais voilà qu’une mystérieuse menace plane sur l’ancienne cité de Camorr. Une guerre clandestine risque de ravager les bas-fonds. Pris dans un jeu meurtrier, Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. Rester en vie serait déjà une victoire…

Locke Lamora : petit voleur deviendra Salaud Gentilhomme

Les mensonges de Locke Lamora décrivent bien ce qu’ils sous entendent et permettez moi de vous dire que c’est un sacré filou. Nous sommes dans une société fantasy classique : des cités médiévales, des médecins, des alchimistes, un système de noblesse et différents types de magie. Mias nous oublions souvent dans les envers du décors, la caste des voleurs, caste qui commence à se développer en littérature. Les Salauds Gentilhommes apportent donc leur pierre à l’édifice avec une organisation mafieuse digne du Parrain. Nous abons un roi des voleurs qui a plusieurs lieutenants et qui ont eux des petites mains.

Locke Lamora est une énigme. Nous le trouvons au début dans un groupe d’orphelins, allant vers une bande de voleurs alors que personne ne lui a rien demandé. Il ne respecte pas sa hiérarchie mais plutôt une forme de justice. Malheureusement, il apprend très vite que s’il ne prend pas de suite conscience des conséquences pour les autres, il risquait la vie de personnes innocentes. Et Locke est comme cela, il a un bon fond. Il ne tue pas, et n’agresse personne délibérément. Locke Lamora est un menteur professinnel et en entrant chez les Salauds Gentilshommes il va apprendre à devenir un cerveau qui planifie toutes les embrouilles.

C’est dans cet art du mensonge qui atteint un tel niveau que cela ne provoque  que du respect que Locke Lamora excelle, capable de s’affranchir des autorités légales mais aussi des autorités illégales.

Ne vous fiez pas à son allure de Gentilhomme, il est capable de tout.

Les Salauds Gentilshommes, c’est en quelque sorte une famille d’orphelins, Locke Lamora en tête à l’heure actuelle. Chacun s’occupe de l’autre, accepte l’autre, a grandi avec l’autre, enseigne à l’autre. Chacun dans ce groupe a sa place et on sent une complicité, un amour fraternel et une confiance sans faille. Scott Lynch est absolument cruel avec nous car il nous intègre si bien dans ce groupe que nous nous projetons dedans, attendant les directives de Locke Lamora pour la prochaine embrouille.

Nous en sommes là, d’ailleurs, au début du roman. Au début d’une arnaque, peut être celle de trop d’ailleurs,. En tous cas, pas celle au bon moment car le Roi Gris, une personne tout aussi insaisissable que lui, menace le grand chef. Mais ce que n’avait peut être pas prévu cette charmante personne, c’est que Locke a prémédité un assassinat une fois et pour une unique raison : lorsqu’un gamin tapait sans raison sur ses petits camarades.

Aussi imaginez si le Roi Gris s’amuse avec les Salauds Gentilshommes, avec sa propre famille. C’est tout le génie du plus grand arnaqueur de tous les temps qui va réfléchir à l’éliminer. Si vous avez envie de savoir comment il va s’y prendre, que ce soit en arnaque simple ou en assassinat, lisez ce premier tome. Il vous donnera autant de plaisir que si l’on donnait l’occasion de voir l’envers du décors d’un spectacle de magicien. Trouverez vous l’astuce du tour?

Tome 2 : Des Horizons Rouge sang

Présentation de l’éditeur : Locke Lamora, l’ancienne Ronce de Camorr, et son comparse Jean Tannen ont fui leur cité natale. Ils ont embarqué à bord d’un navire et gagné la cité-État de Tal Verrar, où ils prévoient bientôt de réaliser leur forfait le plus spectaculaire : s’attaquer à L’Aiguille du péché, une maison de jeu réservée à l’élite et voler son incommensurable trésor. Il n’existe qu’une façon de s’approprier l’argent de cet établissement: le gagner aux divers jeux qu’il propose à ses clients. Un domaine que Locke et Jean croient connaître sur le bout des doigts. Mais, une fois encore, les deux compères se retrouvent embringués dans des aventures imprévues… et devront se frotter à la flotte pirate de la redoutable capitaine Zamira Drakasha. Une véritable sinécure pour des voleurs qui ne distinguent pas bâbord de tribord ! Et pendant ce temps, les Mages Esclaves fomentent leur revanche contre celui qui les a humiliés et croit avoir échappé à leur châtiment: un certain Locke Lamora.

Un deuxième tome qui a su se renouveler

En effet, lorsqu’on lit un deuxième tome, on se dit que cela risque fort de ressembler à une grosse redite du tome 1, et ici, cela aurait ressemblé à Locke Lamora qui monte un nouveau groupe et un coup bien fumant par la même occasion. Mais voilà. Locke Lamora a beaucoup de mal à se remettre de ses précédentes aventures, à la mort de ses compagnons. C’est donc un voleur en friche que nous avons là. Heureusement, il y’a Jean. Et celui ci va le remettre sur les rails pour avoir du coup un beau coup de filouterie bien roulé.

Mais nos deux voleurs ne chôment absolument pas. Car ils sont poursuivis par des Mages esclaves et ils sont aussi objet d’un odieux chantage avec le Pouvoir en place. C’est réellement sur le fil du rasoir que nos deux compères tentent de sauver leur vie (e
t faire fortune), et qui plus est, ils devront en plus s’adapter à la piraterie. Si avec tout cela on ne renouvelle pas une saga, je ne sais plus quoi vous donner.

Le suspense est omniprésent.

Ce que j’ai réellement apprécié dans ce tome, c’est qu’à un aucun moment, je n’ai pu me douter de ce qui allait arriver. Aussi est ce très drôle car la lecture est réellement prenante, mais vous nagez dans un flou comme il n’est pas permis. Vous êtes littéralement ballotés dans tous les sens. Aussi avez vous deux choix : vous laisser porter jusqu’à ce que le dénouement final vous apporte un sentiment d’exaltation intense (sisi, je vous jure) ou vous énerver mais de toutes façons vous serez surpris à la fin.

Pour ma part, j’ai pris le parti de me laisser emporter par l’histoire, de ne rien maîtriser. Et quelque part, cela fait du bien d’être dans le flou, de ne pas pouvoir deviner ce qu’il va se passer. Locke Lamora vous offre encore une magnifique aventure, et une envie de savoir ce qu’il va se passer par la suite, car croyez moi, ils sont encore dans une très mauvaise posture 🙂

Fablehaven de Brandon Mull

Tome 1 : Le sanctuaire secret

Présentation de l’éditeur : Depuis des siècles, les créatures fantastiques les plus extraordinaires se cachent dans un refuge secret, à l’abri du monde moderne. Ce sanctuaire s’appelle Fablehaven. Kendra et Seth ignorent tout de ce lieu magique, dont leur grand-père est pourtant le gardien. Un jour, ils découvrent l’incroyable vérité : la forêt qui les entoure est peuplée d’êtres fabuleux – fées, géants, sorcières, monstres, ogres, satyres, naïades…
Aujourd’hui, l’avenir de Fablehaven est menacé par l’avènement de puissances maléfiques. Ainsi commence le combat des deux enfants contre le mal, pour protéger Fablehaven de la destruction, sauver leur famille… et rester en vie. 

Deux enfants au caractère bien tranché

Le sanctuaire secret, c’est tout d’abord l’aventure formidable de deux enfants qui partent pour la première fois en vacances loin de chez leurs parents. Du coup, ils sont un peu bougons, ils appréhendent de se retrouver en dehors de leur cocon familial, surtout que leurs parents ont l’air ravis de se faire une petite croisière. On sent qu’ils ont du mal à s’adapter au début. En effet, leur grand mère est absente pour d’obscures raisons et leur grand père les laissent seuls toute la journée.

Pourtant, leur chambre est aménagée en salle de jeux luxueuses et ils ont des repas délicieux, pas d’adultes pour les surveiller et une grande piscine et des activités. mais voilà, si Kendra la sage va résoudre les énigmes, découvrir peu à peu son univers, Seth, lui va tout faire pour enfreindre les règles. Et enfreindre des règles a toujours des conséquences, dont la principale reste aussi de passer un mauvais moment.

Le premier été à Fablehaven montre à être responsable de ses actes

Je crois que c’est une excellente morale pour les enfants ici. En effet, Kendra qui participe aux activités et respecte son prochain sera récompensée. Par contre, Seth, par ses bêtises, va provoquer de fâcheuses conséquences qui seront bien plus que des punitions. Ces conséquences pourraient en effet être très graves pour lui et sa famille.

Brandon Mull utilise ici l’univers des fées pour montrer plus concrètement ces vérités de la vie de tous le sjours. Et bien que cela soit de la littérature jeunesse, j’ai été très vite emportée par l’histoire et la morale de ce conte. On a qu’une envie, c’est que cela ne s’arrête plus.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Fantasy 2013

Kushiel de Jacqueline Carey

Tome 1 : La Marque

Présentation de l’éditeur : Phèdre nô Delaunay a été vendue par sa mère alors qu’elle n’était qu’une enfant.
Habitant désormais la demeure d’un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l’histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout…
les arts du plaisir.
Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d’elle une espionne précieuse et la plus convoitée des courtisanes.
Rien ne paraît pourtant lui promettre un destin héroïque.
Or, lorsqu’elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie, Terre d’Ange, elle n’a d’autre choix que de passer à l’action.
Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d’embûches, qu’il lui faudra mener jusqu’au bout pour sauver son peuple.

Un univers style Renaissance mais alternatif

Kushiel, c’est un univers très particulier que l’on peut décrire comme la Renaissance, sauf que c’est un univers où les courtisans ont une place très importante. Nous sommes en Terre d’Ange où le pays est servi par 7 maisons représentant les 7 anges qui ont rejeté Dieu. C’est très différent de notre univers. En fait, Jacqueline Carey a libéré notre monde (en inventant le sien) de la religion judéo-Chrétienne. Je m’explique : ici, nous n’avons pas ce système de valeurs, celle développée dans ce livre est : « Aime comme tu l’entends ». Ainsi, par exemple, dans ce monde, l’amour entre personnes de même sexe n’est pas amoral. De même, la prostitution, les pratiques sado-masochistes ne sont pas considérées comme des pratiques répréhensibles.

Avec ces options, que va développer l’auteur ? Un monde où la Cour est un noeuds d’intrigues. Un monde où les courtisans sont considérés comme des adorateurs de Namaah, une déesse qui a dû se prostituer pour sauver son mari. Son acte en est donc devenu divin. De même pour les pratiques sado-masochistes, mises sous le compte de l’adoration du dieu Kushiel qui prône la souffrance. Cassiel, lui, est un dieu qui doit servir et protéer. On aura ainsi des gens qui vont servir ces maisons.

Comme vous le voyez, nous avons ici un univers extrêmement dense et complet. Et pour compléter ce tablea, Jacqueline Carey va le peupler de personnages tout aussi riches.

Phèdre nô Delauney va se trouver au milieu d’une intrigue royale.

Phèdre a été vendue à Delauney alors qu’elle était enfant. C’est un mystérieux érudit, un ancien poète à la Cour qui a été déchu à cause d’un poème écrit contre la reine. Phèdre est destinée à servir Namaah c’est à dire à se prostituer pour le compte de Delauney jusqu’à ce que sa marque soit achevée. La marque est un tatouage que l’esclave paie. Lorsqu’elle est achevée, la personne est libre. Mais Phèdre a sur elle la marque de Kushiel, c’est à-dire qu’elle ne ressent du plaisir qu’en souffrant. Cette particularité si rare en fait une anguissette. Elle devient une courtisane extrêmement recherchée à la Cour, ce qui va la propulser dans les coulisses du sommet. Car il est bien connu que tous les secrets sont dévoilés sur l’oreiller.

Phèdre est surtout l’instrument de Delauney, ce poète déchu. Car lui aussi détient des secrets, des engagements. Pour le découvrir, Phèdre s’appuiera sur Alcuin, son collègue avec qui elle a été élevée mais aussi sur Hyacinthe, un Tsigani qui est son seul ami. Et elle sera protégée par Josselin, un serviteur de Cassiel. Cette jeune femme devra manoeuvrer très subtilement pour découvrir ce qui se passe et sauver ainsi Terre d’Ange.

Ce tome 1, c’est l’accomplissement de la marque de Phèdre, les souffrances et les plaisirs qu’elle devra endurer pour l’acquérir. C’est tout le chemin vers la liberté que nous avons ici : la liberté de son pays et sa liberté, quel qu’en soit le prix.

En bref, une héroïne pas si innocente et candide que l’on pourrait s’attendre, une femme qui utilise tous ses atouts,qu’ils soient nobles ou non. C’est une très bonne leçon de vie et de survie que Phèdre nous donne.

Ce livre a été lu avec mes copinautes Ptitelfe et Samlorenlivre et ce fut de belles soirées entre filles autours de Terre d’Ange

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Fantasy 2013

La Horde du Contrevent d’Alain Damasio

Présentation de l’éditeur :  » Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu’un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s’y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d’eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu’en Extrême-Aval ait été formé un bloc d’élite d’une vingtaine d’enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu’à sa source, à ce jour jamais atteinte : l’Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m’appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l’éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l’azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l’ultime. « 

Un bout de chemin avec la Horde

Ce qu’il y a d’original dans cette œuvre, c’est que vous avez l’impression de commencer au milieu du récit, comme si vous étiez  arrivé en retard à la séance. Vous ne verrez pas le début du trajet de la Horde car il a commencé il y a 30 ans. Vous ne verrez pas non plus de longues descriptions et évolutions des personnages : je vous l’ai dit, nous avons 30 ans de retard. Ainsi, nous savons que nous débutons extérieurs à ce groupe très soudé car nous ne connaissons pas ces gens et vice versa.

Cela ne vous empêchera pas d’embarquer pour le voyage si vous êtes courageux. Le livre est à l’image du trajet de la Horde : dur, sauvage, périlleux, à contre sens et vous ne savez absolument pas où vous allez. Vous savez juste que ce trajet a été fait une trentaine de fois, que personne n’est arrivé à destination et surtout, vous ne savez pas si la destination existe. Qu’est ce qui pousse ces gens à sacrifier trente ans de leur vie pour une chimère ? Et le pire, c’est que je les rejoins !

Un récit à voix multiples.

L’autre particularité de la Horde du Contrevent est son système narratif. En effet, vous n’aurez pas le point de vue d’une personne, ici, mais littéralement de tout un groupe. Vous passerez de l’un à l’autre très régulièrement, sans crier gare, comme si tout le groupe vous racontait. Cette cohésion m’a d’ailleurs laissée sans voix car on ne différencie qu’à grand peine les différents personnages car ils forment tout ce groupe uni : La Horde

L’auteur continue de nous désorienter en ne nous donnant aucune indication temporelle ou locale. Nous n’aurons que des indications sur le vente et sur la manière de le contrer. Ainsi, notre seul repère, c’est la Horde, dont nous connaissons à peine les membres et la destination. Et pourtant alors que le livre est bâti sur du vent, vous ne pouvez vous empêcher de trembler pour chacun d’entre eux, de ressentir chaque évènement avec eux.

En bref, un livre insaisissable et dense à la fois. Un petit ovni littéraire qui suscitera plus d’interrogations que de certitudes.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Fantasy 2013
Mais aussi dans le baby challenge Science Fiction 2013

Le Cycle des démons de Peter V Brett

Tome 1 : L’Homme-rune

Présentation de l’éditeur : Parfois, il existe de très bonnes raisons d’avoir peur du noir…
Arlen a onze ans et vit avec ses parents dans leur petite ferme. Lorsque la nuit tombe sur le monde d’Arlen, une brume étrange s’élève du sol ; une brume qui promet la mort aux idiots qui osent affronter les ténèbres, car des démons affamés émergent de ces vapeurs pour se nourrir des vivants. Quand le soleil se couche, les gens n’ont pas d’autre choix que de s’abriter derrière des protections magiques et de prier que leurs défenses tiennent jusqu’à ce que les créatures disparaissent aux premières lueurs de l’aube. Lorsque la vie d’Arlen est détruite par le fléau des démons, il s’aperçoit que c’est la peur, plus que les créatures, qui, en réalité, paralyse l’humanité. Persuadé que son monde ne se résume pas à ça, il risquera sa vie pour quitter la sécurité des runes et découvrir une autre voie.

Un univers extrêmement sombre pour un début de saga

Tout commence dans un univers médiéval avec toutes ses caractéristiques. D’abord des villes, avec un système de tout à l’égout très peu développé, des guildes de Messagers, de Protecteurs, un clergé, des jongleurs, des cueilleuses (l’équivalent des médecins). A la tête des villes se trouvent ds ducs mais il n’y a plus de royauté depuis longtemps. Entre les villes se trouvent des hameaux, sorte de villages peuplés de ruraux. Pour le commerce, on utilise les Messagers car les routes ne sont plus très développées. Les Confesseurs, sortes de prêtres, dirigent plus ou moins les hameaux, pendant que les cueilleuses se soignent. Les monnaies sont très peu utilisées car le troc a le plus souvent court.

Pourquoi le commerce et les hameaux ne sont pas très développés ? C’est très simple. Comme aux temps les plus sombres du Moyen Age, les démons existent et s’amusent à étriper les gens qui ne sont pas protégés par des runes. Personne ne peut combattre les démons car tout le monde a perdu les runes d’attaque autrement dit, la Foi. C’est en cela que je compare ce livre à la première période du Moyen Age : âge sombre, beaucoup de mysticisme, peur du noir et des démons, énormément de suspicion. Toutefois, cette période sombre appelle à la lumière, à la connaissance, comme nous autrefois lorsque nous avons commencé le chemin vers la connaissance. Et de même que pour nous la connaissance était parfois contenu dans l’Antiquité, les connaissances sur les démons sont contenues dans des temps anciens, les gens payant pour des erreurs passées (dont on ne sait rien, bien entendu).

Un trio Hétéroclite pour nous amener vers la lumière 

Voyez, quand on commence à parler de religion ! Commençons par Arlen, le fils d’un charpentier (sisi je vous jure). Sa mère se fait attaquer par des démons. Elle ne survit pas car son père a peur d’aller chercher l’aide d’une cueilleuse. Cette peur du noir qui paralyse tout, Arlen n’en peut plus. Il veut marcher de nuit, dormir tranquillement, combattre des démons. Alors il choisira de quitter son foyer et de partir -en pélerinage?- pour devenir Messager, le seul moyen pour lui de trouver des runes d’attaque dans de vieilles ruines.

Ensuite, nous suivons Leesha, une jeune femme qui veut être vertueuse. SOn père tient une papèterie et sa mère la déteste. Elle veut la marier, et pourquoi pas de force, au fils de son amant. Mais Leesha trouvera une autre voie : elle suivra Bruna pour devenir cueilleuse et connaîtra au fur et à mesures les moyens de guérir les gens, mais aussi tous les procédés chimiques des plantes.

Enfin, il y a Rajen, un gamin mutilé aux doigts par un démon. Il est recueilli par un jongleur qui fut autrefois très connu. Cet homme lui apprendra tout ce qu’il sait pour se faire pardonner de la fameuse nuit de la mutilation. Ce jeune garçon va découvrir qu’il détient un étrange pouvoir sur les démons quand il joue du violon.

Que sera le résultat de la rencontre de ces trois personnes, ce triptyque à l’apparence divine ? Comment se déroulera la suite de la légende ?

En bref, un premier tome plus que prometteur car il possède de solides fondations mythologiques. En effet, les démons et la société sont extrêmement bien décrits et tout semble logiques. Ensuite, les personnages sont très bien amenés et leur personnalité sont très complexes, pas du tout caricaturales. Enfin, l’auteur utilise des références que tout le monde comprend car elles font partie non seulement de nos peurs communes mais aussi de notre histoire commune. J’adorerai voir ce que l’auteur a fait avec le second opus

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Fantasy 2013
Mais aussi dans le cadre du Challenge New Pal 2013
Et enfin dans le cadre du Challenge Saga en folie.

Harry Potter by J.K. Rowling

1 : Harry Potter and the philosopher’s stone

Description : Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry se révèle un sorcier doué. Mais quel est le mystère qui l’entoure ? Et qui est l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom ? Amitié, surprises, dangers, scènes comiques, Harry découvre ses pouvoirs et la vie à Poudlard. Le premier tome des aventures du jeune héros vous ensorcelle aussitôt !

Un monde nouveau s’ouvre à moi.

Je suis de la génération Harry Potter, de celle qui devait attendre la parution de nouveaux tomes pendant des mois, me dépêchant de les lire afin de savoir avant les autres ce qui se passe. Harry Potter, c’était pour nous un nouveau monde où la magie pure existait, où tout était possible, surtout pour les sorciers

Mais ceux ci devaient rester cachés des Moldus, comme nous. Aussi, les sorciers vivaient parmis nous et allaient dans une école de sorcellerie où l’on se rend compte que nos légendes sont vraies. C’est un monde complètement fou et fantastique où les sorciers peuvent être bons comme mauvais.

Comme Harry, nous nous faisons une place dans ce monde.

Harry est un orphelin qui vit chez son oncle et sa tante dans des conditions déplorables, accentuant le fait qu’il ne se sent pas à sa place dans le monde. Lorsqu’il reçoit sa lettre de Poudlard, il se rend compte qu’il y a d’autres gens différents comme lui. Il prendra ainsi de l’assurance pour révéler sa nature profonde et s’épanouir.

A travers ses yeux, nous découvrirons le monde des sorciers. Harry se formera la famille qu’il n’a jamais connu. Il se sentira accepté avec Ron et Hermione, deux jeunes enfants qui se cherchent aussi. Enfin, ils découvrira le soutien des adultes grâce à Hagrid, le professeur Mc Gonnagald et le Professeur Dumbledore, qui feront office de grand frère et de grands parents.

Une entrée dans la saga magnifique, à la limite de la perfection qui permettra aux jeunes lecteurs de découvrir un monde imaginaire et de résoudre leur première énigme.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Fantasy 2013

2 : The chamber of secrets

Description : Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s’abat sur les élèves, cette deuxième année à l’école des sorciers ne s’annonce pas de tout repos ! Entre les cours de potion magique, les matches de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry trouvera-t-il le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets ? Un livre magique pour sorciers confirmés.

Harry apprend la rançon de la célébrité

Harry, dans ce tome, fait la connaissance d’un nouveau professeur : Lockheart. C’est un homme totalement imbu de sa personne : il est célèbre et il le sait. Mais derrière ce vernis, y-a-t-il quelque chose ? C’est devant ce personnage totalement égoïste et tape à l’oeil qu’Harry comprend qu’il est sous les feux des projecteurs et que chaque fois qu’il fait quelque chose, on l’interprétera de manière détournée.
Ainsi, peut-être qu’Harry devra choisir entre le paraître et la vérité, ne pas se laisser griser par un nom connu, car chacune de ses aptitudes seront critiquées par les autres : parler aux serpents, être un as du quidditch, parler de telle manière à certaines personnes, enfreindre les règlements… Il détient un grand pouvoir et Dumbledore lui fait passer le message qu’il a de grandes responsabilités aussi.

L’importance des choix que l’on fait dans sa vie

Dans la Chambre des Secrets, Harry est comparé à un ancien étudiant de Poudlard. Celui-ci avait les mêmes aptitudes : il était à moitié Moldus, avait une grande ingéniosité , une enfance malheureuse car il était lui aussi orphelin et était très curieux. Mais cet élève a fait de mauvais choix. En cela, on voit qu’avec les mêmes aptitudes, on eut devenir quelqu’un de totalement opposé. En cela, ce tome est très éducatif pour les jeunes car il démontre la responsabilité de ses actes.
C’est aussi grâce à cela qu’on voit qu’Harry est bien entouré et conseillé. En faisant les bons choix, il devient un grand héros. On est ce que l’on a hérité, mais surtout ce que l’on choisit d’être. A vous de méditer.

3 : The Prisonner of Azkaban

Description : Sirius Black, le dangereux criminel, qui s’est échappé de la forteresse d’Az
kaban, recherche Harry Potter. C’est donc sous bonne garde que l’apprenti sorcier fait sa troisième rentrée. Au programme : des cours de divination, la fabrication d’une potion de ratatinage, le dressage des hippogriffes… Mais Harry est-il vraiment à l’abri du danger qui le menace ? Le troisième tome des aventures de Harry Potter vous emportera dans un tourbillon de surprises et d’émotions. Frissons et humour garantis !

Harry Potter va découvrir qui il est au travers de ses peurs

Harry Potter va affronter cette fois ci non pas Voldemort mais quelque chose qu’il représente : les Détraqueurs qui sont en réalité la personnification même de la peur. Ce que l’on peut comprendre, à travers ce tome, c’est que succomber à la peur n’aide pas. Il faut l’affronter pour se libérer, pour vivre tout simplement. Et là où se situe le génie de JK Rowling, c’est qu’elle dit clairement à nos chères ouailles que personne ne doit se moquer de nos peurs, tout simplement parce que personne ne sait comment elle pourra réagir face à sa propre peur.

Harry, lui, va affronter ses premières peurs, celles liées à un traumatisme d’enfance, celle provoquée par Voldemort lui-même. C’est un souvenir enfoui qui va ressurgir et qui va l’amener à vouloir découvrir activement les circonstances de la mort de ses parents. Mais aussi qui étaient-ils. Nous, nous connaissons nos parents, ou du moins une facette de leur personnalité. Quant à Harry, il ne connaît que des rumeurs, que la légende de courage qu’étaient ses parents. Durant ce tome, il va en apprendre un peu plus sur son père dont il sait qu’il lui ressemble. Il va y voir ses ressemblances et ses différences. Enfin, il va découvrir qui étaient ses amis.

Harry découvrira ainsi une personnalité inédite de son père : un gentil garnement qui trainait avec ses trois amis pour faire des bêtises insousciantes. Harry, enfin, découvrira que son père n’était pas parfait et que si certaines personnes le détestaient, ce n’était peut être pas un hasard.

En dépassant ses peurs, il apprendra à être l’homme d’aujourd’hui.

En effet, Harry grandit énormément pendant ce tome 3 car il effectue un énorme travail sur lui-même. Tout d’abord, il comprend qu’il peut vivre tout seul, en dehors de son oncle et de sa tante. Il comprend aussi que ce qu’on raconte sur ses parents n’est pas forcément la vérité. Il va pouvoir les découvrir et surtout se situer par rapport à eux.

Ensuite, sa relation avec la famille Weasley s’intensifie et Mr et Mme Weasley deviennent de plus en plus des parents de substitution pour Harry. C’est important dans le sens où cette famille développe des valeurs morales très fortes et un sens de la famille très aigüe, choses qu’Harry va découvrir et s’en enrichir.

C’est sur ces petites chsoes que se développera le futur Harry, un garçon plein de promesses qui a beaucoup de responsabilités sur les épaules.

4 : The Goblet of fire

Présentation de l’éditeur : Harry Potter a 14 ans et entre en 4ème année au collège de Poudlard. Une grande nouvelle attend Harry, Ron et Hermione à leur arrivée : la tenue d’un tournoi de magie exceptionnel entre les plus célèbres écoles de sorcellerie. Déjà les délégations étrangères font leur entrée. Harry se réjouit… Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des événements les plus dramatiques qu’il ait jamais eu à affronter. Dans ce quatrième tome bouleversant, drôle, fascinant, qui révèle la richesse des enjeux en cours, Harry Potter doit faire face et relever d’immenses défis.

Ce tome marque définitivement le passage à la littérature adulte par les thèmes proposés.

Cela fait trois fois que je lis cette saga, et c’est toujours avec la Coupe de feu où je me dis que là, on entre dans le monde des grands, et que l’auteur ne nous fera plus de concessions quant à la situation politique du monde qu’elle a créé. Dans les premiers temps, nous ne faisons qu’effleurer cette partie-là. Ici, l’auteure juge que nous sommes assez grands pour savoir certaines choses. Et je souligne encore l’excellente pédagogie de JK Rowling par la même occasion. Comment pouvons nous le voir ? Tout simplement avec le Tournoi des Trois sorciers qui apparaît tellement cool. Mais lorsqu’on voit les épreuves imposées…

Ensuite, nous avons une situation politique tendue. Voldemort reprend du pouvoir. Ses Mangemort débordent un peu. Tout ceci crée un climat de suspicion incroyable, surtout pour ceux qui se souviennent de la période de terreur instaurée par Voldemort. La période de bonheur et d’insouciance est donc terminée. Il y a ceux qui l’acceptent pour se battre  mais aussi tous ceux qui ont peur et enfin tous ceux qui la rejettent, qui refusent de la voir à tout prix.

Au milieu de tout cela, l’auteure nous montre aussi le pouvoir de la presse dans une telle période. Il y a la presse qui informe mais aussi et surtout la presse qui déforme les faits. Elle peut vous détruire une personne par la simple rumeur. L’auteure nous montre par là qu’il ne faut pas entièrement se fier aux informations car ils peuvent être manipulés, d’où l’importance de se forger sa propre opinion.

Toutefois, JK Rowling nous offre une touche de légèreté en faisant entrer ses héros dans l’adolescence.

Et oui, Harry, Ron et Hermione grandissent. Et l’adolescence commence à pointer le bout de son nez. Le pire étant à venir au tome prochain. L’auteure a adapté son écriture en fonction de l’âge de ses personnages ce que je trouve, même après toutes ces années, totalement génial.

Ainsi, Ron, et Hermione commencent leurs premières disputes, et croyez moi, plus elles avancent et plus je les aime celle-là. Ensuite, Harry commence lui aussi à remarquer les filles, et nous le voyons dans les descriptions. Alors oui, pour le moment, c’est diffus, car nous ne sommes qu’à la quatorzième année.

Nous commençons aussi à parler d’avenir avec Fred et George qui aimeraient ouvrir leur boutique de magie. Quant à Harry, il commence à envisager une carrière d’Auror. Ainsi, c’est toute une projection vers l’avenir  et vers le monde (puisque nous découvrons deux écoles étrangères). Nous avons là un excellent tome de transition qui commence l’adolescence d’Harry Potter.

5 : Harry Potter and the Order of the Phoenix

Présentation de l’éditeur : A quinze ans, Harry s’apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s’il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n’a jamais été aussi anxieux. L’adolescence, la perspective des examens importants en fin d’année et ces étranges cauchemars… Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d’une véritable lutte de pouvoir. La résistance s’organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours..

Ce tome là est ma bête noire !

Je me souviendrai toujours, avant, quand je le lisai en VF, et que j’attendais la sortie. Celui là, il m’a paru long. Mais long. Et ma marraine qui le lisait avec moi a carrément abandonné et m’a demandé le résumé, histoire de lire le prochain à la sortie. Alors certes, dans le film, c’est pareil, il m’agace. Mais je ne sais pas. En le lisant en VO et avec la Chouille, je me suis dit que cela passerait mieux. Et bien non.  Ce tome là ne passe absolument pas.

Et pourquoi ? Tout simplement à cause de la plume de J.K. Rowling; En effet, ses romans sont évolutifs. Et Harry a 15 ans avec des pensées et des envies et des questions et tout ce qui est en rapport avec un garçon de 15 ans. Et j’aime pas les adolescents. Cela a déjà été une période bien pourrie pour moi alors chez les autres, cela m’insupporte encore plus. Alors, toutes ces hormones, tout ce comportement de je veux être un grand mais j’en suis pas encore un même si j’ai sauvé le monde. Et bien, cela m’énerve. Et qui plus est, le roman a un nombre de pages assez conséquent.

Toutefois, la magie de l’Ordre fonctionne encore et toujours.

Là on entre dans du sérieux. Voldemort fait de plus en plus d’actions (méchantes et néphastes) contre Harry et contre Dumbledore. Et surtout, le ministère de la magie semble ne rien voir. Aussi, ils commencent à développer une propagande qui démontrerait qu’Harry Potter et Dumbledore ne sont que des menteurs et des affabulateurs. On pourrait comparer allègrement le Ministère de la Magie au Régime de Vichy et l’Ordre du Phoenix à notre Résistance. Et c’est aussi pour cela que la sauce prend si bien c’est que l’auteure nous pique et pioche des éléments historiques réels pour s’inspirer.

Cela dit, il faut avouer que voir Harry Potter prendre le rôle de professeur pour ses camarades a un côté assez sympathique. Surtout que le Poudlard aide ses étudiants en cas de besoin. C’est ce que j’aime dans cette école. Elle ne s’embarrasse pas de politique ou de direction. Elle fonctionne pour les enfants et rien que pour eux, sans parti pris. Enfin, avec l’AD, on peut enfin apprendre à mieux connaître certains étudiants. Et j’avoue que c’est la partie la plus agréable, de découvrir au fur et à mesure les différents personnages secondaires qui sont tout aussi riches que les principaux

6 : Harry Potter and the Half Blood Prince

Présentation de l’éditeur : Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione. Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley ? Dans quels extraordinaires voyages au cœur de la mémoire va-t-il l’entraîner

Harry Potter trouve un enseignant à sa mesure

Dumbledore demande à Harry de l’aider à trouver un professeur des potions. Et ce professeur était celui de sa mère : Lily. Or, il aime collectionner les élèves brillants. Harry redevient donc victime de son succès. Or, ce professeur détient quelque chose, dans sa mémoire qui est vital pour le combat contre Voldemort. Aussi, Dumbledore confie la mission à Harry de trouver ce fragment de mémoire.

On sent ici le passage à l’âge adulte car Harry a des responsabilités dans la bataille. Et cela fait du bien, de voir qu’il grandit. Et on le sent aussi dans son comportement. Il commence à analyser réellement l’étendue de son pouvoir à lui, celui de la célébrité et surtout ce que les gens sont prêts à faire pour être dans sa sphère à lui. C’est une véritable reconnaissance de ses amis de ses prétendants si je puis dire.

Toutefois, notre héros garde l’impulsivité de son adolescence

Harry Potter est impulsif. Il agit et réfléchit après, si je puis dire. Des fois à raison mais des fois à tort. Et sans prendre en compte l’avis des autres (sinon, ce n’est pas drôle du tout). J’avoue que des fois, j’aimerai qu’il soit moins impulsif, et c’est aussi pour cela que ce n’est pas du tout mon personnage préféré dans la saga. (même si je l’aime bien, attention, les hordes de fans, on ne me lapide pas !)

Bref, du coup, on a envie de lui dire de calmer un peu sa joie lorsqu’il accuse à tout bout de champs mais aussi lorsqu’il encense un objet ou une personne comme ça pouf. On va dire que c’est l’âge qui veut cela. Et puis,  mine de rien, cela permet aussi à JK Rowling de nous rouler dans la farine lors de la fameuse quête de ce tome. Le dénouement est déchirant au pas possible et la Chouille et moi avons fait notre possible pour ne pas pleurer (encore). Sur ce, je vous dis au moins prochain pour le dernier tome ^^

7 Harry Potter and the Deadly Hallow

Présentation de l’éditeur : Cette année, Harry a dix-sept ans et ne retourne pas à Poudlard. Avec Ron et Hermione, il se consacre à la dernière mission confiée par Dumbledore. Mais le Seigneur des Ténèbres règne en maître. Traqués, les trois fidèles amis sont contraints et la clandestinité. D’épreuves en révélations, le courage les choix et les sacrifices de Harry seront déterminants dans la lutte contre les forces du Mal. Avec
le dénouement de l’héroïque histoire de Harry Potter, J.K. Rowling signe un chef-d’œuvre d’une grande humanité et d’une maîtrise incomparable.

Une fin très attendue !

Je me souviens, de cette époque où il fallait attendre un an pour lire un tome à l’autre. Le sixième tome m’avait déjà bien bouleversée donc imaginez mon état pour lire le septième pour enfin connaître la fin. Ici, on n’a pas eu ce problème puisque on connaissait déjà la majorité des évèments. Du coup, cette relecture a été plus propice à la recherche des personnages. En effet, l’énigme de Dumbledore est de plus en plus vivace. Et je me dis que si un jour JK Rowling avait envie de retrouver son univers, une série sur la vie de Dumbledore serait réellement intéressante. Du coup, ce serait plus des livres orientés adultes, vous imaginez bien.

En effet, la vie de ce personnage n’est pas aussi rose qu’on pourrait le penser. Et Harry Potter s’en rend bien compte. C’est exactement le même genre de révélations comme lorsqu’on se rend compte que nos parents ont des défauts. Vous voyez ? Et bien le choc (qui est encore pire dans ce cas car qui dis grand personnage dit vie tumultueuse et compromis parfois sur la moralité) fut rude pour notre adolescent qui doit partir à la recherche d’éléments pour vaincre Voldemort.

Et tout le long, on se dit que Dumbledore l’a laissé en plan, SANS plan et que franchement, il envoyait le petit Harry au casse pipe. Mais bien entendu, le raisonnement de ce grand magicien a été plus complexe qu’au premier abord et il vous faudra attendre la toute fin pour toutes les révélations possibles et inimaginables (ce qui fait le charme de la saga, il faut bien le dire).

Un roman et des personnages résolument adultes.

On pourrait se dire que l’on va avoir des évènements assez adolescents dans l’histoire, que JK Rowling allait nous ménager. Mais non. Nos héros sont devenus majeurs et cela se voit de suite dans le traitement des évènements. Ils doivent se débrouiller par eux mêmes, ils doivent se battre aussi, mais ils doivent aussi déterrer des secrets. Ils subissent des blessures, des pertes, des déceptions. C’est un des tomes les plus noirs de la saga car le voile de l’enfance se déchire totalement.

Et pourtant, c’est aussi un roman pleins de tristesse, car nous savons bien entendu que c’est le dernier. Et surtout, on voit la jeunesse continuer, envers et contre tout, à maintenir la foi dans le monde des sorciers. Ils veulent un monde meilleur, un monde sans crainte et surtout, un monde où tout le monde peut vivre sans la peur de l’autre. Alors, oui, c’est très utopique, mais souvenez vous lorsque vous avez eu 17 ans, souvenez vous de votre vision du monde. Elle était aussi idéaliste.

Un mot de la fin ? Ma petite Chouille, je suis extrêmement heureuse d’avoir fait cette lecture avec toi. Elle a duré plus d’un an ! Waouw mais que cela passe vite. Alors vi, il y’en aura d’autres (d’ailleurs, Cress est sorti en VF) mais je pense que les délires associés à cette lecture resteront dans nos mémoires 🙂

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