Les Royaumes Oubliés : La Légende de Drizzt de RA Salvatore

Tome 1 : Terre Natale

Présentation de l’éditeur : Drizzt est un elfe noir né en Outreterre où le pouvoir s’obtient par la guerre ou le meurtre. L’honneur, l’amitié, l’amour n’y ont pas leur place et Drizzt y fait le rude apprentissage d’une vie de servitude.
Bien qu’il ait été élevé dans un système de valeurs totalement perverti et qu’il soit rompu à l’art du combat, il sait qu’il n’est pas comme les autres. Il aspire à une vie différente et refuse de devenir un assassin au service des siens. Mais pour survivre, Drizzt est obligé de dissimuler et même nier sa véritable nature.
Jusqu’au jour où il devra se battre seul contre tous!

Un univers fantasy que je trouve original

Drizzt me faisait peur au début. Tout d’abord, je ne connaissais pas du tout la plume de cet auteur prolifique qu’est R.A. Salvatore. Ensuite, l’univers des elfes noirs, autrement dit, des méchants que je connais dans les MMORPG, est selon moi très mal exploité dans la littérature. Aussi, l’univers en lui-même m’intriguait énormément mais j’avais peur de mettre trop d’exigeances là dedans, ce qui aurait forcément abouti à une déception. Et enfin, lorsqu’on regarde les couvertures…. C’est sombre, très sombre. Nous sommes loin des héros clinquants et merveilleux que nous sommes habitués à suivre dans nos romans fantasy.

Et puis voilà, les préjugés, je ne les aime pas. Alors, j’ai pris le pari : j’ai pris la saga de Drizzt et celle de la Reine araignée, me disant qu’avec une vingtaine de livres en plus dans ma PAL, j’allais forcément m’énerver et entamer la découverte de ce monde. Comme vous le voyez, c’est chose faite : mon exploration en Outreterre a débuté et je regarde ces livres maintenant avec convoitise.

En effet, l’Outreterre est un univers bien sombre. Tout d’abord, c’est une société matriarcale, ce qui me laisse penser à un régime politique très dur, les femmes en politique ayant l’habitude d’être plus radicales que les hommes. Les différentes familles sont classées en rang et la meilleure manière de s’élever dans la hiérarchie est tout simplement d’assassiner tous les membres de la famille supérieure (histoire de ne laisser aucun témoin), la première règle étant de ne pas se faire prendre.

Drizzt, une anomalie dans la famille.

Drizzt a été conçu pour faire un sacrifice dans le but de donner plus de pouvoir à la matrone (sa mère) qui veut détruire une famille supérieure. Mais voilà, un autre a pris sa place et la matrone se retrouve avec un bébé mâle qui a des yeux bizarres et qui doit remplacer le fils aîné. Elle demande à une de ses filles de l’élever afin d’en faire un mage ou un combattant pour mieux servir l’ascension de la famille. C’est dire si dans ce monde, les mâles sont interchangeables, jetables, et asservis.

Et là, vous me dites que la sœur va devenir guimauve, va chouchouter le cadet pour qu’il s’élève dans des valeurs toutes virtueuses ? Et bien pas du tout : R.A. Salvatore évite ce cliché un peu trop facile pour dire que Drizzt étant anormal de naissance, c’est lui tout entier qui va avoir un système de valeurs anormalement bonnes. Ainsi, nous suivrons l’enfance de cet elfe qui va vivre dans un monde qui ne lui correspond pas.

Drizzt est un personnage original car c’est un inadapté, un écorché vif (au sens propre comme au sens figuré). Sa force sera de faire semblant d’être dans la norme pour survivre et de changer les choses comme il peut. Le rouage matriarcal sera tellement écrasant et cruel que, pour ne pas perdre son identité, Drizzt devra choisir de se révolter, de casser le cadre dans lequel il vit, et de s’enfuir.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Fantasy 2013
Mais aussi dans le cadre du Challenge New Pal 2013
Tome 2 : Terre d’Exil
Présentation de l’éditeur : Drizzt a quitté Menzoberranzan, sa ville natale, pour gagner les contrées sauvages de l’Outreterre. C’est le début pour lui d’une vie d’errance et de traque. car Drizzt doit devenir un chasseur s’il veut prendre le dessus sur les créatures qui rôdent dans les profondeurs. Il peut heureusement compter sur l’aide de Guenhwyvar, sa fidèle panthère magique.
Mais le jeune elfe noir n’est pas seulement confronté à la sauvagerie de contrées hostiles, il doit aussi faire face à une menace bien plus ancienne : sa famille ne l’a pas oublié et sa mère, la maléfique Matrone Malice, tient à resserrer les liens du sang… jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Et bien j’aurai mis un an dans cette histoire ! 
Et c’est là qu’on voit que je n’ai aucune volonté. Je m’achète une saga (enfin, acheter… Mon chéri a importé une saga chez moi…) en me disant que Drizzt, c’est quand même un des B-A BA de la fantasy et qu’il faudrait quan
d même que je m’y mette. Et royal, entre le tome 1 et 2, j’ai mis un an pour le lire…
Sachant qu’il y a 13 tomes….. Remarquez, cela présage de belles années pour le blog si je suis têtue et que je maintiens la lecture *ahem* Bref, j’ai quand même lu ce second tome en à peine deux jours, ce qui prouve tout de même que ce n’est pas si mal Drizzt. Quand même !
Drizzt découvre qu’être soit même, c’est bien, mais avoir des amis, c’est mieux !
Dans le premier tome, Drizzt se rend compte que les valeurs de sa famille ne sont pas les siennes. Par conséquent, il veut s’affranchir de sa famille. Mais en Outreterre, quand un drow s’affranchit, sa famille met à point d’honneur à ce qu’il meurt. Et dans d’atroces souffrances (c’est gai les réunions familiales) Drizzt se cache donc pendant une dizaine d’années dans les souterrains de l’Outreterre, affrontant les monstres, chassant un peu, parlant tout seul ou à sa panthère. Un instinct de chasseur lui permettant de survivre grandit en lui, ce qui l’effraie. Car il se transforme. Il devient quelque chose qu’il n’aime pas du tout.
Aussi, il se sociabilise un peu. Et il y a un peuple de gnomes (j’avoue que je ne m’en souviens plus) qui l’accueille. Avec eux, il apprend ce que c’est que d’être accepté même avec un caractère un peu sauvage. Mais il doit déjà partir car sa mère cherche encore à le tuer. Cette étape, même très courte, montre l’importance de l’humanité chez Drizzt. Et pourtant, ce n’est pas un grand causant !
Drizzt montre que l’humanité en chacun de nous permet tous les miracles.
Cet elfe noir apporte une grande importance à l’esprit, à l’âme. Aussi, il est capable d’aller en dehors de tout raisonnement pour tout simplement sauver une personne d’origine innocente. Et en ceci, il est très différent des autres elfes noirs qui n’agissent que pour leur propre intérêt, comme on peut le voir en côtoyant un peu Matrone Malice, sa mère.
C’est par sa constance, sa pugnacité, son ouverture d’esprit et sa fidélité qu’il parviendra à écarter tous les dangers, à se sortir de tous ces dangers. Et je gage que cela continuera ainsi tout au long des tomes 🙂

Tome 3 : Terre Promise

 Présentation de l’éditeur : Drizzt a définitivement quitté l’outreterre pour gagner le monde de la surface. Il espère trouver le foyer qu’il a toujours cherché. Mais il ne s’agit nullement de la terre promise qu’il avait espérée, bien au contraire. a la surface, les drows sont considérés comme des ennemis et des meurtriers et personne n’imagine qu’il existe des elfes noirs différents, capables de compassions, et qui aspirent à une vie meilleure. Drizzt sera chassé, traqué et il devra apprendre de nouvelles règles, prouver à la face du monde qu’il peut s’adapter et qu’il n’est pas nuisible ou malfaisant. Heureusement, certaines rencontres peuvent tout changer.

Dans cet opus, Drizzt en apprend encore sur lui même

En effet, Drizzt s’adapte au royaume du dessus, dans le sens où il doit déjà s’adapter à la lumière. Ensuite, il rencontre des humains mais se méfie. Il tente de protéger le village mais il se fourvoie. Des gens sont tués par des trolls, il est accusé injustement mais puisqu’il ne peut pas communiquer avec eux, il ne peut se justifier. Aussi, il le prend très très mal (pauvre loulou). Qu’à cela ne tienne, il réussit tout de même à partir loin, et à se former auprès d’un ermite.

Nous voici donc encore dans une quête initiatique avec Drizzt où il apprend tout d’abord à communiquer avec les humains, à gagner un peu de leur confiance (avec moultes difficultés) mais aussi et surtout, il en apprend un peu plus sur son code d’honneur personnel. Il sait ainsi qu’il n’est pas seul au monde, d’autres personnes arrivent à le croire, à le comprendre et surtout d’autres personnes vivent comme lui.

Un tome toujours aussi touchant.

En effet, notre pauvre elfe noir est encore malmené et on se demande régulièrement si la dernière mésentante ne va pas tout simplement l’achever, le pauvre. Il semble que où qu’il aille, il n’est pas le bienvenu. Aussi, à chaque fois, il entreprend des batailles pour se faire accepter. Mais combien est ce difficile lorsque l’acceptation de soit n’est pas encore là.

En bref, un tome dans la lignée des deux précédents. On y voit notre elfe noir amoché mais toujours prêt à se battre, à ruser, à devenir attachant (sous ses airs bourrus). C’est encore une fois un livre sur la tolérance et la peur des autres cultures. Aussi, je pense que c’est un livre à mettre définitivement entre les mains des adolescents.

A plus pour le prochain tome 🙂

Tome 4 : L’éclat de cristal

Présentation de l’éditeur : Le Valbise tremble. Akar Kessel, un apprenti-sorcier, a maladroitement réveillé une relique pouvant balayer la région de la surface des Royaumes : l’eclat de cristal. mais les Dix-Cités doivent faire face à un danger plus immédiat : les barbares. après une première attaque manquée, ces derniers laissent pour mort un membre de leur tribu : le jeune Wulfgar bientôt recueilli par le nain Bruenor et son ami Drizzt Do’urden, l’elfe noir. Condamné à cinq ans d’esclavage et de proximité complice, le jeune homme s’aguerrit au contact de ses bienfaiteurs. Heureusement, car il pourrait bien être leur ultime rempart contre l’effarante puissance du cristal !.

Où on découvre un Nouveau Drizzt.

Et oui, fini où notre drow se demandait bien pourquoi il est si malheureux, comment il va trouver sa place, tout ça. C’est un nouveau Drizzt que nous avons et cela fait du bien : il est heureux, il a des amis, une belle grotte et un but dans la vie. Et de suite, on le sent plus détendu : il forme le jeune Wulfgar, le barbare re
cueilli par Bruenor. Il s’accorde quelques petites quêtes additionnelles. Il sauve le monde.

Bref, on m’aurait annoncé dans ce tome qu’il avait trouvé une copine que je ne serai pas surprise (mais non, il n’aime que les panthères). Plus sérieusement, cela fait du bien de le retrouver comme cela. Pas que je me rongeais les sangs pour lui, mais RA Salvatore a compris qu’il fallait renouveler son héros pour un nouveau cycle. Et c’est dans une ambiance sombre, certes, mais détendue. Il y a de l’humour, de la sagesse, de l’initiation. Bref, tout ce qui font les ingrédients d’un bond page turner en Fantasy.

Le message du jour : L’union fait la force !

En effet, le petit groupe composé de toutes ces races : Nain, elfe, halfelin et humain montre bien que lorsque les races de ce monde s’unissent, rien de mal ne peut survenir. (même lorsqu’un démon majeur entre dans le lot). Ce tome montre comment être un bon souverain, mais aussi il montre les liens que tissent les gens entre eux. Et lorsqu’on dépasse les clivages raciaux, on aboutit à de belles choses, et on accomplit des miracles.

Tout cela, vous le découvrirez dans ce tome. Et c’est un régal de continuer cette saga sur ces bonnes aventures. Le tome 5 promet d’être super sympa. Cela donne envie de lire, de continuer, et surtout d’aimer.

Tome 5 : Les Torrents d’argent

Présentation de l’éditeur : Le nain Bruenor, le barbare Wulfgar, le halfelin Régis et Drizzt l’elfe noir partent en quête de la cité de Castelmithral, le berceau légendaire du peuple de Bruenor. Ils doivent affronter en chemin toutes sortes de monstres et de prodiges. Confronté au racisme, Drizzt envisage sérieusement de regagner les ténèbres de l’Outreterre. De son côté, Wulfgar commence à surmonter son aversion atavique pour la magie. Quant à Régis, il cherche à échapper à un redoutable assassin qui s’est allié à des magiciens maléfiques. Ces derniers ont juré la perte des compagnons et Catti-Brie est la seule à pouvoir contrecarrer leurs plans.

Le déroulement de l’histoire prend un nouveau tournant.

Dans les trois premiers tomes, on voit Drizzt cheminer seul et allant de place en place pour se trouver un lieu pour vivre et être accepté. Et c’est pas facile parce que notre elfe noir préféré ne trouve pas de ville, de village ou tout autre lieu autre qu’une vieille grotte pourrie pour se faire accepter par les voisins. J’avoue qu’au bout de trois tomes, cela commençait à être lassant. Mais vala ti pas, qu’au quatrième tome, certes, il vit dans une grotte pourrie, mais il a des amis. Et déjà, rien que cela, cela change tout !

Du coup, quoi de mieux pour changer un peu, pour transitionner, que de sauver le monde (ou presque) à l’aide de ses compagnons, d’en avoir de nouveaux (copains), de devenir une espèce de mentor et surtout de se rendre compte que le plus important dans la vie, ce n’est pas d’avoir la plus chouette grotte pourrie du coin, mais tout simplement d’avoir ses potes pas loin pour sauver le monde. Suite à une face, les voilà tous repartis (les copains) pour chercher une nouvelle quête. Donc on repart dans la configuration des trois premiers tomes. Mais attention, le Drizzt, il est pas tout seul. Il a ses potes avec. Et c’est plus pratique pour raconter les histoires le soir au coin du feu.

Avec ce tome, on lance les prochaines histoires et on s’inspire des anciennes.

Car oui, il ne faut pas se leurrer, si tout le monde part en ballade, c’est pour retrouver un lieu mythique ou presque dont le trajet est enfoui dans la mémoire du nain (sans mauvais  jeu de mots, parce que les nains creusent…. bref). On découvre ainsi un petit peu la mythologie des contrées avec une histoire un peu comme à la Hobbit, entendez par là une cité naine qui a été conquise par un dragon. Au moins, Gandalf n’apparaît pas.

Mais les compagnons se demandent aussi pourquoi le Halfelin se trouve là alors qu’il aurait pu faire la teuf dans sa grande maison. Mais nous on sait pourquoi il est là, ce qui provoque la notion de danger de ce tome (en plus d’affronter un dragon, suivez moi, s’il vous plaît). Bref, une intrigue qui dépote tout de même pas mal et qui laisse présager un tome 6 assez sympa avec sûrement d’autres histoires au coin du feu. Un guide du routard des grottes pourries peut être ? (non je rigole).

En bref, un tome qui n’est pas non plus exaltant mais toujours aussi plaisant à lire. C’est le genre de saga qui se lit tout seul, où on attend gentiment la fin. Et c’est pas mal, faut avouer. A très bientôt pour le Joyau du Halfelin

Tome 6 : Le Joyau du Halfelin

Présentation de l’éditeur : Régis est enlevé par Entreri qui le livre au Pacha Amas. Celui-ci entend bien se venger du halfelin qui lui a volé son bien le plus précieux : le rubis aux pouvoirs hypnotiques. Les amis de Régis, Drizzt et Wulfgar, se ruent à son secours tandis que Catti-Brie se charge de lever une armée pour reconquérir Castelmithral. Drizzt sera de nouveau confronté à son ennemi juré dans les rues de Portcalim ; Artémis Entreri qui compte bien donner au drow quelques leçons d’escrime. Mais en la matière il est difficile de déterminer lequel des deux est le maître ou l’élève. Quant au halfelin, il doit affronter la pire épreuve de sa vie entre les griffes du Pacha Amas. Y survivra-t-il ?

La beauté de l’amitié, encore et toujours

Régis est enlevé et même s’il ne fait que des bêtises, ses amis ne se posent pas la question : Ils font tout pour partir à la rescousse du Halfelin. Et l’on voit dès le début que Régis non plus n’a absolument pas de doute. Il faut qu’il tienne parce que ses amis vont venir le chercher. Il ne sait pas comment, il ne sait pas pourquoi mais ils vont venir.

Alors oui je sais, il y a l’intrigue, il y a l’action, l’écriture du roman, j’en passe et des meilleures. Mais arrêtons nous deux secondes sur la beauté de ce moment : la force de l’amitié qu’il réside dans cette compagnie. L’acceptation des qualités et des défauts des autres. L’absence de jugement. Que ce soit envers Régis qui met toujours le groupe dans la mouise. Mais aussi envers Drizzt dont on accepte les vengeances, les hésitations et parf
ois même le raz le bol du jugement des autres. Et l’elfe, du coup, se retrouve dans un beau petit cocon protecteur où il n’a pas à subir le regard des autres.

C’est pour ces moments là que je recommande la saga dans les adolescents car je pense sincèrement  qu’ils peuvent s’identifier ici dans leurs groupes d’amis. Ou du moins leur donner des leçons sur ce qu’ils peuvent espérer et tendre dans leur groupe d’amis.

Et sinon, l’action, toujours à foisons. C’est magique

En effet, nous avons ici un affrontement entre Drizzt et Entreri qui sont d’ailleurs un beau symbole. En effet, les deux combattants qui, point de vue de la technique, sont identiques. Ce sont deux assassins hors pair. Mais Drizzt a choisi de combattre pour le bien, de se laisser attacher à des personnes. Au contraire d’Entreri qui a décidé de rester froid et insensible quoiqu’il arrive. Ainsi, l’auteur nous démontre la force des sentiments. Et je dois dire que c’est extrêmement bien tourné, même si maintenant, on se doute quand même grosso modo de ce qu’il va se passer.

En bref, un sixième tome qui marque la moitié de la saga et je dois dire que celle ci se renouvelle très bien. De plus c’est vraiment plaisant à lire, de la bonne petite fantasy. A bientôt pour le septième tome.

Tome 7 : L’Héritage

Présentation de l’éditeur : Drizzt se sent enfin chez lui à Castelmithral et tout le monde s’affaire pour préparer le mariage de Wulfgar et Catti-Brie. Mais son bonheur est précaire. Des nains disparaissent, et Drizzt découvre bientôt qu’ils ont été massacrés par un drow ! Sa véritable famille se rappelle à lui de la pire des manières : sa soeur, son frère et le mercenaire Jarlaxle complotent dans l’ombre pour assurer sa chute et leur vengeance. Pendant que Drizzt mène son propre combat, Bruenor et les autres doivent faire face à une invasion de gobelins. L’héritage de l’elfe noir représente un bien lourd fardeau pour lui et ses proches !

Le retour de la famille de Drizzt.

Cette fois ci, ils reviennent deux fois plus méchants, deux fois plus hargneux car pour eux, reprendre la confiance de la Reine Araignée passe automatiquement par la destruction de Drizzt. Et genre on a envie de leur dire de se calmer un peu niveau acharnement car ce pauvre Drizzt a enfin refait sa vie. Il est dans une cité où tout le monde l’accepte. Il a ses potes dont deux se marient. Il a une fonction, un métier, une vie. Bref. On se dit plus ou moins qu’on pourrait lui laisser vivre sa vie tranquillement vu qu’il a coupé les ponts et qu’il ne fait de mal à personne.

Mais non, comme un bouton de moustique qui gratte, la famille de Drizzt revient. Elle a passé un pacte et fait une espèce de monstre (qu’on voit sur la couverture). Du coup, ils attaquent Castelmithral, les amis de Drizzt par la même occasion et on se retrouve avec des batailles souterraines de folie. Vous allez me dire, c’est un peu ce qu’on recherche. Et c’est génial. J’avoue qu’un de mes plaisirs coupables de cette saga, c’est la danse de combat de Drizzt. C’est toujours aussi prenant à lire, ce qui fait que les batailles défilent sous nos yeux.


Le retour de l’ennemi juré.

On pensait que Drizzt en avait fini avec la haine de son super grand double maléfique. Mais que dalle. Parce qu’il revient, il fait du mal aux gens que Drizzt aime et c’est reparti pour un tour. Alors, est ce que celui là n’est pas venu un peu se greffer dans l’histoire à l’improviste ? Je ne sais pas. J’avoue qu’il fallait mettre un terme avec les combats intérieurs de Drizzt à propos de ce personnage. Et puis une petite scène de bataille en plus, j’avoue que je ne craque pas dessus non plus.

En bref : c’est un  tome qui dépotte. Vous ne vous reposerez pas une seule seconde. Côté intrigue, cela stagne un peu (on n’a pas de grands voyages, de quêtes, juste des combats en souterrain). Le côté bataille dans les grottes, cela a aussi son charme car cela donne une petite notion de peur sourde, cela nous déstabilise un peu et c’est pas plus mal. On est clairement dans le milieu de l’elfe noir qui va aller défendre sa cité. Cela donne envie de lire vite fait bien fait le huitième tome. Je vous dis donc à bientôt 😉

Les Royaumes invisibles de Julie Kagawa

Tome 1 : la princesse maudite

Présentation de l’éditeur : Ethan a disparu… A la veille de son seizième anniversaire, Meghan découvre qu’on a enlevé son petit frère. Dans le même temps, elle apprend qu’elle est une fille fée, la princesse maudite d’un royaume invisible dont il lui faut franchir la porte si elle veut retrouver Ethan. Prête à tout, Meghan accepte de passer de l’autre côté du miroir au risque de sa vie. Et, sitôt transportée dans la forêt magique, elle voit se dresser en travers de sa route le prince Ash, le plus dangereux des êtres dangereux qui peuplent les royaumes invisibles…

Un roman jeunesse, YA, utilisant les mécanismes du genre habituels

Ne faites pas attention à mon ton complètement blasé et qui pourrait paraître amer, mais j’en ai tellement soupé qu’en fait, lorsque je trouve ces mécanismes, je lis en mode robot, sans surprise. Donc qu’avons nous ici ? Une jeune fille est en apparence, totalement ignorée de ses parents, à un point qu’elle ne s’étonnerait pas qu’on ne lui souhaite pas son anniversaire. Elle est sans vie sociale apparente car elle n’est pas du tout in dans son lycée. Elle a juste un meilleur ami qui est secrètement amoureux d’elle.

Mais en fait, tenez vous bien, c’est la princesse d’un royaume magique. Elle a des pouvoirs de folie, mais ne sait pas les utiliser de suite (il faut attendre le moment propice du roman, voyons). Son meilleur ami secrètement amoureux d’elle est en fait une créature très puissante et millénaire. Mais, manque de bol, elle rencontre un elfe aux cheveux blancs qui veut la tuer et c’est de lui dont elle tombera amoureuse. Ah bah nous l’avons notre triangle amoureux !

Et enfin, son petit frère qui est le seul à s’intéresser à elle se fait kidnapper. Et comme elle y tient à son petit frère, elle va réunir tout ce bon monde  pour aller le sauver. Du coup, les deux adversaires, qui se haïssent depuis des centaines d’années, vont se supporter pour les beaux yeux de la belle et aller chercher son petit frère.

Un roman passe partout

L’avantage de ce roman, c’est qu’il a été écrit par Julie Kagawa, disons le clairement. Cette auteure a une écriture fluide, directe, avec quelques pointes d’humour de temps en temps. Elle écrit très bien du jeunesse, et si je continuerai à lire les Royaumes invisibles, ce sera clairement pour me vider la tête tranquillement de grosses journées de travail. De plus, l’auteure a revisité le monde de la Faërie, des contes et petit plus, nous a inventé un troisième royaume composé de jouets et donc là fées technologiques. En ce sens, j’ai trouvé sa démarche osée mais logique. Les enfants maintenant jouent aux jeux vidéos et lisent beaucoup moins de contes. A partir de là, on peut aisément imaginer que des créatures magiques évoluent selon les rêves des enfants.

Par contre, ce que j’ai moins apprécié, mais qui est le pendant de la littérature Young Adult, ce sont les émotions adolescentes. Imaginez vous votre frère kidnappé mais vous trouvez tout de même le temps de tomber amoureuse de votre pire ennemi ? Je trouve cela vraiment bizarre. Mais il est vrai que je n’ai plus l’âge maintenant pour tous ces petits tracas (de toutes façons, mon amoureux il sauve le monde, na).

En bref, une lecture sympathique, à lire le week end. C’était vraiment sympa et détente, hormis le triangle amoureux. Heureusement, la plume de Julie Kagawa m’a fait passée ce passage là comme une fleur.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Fantasy 2013
Tome 1.5 : le passage interdit

Présentation de l’éditeur :Meghan doit honorer la promesse qui lui a permis de sauver son frère, et retourner au Pays de Nulle Part sous l’escorte du prince Ash. Là, elle sera la captive de la Reine Mab, souveraine de la Cour d’Hiver. Mais tandis qu’elle et Ash s’enfoncent sur les terres du Grand Froid, un danger plus grand encore les guette et les traque…

Une bonne nouvelle dite de transition

Oui, c’est en vogue en ce moment, pour nous faire patienter jusqu’au second tome de nous mettre une nouvelle de transition entre le premier et le second tome d’une saga young adult. Le but du jeu est soit de vous faire revivre une scène du premier tome d’un autre point de vue ou d’aller se faire un épisode entre deux tomes. C’est le cas ici et l’exercice de style a été plutôt bien réussi.

En effet, on se concentre plus sur Meghan et Ash, sans le côté triangle amoureux qui peut en agacer certains (surtout moi) dans un roman complet. Alors, bien évidemment, il y a des regards et des mordillements de lèvres, mais pas encore de quoi prendre toute la place de cette nouvelle.

Un petit focus sur Ash

Ici, nous verrons le voyage de Meghan et Ash, du point de vue de Maghan qui regarde Ash… Et bien, elle le regarde souvent tout de même. En dehors de l’histoire de la psychologie du personnage (sisi, il y en a une), je peux vous dire qu’il a une musculature dorsale à tomber ! Le torse a l’air pas mal non plus …

Plus sérieusement, Ash, d’apparence très froide au premier tome baisse un  peu sa garde, laissant entrevoir un garçon très protecteur. Il tente de décrire la nature des relations de son royaume à Meghan qui est tout de même assez Naïve en matière d’intrigues de cour. D’ailleurs, cela lance le thème principal du second tome : L’intrigue de cour.

Quand je vous disais que c’était une nouvelle de transition. Je vous donne rendez vous pour le second opus 😉

Tome 2 : La Captive de l’hiver





Présentation de l’éditeur : Entre l’Hiver et l’Été, la guerre est imminente.
Désespérée, Meghan – fille fée de l’Eté – voit le prince Ash – fils de la reine d’Hiver – s’enfermer dans une indifférence de glace et le croit perdu pour elle. Et pourtant, incapable de l’abandonner à son sort de captive, bravant tous les interdits de la Cour d’Hiver, voilà qu’il la délivre… Une dangereuse transgression qui fait de lui un traître et de Meghan une fugitive aux abois…

Ash ou Robin ? Mais telle est la question !

Et oui, après ma grosse saga pleine de réflexions (la tome 3 d’Ayesha pour ceux qui se le demandent), il a fallu que je repose un peu mon cerveau, que je parte dans un monde merveilleux et pailleté. Et je savais que Julie Kagawa m’attendait avec sous les bras son second tome des royaumes invisibles. J’ai laissé ma cervelle à la porte et j’ai commencé à râler

Mais enfin Maghan Chase. Pourquoi tu hésites entre Ash et Robin ? Manifestement, c’est avec Ash que tu as le plus de possibilités de te disputer. De plus, cela va faire rager ton père. C’est tout vu ! ALors oui, apèrs on peut mettre en avant le fait qu’il soit beau, glacial,, tout ça. Mais Robin aussi. Mais Robin ne te traite pas comme une vieille chaussette avariée. Un peu de bon sens !

Bref, vous le voyez, nous sommes dans du young adult avec des préoccupations de cet âge là, qui sont plus importantes. que de sauver le monde (Voyons !)

Non mais entre deux, on va résoudre un conflit tout de même.

Ah oui ! Le conflit, le sceptre, le peuple  de l’hiver, l’autre de l’été, celui du fer… Nous avons là les références à Roméo et Juliette, bien évidemment, créés à la sauce féerique. Julie Kagawa a utilisé des ingrédients qui fonctionnent toujours et c’est pour cela que cela se lit autant. lle ajoute une petite sauce perso avec les fées de fer (création que j’aime beaucoup d’ailleurs).

Bref, un second tome sur la lancée du premier. Il n’y a plus qu’à attendre et voir ce que donnera le troisième.

Tome 3 : Le serment d’une reine.

Présentation de l’éditeur : Un retour impossible…
Mise au ban de la Faérie, Meghan se console : elle va enfin revoir sa famille. Mais voilà que des fées de Fer cherchent à l’enlever. Elles sont envoyées par le nouveau roi de Fer, qui convoite les pouvoirs de Meghan ; il est prêt à la traquer sans trêve chez les mortels. Redoutant de mettre de nouveau sa famille en danger, Meghan renonce alors aux retrouvailles et part combattre le Fer avec Ash…
Une guerre décisive…
A la frontière des trois royaumes, le Fer livre une guerre impitoyable à l’Eté et l’Hiver. Si Meghan ne sort pas victorieuse de l’ultime bataille contre le Fer, l’Eté et l’Hiver disparaîtront à jamais. Mais la victoire a un prix : pour terrasser le Fer, Meghan doit accepter d’être abandonnée par Ash et de donner sa vie s’il le faut..
.

C’est tout de même moins guimauve

Et oui, quand on vous enlève un triangle amoureux, la vie est plus belle. Meghan sait qui elle aime et cela nous permet de nous concentrer sur l’intrigue principale, à savoir le royaume de fer qui attaque les royaumes de l’été et de l’hiver. Quoique ces deux royaumes rejettent nos héros, on voit quand même qu’ils les rappellent pour sauver le monde (grosso modo). Meghan ne faillit pas à son devoir, même si elle est bien obligée. Et je dois dire qu’elle négocie de mieux en mieux l’affaire.

Cela nous donne surtout l’occasion de mieux comprendre ses pouvoirs un peu spéciaux et surtout sa défaillance par rapport à ceux ci, défaillance qui est développée dans les tomes précédents. Elle repart donc avec ses compères pour déjouer un complot et éviter la guerre. Sommes toutes, un roman fantasy jeunesse et romantique assez classique.

L’auteure s’évertue à m’amadouer.

Oui, ce ne sera pas ma lecture du siècle, je ne vous le cache pas. Mais je suis contente, réellement, d’avoir poursuivie la saga. En effet, la plume de l’auteure est fluide, agréable et permet un bon moment de détente. De plus, elle étoffe sa saga au fur et à mesure de chaque tome et chaque nouvelle, ce qui agrandit mon intérêt.

Je le maintiens, c’est une saga pour adolescents, aussi, il faut quelque part le prendre comme tel. Mais les aventures développées ici sont vraiment intéressantes et le fond est bien développé. Je vous dis donc à très vite pour une petite nouvelle de transition 🙂

Dangereuse Faerie

Présentation de l’éditeur : Le cauchemar d’une nuit d’été ? Robin Goodfellow. Puck. Farceur de la Cour d’Eté, bras droit du roi Obéron, véritable flé
au de l’existence d’une reine fae – et ami secret du Prince Ash de la Cour d’Hiver. Jusqu’à ce que la mort d’une fille ne vienne s’interposer entre eux, et qu’une autre ne vole leur cœur.
Ash a accordé une faveur de trop et quelqu’un est venu la lui réclamer, forçant ainsi le prince à se rendre dans un lieu où il ne peut pas aller sans l’aide de Puck : au cœur de la Cour d’Eté. Puck quant à lui doit faire face à l’ultime choix qui s’offre à lui : trahir Ash et peut être conquérir la fille qu’ils aiment tous les deux, ou aider son ami d’autrefois devenu son ennemi juré à mettre en place une tromperie à laquelle aucun vrai farceur fae digne de ce nom ne pourrait résister

Quand une auteure a vraiment envie que vous lisiez la fin de sa saga.

Certes, il y a de la romance dans cette saga (mon point faible, je dois l’avouer). Il y a de l’action aussi (et cela, c’est vachement mieux). Et une pointe d’humour. Mais avec cette nouvelle, avec juste Puck et Ash, là, on a de l’amitié, de l’humour en plein, de la confiance, de la défiance, de la roublardise. Bref, tout ce que j’aime. Là, l’auteure m’a donné envie de lire le Prince Exilé de suite (le prochain tome) et je dois dire que cela me fait extrêmement plaisir.

En effet, je commençais sérieusement à m’essouffler avec cette histoire d’amour impossible entre Meg et Ash, entre Meg et Puck. Je suis désolée, mais il n’y a que l’intrigue et la mythologie qui me tiennent parce que franchement, les romances, ce n’est pas ce qui m’évadent le plus. Et donc, comme je le disais, l’auteure m’a fait ce cadeau, avec une petite nouvelle d’une cinquantaine de pages. Et ce fut un plaisir. Merci Julie 🙂


Une petite quête entre mecs.

Oui, dans notre monde, les mecs, entre eux, ils font des matches de foot, des discussions, des sorties en bar, des concerts. Dans ce monde ci, ils se font des quêtes. Bah oui. Et c’est vrai que cette adaptation là dans le monde de la fantasy m’a déjà emballée. Les deux anciens potes qui ne s’aiment plus à cause d’une vieille histoire mais qui s’aiment quand même parce qu’ils se sauvent la face. J’aime beaucoup.

La relation entre ces deux là me charme. Et quand ils décident de s’aider et que se pose un cas de conscience lorsque le roi Oberon propose à Puck de trahir Ash. J’avoue que là quand même. J’étais bien. Et comme je vous le disais, c’était tout ce qu’il me fallait pour lire la suite. D’ailleurs, si cela ne vous ennuie pas. J’y vais 🙂

Tome 4 : Le Prince Exilé

Présentation de l’éditeur : Une âme mortelle…A la fin du tome 3, Meghan et Ash n’ont pas eu d’autre choix que de se séparer. Au début du tome 4, Ash est prêt à tout pour retrouver
sa bien-aimée, y compris à renoncer à l’immortalité et à gagner une âme.Trois épreuves décisives…De dangereuses péripéties vont conduire le prince à travers la Forêt Sauvage, jusqu’aux fameuses Terres des Epreuves. A ses côtés, Puck, son rival mais aussi le complice qui lui permettra de triompher, et d’entrer enfin dans le monde de Meghan.Les amants réunis…Les fées maléfiques semblent enfin décidées à laisser Meghan et Ash vivre leur amour.
Mais Ariella, l’ancienne passion d’Ash, aura entre-temps reparu dans la vie du prince. Pour la menacer ?

Un très beau final

C’est rare qu’une saga aille en crescendo avec moi. Et pourtant, là ce fut le cas. Autant le premier je le trouvais sympa mais sans plus. Mitigée entre le j’aime bien et c’est un peu jeunesse tout de même pour moi dans le second et là le troisième tome est très bien fait. Chapeau ! L’auteure a évité tous les écueils que je n’aime pas (forcément, les grands triangles amoureux et les questionnements sans fin qui en découlent). Ici, certes, il y’en a un. Mais avouez qu’il a de la classe car les deux garçons ne se vouent plus une haine sans faille.

Ici, c’est la quête d’amour du Prince Ash qui veut avoir une âme humaine pour rester auprès de Meghan Chase. Il va sacrifier son âme immortelle et surtout endosser une conscience humaine pour être auprès de l’amour de sa vie. Pour cela, il va en quelques sortes régler ses comptes avec le monde de la féerie une bonne fois pour toute et il fera cette quête auprès de Puck, qui montre qu’on peut être ami au point de sacrifier aussi un amour. Bref, une belle histoire entre mecs qui clôt un triangle amoureux classique et ça c’est beau (et il fallait que je le dise).

Ash va découvrir petit à petit au travers un parcours initiatique ce qu’est d’être humain.

C’est bien connu, dans cet univers là, les humains sont considérés comme des êtres faibles et pas très intéressants en fin de compte. Ash est de ceux là car il a été élevé ainsi. Mais au fur et à mesure, son avis va changer car il expérimentera petit à petit la condition humaine. De respect, cette condition passera à l’affection. Et cela change tout car Ash fait un sacrifice mais il ne le fait pas en traînant les pieds (vous voyez ce que je veux dire ?)

Quant à Ariella, je ne peux rien vous en dire, mais je trouve que l’auteure a très bien géré la fin de cette histoire. J’ai eu peur que ce ne soit un peu tiré par les cheveux au début mais en fait, elle s’en est très bien sorti. Toute une nouvelle palette d’émotions vont débarquer dans ce roman et c’est vraimet bien écrit.

En bref, c’est une saga mignonne comme tout (merci encore Jess, faudra peut être que tu lises le reste dis ?) à découvrir. Elle vous étonnera, j’en suis certaine.

Les aventuriers de la Mer de Robin Hobb

Tome 1 : Le Vaisseau Magique

Présentation de l’éditeur : Les vivenefs sont des vaisseaux magiques attachés par des liens empathiques à la famille qui les possède. Ces navires insaisissables bravent les tempêtes, évitent les récifs, distancent les monstres marins, sèment les pirates… et font l’objet de toutes les convoitises. Le capitaine de la Vivacia, Ephron Vestrit, se meure. Parmi les siens, chacun ourdit complot et trahison pour s’approprier son vaisseau, car une vivenef ne se transmet pas comme un legs ordinaire. Pendant ce temps, d’autres dangers se profiles à l’horizon : les serpents de mer qui infestent les océanes se regroupent, et un ambitieux pirate aspire à unir ses pairs sous un seul pavillon : le sien.

La Particularité de Robin Hobb : les personnages

Le personnage principal est Althea, fille d’Ephron Vestrit. Elle apparaît tout d’abord comme une enfant gâtée, voire trop sûre d’elle même. C’est l’héritière logique de la vivenef, ayant déjà un lien très fort avec le navire et surtout vivant quasiment dessus depuis qu’elle est toute petite. Elle a énormément de cœur : c’est une jeune femme passionnée. Malheureusement, elle est beaucoup trop naïve et impulsive. Aussi, dans le jeu des intrigues, on remarque qu’elle perd très facilement, ne gardant pas son calme aux moments appropriés et faisant des bourdes plus grosses qu’elle même au pires moments, tellement elle fonce tête baissée. Ce sont des erreurs de jeunesse et ce petit défaut va se corriger, je pense, au fur et à mesure des gamelles qu’elle va se prendre.

En rival, il y a Kyle, son beau-frère. C’est grossomodo le pourri du lot. Il est ambitieux, connaît lui le jeu des intrigues et parvient toujours à ses fins. Tout d’abord, il épouse Keffria pour devenir capitaine du navire. Ensuite, il déprécie Althéa pour prendre l’héritage de la vivenef, n’hésitant pas à manipuler ses enfants pour y arriver.

En ce qui concerne Keffria, c’est l’épouse soumise qui préfère de loin se soumettre à son mari plutôt que de défendre sa soeur. Elle écoute Kyle beaucoup trop facilement et risque de se rendre compte qu’elle n’est qu’un jouet et surtout qu’elle se fait déposséder de tous ses pouvoirs de femme Marchande.

Hiémain, son fils, est le type même du jeune innocent. C’est un jeune garçon malingre, destiné à devenir prêtre, sous décision de sa mère. Mais Kyle va revenir dessus pour installer son fils sur la vivenef, le manipuler et tout faire pour détruire toute personnalité en lui.

Enfin, il y a un pirate, un peu filou, ingénieux, chanceux qui ambitionne de devenir roi. Mais pour cela, il lui faut une vivenef…. Ce personnage me fait penser à Jack Sparrow, si vous désirez avoir une représentation exacte de ce monsieur. Et pour le moment, il bénéficie de mon indulgence de midinette accro à la piraterie


Mais Robin Hobb, c’est aussi les intrigues.

Comme je vous le disais un peu plus haut, Kyle épouse Keffria pour s’approprier la vivenef de la famille. Il fournit un travail considérable pour casser Althéa, et n’y arrivant pas, il la dénigre et la décrédibilise pour arriver à la déposséder de l’héritage. De ce fait, il obtient le navire mais détruit toute une union familiale.

Quant à notre pirate, il va sur une île rencontrer de vilaines bêtes qui peuvent vous dévoiler l’avenir, et ce pour se faire confirmer qu’il deviendra roi des pirates. Mais je ne suis pas sûre qu’il y arrivera aussi facilement. Il lui faudra capturer une vivenef, ce qui ne paraît pas si facile.

Au milieu de tout cela, les vivenefs.

Nous en connaissons deux ici. Tout d’abord, il y a la Vivacia. Elle ressemble un peu à une jeune femme sur la proue du bâteau et commence son éveil à la mort d’Ephron. Elle a en elle le savoir de 3 générations de cette famille marchande. Il est très difficile de la contrôler car sa personnalité n’est pas encore formée. Or, à cause de ce fameux Kyle, son environnement est tout sauf stable. Aussi, l’enjeu est énorme dans les réactions de la Vivacia. Surtout que…

Surtout que l’on connaît l’histoire de Parangon, une vivenef un peu plus âgée qui est devenue complètement folle et aveugle à cause du comportement de sa famille. Elle en a tué plusieurs équipages et pourtant, lorsque nous nous approchons de lu, on a l’impression de rencontrer un enfant battu, ce qui nous pousse à s’inquiéter non seulement pour l’avenir de Parangon, destiné à rester échoué sur une plage mais aussi pour la Vivacia qui en prend le chemin.

En bref, un tome haletant, qui vous fait comprendre que vous pouvez vous inquiéter pour un gros bout de bois, bois sorcier, certes, mais bois tout de même ! C’est encore un nouveau monde magique que nous offre l’auteur, sous fond de vieilles histoires de marins et de pirates, de monstres des mers et de nouvelles légendes.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Fantasy 2013
Mais aussi dans le cadre du Challenge New Pal 2013 organisé par Yukarie
En enfin dans le cadre du Challenge Saga en folie organisé par Galleane

Tom
e 2 : le navire aux esclaves

Présentation de l’éditeur : Kyle, désormais aux commandes de la Vivacia, la vivenef récemment éveillée de la famille Vestrit, a décidé de l’utiliser pour transporter des esclaves. Et son impérieuse volonté ne saurait souffrir la moindre opposition. Son épouse Keffria en vient même à douter de son mari quand il veut débaucher leur fille Malta, et obliger leur fils Hiemain À travailler à bord de l’embarcation et à abandonner l’apprentissage qui le destinait à la carrière de prêtre de Sa. Sa belle-soeur Althéa, elle, se fait de son côté passer pour un jeune homme et se démène sur le Moissonneur, un navire abattoir, Elle doit prouver à Kyle qu’elle est un véritable marin pour récupérer Vivacia…

Quand Althéa nous montre ce qu’obstination veut dire 

Althéa est le personnage qui surprend, le personnage attachant et surtout le personnage qui est le plus têtu. En effet, non contente d’être dépossédée de la vivenef, elle quitte la maison familiale sans un sou, en plein milieu d’un enterrement et va se faire engager sous le nom d’un homme comme mousse dans un navire pêcheur car elle a réussi à soutirer à Kyle que si elle est reconnue comme bon marin, il lui laisse la Vivacia.

Il est sûr que lorsqu’Althéa a un but, elle ne recule devant rien. Elle apprend son métier à la dure cette fois, ce qui lui enlèvera sa carapace d’héritière. Elle comprend quelques unes de ses erreurs. Certes, elle reste dans son coin mais prend sur elle d’avertir sa mère pour l’état fragile de la Vivacia, elle va sympathiser avec Parangon, apportant à celui ci un petit réconfort. Elle ne devient pas encore forcément adulte dans ce tome mais commence à comprendre beaucoup de choses, à se critiquer elle même et surtout à se rendre compte qu’elle peut être douée sur un navire qui n’est pas fait de bois sorcier

Quand Hiémain et Vivacia se cherchent.

Hiémain, ce jeune homme qui se fait littéralement capturer et séquestrer par son père sur le navire se voit dans une situation réellement difficile. En effet, il est attaché par magie à la Vivacia, mais à cause d’elle, il se voit privé de sa vocation : la prêtrise. C’est réellement une relation très compliqué car ce sont comme deux orphelins condamnés à ne pas s’aimer, et je me demande si quelque part, ce n’est pas aussi ce que son père veut.

L’affrontement entre le père et le fils se fait attendre, mais je pense qu’il le faudra encore. En effet, Hiémain a un regard neuf, et je dirai même théorique sur le monde. Il ne voit que la beauté des choses et ne sait pas encore qu’il y a des hommes bons, mais surtout des hommes méchants. Malheureusement pour nous, il s’en rend compte petit à petit et c’est Vivacia qui, à travers lui, se rend compte de tout ceci.

C’est un point extrêmement sensible de ce récit car il faut se rendre compte que la vivenef est comme un enfant avec un très grand savoir. Aussi, imaginez l’impact sur une psyché d’enfant le fait de se rendre compte très tôt qu’elle ne peut pas faire confiance à grand monde, que les personnes qu’elle aime ne veulent pas forcément d’elle et surtout elle apprend ce que va être la torture. Ce navire va emmagasiner beaucoup de choses dures et négatives dans ce volet

C’est Kyle qui montre sa nuisance.

Je vous l’avez dit que c’était le pourri du lot. Monsieur Kyle décide de grandes choses pour la rentabilité. Son but est clair : amasser de l’argent. Pour ce faire, il va utiliser la vivenef pour quelque chose qui est considéré comme très dangereux pour ces bateaux : le transport d’esclaves. Et pour nous faire rendre compte de la monstruausité de la chose, Robin Hobb nous donne en parallèle les récits des captures des navires aux esclaves (avec les descriptions adorables dont elle a le secret) par notre Jack Sparrow.

Mais Kyle ne s’arrête pas là. Vous savez qu’il laisse une famille derrière lui (hormis son fils). Pour s’assurer de la soumission de sa femme, il pousse sa fille Malta contre elle, préférant l’orienter vers une position très délicate pour sa réputation, sûrement pour convaincre tout le monde que Keffria ne sait pas s’occuper de son foyer (et prendre les rênes de la maison). Il brise son fils pour avoir du pouvoir sur le navire et continue son travail de dénigrement sur Althéa.

En bref, ce n’est pas un tome de transition, c’est un tome d’approfondissement des personnages, avec des enjeux supplémentaires, des toiles d’araignée dans le jeu des intrigues supplémentaires. Nul doute que Robin Hobb est en forme lorsqu’elle écrit ses sagas car nous nous perdons constamment dans les relations entre ces personnages plus complexes les uns que les autres

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge New Pal 2013 organisé par Yukarie
Mais aussi dans le cadre du Challenge Saga en folie organisé par Galléane

Tome 3 : La Conquête de la liberté

Présentation de l’éditeur : Perdu à Jamaillia, Hiemain s’apprête à affronter son destin. Dans sa fuite, l’apprenti prêtre va retrouver Vivacia pour subir avec elle les événements les plus douloureux de leurs jeunes existences. Son père, le capitaine Kyle, de plus en plus violent et humiliant, leste la vivenef d’esclaves, attirant les serpents de mer.
Quant à Malta, elle entre progressivement en conflit avec ses aïeules et leur procure bien des tourments. Les Vestrit se déchirent de l
‘intérieur…
Pendant ce temps, Kennit le pirate, affaibli et mutilé à l’issue d’un terrible abordage, sent la chance le quitter. Posséder une vivenef devient pour lui une priorité, un impératif audacieux mais quasi suicidaire…

Chaque personnage se sent en cage en ce moment, dans la saga

Souvenez-vous, nous quittions Hiemain qui quittait, lui, la Vivacia. Hiemain est sans doute le personnage le plus énervant des Aventuriers de la Mer, telle il est complexe et prometteur à la fois. Reprenons-le, voulez vous ? C’était un apprenti prêtre de Sâ, apprenti très doué. C’était un gamin habitué à être seul, a être éloigné de sa famille et de la vie en général car on ne le développe que du côté spirituel. Une fois arrivé chez son père, il découvre les malheurs physiques, la séquestration et le fait de devoir toujours tout partager avec un bateau. C’est un objet, un instrument au mieux. Quelque part, Hiemain nous énerve par sa passivité et une voix mauvaise nous dit qu’il faut qu’il se secoue. Et pire, lorsqu’enfin il se décide à faire un semblant d’action – il fuit – nous n’avons qu’une envie, c’est de le huer car il laisse la Vivacia toute seule.
Althéa est plutôt le contraire. Elle est constamment dans l’action, au risque de s’y perdre de ne pas avoir de recul. Mais au moins, elle apprend constamment de ses erreurs, elle avance même en tâtonnant. Ne pouvant naviguer sur sa vivenef, Kyle faisant douter de sa compétence, elle quitte tout pour prouver le contraire.
Mais ces deux personnages emprisonnent à leur manière les Vestrit par leur comportement égoïste. A cause de Hiemain, Kyle n’a aucune limite et se permet de devenir cruel, de se sentir tout puissant. Il apprend ces sensations à Malta qui va faire tourner littéralement bourrique Ronica et Keffria, détruisant la réputation des Vestrit de tous côtés pour s’emparer de la Vivacia. Althéa, en partant, laisse Ronica plus seule que jamais, sans appui fort et pousse Keffria à se soumettre encore plus à son mari.
Enfin, Kennit est prisonnier de son corps, mutilé par un serpent de mer. Sans vivenef, il se sent rongé, inutile, malchanceux. Sans vivenef, son rêve ne se réalisera pas, il ne se sentira pas complet et mourra.

Mais la liberté a un prix.

Malta, en se libérant de la volonté de sa mère et de sa grand-mère, risque au mieux un mariage (qui la transformera en paria et la défigurera mais bon), au pire, de perdre sa réputation, entraînant sa famille avec elle. Cette gamine a le don de m’exaspérer depuis le tout début et je n’ai qu’une envie, c’est qu’elle s’éjecte toute seule du récit tant elle joue avec des puissances qui la dépassent, au risque de tout détruire. C’est une véritable pourriture, qui apprend vite.
Hiemain, en ayant une pseudo liberté, se perd lui-même. On lui ôte son identité en le faisant esclave de la Vivacia. Et s’il se rebelle, c’est que la vivenef lui suggère fortement. Vivacia ne supporte plus qu’on l’abandonne, qu’on souffre. Elle veut se détacher des Vestrit et devenir son propre maître.
Ainsi, ce tome est rempli d’actions, mais apportera le chaos car personne ne reviendra indemne de ces batailles. Cela changera les personnages à jamais, me laissant totalement pantoise au niveau de l’intrigue. Je ne sais toujours pas où Robin Hobb veut nous emmener.

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge New Pal 2013 organisé par Yukarie

Mais aussi dans le challenge Saga en folie organisé par Galleane.

Tome 4 : Brumes et tempêtes

Présentation de l’éditeur : Quelle ironie ! Alors qu’Althéa prend enfin le chemin du retour, après une année d’absence, la famille Vestrit, à l’image de Terrilville, est plus menacée et divisée que jamais. Ignorant tout des dangers qui pèsent sur elle, la jeune femme espère que Kyle Havre tiendra sa promesse et lui rendra sa vivenef Vivacia, dont elle n’aurait jamais dû être dépouillée. Mais le destin a plus d’un tour dans son sac… Kyle ne possède plus la Vivacia, qui a été arraisonnée par le terrible pirate Kennit. Sa vie et celle de son fils Hiémain ne tiennent maintenant plus qu’à un fil, car le jeune homme doit amputer la jambe gangrenée de Kennit : si le pirate venait à mourir, Kyle et Hiémain passeraient immédiatement de vie à trépas !

Nos protagonistes sont dans le brouillard

La rupture entre Kyle et Hiemain va être définitive. Kyle est brisé car on l’a destitué de son titre de capitaine. Il sait qu’il est déchu mais j’ai l’impression qu’il ne comprend pas pourquoi. Le grand malheur de Kyle est qu’il fait des erreurs mais n’assume jamais la responsabilité de ses actes. En cela, Hiemain lui ressemble : il n’assume pas non plus ses décisions et je crois que c’est ce que Vivacia n’apprécie pas non plus chez lui. Peut être est-ce pour cela qu’elle se rapproche progressivement de Kennit.
Vivacia est dans le brouillard, elle aussi. Elle est attachée à Hiemain par le sang et la magie et pourtant, il l’a déjà abandonnée une fois. Et il y a ce trait de caractère que la vivenef n’aime pas. Elle va donc, comme une adolescente qui devient adulte, prendre du recul et s’émanciper vers un amant : Kennit.
Maintenant, parlons un peu d’Althéa. Cette jeune femme se fait courtiser par un fils de marchand. Mais quoiqu’elle fasse, elle pense toujours à Brashen alors qu’elle dit qu’elle n’est pas amoureuse de lui. Or, il n’est pas un bon parti. Elle ne sait pas ce qu’elle veut : une vie de fam
ille de passion et sur l’eau. 
Enfin, Malta, elle, doit choisir entre un fils de Marchand et un fils d’un  membre du Désert de pluie. L’un est beau, l’autre est riche, inconnu, plein de mystère et d’exotisme. Cette jeune femme cherche ses limites et surtout à les dépasser. Reyn va-t-il lui offrir ce dont elle a besoin? 

Quant à la tempête, elle s’annonce

Kennit bouillonne car il se sent diminué mais il ne veut pas qu’on le considère comme tel. Il veut la Vivacia mais pour cela il doit passer par Hiemain. Mais comment cerner ce gamin qui a l’air aussi indécis ? Il va se heurter à l’équivalent d’un banc de sables mouvants. Cette association risque d’être explosive.
Althéa, quant à elle, va se heurter à Ronica et Keffria. La tension est sourde entre les deux soeurs : l’une veut être libre et l’autre veut être reconnue. Les deux soeurs se respectent, certes, mais leurs aspirations, leurs jalousies risquent d’être telles que la confrontation risque d’être inévitable
Enfin, Malta veut être une femme, une princesse même, et considère que les autres femmes de la famille sont contre elles. Elle ne comprend pas que les autres ne veulent que son bien. Elle les contre et cherche à se débrouiller toute seule.
En bref, c’est un véritable bouillon de culture qui se mélange, qui devient explosif. Je ne sais pas ce qui va découler de tout cela, mais cet ensemble est toujours instable

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge New Pal 2013

Mais aussi dans le cadre du challenge Sagas en folie

Tome 5 : Prisons d’eau et de bois

Présentation de l’éditeur : Avec l’arrivée imminente du gouverneur Cosgo à Terrilville, Jamaillia exerce sur les Marchands une pression de plus en plus forte. Augmentation des taxes et menaces à peine voilées divisent les grandes familles de Terrilville entre celles qui s’opposent à ce protectorat étouffant, et celles qui comptent bien profiter de cette nouvelle donne. Les Vestrit se rangent sans hésitation du côté des premières, mais leur situation reste précaire. Tandis que Ronica et Keffria se battent pour éviter la honte de la ruine, Brashen leur apprend à contrecoeur la capture de Kyle et de la Vivacia par les pirates. Mais Althéa refuse de baisser les bras : avec l’aide d’Ambre et de Brashen naît un plan audacieux, qui implique la vivenef maudite échouée, Parangon.

A situation désespérée, mesures déséspérées

Souvenez-vous, dans le tome précedent, les personnages étaient dans une situation telle qu’on avait atteint un point de non retour. Face à l’enlèvement de la Vivacia par Kennit le pirate, les Vestrit vont voir l’assembler des Marchands pour solliciter de l’aide. On s’attend bien entendu à ce que cette vieille communauté répondre affirmativmeent mais non car il y a un conflit explosif entre le camps des Anciens qui ont les Vivenefs et les Nouveaux qui ne les ont pas.
Ecoeurés par tant d’égoïsme, la famille Vestrit, au bord de la ruine totale, Ambre, une étrangère, et Brashen vont récupérer le Parangon, une vivenef devenue folle, pour poursuivre la Vivacia. Et chose encore plus incroyable, la famille de Parangon accepte de le vendre
Kennit, quant à lui, pour conquérir la Vivacia, va écarter Kyle afin de pouvoir étendre son empire sur Hiémain. Bien entendu, ce n’est qu’une étape car dans l’esprit du pirate, Hiémain ne foit plus se dresser entre lui et la vivenef. Il veut le navire pour lui tout seul.

Les Vivenefs vivent aussi d’intenses changements.

Vivacia s’émancipe de plus en plus. Elle veut se détacher de Hiémain en qui elle n’a pas confiance et surtout dont elle sait que l’union entre eux n’est que forcée, la véritable personne étant liée à elle était Althéa, et Kyle l’a forcée à quitter le vaisseau. Se sentant abandonnée par sa famille, même si cela n’était pas vraiment le cas, elle va se tourner vers Kennit pour hurler son besoin de liberté
Parangon, lui, va devoir faire face à la vente de sa personne. C’est officiel, sa famille le rejette, le renie. Il comprend qu’il y a Ambre et Brashen pour le soutenir. Il va devoir prendre sur lui de combler le vide laissé par sa famille et s’en constituer une autre, chose qui n’a jamais été faite chez les vivenefs.
On ne peut s’empêcher de faire le parallèle entre Vivacia et Parangon. Ces deux vivenefs sont totalement révolutionnnaires car elles se libèrent de l’emprise de leur famille. D’outils magiques, elles vont devenir réellement des personnages à part entière. D’où, pour nous , une autre question qui nous revient : le bois sorcier qui construit les vivenefs, on sait qu’il vient de la cité des Anciens d’où viennent les dragons, engendre-t-il des créatures ou les vivenefs sont elles des prolongations des âmes des dragons ?
Je vous l’avoue, cette question me bouffe littéralement, me triture les tripes et me pousse à lire de plus en plus vite cette saga. Et je ne suis pas la seule d’ailleurs :p
Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge New Pal 2013 
Mais aussi dans le cadre du Challenge Saga en folie

Tome 6 : L’éveil des eaux dormantes

Présentation de l’éditeur : Une vivenef maudite et aveugle ; un équipage composé de coupe-jarrets ; un ennemi armé jusqu’aux dents. C’est dans ces conditions pour le moins précaires qu’Ambre, Althéa et Brashen embarquent sur le Parangon enfin remis à flots. Le temps presse car la Vivacia doit être arrachée des mains du pirate Kennit avant que celui-ci ne se soit définitivement attaché l’âme de la vivenef. La situation n’est guère plus reluisante pour les membres de la famille Vestrit restés à Terrilville. Malta s’efforce de faire bonne figure au bal de l’Été, mais le dragon du Désert des Pluies accapare ses pensées. Et si elle avait un rôle à jouer dans les plans de cet être millénaire ? Petit à petit, le lien qui unit vivenefs et dragons se retisse… mais dans quel but ?
Les personnages font un véritable bon en avant !
S’il y’a quelque chose qui, dans ce tome, surprend, c’est bien le bouleversement de la psychologie des personnages, provoquant ainsi une véritable révolution dans le récit, Robin Hobb nous amenant exactement où elle voulait mais d’une manière à chaque fois différente, et je dois dire que je me régale. Alors, faisons un tour de l’assistance.
Brashen a hérité du commandemande du Parangon ce qui fera le plus grand bien à nos deux sales gosses. Brashen se transforme petit à petit en véritable père pour le vaisseau et se dispute souvent avec Ambre qui fait office de mère pour le moment.
Althéa a un poste à responsabilités et doit se faire respecter à tous prix d’un équipage hostile. Là où Hiémain avait échoué, elle réussira haut la main. Elle devient par là adulte et soutien de la famille et non plus un électron libre.
Keffria réagit enfin en situation de crise et sans l’aide de sa mère. Elle va montrer ce qu’est une Marchande et une mère de famille.
Quant à Malta, enfin je l’aime, enfin c’est une Vestrit ! En effet, elle se rend compte à quel point elle peut être manipulée par les hommes et par les évènements, mais aussi, en tombant amoureuse de Reyn, elle se rend compte qu’on peut prendre en compte sérieusement son avis, à l’instar de son père. Ce n’est plus une petite fille qui apprend à convoiter le pouvoir. C’est une jeune femme quis e rend compte qu’elle en a et qui est respecté. Elle se rend compte que les hommes ne sont pas comme son père (et ça fait du bien).
Enfin, Hiémain agit et choisit un camp. Il choisit de faire quelque chose de juste au risque de sa vie et mérite enfin Vivacia, même si je pense que c’est trop tard.
De Parangon à Vivacia et de Vivacia à Parangon.
Nous ne savons pas grand chose de Vivacia, ici, saug que son attachement pour Kennit est de plus en plus grand, qu’elle a des souvenirs qui viennent de lui désormais. Elle saura peut être pourquoi les serpents la suivent, du moins aura-t-elle un bout de piste mais ce n’est pas encore très folichon.
Quant à Parangon, le pauvre, est en train de vivre toutes ses peurs. Mais, oscillant entre raison et folie, il s’accroche à ces personnes qui l’aiment comme il est pour affronter tout cela de nouveau. Il va sûrement enfin de débarrasser de ses craintes et nous sommes prêts maintenant à savoir ce qui l’a rendu fou.
Pendant ce temps, Terrilville brûle
Une certaine Révolution s’empare de Terrilbille lors du Bal de présentaiton des jeunes filles où est présent le Gouverneur. En effet, un complot vise à l’éliminer et à rendre Terrilville responsable. Mais au delà, ce sera les Nouveaux Marchands qui vont tenter de prendre le pouvoir contre les Anciens Marchands.
Face à cette situation explosive, deux enjeux. Tout d’abord, les Anciens Marchands vont-ils se battre pour conserver leurs privilèges, gagnés au prix d’énormes sacrifices. Ensuite, quel rôle va tenir les Marchands du Désert de Pluie dans tout cela, leur intérêt n’étant pas que Terrilville reste indépendante et aux mains des Anciens Marchands?
En bref, un tome bouillonnant et qui marque un nouveau tournant cette saga. Au milieu de cet embriolo, la famille Vestrit qui semble encore une fois au coeur de la tourmente.
Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge New Pal 2013
Mais aussi dans le cadre du Challenge Saga en Folie

Tome 7 : Le seigneur des trois règnes




Présentation de l’éditeurUne fois encore, les femmes de la famille Vestrit sont au coeur de toutes les polémiques : Ronica, la matriarche, se dresse seule face à ceux qui accusent les siens d’être à l’origine du chaos régnant à Terrilville ; sa fille, Althea, toujours à bord du Parangon, traque la Vivacia, la vivenef familiale devenue le vaisseau amiral de la flotte pirate de l’impitoyable Kennitt ; et sa petite-fille, Malta, a disparu dans le tremblement de terre qui a détruit la cité des Anciens, sur les rives du fleuve du Désert des Pluies. Mais le fiancé et le frère de cette dernière, piégés alors même qu’ils s’étaient lancé à sa recherche, pourraient bien bénéficier d’un petit coup de pouce inattendu…
Un tome qui ne vous laissera pas une seule seconde de répit.
Une chose est certaine, c’est que de la première à la dernière page, tout est allé à 100 à l’heure. Pas une seule seconde de répit n’est accordé au lecteur car c’est le tome o* tout bouge et surtout c’est le tome où tout se révèle.
Vous voulez savoir si vos trois femmes préférées vont survivre ? Que sont les vivenefs, les serpents de mer et les dragons ? Si Kennit va toujours protéger Hiémain en oubliant ses intérêts ? Si Terrilville va survivre en dépit de la révolution qui s’y est déroulée? Comment vont Parangon et Vivacia ?
Vous l’avez deviné, nous entamons le dernier tiers de la saga, là où tout s’accélère, là où toutes les intrigues se dénouent.
Des personnages déchirés, une fois de plus.
Bien entendu, Robin Hobb nous torturera ses personnages pour nous faire avancer tout cela. Althéa doit encore faire ses preuves sur le Parangon, en faisant attention de respecter la hiérarchie. Elle est toujours amoureuse de Brashen mais ne peut se rapprocher de lui tant qu’il est capitaine du Parangon. De plus, elle sent de plus en plus Vivacia s’éloigner en se rendant compte à quel point son égoïsme du début a eu des répercussions sur ses proches et sur son navire
Quant à Malta, elle subit les sarcasmes du Gouverneur qui la rabaisse comme il peut. Elle comprend un peu comment on la voyait avant son accident mais aussi comment on la voit maintenant alors qu’elle a des cicatrices; Toutefois, elle montre une formidable adaptation, un incroyable instinct de survie qui force l’admiration.
Et j’ai envie de dire : Même combat pour Ronica ! On l’a pilée, salie, on a roulé son nom ainsi que celui de son ami dans la boue. Pourtant, elle va tout faire pour oeuvrer pour le bien commun, en dépit du fait que les autres marchands la rejettent pour leurs intérêts personnels.
En bref, un tome haletant, bouleversant qui nous laisse totalement démunis face à la fin de cette saga.
Tome 8 : Ombres et flammes
Présentation de l’éditeur : Les choses sont allées trop loin, bien trop loin, pour espérer éviter une bataille ouverte entre la Vivacia, sur laquelle le capitaine Kennit règne sans partage, et le Parangon, le navire fou appareillé par Althéa et les siens. Et tandis que le dragon tient à distance de Terrilville les envahisseurs chalcédiens, des alliances politiques se trament dans l’ombre. Mais impliquer Tintaglia dans la sauvegarde de la ville et dans la recherche de Malta n’est pas sans conséquences, d’autant que cette dernière est maintenant l’otage de pirates pour le moins cupides…
Kennit montre enfin son vrai visage
Quand je vous disais, dernier tiers du livre, révélations à foisons. Et bien celle sur Kennit, je ne m’y attendais absolument pas. Nous voyons cet homme depuis le début comme une espèce de gentil pirate qui voulait réussir dans sa partie et si possible en amassant de l’argent pour une cause juste. Une espèce de Jack Sparrow de la Fantasy si vous voulez.
Mais avec ce que l’on sait sur son passé, certes, on a de la peine pour lui parce qu’on s’est attaché, mine de rien. Mais ce qu’il provoque est tout simplement révoltant. Au final, tout tourne autours de lui et il peut détruire tout ce qui s’oppose à  son bon plaisir.
Non seulement il se moque des conséquences de ses actes mais il en devient totalement dépourvu d’humanité, au point que j’en viens à le détester autant que Kyle !
Pendant que Reyn tente de récupérer Malta
Mais en dehors de l’histoire de Kennit, d’Althéa, de Parangon et de Hiémain et Vivacia, une autre révolution est en marche sur Terrilville avec Reyn et l’arrivée de Tingalia. Ces deux protagonistes ont posé leur condition pour fonder une nouvelle ville, voire pour changer le monde. Mais la condition est de retrouver Malta. La volonté de Reyn arrivera-t-elle à insuffler du respect pour les humains de la part du dragon ? Nous l’espérons car énormément de choses vont être en jeu ici.
Toutefois, Malta tient admirablement le coup. Elle montre qu’elle est devenue une adulte qui peut se valoir de son statut de Marchand. Elle va négocier de sa vie à son confort, regagnant sa dignité et laissant son amour pour Reyn s’épanouir en attendant qu’ils se retrouvent.
Tome 9 : sur les marches du trône




Présentation de l’éditeurAvec Mère à son bord, Parangon peut enfin retrouver son intégrité perdue, un visage, et peut-être même la vue. Il ne lui en faudra pas moins pour affronter la Vivacia, sur laquelle Kennit règne toujours en maître, au point qu’il fait d’Althéa, la propriétaire légitime de la vivenef, sa prisonnière ! Mais il faut croire que la chance insolente qui a si bien servi le pirate jusqu’ici l’a quitté : la flotte jamaillienne, bien décidée à ne pas le laisser retenir plus longtemps le gouverneur Gosco et Malta en otages, lui fait échec. Tintaglia, le dernier dragon de Clochetinte, toujours à la recherche de cette dernière, vient elle aussi déranger ses plans. Quant aux serpents, il n’auraient pas pu trouver meilleur moment pour le laisser tomber…
On peut dire que Robin Hobb sait orchestrer un final !
Et croyez moi, faire près de 400 pages en retenant son souffle, les muscles crispés et l’esprit tendu, il y a de quoi devenir bourrique. Mais Hélène et moi, on a tenu bon, on est restées fortes jusqu’au bout. Car cela partait dans tous les sens, c’est vrai et tout se recoupe maintenant. Le puzzle est presque achevé, les liens avec l’autre grande saga de l’auteur (L’Assassin Royal) sont consolidés, il n’y a plus qu’à donner leur place définitive à tous les personnages et entamer le pont vers la prochaine saga (la Cité des Anciens ?)
Bref, si vous pensiez que Pirates des Caraïbes apportaient le must en terme d’action dans les batailles navales, je vous suggère gentiment d’en vivre une avec Vivacia et Parangon. En effet, l’auteure nous a fait là quelques très belles scènes d’action pour son final, histoire de nous tenir en haleine jusqu’à la fin.
Mais ce n’est pas tout. Elle a réussi à me faire rire avec quelques anecdotes (surtout avec Vivacia et Ophélie), me faire hurler d’indignation, me faire trembler d’impatience, me faire pousser la larmichette au coin de l’oeil. Bref, cette fin était parfaite. Merci Robin Hobb
Et avant de quitter ses personnages.
Et oui, difficile de quitter tout ce beau monde. Hélène et moi sommes sur le quai du port de l’imaginaire, faisant nos derniers adieux à ces personnages qui nous ont tenu en haleine pendant ces quelques mois, renforçant notre amour de la Fantasy, enrichissant notre savoir maritime, mûrissant notre amitié. Nous ne pouvons plus que nous inquiéter pour eux et leur souhaiter une longue vie prospère.
Parangon va bien. C’est devenu un grand garçon – navire – maintenant. Il a su se maintenir à flots, dénouant les multiples traits de sa personnalité, devenant un jeune guerrier prêt à brandir sa hache pour défendre sa nouvelle famille.
Vivacia a retrouvé la sienne, choisissant son capitaine, accomplissant sa mission, découvrant toutes les vérités, même celles qui ne sont pas forcément belles à voir. Elle repartira pour de nouvelles aventures, cheveux au vent, n’oubliant pas ses attraits féminins au détours de quinquannages avec Ophélie. Elle s’assagit et partira ainsi pour la route
de la maturité.
Les femmes Vestrit ont trouvé chacune leur rôle et leur place dans la société. Futures mères, marchandes, femmes de marin, femmes de pouvoir… Elles sont la quintessence des femmes modernes de notre temps, assumant toutes les charges, ne choisissant plus la soumission, restant des femmes complètes jusqu’au bout des ongles.
Reste le grand chevalier, Brashen, qui a accompli son rêve. Ephron, de là où il le regarde, doit être fier de son second qu’il a réussi à élever au dessus de ce qu’espéraient la famille Trell. Il a encore tout un futur à conquérir, mais quelque chose me dit qu’il accomplira sa destinée personnelle avec la même ténacité qui l’a caractérisé tout au long de ces neuf tomes.
Et voilà, ils sont partis. Il ne nous reste plus qu’à repartir vers les Six Duchés pour voir comme ça évolue là bas. Je vous donne donc rendez vous au septième tome de l’Assassin Royal.

La Quête d’Ewilan de Pierre Bottero

Présentation de l’auteur : La vie de Camille bascule quand elle pénètre dans l’univers de Gwendalavir où des créatures menaçantes la reconnaissent sous le nom d’Ewilan et tentent de la tuer. Elle est l’héritière d’un don fabuleux qui peut s’avérer décisif dans la lutte de son peuple pour reconquérir sa liberté. Aidée de Salim et de nouveaux compagnons qui ont pour noms Edwin et Ellana, Ewilan affermit son Don et part à la recherche de ses parents, captifs d’Elea Ril’ Morienval… L’Intégrale de La quête d’Ewilan regroupe les trois tomes de la première trilogie d’héroic fantasy de Pierre Bottero, D’un monde à l’autre, Les frontièresde glace et L’île du destin. En bonus, un inédit de l’auteur, qui raconte la vie d’Ewilan entre six et treize ans, est placé au tout début de l’ouvrage.

Entre simplicité et héroïc fantasy….

Comment vous expliquer que Pierre Bottero était un type formidable qui a écrit des choses magnifique pour nos adolescents mais aussi pour nous les adultes sans vous faire manger ses livres ? Vaste question. Vaste question pour vous montrer qu’il touche à des sujets simples en nous emmenant dans des lieux magnifiques et magiques. Vaste question pour vous montrer qu’il choisit des héroïnes en apparence fragilisées mais qui au final se retrouvent grandies et fortes.

Oui, comment vous dire que cette histoire d’univers parallèle donne envie que tout ceci soit réel, que les sentiments développés dans Ewilan sont à la fois enfantins et adultes. Comment vous dire que les dialogues sont d’une justesse, entre beauté et humour. Comment vous dire que la plume de l’auteur nous manquera pour toujours parce que les auteurs de fantasy française nous offrent ce genre de petite perle qui vous font rêver des nuits entières.

Camille, une héroïne à la fois réelle et iréelle.

Pierre Bottero reprend un thème inépuisable. D’une gamine un peu surdouée, qui ne se sent pas aimée par ses parents adoptifs,qui se sent en décalage dans le monde dans lequel elle vit, ce qui est tout à fait normal à l’approche de l’adolescence. Et lorsqu’elle se retrouve dans un monde magique, elle se révèle elle même, elle découvre ses talents, elle se magnifie pour accomplir cette espèce de quête de soit.

Oui, Pierre Bottero nous offre là un magnifique passage vers l’âge adulte. Et au milieu de tout cela, une magnifique histoire sur le dessin, un art magique où l’on retrouve des créatures qui nous ont bercé pendant toute notre enfance. Ce monde magique là, nous pouvons tous l’imaginer. Nous pouvons tous y vivre dans nos têtes.

Et pourtant, ce monde là n’est pas parfait. Il sera construit par son héroïne. Il s’épanouira à l’image de Camille, notre adolescente, que nous découvrirons avec son humour, sa grandeur d’âme, son amour, sa vision. Merci à l’auteur de nous avoir décrit tout cela.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Fantasy 2013

Le seigneur des anneaux de JRR Tolkien

Tome 1 : La Communauté de l’anneau

Présentation de l’éditeur : Dans les vertes prairies de la Comté, les Hobbits, ou Semi-hommes, vivaient en paix… jusqu’au jour fatal où l’un d’entre eux, au cours de ses voyages, entra en possession de l’Anneau Unique aux immenses pouvoirs. Pour le reconquérir, Sauron, le seigneur ténébreux, va déchaîner toutes les forces du Mal… Frodon, le Porteur de l’Anneau, Gandalf, le magicien, et leurs intrépides compagnons réussiront-ils à écarter la menace qui pèse sur la Terre du Milieu?

Une introduction à un univers ou la suite d’un autre ?

C’est ce qui est malicieux avec la saga du Seigneur des anneaux. On pense commencer une saga en se rendant compte qu’on poursuit un roman : Bilbon le Hobbit. Mais version adulte cette fois ci. En effet, Frodon est la neveu de Bilbon Saquet, celui qui a vécu tant d’aventures dans la Terre du milieu, en affrontant un dragon… Vous voyez de qui je parle ? (pour les plus coquinous, ne vous inquiétez pas, la piquere de rappelle, c’est par là  )

Aussi, je ne dirai pas que c’est perturbant de lire un tome 1 qui n’est pas réellement un tome 1 car en fait, si vous avez déjà lu Bilbon, vous retrouverez avec grand plaisir votre Hobbit préféré à l’âge de la retraite. Et si vous n’avez jamais lu Bilbon, et bien laissez vous entrainer dans la découverte de ce monde fabuleux, ultra complet, cultissime,(que vous dire d’autre?) magique et ennivrant que celui de Tolkien. Jamais on a vu de mythologie aussi complète. Jamais on a pu être transporté à ce point. Et surtout, jamais on  a assisté à une telle base pour des centaines de livres de fantasy, que vous et moi lisons à longueur de temps

Mais au delà du mythe, il y a les hobbits

En effet, on l’oublie constamment, mais les vrais héros de cette saga, les sauveurs de monde sont les Hobbits de la Comté. Alors, je ne sais pas vous. Mais moi, j’aimerai savoir ce qu’ils mangent au petit déjeuner… En fait, si ! Vous pouvez le savoir, car JRR Tolkien vous décrit énormément de choses, de l’action la plus pure, à la poésie, au menue, au comportement… Si vous n’aimez pas les styles descriptifs, je vous le dis carrément, regardez les adaptations de Peter Jackson. Mais vous aurez quelques poèmes en mois, quelqu’immersion en moins. Tout l’art de Tolkien est bien là en effet, c’est que vous aurez l’impression d’être auprès de Frodon et Sam en permanence.

Ainsi, quels sont nos compagnons de voyage ? Frodon Sacquet est un des neveux Brandebouc de Bilbon, Bilbon qui a décidé de l’adopter tellement ce neveu un peu espiègle, un peu érudit, très attachant. C’est un savant mélange de la culture de la Comté avec ce je ne sais quoi qui pourrait nous faire sentir qu’il pourrait partir à l’aventure. Il n’y a aucun doute qu’on retrouve un second Bilbon quelque part là dedans.

Mais que dire de Frodon sans Sam ! Sam est toute la partie attachante de Frodon. C’est l’amour de la Comté et de la nature à l’état brut celui là. C’est le gars tranquille, qui en sait plus qu’il ne le laisse penser, et surtout c’est celui que l’on n’attend pas dans une aventure. Fidélité est le mot qui définit le plus ce charmant jeune homme.

Au milieu de tout ceci, il y a Gandalf le Gris. Ce magicien qui impressionne toujours, qui donne l’impression d’être omniscient. C’est notre Merlin de l’aventure. Il a une énorme puissance mais aime profondément les humains, et les peuples.

En bref, la Communauté de l’anneau. Ce tome introductif à cette aventure magnifique, vous montre la cohésion et l’amour d’un groupe qui part sauver le monde. C’est aussi l’introduction à énormément de légendes qui vous fait dire à la fin du livre que vous aimeriez vivre dans ce monde magique. Un classique incontournable, une pierre angulaire à notre littérature moderne.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Fantasy 2013

Les âmes croisées de Pierre Bottero

Présentation de l’éditeur : Nawel vit à Jurilan, le royaume des douze cités. Aspirante comme ses amis Philla et Ergaïl, elle va choisir la caste correspondant à ses aspirations profondes pour le reste de sa vie. Tout indique qu’elle entrera, selon le désir de ses parents, chez les prestigieuses Robes Mages. Mais Nawel s’interroge sur sa place dans cette caste et sur la voie qu’elle doit suivre…

Un livre sur la recherche de soit

Les âmes croisées sont une pure réflexion sur le chemin que nous faisons tous et toutes de l’adolescence à l’âge adulte, la recherche de son identité. Pour nous montrer le chemin, Pierre Bottero nous montre Nawel, qui est au départ une jeune fille arrogante, hautaine et forgée par ses parents. Ceux-ci ont un avenir tout tracé pour elle et n’imaginent pas une seule seconde qu’elle dévie de ce tracé. Mais voilà. Nawel provoque un évènement qui va lui ouvrir les yeux : sur les castes, sur sa prédestination et sur la volonté de ses parents. Elle devra choisir entre sa famille et sa vie, ses choix. En sommes, tout ce que nous devons faire lorsque nous passons à l’âge adulte.

Mais Pierre Bottero ne s’arrête pas là. Il nous montre aussi que tout dans notre vie n’est pas le fruit du hasard. Tout vient des choix que nous prenons. Et ce sont ces choix qui nous permettent de nous construire ou de nous détruire. Grâce à nos choix, nos rêves, nos aspirations, non seulement nous forgeons notre propre destinée mais aussi nous nous entourons d’une famille unie et aimante. Même si celle-ci n’est pas celle dans laquelle nous sommes nés.

Ce roman nous plonge dans un monde totalement inouï

Et pourtant, il n’est pas bien compliqué ce monde. Il découle d’une vision un peu magique avec des créatures un peu bizarres, de la technologie même si apparemment, personne ne se demande d’où elle vient, un système de castes qui s’apparentent à celui que nous rencontrons aux Indes mais aussi médiéval et fantastique avec des chevaux, des armures, des mages, des robes ….. L’auteur nous démontre que les trois quart des personnes choisissent une destinée qui leur est imposée. Mais très peu dévient de ce choix imposé pour trouver sa propre identité. Et si vous regardez autours de vous, réellement, vous verrez que ce n’est pas si éloigné de notre vie.

Ce monde est ainsi une métaphore du nôtre, mais décrit d’une telle manière que tout nous semble poésie. Les mots découlent de source au fur et à mesure que nous tournons les pages. Les images nous viennent aussi clairement que si nous avions été présents. Les réactions des personnages sont tout à fait fluides et naturelles quand on découvre leur passif.

En somme, un véritable coup de cœur.

Et pourtant, l’histoire est simple à mourir, on dirait même qu’elle n’est pas achevée car il pourrait y avoir une suite. Suite que n’écrira jamais l’auteur. Mais vous savez quoi? Ce n’est pas du tout dérangeant. Ce roman vous laissera une pointe au coeur. Il vous laissera un tatouage indélébile, vous donnant envie d’avoir aussi une âme croisée, d’avoir une seule journée dans cette vie, dans cet univers magique.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Fantasy 2013

Tobie Lolness de Thimothée de Fombelle

Tome 1 : la vie suspendue

Présentation de l’éditeur : «Tobie Lolness mesurait un millimètre et demi, ce qui n’était pas grand pour son âge.» Ainsi commence le récit des aventures du jeune Tobie, qui appartient au peuple du grand chêne. Ce peuple ne connaît pas d’autre univers que celui de l’arbre, creusant ses maisons dans les branches, traçant ses chemins dans les sillons de l’écorce, faisant travailler les charançons, élevant leurs larves pour se nourrir. Le père de Tobie, savant génial et sage, a refusé de livrer le secret d’une invention révolutionnaire qui permet de transformer la sève de l’arbre en énergie motrice. Il sait que certains s’en serviraient au détriment de l’arbre. Furieux, le Grand Conseil a condamné la famille Lolness à l’exil dans les Basses-Branches, territoire sauvage et sombre, près de la frontière des Pelés. Là pourtant, Tobie vit heureux et rencontre Elisha qui devient son amie. Mais les Lolness sont rejugés et, cette fois, condamnés à mort. Seul Tobie parvient à s’échapper. Se cachant au creux des écorces, courant parmi les branches, Tobie fuit, traqué par les siens…

Un conte jeunesse adorable

J’ai beaucoup aimé le récit de Tobie car c’est un petit être de moins de deux millimètres dont la seule joie et de courir de branches en branches. Son seul rêve est de mener une vie paisible au milieu des arbres. Quant à ses parents, son père est une espèce de savant fou alors que sa mère est une espèce de crème adorable qui laisse son fils s’épanouir. On reprend ainsi le mythe de l’enfance bienheureuse dans un paradis sur terre : l’arbre qui abrite tout ce peuple.

Mais l’histoire commence par une fuite. Celle de Tobie. Et on ne sait pas du tout pourquoi. C’est Tobie qui nous raconte la vie dans l’arbre, la découverte de son père, leur exil, sa rencontre et son amour pour Elisha. Et c’est Tobie qui va nous emmener dans de grandes aventures pour un si petit être.

Derrière ce conte léger, une grande réflexion

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce livre, c’est justement le fait que tout est bien sérieux derrière. Ce n’est pas vraiment une histoire d’amour ni de fantasy, c’est une espèce de conte initiatique mêlé à un thriller et lui même mêlé à une réflexion sur notre société et sur notre Histoire. C’est un livre qui permet de partager ses lectures avec ses enfants (il est conseillé à partir de 10 ans). Enfin quelque chose de jeunesse où il n’y a pas de triangle amoureux ni une espèce de super héros. Tobie est juste un petit garçon curieux et espiègle qui vit dans une période de l’histoire de son peuple qui n’est pas facile.

Autre petit point adorable du roman ? Une série de petites illustrations parsemées tout au long du roman. Et non seulement elles sont mignonnes à croquer, mais en plus, elle permettent de bien visualiser les personnages, les situations et le message que voulait nous passer l’auteur.

En bref, ce fut un très bon moment lecture. Très légère (mais sérieuse à la fois). Et surtout j’ai adoré ce petit voyage au milieu de l’arbre

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Fantasy 2013

Druide d’Oliver Peru

Présentation de l’éditeur : 1123 après le Pacte. Au nord vivent les hommes du froid et de l’acier, au sud errent les tribus nomades et au centre du monde règnent les druides. Leur immense forêt millénaire est un royaume d’ombres, d’arbres et de mystères. Nul ne le pénètre et tous le respectent au nom du Pacte Ancien. Les druides, seigneurs de la forêt, aident et conseillent les hommes avec sagesse mais un crime impensable bouleverse la loi de toutes les couronnes : dans la plus imprenable citadelle du Nord, quarante-neuf soldats ont été sauvagement assassinés sans que personne ne les entende seulement crier. Certains voient là l’oeuvre monstrueuse d’un mal ancien, d’autres usent du drame comme d’un prétexte pour relancer le conflit qui oppose les deux principales familles régnantes. Un druide, Obrigan, et ses deux apprentis ont pour mission de retrouver les assassins avant qu’une nouvelle guerre n’éclate. Mais pour la première fois, Obrigan, l’un des plus réputés maître loup de la forêt, se sent impuissant face à l’énigme sanglante qu’il doit élucider… Chaque nouvel indice soulève des questions auxquelles même les druides n’ont pas de réponses. Une seule chose lui apparaît certaine : la mort de ces quarante-neuf innocents est liée aux secrets les plus noirs de la forêt.

Un voyage au cœur de la forêt, au cœur de la culture druidique.

Il y a des livres qui nous font voyager dans des terres inconnues. Pour Druide, vous aurez ces terres, mais vous aurez aussi le voyage dans une communauté toute particulière et pas aussi exploitée en Fantasy : les Druides. Vous imaginez peut être de gentils vieillards habillés de blanc et totalement pacifiques, et je vous dirai que vous avez raison, car on nous enseigne beaucoup ces choses là. Oliver Peru s’est ingénié à dépoussiérer cette image d’Epinal en construisant une caste d’hommes bien spécifique.

En effet, les Druides sont regroupés par animaux. Il y a les Loups qui peuvent communiquer avec le monde des humains, et qui servent justement de juges, d’enquêteurs. Ensuite, il y a les Cerfs, ainsi que d’autres animaux qui eux restent dans la forêt pour la protéger, la servir et communiquer avec elle. J’ai particulièrement apprécié le Pacte car d’après celui-ci, la forêt toute entière appartient aux Druides, et non plus aux hommes du peuple. Cela leur donne un statut neutre, un peu particulier qui leur permet non pas de servir un royaume mais de servir la nature et les animaux. Chaque Druide peut avoir des pouvoirs particuliers, qui consistent en général à communiquer avec l’esprit des animaux et avec leur arbre pour se ressourcer.

Ces Druides sont dont répartis selon leurs animaux. Mais ils sont tous frères. Des frères de sève. Chaque Druide peut avoir un ou plusieurs apprentis (selon leur animal). Ces Druides recueillent aussi les orphelins, tous ces enfants dont on ne veut pas, la nature s’en occupe. Et j’avoue que ce concept m’a énormément plu.

Au milieu de cet ordre, une intrigue.

L’univers, c’est bien. Mais avec une histoire, c’est mieux. Ici, nous avons des assassinats particulièrement violents, particulièrement horribles. Et un royaume du Nord accuse l’autre, sous fond d’une querelle ancienne. Je ne vous en dis pas plus, mais évidemment, qui appelle-t-on à la rescousse ? Le Druide Obrigan qui arrive avec ses deux apprentis et qui va surtout tenter de démêler la vérité entre mensonges, suspicions, magie ? et énigmes.

Malheureusement pour lui, il n’a que très peu de temps pour résoudre ces crimes car sous quinzaine, une guerre sera déclarée si on ne trouve pas les vrais coupables. Aussi, nous avons dès le départ un sentiment d’urgence, ce petit tic tac qui nous met un peu plus la pression. Obrigan arrivera-t-il à résoudre ce meurtre? Nous le saurons bien entendu en lisant le livre (non mais vous pensiez que j’allais tout vous raconter comme ça pouf ? tssssss)

Au milieu de cette intrigue, un Druide.

Le point central est bien entendu Obrigan, un personnage qu’on aimerait tous et surtout toutes connaître. C’est un Loup et il a en charge deux apprentis qu’il aime comme ses fils. Et pour les éduquer, il utilise tous ses attributs de loup : le pouvoir, la ruse, la sagesse, l’esprit de meute. Ce que j’ai particulièrement aimé chez lui, c’est qu’il accepte ses apprentis comme ils sont. C’est à dire avec leurs particularités, leurs qualités et leurs défauts. Il ne veut pas en faire des gens parfaits, mais juste des Hommes. Et des hommes au service d’autres hommes et de la Nature.

On sent un très fort esprit de meute entre ces trois là. Et on sent aussi qu’Obrigan n’a pas eu une vie si tranquille que cela. Il n’est pas cet espèce de mentor parfait à la Obi Wan Kenobi, c’est un homme aussi, qui se considère comme un père pour ces deux adolescents. Et le plus beau, c’est qu’il accepte qu’ils deviennent des hommes. Il les guident mais en leur laissant des responsabilités.


En bref, que puis je vous dire ?

Je ne peux vous dire qu’une chose : mais courrez le lire ! La Plume d’Oliver Peru est juste magnifique et rien qu’avec son style, on peut dire que ce roman vaut le coup d’œil. Mais il n’y a pas que cela. Il y a l’univers, les personnages, l’intrigue, l’action, le rythme du livre. C’est un tout qui montre que ce monsieur a un immense talent et qu’il faut qu’il continue à écrire car des histoires comme celles ci, cela fait rêver des heures et des heures. Druide n’est pas un coup de cœur, c’est un coup au cœur, un véritable tatouage livresque.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Fantasy 2013
Mais aussi dans le cadre du challenge New Pal 2013 organisé par Yukie

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