Sans parler du chien de Connie Willis

Présentation de l’éditeur : Au XXIe siècle, le professeur Dunworthy dirige une équipe d’historiens qui utilisent des transmetteurs temporels pour aller assister aux événements qui ont modifié l’avenir de l’humanité. Ned Henry est l’un d’eux. Dans le cadre d’un projet de reconstruction de la cathédrale de Coventry, il doit effectuer d’incessantes navettes vers le passé pour récolter un maximum d’informations sur cet édifice détruit par un raid aérien nazi en 1940. Toutefois, quand Dunworthy lui propose d’aller se reposer dans l’Angleterre de la fin du XIXe siècle, ce havre de tranquillité où rien n’est plus épuisant que de canoter sur la Tamise et de jouer au croquet, c’est avec empressement qu’il accepte. Mais Henry n’a pas entendu le professeur préciser qu’il devra en profiter pour corriger un paradoxe temporel provoqué par une de ses collègues qui a sauvé un chat de la noyade en 1888… et l’a ramené par inadvertance avec elle dans le futur. Et quand ce matou voyageur rencontre un chien victorien, cette incongruité spatio-temporelle pourrait bien remettre en cause… la survie de l’humanité !

Du burlesque, du voyage temporel et un chat

Ce roman commence dans un fouillis inexplicable car nous tombons sur ce pauvre Ned Henry en plein décalage temporel. Il doit chercher une potiche pour le compte d’une richissime commanditaire dans les années 40. Mais pour le soigner, ses chefs ont trouvé la solution : l’expédier dans l’Angletter Victorienne à la recherche d’un chat qui, semble-t-il provoque des failles temporelles. Et bien débrouillez vous avec ça pour vous y retrouver.

Je ne dirai qu’une phrase : ne paniquez pas car l’auteure va vous démêler tout cela avec énormément d’humour au travers de situations totalement burlesques qui s’éclaircisseront au fur et à mesure que Ned Henry va se remettre de son déphasage temporel. SI vous aimez les grandes scènes victoriennes où l’on se demande qui va se marier avec qui, avec quelques références aux romans policiers du début du XX° siècle, j’ai envie de vous dire que ce roman est fait pour vous. Il ne faut absolument pas hésiter

Ned Henry, un observateur pas si impartial que cela, et je ne parle même pas du chien

Oui car tout repose sur notre héros qui va tenter de démêler les tenants et les aboutissants de comment un chat (qui est franchement agaçant) va pouvoir sauver l’humanité. C’est ce qu’on appelle l’effet papillon, effet bien connu de tous ceux qui sont férus de voyages temporels. En effet, si l’on bouge un tout petit évènement apparemment anodin dans le passé, va-t-il y avoir un bouleversement total du futur ou du continuum espace – temps, va-t-il rétablir la balance des évènements à force de coïncidences ? Intéressant débat sur la destinée, n’est-ce pas?

C’est dans ces réflexions que Ned Henry va passer la totalité du roman à courir partout pour tenter de réparer les choses, de provoquer des évènements, de sauver le chat… Et je ne vous parle même pas du chien qui prendra un temps considérable de préoccupations et de situations incongrues. Car pour faire une bonne histoire, il ne suffit pas des grandes lignes. Tout est dans les détails. Et ici nous avons été gâtés.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Science Fiction 2013

Pure de Julianna Baggott

Tome 1

Présentation de l’éditeur : Nous savons que vous êtes là, vous, nos frères et soeurs…
Pressia se souvient à peine des Détonations ou de la vie pendant l’Avant. Dans son armoire-lit derrière les décombres d’un salon de coiffure pour hommes où elle vit avec son grand-père, elle pense à ce qui est perdu : comment le monde est passé de parcs d’attraction, cinémas, fêtes d’anniversaire, pères et mères à cendres et poussière, cicatrices, brûlures indélébiles et corps accidentés. Et maintenant, à l’âge où tous sont contraints de se livrer à la milice pour être entraîné à devenir soldats ou, s’ils sont trop accidentés ou trop faibles, pour être utilisés comme cibles vivantes, Pressia ne peut plus prétendre être petite. Pressia est en fuite.
Nés Purs, ils Respirent les Cendres…
Il y a ceux qui ont échappé à l’apocalypse sans aucune marque. Les Purs. Ils sont gardés en sécurité dans le Dôme qui protège leurs corps sains et supérieurs. Mais Partridge, dont le père est l’un des hommes les plus influents du Dôme se sent seul et isolé. Différent. Il pense aux pertes – peut-être simplement parce que sa famille est brisée. Son père s’est détaché des émotions, son frère s’est suicidé et sa mère n’est jamais parvenue jusqu’à leur abri. Ou peut-être est-ce sa claustrophobie : cette sensation que le Dôme est devenu un lieu à la discipline extrêmement rigide. Alors quand il entend que sa mère pourrait être
encore en vie, Partridge risque sa vie pour quitter le Dôme et la retrouver.
Quand Pressia rencontre Partridge, leurs mondes volent en éclats une fois de plus.

Un univers déroutant

Ce qui m’a frappé dans l’univers de Pure, c’est bien son aspect très déroutant, sûrement accentué par le fait que j’ai choisi de faire cette lecture en VO. Tout commence par cette lettre qui est en tout début du résumé : Nous savons que vous êtes là… Cette lettre m’a fait froid dans le dos. Une espèce de Big Brother ? On ne nous dit rien là dessus.

Nous commençons par l’univers de Pressia qui semble très effrayant. Ce sont des humains qui ont survécu à une bombe atomique. Leur univers et leur ADN en a été littéralement transformé. Par exemple, Pressia a fusionné ont des marques, des cicatrices, des brûlures, des fusions. On ne sait pas bien comment ils survivent mais on sait qu’à partir de 16 ans, ils peuvent subir des raffles des OSR…

A peine avons nous le temps de nous habituer à cet univers hostile que nous tombons sur Partrige qui lui est un habitant du Dôme, ce fameux endroit qui donne froid dans le dos. Lui a été un peu boosté ce qui veut dire que les ADN de ces habitants ne sont pas nets nets non plus. Ils n’ont pas l’air si heureux que cela d’ailleurs… Et Partrige veut partir à la recherche de sa mère.

Des références et des énigmes les plus poussées qu’on ne le croit.

Souvenez vous du conte de Pinocchio… Car je n’ai pas arrêté une seule minute d’y penser. Partrige part sur la piste de sa mère et en même temps recherche la vérité sur le Dôme. Sa mère lui laisse des pistes sous forme de contes, de chansons, d’objets. Pour Pressia, elle a des indices pour sa propre quêtes sous forme de souvenirs. Mais sont ils bien réells ? Nous sommes incapables de le dire car tout ce qui touche à la vie avant la catastrophe  nous paraît tellement flou.

C’est au travers d’une gallerie de monstres humanoïdes, de personnages forts et de véritables quêtes initiatiques que l’auteure nous amènera à la vérité. Un véritable conte de fée futuriste se déroule devant nous, sans pour autant tomber dans les grands travers du genre. Toutefois, l’univers est tellement complexe qu’on a souvent l’impression de s’y perdre, ne sachant pas où nous amène l’auteure. Ce qui nous sauve ? La recherche de la vérité qui se cache derrière le Dôme.

Un roman fort qui ne laisse pas du tout indifférent. Un bon roman qui initie les jeune à une univers futuriste inédit. Mais difficiel de le recommander aux néophytes.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Science Fiction 2013

Le Combat d’hiver de Jean Claude Mourlevat

Présentation de l’éditeur : Le combat d’hiver est celui de quatre adolescents, évadés de leur orphelinat-prison, pour reprendre la lutte perdue par leurs parents, quinze ans plus tôt.
Ont-ils la moindre chance d’échapper aux terribles « hommes-chiens » lancés à leur poursuite dans les montagnes glacées? Pourront-ils compter sur l’aide généreuse du « peuple-cheval »? Survivront-ils à la barbarie des jeux du cirque réinventés par la Phalange?
Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, est de ceux qu’on dit perdus d’avance. Et pourtant.

Une histoire de famille.

Quatre adolescents se rencontrent dans un orphelinat. Ils ne se souviennent plus de leurs parents ni de leur passé. Deux garçons, deux filles, deux couples qui poursuivent sans le vouloir le destin de leurs parents : un meneur, une cantatrice, un gladiateur, une résistante. Pourquoi sont-ils enfermés ? Une nouvelle dictature a tué leurs parents et tentent de les rééduquer. Mais ces quatre-là s’enfuient, allument une révolte qui couvait déjà.

Notre but est de découvrir leurs combats qui leur est arrivé. Nous partagerons leur mouvement, leurs impressions, leur envie de liberté. Et surtout, nous partagerons ce long hiver avec eux jusqu’à la révolte finale

Mais voilà, cela ne m’a pas emballée.

Bah non. Je n’en sais pas plus sur leur passé, celui de leurs parents, sur la situation du pays. J’ai bien aimé l’histoire mais il me manquait l’environnement autours. Autant la vie à l’orphelinat promettait, autant la suite des évènements montraient clairement qu’on était dans du jeunesse avec les facilités qui vont avec.

Ainsi, j’ai eu l’impression de survoler l’histoire et j’en attendais plus qu’une lecture de transition entre deux pavés. Quelques pages supplémentaires sur l’histoire de ce monde et de ses peuples n’auraient pas été de trop. Une lecture en demi-teinte.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Science Fiction 2013

La Planète des singes de Pierre Boulle

Présentation de l’éditeur :Au XXXe millénaire, un couple, Jinn et Phyllis, parcourent le cosmos. Lors d’un voyage, ils aperçoivent une… bouteille dérivant dans l’espace. Elle contient le manuscrit d’un explorateur qui a découvert une planète dont les singes sont l’espèce dominante et où les êtres humains sont chassés comme du gibier et réduits à l’état d’animaux de laboratoires. Paradoxe que Boulle exploite tout au long du récit, à la manière d’un conte philosophique, pour observer les travers de nos sociétés.

Un monument de Science Fiction

Il faut rendre à Pierre Boulle ce qui est à Pierre Boulle et une chose est sûre et certaine, c’est que tout le monde connaît la Planète des Singes. Combien y a-t-il eu d’adaptations cinématographiques de cette oeuvre, par exemple. Et son succès tient en deux choses extrêmement simples :
– Un récit court et dynamique
– La possibilité que l’on touche à quelque chose qui fait vraiment mal : la supériorité de la race humaine sur les autres animaux.

Car oui, l’essentiel est là. Et si l’être humain n’était pas la race la plus évoluée ? Et si, sur une aure planète, les singes dominent le monde et les hommes sont de simples animaux domestiques? Car qu’est-ce qui fait la différnece entre notre développement et celui du singe ? Rien de physique, juste le langage. C’est en cela que l’auteur souligne cette hypothèse pour nous rendre le récit encore plus effrayant. Et surtout, quel meilleur moyen de montrer à quel point l’homme est cruel car Pierre Boulle nous fait subir ce que nous faisons subir à nos animaux.

Un récit qui n’a pas pris une ride.

Et non, on peut lire et relire le récit au fil des ans, il s’avère qu’il ne prend pas une seule ride. Et pourquoi? Le soucis du détail uniquement pour les émotions et les choses simples et non sur les technologies, facilement identifiables. C’est une écriture simple, dépouillée qui nous montre le récit d’un homme, Ulysse, qui se retrouve dans une société dirigée par les singes.

Nous verrons les efforts qu’il fournira pour comprendre, pour se faire respecter mais aussi pour augmenter le savoir et les conditions de son peuple. Nous verrons aussi sa désillusion face à la fainéantise de l’homme et enfin, nous verrons l’amour face à une humaine qui symbolise, pour lui, Eve.

En bref, si vous voulez passer une bonne soirée, et ailleurs que devant votre écran, détournez vous des adaptations cinématographiques pour l’ire l’origine

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Science-Fiction 2013
 
 

Malevil de Robert Merle

Présentation de l’éditeur :Une guerre atomique dévaste la planète, et dans la France détruite un groupe de survivants s’organise en communauté sédentaire derrière les remparts d’une forteresse. Le groupe arrivera-t-il à surmonter les dangers qui naissent chaque jour de sa situation, de l’indiscipline de ses membres, de leurs différences idéologiques, et surtout des bandes armées qui convoitent leurs réserves et leur « nid crénelé » ?

Une analyse complète de la société en autarice.

Malevil, c’est avant tout le fait qu’il y a une bombe qui explose sur la France. Il y a quelques survivants. Que se passe-t-il? Tout d’abord, ils vont se loger et faire l’inventaire de leurs possessions. S’il reste des animaux, ils vont tenter l’élevage. S’il reste des graines, ils vont tenter la culture. S’il reste d’autres villages, ils vont tenter le troc. Sans moyen de communication et de locomotion, les distances entre les gens s’agrandissent et l’on voit un regroupement en petites communautés.

Et voici, en quelques semaines, nous avons fait un véritable bond en arrière dans le temps. Sans télévision ni musique, on se retrouve au coin du feu pour lire et discuter. On s’organise et surtout on met de côté ce qui est superflus : certaines moeurs, la consommation à outrance, l’isolement…

En quelques semaines, on repasse à une culture féodale avec ses bons côtés mais parfois aussi ses mauvais : la religion qui prend le pas sur la politique et surtout la protection des familles contre les pillards. Ce sont tous ces côtés, sans concession aucune, que nous montre l’auteur dans Malevil. C’est un bilan et une observation de la société en pleine crise, en temps de chaos.

C’est aussi un roman du terroir.

En effet, Malevil, c’est aussi un donjon, en pleine campagne. Et ceux que nous observons à la loupe, ce sont des campagnards, parfois des fermiers. Ce ne sont pas de grands savants ici, ce sont justes des gens simples, qui vont à l’essentiel, qui sont parfois durs aussi, mais qui sont avant tout extrêmement touchants.

Tout ce qui transparaît ici, c’est l’amour d’une région, d’un patois, de gens ordianires. Vous n’aurez pas de super héros, juste des personnes comme vous et moi. Et c’est ce qui donne une dimension très touchante, presque intime à ce récit dystopique. C’est qu’en refermant ce livre, vous aurez un sentiment de quasi réalité à toute cette histoire mais aussi une grande bouffée d’espoir en l’humain

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Science Fiction 2013

Entre chiens et loups de Malorie Blackman

Tome 1 

Présentation de l’éditeur : Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s’affrontent à coups de lois racistes et de bombes. C’est un monde où Callum et Sephy n’ont pas le droit de s’aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d’un rebelle clandestin.

Une analyse très pointilleuse de la haine raciale

Cela fait plus de 24 heures que j’ai refermé ce livre et je doute encore m’en remettre car Malorie Blackman n’a utilisé que des choses très humaines pour composer ce roman : un zeste de Roméo et Juliette sur un fond de ségrégation raciale avancé. Et pour impliquer encore plus son lectorat, Malorie Blackman a inversé les rôles des Blancs et des Noirs. Et croyez le ou non, son analyse est d’une vérité tellement criante que j’ai eu du mal à me souvenir que les rôles étaient inversés.

Alors non, je ne suis pas fière car je considère que je ne suis pas raciste et j’ai dans mon sac la panoplie de preuves qui prouvent que je suis une Blanche ouverte d’esprit. Peut être le suis-je, mais je n’ai jamais été Noire. Et je ne pourrai jamais subir les préjugés et le mal que l’on fait encore à ces pauvres gens aujourd’hui.

Quoi? Vous pensez que nous ne le sommes plus ? Parce que dans le monde dit civilisé, nous avons aboli l’esclavage ? Que la ségrégation aux Etats Unis n’est plus en vigueur? Idem pour l’Apartheid ? Avez vous déjà assisté à un contrôle de police effectué sur une personne de couleur (parce que oui, ici, on ne dit plus Noir, on dit homme de couleur) Et laissez aussi vos oreilles trainer sur les débats sur les Musulmans par exemple. Ensuite, lisez ce bouquin. Et vous aurez peut être un léger aperçu de ce que vous devrez comprendre.

Au milieu de cette détresse, une étincelle.

Car ce roman est une tragédie et au milieu de tout ceci, par pour une magnifique tragédie, il nous fallait une petite inspiration Shakespearienne, un emblème de l’amour : Roméo et Juliette, ou plutôt Callum et Séphy, mes héros.

Deux être purs, innocents, deux diamants qui sont noyés dans cette mélasse de préjugés et de haine. D’un sentiment amoureux apparemment anodin au début, Malorie Blackman va nous en faire un étendard, une armure, une épée pour aller vers ces préjugés et ces injustices et les briser. Car nos deux champions savent qu’ils sont conditionnés et ils vont littéralement briser leur chaînes pour éclater ces fausses vérités. C’est plus qu’une histoire d’amour, c’est une histoire de martyrs, un véritable symbôle contre cette situation totalement impossible quoiqu’admise.

En bref, que vous dire ? Cest un livre à mettre entre toutes les mains, jeunes ou vieilles. Car au travers de ce thème universel qu’est cette histoire d’amour, Malorie Blackman vous ouvrira l’esprit. Et peut être qu’après cela, vous pourrez découvrir l’envie de citer Martin Lutherking : « I have a dream…. »

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Science Fiction 2013

Hypérion de Dan Simmons

Tome 1

Présentation de l’éditeur : Au 28° siècle, sur la planète Hypérion, les dangers s’amoncellent. Celui de la guerre avec l’approche de la flottes des Extros en perpétuel conflit avec l’Hégémonie. Celui du gritche, figure mythologique et meurtrière que révère l’Eglise des Templiers. Celui de l’ouverture des Tombeaux du Temps qui dérivent de l’avenir vers le passé à la rencontre d’une imprévisible catastrophe.
Dans l’espoir de sauver Hypérion et d’accomplir leurs destins suspendus, sept pèlerins se dirigent ensemble vers le sanctuaire du gritche. Il y a le père Lenar Hoyt, prêtre catholique, qui a vu l’enfer ; le colonel Kassad, dit le Boucher de Bressia, à la recherche d’un rêve ; Martin Silenus, le poète, qui a connu la Vieille Terre et perdu les mots ; Brawne Lamia, la belle détective, qui a aimé un John Keats synthétique : le Consul qui a régné sur Hypérion ; Sol Weintraub, l’érudit, dont la fille perd des années ; et le templier Het Masteen, qui garde ses secrets.
Autant d’énigmes, autant d’histoires, qu’ils choisissent de conter avant d’affronter les labyrinthes d’Hypérion. Autant de styles différents

Dan Simmons a réussi à me retourner le cerveau.

Ma seconde saga avec Dan Simmons, la première étant Illium. A l’époque, mon meilleur ami me l’avait offert pour que je me rétablisse vite de mon coincement du sciatique. J’avais lu les deux pavés et j’ai eu l’imrpession de nager en plein brouillard. J’avais relu les deux tomes et j’ai réussi à comprendre un petit peu plus les choses. Forte de mon expérience (tu parles), me voici engagée dans Hypérion. Au fur et à mesure que les pages défilaient, le brouillard s’est intensifié. Et j’ai souri, car j’ai retrouvé une plume qui me désoriente mais uqi me laisse une marque permanente à même la peau à chaque fois.

Toutefois, pour ceux qui ont peur de se lancer sur Hypérion, laissez moi vous donner quelques clés. Selon moi, Dan Simmons, lorsqu’il a préparé son roman, il l’a fait en puzzle. Puis, il a emmené son lecteur dans un champs, avec une bonne brise. Et il a jeté toutes les pièces. Notre boulot, c’est de parcourir le champs, de chercher toutes les pièces, de les retourner pour les découvrir, bien sûr, et d’assembler les pièces. Cela peut vous sembler bizarre mais vous êtes en présence non pas de quelqu’un qui suti un style littéraire mais quelqu’un qui en invente !

Tous ces points nous amène au Temple des Temps.

Notre puzzle se compose de sept personnes qui ne se connaissent pas. Elles n’ont qu’un point commun : quelque chose ou quelqu’un les rleie à Hypérion, et plus précisément au Gritch, une espèce d’entité qui tue tout ce qui bouge sur cette planète. Et comme sept personnes, ce n’est pas assez pour nous embrouiller, sachez qu’Hypérion est une planète labyrinthe (je ne sais pas encore ce que c’est exactement mais c’est super compliqué). Et en prime, une guerre va éclater pour cette planète.

Nos sept personnes ont été sélectionnées par les adeptes du Gritch pour effectuer un pélerinage. En dehors du fait qu’il tue des gens, cette entité a un rapport particulier avec le Temps, et au fur et à mesure du récit, vous vous rendrez compte qu’ils ont tous intérêt à découvrir le mystère du Temple du Temps.

En bref, un roman OVNI, mais je n’en attendais pas moins de l’auteur. Comme je sais que je vais comprendre les chsoes dans les prochains tomes. Par conséquent, amis lecteurs, accrochez vous. Habituez vous à ne pas maîtriser les choses ici car vous comprendrez beaucoup plus tard

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Science-Fiction 2013
Mais aussi dans le cadre du Challenge New Pal 2013

La Horde du Contrevent d’Alain Damasio

Présentation de l’éditeur :  » Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu’un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s’y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d’eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent. Imaginez qu’en Extrême-Aval ait été formé un bloc d’élite d’une vingtaine d’enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu’à sa source, à ce jour jamais atteinte : l’Extrême-Amont. Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m’appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l’éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l’azur à la cage volante. Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l’ultime. « 

Un bout de chemin avec la Horde

Ce qu’il y a d’original dans cette œuvre, c’est que vous avez l’impression de commencer au milieu du récit, comme si vous étiez  arrivé en retard à la séance. Vous ne verrez pas le début du trajet de la Horde car il a commencé il y a 30 ans. Vous ne verrez pas non plus de longues descriptions et évolutions des personnages : je vous l’ai dit, nous avons 30 ans de retard. Ainsi, nous savons que nous débutons extérieurs à ce groupe très soudé car nous ne connaissons pas ces gens et vice versa.

Cela ne vous empêchera pas d’embarquer pour le voyage si vous êtes courageux. Le livre est à l’image du trajet de la Horde : dur, sauvage, périlleux, à contre sens et vous ne savez absolument pas où vous allez. Vous savez juste que ce trajet a été fait une trentaine de fois, que personne n’est arrivé à destination et surtout, vous ne savez pas si la destination existe. Qu’est ce qui pousse ces gens à sacrifier trente ans de leur vie pour une chimère ? Et le pire, c’est que je les rejoins !

Un récit à voix multiples.

L’autre particularité de la Horde du Contrevent est son système narratif. En effet, vous n’aurez pas le point de vue d’une personne, ici, mais littéralement de tout un groupe. Vous passerez de l’un à l’autre très régulièrement, sans crier gare, comme si tout le groupe vous racontait. Cette cohésion m’a d’ailleurs laissée sans voix car on ne différencie qu’à grand peine les différents personnages car ils forment tout ce groupe uni : La Horde

L’auteur continue de nous désorienter en ne nous donnant aucune indication temporelle ou locale. Nous n’aurons que des indications sur le vente et sur la manière de le contrer. Ainsi, notre seul repère, c’est la Horde, dont nous connaissons à peine les membres et la destination. Et pourtant alors que le livre est bâti sur du vent, vous ne pouvez vous empêcher de trembler pour chacun d’entre eux, de ressentir chaque évènement avec eux.

En bref, un livre insaisissable et dense à la fois. Un petit ovni littéraire qui suscitera plus d’interrogations que de certitudes.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Fantasy 2013
Mais aussi dans le baby challenge Science Fiction 2013

Thursday Next de Jasper Fforde

Tome 1 : l’affaire Jane Eyre




Présentation de l’éditeur : Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu’une brigade spéciale a dû être créée pour s’occuper d’affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l’origine des plus folles inventions, on a parfois envie d’un peu plus d’aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l’héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d’une fin certaine…

Un monde totalement déroutant et envoûtant

L’univers de Thursday Next est tellement atypique et original que soit on aime, soit on déteste. Manifestement, mes neurones apprécient tout ce qui est bizarre car je me suis tout de suite intégrée dans cet univers parallèle. En effet, dans ce monde, la littérature prendre une grande importance, à tel point qu’une brigade spéciale, les Littératec, doivent sans arrêt contrôler les éditions originales des œuvres car, figurez-vous que les voyages dans le temps sont aussi possibles, menaçant les livres et les auteurs. Des manuscrits ou des auteurs peuvent être enlevés contre des rançons.

Ainsi, nous évoluons dans un monde où la vie quotidienne peut être tellement décalée que l’on se raccroche à des choses plus éternelles,comme les livres. Il y a des débats de fond sur qui est Sahkespeare réellement, avec des mouvements limite religieux sur telle ou telle théorie. Nous avons aussi des débats sur le fait que si tel ou tel passage d’un livre a été changé, la fin est meilleure ou pas.

C’est indéniable, je veux vivre dans le monde de Thursday Next, un monde où les livres ont cette importance, où l’on recherche constamment l’esprit de l’œuvre entre les lignes, où l’on discute tout naturellement sur un livre avec son voisin et où on pourrait rencontrer tous ses auteurs fétiches

Dans ce monde merveilleux, Thursday Next, une héroïne compliquée

Thursday est un personnage réellement complexe. C’est une femme qui a fait la guerre avec son frère aîné. Malheureusement, alors qu’elle a tout tenté pour ramener les membres de son bataillon, elle n’a pas pu revenir avec son frère vivant. Sa famille en a été profondément bouleversée. En effet, son autre frère s’est tourné vers la religion, aussi a-t-elle toute la pression familiale pour se marier et faire des enfants. Mais à 35 ans, elle n’est toujours pas mariée : on sait qu’elle a été fiancée avant la guerre mais qu’ils ont rompu juste après son retour. Le père de Thursday, lui, est perdu dans le temps car il est recherché dans le présent. Aussi Thursday ne verra son père que par petits bouts de temps pour des échanges verbaux très déroutants à chaque fois.

Thursday est une Littératec pure et dure. Une Shakespearienne qui plus est. Aussi, nous verrons son amour pour la recherche. Etudiante, elle a croisé le chemin d’Acheron Hadès, personne qu’on commence à croire immortelle et qui aime trafiquer les manuscrit, et elle s’en sort. S’en vient alors une course poursuite dans le temps et dans les oeuvres entre ces deux là, au milieu d’intrigues littéraires, familiales et politiques.

En bref, un premier tome extrêmement dense mais aussi très drôle et décalé. Tout ce que j’aime ! Un univers totalement addictif

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Science Fiction 2013 
Tome 2 : Délivrez- moi !

Présentation de l’éditeur : Thursday Next, détective littéraire et agent des OpSpecs, bénéficie d’un repos bien mérité après être rentrée dans l’intrigue du roman Jane Eyre grâce au portail de la prose et en avoir sauvé l’héroïne. Elle a aussi retrouvé l’homme de ses rêves, Landen, et comme un bonheur n’arrive jamais seul, la voilà enceinte ! Seulement, la corporation Goliath ne l’entend pas de cette oreille, et pour la contraindre à libérer le criminel qu’elle a enfermé dans un poème de Poe, le groupe tout-puissant fait éradiquer son mari de la réalité – il serait mort dans un accident de voiture à l’âge de deux ans !
Seule Thursday se souvient que Landen a un jour existé… Mais maintenant que le portail de la prose a disparu, la jeune femme va devoir subir un entraînement spécial à la jurifiction – la police interne des livres – avant de pouvoir reprendre ses voyages à l’intérieur des chefs-d’oeuvre de la littérature.
Vous qui pensiez que l’affaire Jane Eyre possédait des références littéraires….
Et bien accrochez vous à votre petite culotte pour ce tome 2. Bien entendu, on parlera beaucoup de l’affaire Jane Eyre (histoire de faire tout de même un lien avec le premier tome), mais Thursday va devoir se ballader dans moultes romans et croiser surtout beaucoup de
personnages de romans (pour n’en citer que deux, magiques, Miss Havisham des Grandes Espérances et le Chat du Cheshire d’Alice aux pays des merveilles).
Notre Thursday va devoir de plus en plus traiter avec ses personnages grâce (à cause) de son entrée à la jurifiction. Et je dois dire que c’est plus qu’hilarant. Entre ceux qui sont mis dans des situations impossibles (Miss Havisham qui conduit une voiture à fond les manettes, c’est un grand moment de lecture, croyez moi), ceux qui ne peuvent parler qu’en note en bas de pages (le moyen courant pour des personnages de romans de se parler entre eux. Mais Thursday pense qu’elle est un personnage réel !!!! Le mystère est complet à ce sujet). Et les discussions endiablées sur des romans que nous connaissons bien, ceux qui ont disparus, ceux qui apparaissent. Bref, si vous pensiez que l’intrigue principale n’était pas déjà compliquée, tentez de retrouver toutes les références littéraires avec ce second tome.
C’est un pur régal à lire. Et j’ai souvent réveillé mon pauvre amoureux avec des crises de fou rire totalement hystériques lors de situations totalement hilarantes. L’auteur joue avec nos classiques et c’est réellement un véritable plaisir de voir tout ceci sous nos yeux.

Au delà des références littéraires, c’est tout un univers qui est développé 
La classifications des dodos, la migrations des mammouths et les conditions de vie des  Néandertaliens… Ce n’est qu’un petit point dans un roman, mais croyez moi, cela fait toute la différence. Sans compter les paradoxes temporels, la disparition du mari de Thursday, et tout pleins de détails qui font que nous entrons dans un univers totalement décalé. Et plus l’intrigue de la saga se déroule et plus nous en apprenons et plus, je dois dire, on aime évoluer dedans.
En effet, pour moi qui aime autant les romans, c’est un univers où j’aimerai vivre car je pourrai intéragir avec certains personnages par exemple. Je pourrai me demander constamment qui est William Shakespeare, me demander ce que font les jeunes filles d’Orgueil et Préjugés quand elles n’ont pas de scènes dans le roman, si elles s’entendent bien avec les personnages créés par les soeurs Brontë… Ce sont toutes ces possibilités là que j’apprécie réellement dans ce tome. A voir les surprises (et les fous rire) que l’auteur nous réserve pour la suite.

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