Hannibal Lecter de Thomas Harris

Tome 1 : Dragon rouge

Présentation de l’éditeur : À un mois d’intervalle, deux familles entières sont massacrées à leur domicile, l’une à Birmingham, l’autre à Atlanta. Jack Crawford, chef du département des Sciences du comportement du FBI, charge Will Graham de trouver celui que la presse a baptisé « le Dragon rouge ». Par le passé, Graham a montré une aptitude incroyable à se mettre dans la peau d’un psychopathe en arrêtant le Dr. Hannibal Lecter, un assassin bestial. Il consulte donc Lecter, désormais emprisonné à vie, pour comprendre et analyser les comportements du tueur. Il constate qu’il a sévi la première fois un soir de pleine lune, et la seconde un jour avant la fin du mois lunaire. Le FBI a donc un peu plus de trois semaines pour mettre fin à ce carnage. Dans ce premier roman, Harris met en place les protagonistes que l’on retrouve dans Le Silence des agneaux, puis dans Hannibal.

Thomas Harris m’a remué les tripes !

J’ai déjà vu Dragon Rouge en film, il y a quelques temps de cela. Si vous trouviez que le film était déjà costaud, ne lisez pas ce livre ! Sérieusement, l’auteur a le don de vous décrire des horreurs, de vous décrire l’esprit tortueux des psychopathes, ce qui fait que vous frissonnez non stop pendant 400 pages environs ! Et ma lecture s’est retrouvé ralentie car je vous le dis tout net, j’avais la peur du cauchemar.

Qu’avons nous là ? Will Graham qui a été mutilé suite à sa rencontre avec Hannibal  Lecter. Il craque et tue un autre monstre. Depuis, Will Graham arrive à comprendre les psychopathes, les déviants, les pires criminels. Et une question le taraude : les comprend-il parce que c’est un bon enquêteur ou les comprend-il parce qu’il est un monstre comme eux. Ou devenu un monstre comme eux…. C’est extrêmement perturbant car nous avons l’impression de nous retrouver avec un monstre apprivoisé, et on se demande constamment si on peut faire confiance au jugement de cet enquêteur. Et vous le verrez, vous ne serez pas le seul à penser cela.

Hannibal Lecter, mais quel personnage !

Hannibal Lecter ne fait que de brèves apparitions dans le roman. Car le monstre est un autre homme (et vous le verrez, il est sérieusement perturbé….). La principale originalité ici, outre le fait que le meurtrier aime mordre ses victimes, c’est que pour attraper un monstre insaisissable, on appelle un monstre très intelligent (un génie, il faut le dire) grâce à un monstre apprivoisé. Et là, je m’arrête deux secondes pour dire : « KWAAAAAAAA? »

Alors, je vous laisse avec cette question mes chères copinautes, pour être un bon enquêteur, doit on être droit et honnête ou est on un monstre qui en fin de compte a choisi de s’intégrer? Et je pense que c’est ce que Thomas Harris essaie de nous dire et tout ceci dans un style magistral.

En bref, j’ai adoré cette lecture, même si ce n’est pas un coup de cœur. Et ceci uniquement à cause des personnages. Il n’y a pas assez de Lecter là dedans (je suis une vraie groupie). A voir ainsi avec les autres romans, bien entendu.

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge New Pal 2013 organisé par Yukie

Tome 2 : Le silence des agneaux

Présentation de l’éditeur : Le FBI est mis en échec par un psychopathe qui accumule les meurtres dans le seul but de récupérer leur peau. Lorsqu’il enlève la fille d’un sénateur, les fédéraux confient à la jeune Clarice Starling, encore élève stagiaire, l’inquiétante mission d’interroger le Dr Hannibal Lecter, emprisonné à vie pour meurtres et cannibalisme. L’ancien psychiatre, grâce à ses connaissances sur la psychologie des déviants criminels, reste la seule personne à pouvoir mettre le FBI sur la piste du tueur. Lecter accepte de communiquer avec Clarice mais à la condition qu’elle dévoile ses peurs, ses souvenirs d’enfance. En échange, il va peut-être l’aider à retrouver le tueur…

Une belle plongée dans l’horreur de la psyché humaine

Dans le tome précédent, nous avions un homme qui aimait mordre ses victimes, avec un dentier car il avait un bec de livre. Comme déviance sexuelle, qui avait un fort attrait avec le complexe d’Oedipe que faisait le tueur sur sa tante, je trouvais cela pas mal, histoire d’y aller mollo. Voyez ? L’auteur, cette fois-ci, a décidé de nous faire rencontrer un homme qui tue et qui découpe des bouts de peau de ses victimes pour s’en faire un habit. Et il leur dépose une chrysalide de papillons dans la gorge. J’espère que personne n’a mangé, d’ailleurs, avant d’aller lire cette chronique parce que je trouve qu’on passe un cap. Et le pire, c’est que Thomas Harris reste enfin de compte très pudique avec ses descriptions, ce qui nous fait sous entendre clairement que c’est notre propre imagination qui nous révulse.
Forcément, pris dans ce sens-là … Plus sérieusement, l’auteur a cet art inégalé de nous laisser assez extérieur aux horreurs pour nous focaliser sur ce que pensent toutes les personnes ayant attrait à l’histoire. Ainsi, vous savez ce que peuvent ressentir les enquêteurs, les meurtriers (j’inclue le Docteur Lecter d’office), les psychologues et les parents de la victime. Vous verrez ceux qui auront des intérêts dans l’affaire, les jalousies dans l’équipe, les différents facteurs externes aussi. C’est avec tous ces ingrédients que nous plongeons dans l’univers horrifiant des meurtriers à défiance sexuelle.

Au milieu de ces horreurs, le couple Lecter-Starling.

Oui, je vous ai di
t qu’on pénétrait dans beaucoup de têtes dans ce livre… Sauf bien entendu Clarice Starling et Hannibal Lecter. On sent notre docteur séduit par la jeune agente et on ne peut s’empêcher de se demander s’il ne va pas la manger toute crue ! Clarice Starling apporte au docteur Lecter un oeil frais et direct, voire innocent.
On l’oublie souvent, mais le Docteur Lecter baigne dans l’horreur et les démences et pas uniquement parce qu’il est un pur psychopathe, mais uniquement parce qu’on le replonge dans cet univers à chaque fois. Et on le remarque dès leur première rencontre où Clarice lui demande pourquoi il a servi un bout de viande humain à un dîner. Celui-ci lui répond qu’il n’avait rien d’autre dans son frigo à ce moment-là. C’est à cet instant que la jeune femme se rend compte qu’Hannibal Lecter a un code de morale totalement différent de la norme, qu’il a une culture incroyable et que c’est un prédateur.
Envers Starling, le Docteur aura de la bienveillance, du respect, de la volonté de la faire évoluer. Envers Lecter, Clarice aura aussi du respect, de la crainte et une forme de confiance. Vous aurez là la relation entre le loup et l’agneau.
En bref : Encore un tome coup de coeur, encore un pincement pour Hannibal Lecter (une vraie midinette). On se demande jusqu’où ils vont aller

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Thriller 2013

Mais aussi dans le cadre du Challenge New Pal 2013 organisé par Yukarie

Cette Nuit là de Lindow Barclay

Présentation de l’éditeur : Vous vous réveillez un matin, la maison est vide, votre famille a disparu… Cynthia a 14 ans lorsqu’elle se réveille un matin dans une maison vide, ses parents et son frère disparus, sans un mot alors que sa mère ne quitte jamais le domicile sans une petite note pour sa fille. 25 ans plus tard, Cynthia ignore toujours ce qu’il s’est passé cette nuit-là. L’ont-ils abandonnée? Ont-ils été assassinés? Cynthia, aujourd’hui mariée et mère de famille, doit savoir. Très vite, des incidents étranges remettent l’enquête au goût du jour. Cynthia s’approche-t-elle de la vérité? Ou bien est-elle en train de perdre la tête?

Un thriller sympa

En effet, c’était sympa. On a des allez et retours dans le récit, une disparition plus que mystérieuse… L’ambiance est malsaine à souhait, toute la famille de Cynthia a l’air bien barjot. Comment vous dire ? C’est quand même assez spécial comme ambiance car on se demande si l’héroüne n’a pas une double personnalité, un truc inavouable qui fait qu’elle est ce comportement là. Et on sent bien que Lindow Barclay ait insisté particulièrement sur ce point et en fait une pierre angulaire de ce récit.

Et c’est ce qui fait sa force. On se pose cette question tout du long, on se laisse mener par le bout du nez par l’auteur. On a aussi le point de vue du mari de Cynthia, ce qui permet aussi d’avoir un jugement vraiment critique de l’héroïne, et selon différentes périodes de sa vie… Et tout tourne autours de cette nuit là. Tout tourne autours de ce moment où les parents de Cynthia et son grand frère vont disparaître…

Mais….

Mais voilà, j’ai eu l’impression que l’auteur a pris des raccourcis pour certaines choses et cela ne m’a pas plu du tout. Je me suis demandée ce qui lui prenait, pourquoi il m’emmenait dans cette direction alors que certaines réactions ou certains évènements auraient pu être mieux traités. Parfois, ce n’était plus des pistes que l’on avait, mais des autoroutes et dans un thriller, j’aime être surprise. Alors peut être en ai je trop lu? Peut être suis je devenue trop difficile avec vos conseils.

Mais là, il manquait quelque chose, la fin m’a laissée sur ma faim. Lorsque j’ai refermé ce livre, je me suis dit qu’en fin de compte, il y a eu tout cela pour cela. Je n’ai eu aucune empathie pour l’héroïne qui m’a franchement agacée les trois quarts du livre.

En bref, si vous voulez quelque chose de pas compliqué, vous pouvez le lire sans problème. Mais si vous désirez être surpris, passez votre chemin. Dans tous les cas, vous aurez une écriture et un rythme bien agencé, sauf peut être à la fin avec ces raccourcis.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Thriller 2013

Comme ton ombre d’Elisabeth Haynes

Présentation de l’éditeur : Imaginez qu’avant de pouvoir rentrer chez vous, vous soyez obligé de faire le tour du bâtiment afin de vérifier que tout est normal. Imaginez qu’une fois dans le hall de votre immeuble, vous deviez vérifier six fois que la porte d’entrée est bien fermée. Une, deux, trois, quatre, cinq, six. Et que si vous êtes interrompu en plein rituel, il faille tout recommencer. Imaginez que, arrivé chez vous, vous tourniez la poignée de votre porte six fois dans un sens, puis six fois dans l’autre pour vous assurer d’être en sécurité. Que vous restiez plusieurs minutes derrière la porte, à l’affût du moindre bruit dans la cage d’escalier. Et que, tous ces contrôles effectués, vous commenciez une ronde dans votre appartement. Fenêtres, rideaux, tiroirs, tout doit passer au crible de votre attention. Imaginez aussi que vous ne puissiez faire les courses que les jours pairs et pratiquer un sport les jours impairs, mais à condition que le ciel soit nuageux ou qu’il pleuve. Bienvenue dans l’univers paranoïaque de Cathy, une jeune Anglaise à qui la vie souriait jusqu’à ce qu’un soir elle fasse une mauvaise rencontre…

Un soir, chez moi, fatiguée…..

Mais qu’est ce que j’ai pas eu comme idée là !!!  Un soir, fatiguée, chez moi, un orage. Je me dis : tiens, un thriller. Je l’ouvre. Et là c’est le drame. Ce roman, mes amis, est à vous faire trembler les os ! Imaginez vous une jeune femme (Cathy) qui aime la vie, qui aime faire la fête dans sa robe rouge. Et elle rencontre Lee qui semble être l’homme idéal…. Et voilà que nous basculons 5 ans plus tard. Cathy est l’ombre d’elle même et elle est cernée par la peur, par ses TOC. Vous refermez le livre, vous regarder autours de vous. Et vous vous dite : Mais comment peut on en arriver là ?

Ce livre vous l’expliquera, étape par étape, pourquoi Cathy a changé. Comment elle va se dire : mais je ne peux plus continuer comme cela. Comment elle va faire. Comment elle va survivre. Vous vous surprendrez à sursauter avec Cathy, à avoir peur avec elle. Et même pourquoi pas, à vérifier votre porte d’entrée…..

Une immersion totale même si elle est extrême dans le monde des femmes battues

L’auteure ici nous décrit étape par étape comment une personne peut prendre le contrôle de votre vie, de chaque instant de mode de vie. Elle nous montre aussi comment ces personnes peuvent manipuler votre entourage, mais aussi comment elles peuvent vous faire comprendre qu’il n’y a pas d’issue. Vous comprendrez aussi pourquoi les femmes battues restent. Pourquoi elle subissent tout ceci. Et surtout, comment elles peuvent faire pour s’en sortir.

Alors, certes, ceci n’est pas un témoignage. Je ne pense pas que la fin ne soit pas comme ceci « dans la vraie vie ». Mais le personnage de Cathy, avec ses doutes, ses peurs, sa force, sa répartie est vraiment attachante. Nous arrivons à plus de la moitié du roman pour s’être totalement identifiée à elle. Aussi, vous vous laisserez vraiment envahir par l’atmosphère angoissante du livre, et peut être que vous ne vous sentirez plus aussi en sécurité chez vous…

Mais vous aurez appris à déceler les signes. Vous aurez appris à combattre. Et plus qu’une bonne histoire, vous aurez appris à observer et à imaginer que votre porte est bien fermée, sans même la vérifier….

En bref, un roman qui colle à la peau, à ne surtout pas lire seule les soirs d’orage…

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Thriller 2013
Mais aussi dans le cadre du Challenge New Pal 2013 organisé par Yukie

Robe de Marié de Pierre Lemaître

Présentation de l’éditeur : Nul n’est à l’abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s’accumulent puis tout s’accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n’a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite; elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape… Les ombres de Hitchcock et de Brian de Palma planent sur ce thriller diabolique.

Trois parties pour un tout angoissant

Le livre tient son originalité du fait qu’il se partage en trois parties : Sophie, son ravisseur et les deux en même temps. La première partie nous donne une femme antipathique. on se dit qu’elle est folle, qu’elle est dangereuse, qu’il faut l’enfermer, et que, quelques part, tout ce qui lui arrive est mérité. Cette première partie s’apparente un peu au journal de la folie. Vous savez ? Quand un sujet découvre qu’il est schizophrène ou maniaco-dépressif ? C’est lourd, angoissant, et l’on se met très bien dans la peau de l’héroïne.

Et puis, patatra, on tombe sur la partie de quelqu’un d’autre. Le marionnettiste ! On voit comment cette jeune femme est manipulée, et l’on se sent comme dans une petite boîte qui espionne, comme un enfant qui bouscule une fourmilière. On se remet toute la première partie et là une quantité impressionnante de sentiments nous vient. Et que dire ? Pour un petit roman, c’est beaucoup de choses ! 

Une ambiance qui vous prend aux tripes

Vous ne lirez pas ce thriller calmement sur la plage. Vous le lirez un soir d’orage avec une tête rebelle comme lorsque vous étiez petits et que vous vous vantiez de regarder un film d’horreur tard dans la nuit (pour en faire des cauchemars des jours et des jours). Ce livre-là, c’est votre film d’horreur d’adulte. Les scènes ne sont pas gore, c’est juste de la manipulation. C’est juste un truc tellement fou qu’on se prend à regarder partout car cela pourrait nous arriver ! Et c’est ce qui fait la force de Robe de marié

C’est un livre qui ne se dévoile que petit à petit, vous imprégnant de cette ambiance malsaine, un peu folle. Et ce, même si parfois quelques raccourcis sont fait dans les dialogues et les réactions. (Oui, je sais, je pinaille). Mais cela reste un excellent Thriller, qui j’espère vous ravira pour vos longues soirées d’orage

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Thriller 2013

Serum, saison 1 de Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza

Tome 1

Présentation de l’éditeur : 1773 : MESMER INVENTE L’HYPNOSE 1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE 2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM Une injection. Sept minutes pour accéder au subconscient d’Emily Scott. Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire. Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?

Une belle mise en place des personnages

J’avais oublié à quel point, lorsqu’on lit les petits formats (moins de 200 pages), et lorsque c’est bien fait, l’action démarre au quart de tour. Ici, on virevolte entre quelques personnages très vite, jusqu’à ce qu’il y ait connexion entre eux. Vous allez me dire, ce n’est pas gênant, on a déjà vu cela dans les thrillers. Mais c’est sans compter ces joyeux lurons d’auteurs qui s’amusent à vous brouiller les pistes constamment. Ainsi, vous surfez littéralement sur deux ou trois personnes, en vous faisant une petite idée sur eux, et en balayant vos affirmations quelques pages après.

Par contre, vous ne saurez pas le fin fond de l’histoire ici, c’est juste une petite mise en bouche pour vous rendre accro, pour vous dire qu’il faut lire le prochain tome. Ils savent vous mettre en haleine, vous savez, c’est pire que de regarder son feuilleton préféré où le héros risque de mourir avant chaque fin d’épisode.

Serum, un véritable ascenseur émotionnel.

En effet, je ne pourrai pas vous dire grand chose sur ce livre, car il n’est qu’une introduction. Juste que Lola va être ma préférée, je le sens, tant elle est têtue et tant elle fait avec ses émotions et ses défauts. Quant à Draken, j’ai du mal pour le moment, mais je trouve qu’il a beaucoup d’humour. Mais ces personnages sont malmenés directement, dès qu’ils sont en contact avec Emily. Emily qui elle est un vrai mystère à éclaircir.

Ainsi, les auteurs vous mettent dans un état préparatoire à l’intrigue, et je peux vous dire que c’est idéal pour les amateurs de thriller, mais c’est l’horreur pour les petits cœurs fragiles qui s’attachent trop vite aux personnages. Heureusement, je suis une dure :p

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Thriller 2013
Mais aussi dans le cadre du challenge New Pal 2013 organisé par Yukie

Shutter Island de Dennis Lehane

Présentation de l’éditeur : Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé Shutter Island, se dresse un groupe de bâtiments à l’allure sinistre. C’est un hôpital psychiatrique pour assassins. Le Marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule ont été appelés par les autorités de cette prison-hôpital car l’une des patientes, Rachel Solando, manque à l’appel. Comment a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée à clé de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre incohérente d’une malade ou cryptogramme ? Progressivement, les deux policiers s’enfoncent dans un monde de plus en plus opaque et angoissant, jusqu’au choc final de la vérité.

Des méchants auteurs qui vous font un roman qu’on ne peut vraiment pas vous raconter sans risquer un Spoil

Il y a des romans où, pour vous en parler, c’est vraiment difficile car ils sont tellement denses, tellement plein de rebondissements que pour ne pas vous gâcher la lecture, vous devez ne pas en parler. Et vous ne pouvez pas vous imaginer, gentils auteurs très talentueux, comment cela peut être difficile pour nous, gentils chroniqueurs qui aimons votre roman, de ne pas en parler. Car pour le dernier quart de ce roman, j’ai été dans un de ces états ! Et je ne peux vous dire qu’une chose : J’adore quand les auteurs me font un coup pareil, même si ensuite, j’ai un mini syndrome de la page blanche car je ne dois RIEN vous révéler

Aussi, je tenais à vous dire que je parlerai pas de l’histoire. Peut être un peu des personnages, en tout cas, de leur état d’esprit au début du roman et surtout du style de l’auteur. Car il ne faut pas passer à côté de ce petit bijou d’angoisse, de tension, surtout si vous aimez les thrillers bien ficelés. Vous arriverez sans mal à vous identifier aux personnages, à l’auteur, et surtout, vous serez bernés et j’espère que vous aimerez cette sensation d’être roulé dans la farine, avec qu’une seule envie, relire le roman pour voir si quelqu’indice de ne vous a pas échappé. Shutter land n’est pas à lire une fois à la va vite, c’est à lire au moins deux fois pour tester l’auteur

Une espèce de huit clos angoissant 

Oui, on se demande si on ne narre pas l’histoire de Teddy Daniels et de Chuck Aule au début mais ne vous y trompez pas, nous narrons l’histoire d’une île bien particulière : Shutter island qui est une espèce de prison-hôpital bien particulière où une histoire de disparition a l’air bien louche. Nous suivons en particulier Teddy Daniels, un marshal ayant des maux de mer chroniques (pas facile pour un fils de marin) et qui est un personnage brisé. Il a fait la guerre, il est veuf. Sommes toutes, une espèce d’archétype du flic que nous connaissons tous dans les excellents thrillers. Sous ses allures froides et imposantes, il cache ses fêlures et ses faiblesses. Tout le contraire de son coéquipier Chuck qui représente un peu le regard innocent de l’histoire. L’association de ces deux enquêteurs donne des dialogues drôlissimes qui vous détendront l’atmosphère

Car Shutter Island n’est pas du tout un endroit que l’on aimerait visiter. C’est un endroit littéralement sinistre où tout le personnel semble cacher des choses aux enquêteurs. Teddy doit donc partir du principe que tout le monde lui ment. Mais il n’aura d’autres obsessions de trouver la patiente, de trouver la vérité, quitte à ce qu’elle lui éclate littéralement dans la figure.


Et c’est maintenant que je ne peux plus vous en révéler.

Mise à part que le style de l’auteur est magnifique, il vous fait passer par toutes les émotions avec une espèce de pudeur dûe à l’époque où l’histoire se déroule (rappelons que l’histoire se déroule dans les années 50 et que le livre a été écrit en 2003). C’est donc un excellent exercice de style qu’a effectué Dennis Lehane.

Quant à l’ambiance du roman, elle est sombre, oppressante. Et si vous poussez le bouchon jusqu’au bout, lisez moi cela un soir d’orage. Vous serez au maximum de l’immersion.

Sommes toutes, j’ai beaucoup de chance en ce moment car oui, bien entendu, c’est un coup de cœur. J’ai hâte maintenant de regarder l’adaptation ciné, juste pour voir si le réalisateur a autant de talent.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Thriller 2013

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