Winter is cold

Auteur Baba, Tartuff et Lapuss’
SagaGame of crowns
Numéro de tome1
GenreBande dessinée, humour
Maison d’éditionCasterman
Nombre de pages48
Obtenu le12 Février 2020
Lu le25 Février 2020
Dans le cadre deC’est mon cadeau d’anniversaire
En un motJ’ai bien rigolé Et le pire, c’est que cela respecte un peu la trame !
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Lady Mechanika, tome 1 : Le mystère du corps mécanique de Joe Benitez

Présentation de l’éditeur : Dans un monde fait de magie et de science, une femme enquête sur son passé… Elle est l’unique survivante d’une terrible expérience qui l’a laissée avec deux bras mécaniques. N’ayant aucun souvenir de sa captivité ou de son existence passée, elle s’est construit une nouvelle vie d’aventurière et de détective privée. Elle use de ses capacités uniques pour agir là où les autorités en sont incapables. Mais la quête de son passé perdu ne s’arrête jamais. Les journaux l’ont appelée : “ Lady Mechanika ” !

Parce que c’était son anniversaireuh !

Oui, celui qui m’a initiée à la BD ou aux comics, c’est un homme, un vrai, un tatoué, c’est mon oncle et il s’appelle Jean Louc. Et pour Noël et son anniversaire, j’ai une mission, une seule : Trouver LA BD qui le fera kiffer, toussa toussa. La chance avec mon oncle, c’est que lorsque le graphisme est beau, on a déjà un peu rempli 70% de l’objectif. Il aime la meuf bien roulé, les dessins travaillés, le coup de crayon (et la meuf aussi). Et si en prime tu as un bon scénario, un univers particulier et toussa toussa. Tu as droit au frémissement de moustache et un grand sourire (oui mon oncle porte la moustache. A la d’Artagnan). (Il est comme ça mon oncle).

Tu parles que lorsque j’ai vu que Lady Mechanika était sorti en français, que j’en avais entendu parler (forcément) et que la meuf elle était non seulement belle et bien dessinée. J’ai sauté comme un petit larron. Mais, vile que je suis, j’ai testé la bête avant de l’offrir à la famille.

Un tome introductif entre bases et mystères

Oui oui, on est résolument devant un tome qui plante à la fois le personnage de Lady Mechanika, une petite recherche de ses origines. La manière dont elle s’habille, qu’elle enquête, qu’elle combat, qui elle fréquente. Il  y a aussi une recherche sur les personnes comme elle. Et enfin on a ses potes (ou pas). On trouve un grand méchant, qui va vouloir la persécuter. Bref, un tome d’introduction comme il en faut pour des personnages bien badass comme il en faut (aussi).

Ensuite, parce que c’est pas fini, il faut définir le ton du personnage : voir si elle fait de l’humour, si elle est trash, si elle est cool, si elle mène le jeu, si elle est poursuivie. Si elle fait les deux. Je vous laisse bien entendu découvrir tout ceci en lisant la BD. C’est de bonne guerre.

En bref  : un personnage féminin affirmé. Badass comme on dit maintenant. Des graphismes magnifiques. Je me suis réellement régalée les mirettes. Et je pense que mon oncle aussi (j’attends son message). Un vrai plaisir à lire et à prendre le temps de le lire, surtout. Prendre le temps d’admirer les planches. A espérer que pour les prochains, l’intrigue soit un chouilla plus ficelée.

Eco de Guillaume Bianco & Jérémie Almanza

Tome 1 : la Malédiction des Schakelbott

Présentation de l’éditeur :  » Approchez braves gens, pour entendre l’histoire, Cette sombre litanie, qui vogue dans ma mémoire. Soyez donc attentifs, prêtez-moi une oreille, Vous entendrez un conte, à nul autre pareil. Eco n’a pas dix ans, son visage est bien blême, Mais c’est la vie pourtant, qui coule dans ses veines. Une triste circonstance, par une nuit de démence, Changera à jamais sa paisible existence. La fable est déplaisante, faites à votre guise, Sachez que toutefois, pleurer n’est pas de mise… « 

Un magnifique conte  !

Désolée mais je n’arrive pas à trouver d’autres qualificatif car l’objet livre en lui même est magnifique. Les dessins ont un quelque chose d’inouï. J’ai vraiment pris mes yeux d’enfants, ceux qui sont écarquillés au maximum et avec un magnifique Ôoooooooooooooh à chaque image. J’ai cherché les influences mais non, il y a vraiment une petite patte toute personnelle là dedans, que ce soit dans la disposition des images que dans la rédaction de l’histoire.

J’ai ainsi adoré la palette de couleurs utilisée pour ce premier tome et je serai curieuse de voir s’ils ont utilisé d’autres palettes pour les tomes prochains (que j’ai dans ma PAL donc rassurez vous, je vais vous en parler le plus tôt possible). Quant au style d’écriture utilisé, on peut dire que nous sommes incontestablement dans l’univers du conte telle qu’on a pu les lire étant enfant. La structure du texte est bien caractéristique du genre et l’histoire suit bien le chemin. Mais il n’y a pas que cela…..

On oscille vraiment entre monde enfantin et monde adulte.

L’histoire d’Eco, du moins dans le premier tome, représente vraiment le passage à l’âge adulte mais aussi les différences entres les adultes et les enfants. En effet, on suit la jeunesse de la petite Eco qui n’a pas les talents innés de ses parents pour la couture. Ou plutôt elle n’a pas les talents que ses parents aimeraient qu’elle ait. Source de déception flagrante, elle s’isole de plus en plus, se créant elle même son univers « doudou ». Comme dans tous les contes, Eco subira une épreuve d’initiation qui est la livraison d’une poupée à un client important de la famille

Or, Eco ne remplit pas le contrat et sa famille est au bord de la ruine. Evidemment, tout le monde l’abandonne, ses parents ne font pas front du tout avec elle. Elle part donc en quête pour se racheter, pour retrouver la grâce aux yeux de ses parents. Suivent bien entendu plein de choses initiatiques qui montrent son passage à l’âge adulte.

En bref, bien entendu que j’ai adoré cette ambiance, ces couleurs, cette manière d’amener les choses et je vous conseille vivement de lire cette série de BD;

Pierre Tombal de Raoul Cauvin et Marc Hardy

Tome 1 : les 44 premiers trous

Présentation de l’éditeur : Fossoyeur de son état, Pierre Tombal creuse les tombes du cimetière pour enterrer les défunts. Ceux-ci, représentés par des squelettes, continuent d’évoluer, et c’est à Pierre Tombal de s’occuper de régler leurs différents problèmes. La Mort fait aussi régulièrement son apparition dans les gags, munie de sa faucille et de sa robe noire.

Pierre Tombal, ce personnage drôle et adorable qui m’a accompagnée toute ma préadolescence

Il fut un temps où j’avais tous les Pierre Tombal physiquement dans ma bibliothèque. Et puis, mon oncle est passé par là. Et il y a eu comme un vortex superpuissant qui a aspiré une partie (voire une grande) de ma BDThèque. Je ne me plains pas, nous nous échangeons très régulièrement des séries. Mais lorsque j’ai vu que sur ma Fire, je pouvais avoir les versions numériques pour pas cher, je me suis dit qu’un petit revival avec Pierre Tombal juste pour vous en faire profiter. Cela pourrait être aussi pas mal.

Comment vous en parler maintenant ? Pierre Tombal, c’est un peu un employé modèle et classique comme votre médecin, votre plombier ou votre facteur. Il va prendre soin de ses clients, leurs parler, raconter des anecdotes à ses potes. Sauf que ses clients à lui, ce sont des morts, puisqu’il est fossoyeur. Sa femme a un peu du mal à concilier sa vie sociale avec la vie professionnelle de son mari. Quant à Pierre, il est très drôle bien entendu, surtout quand il râle contre ses clients ou la famille de ses clients. Mais on voit d’une part l’utilité de son travail, ses petits tracas mais aussi ses joies. Tout ce que l’on peut faire, c’est rire à chaque planche, des mythes, des petites manies des défunts, des jeux de mots, des situations cocasses. Aussi, je vous referai un tome de temps en temps, car c’est un véritable remède contre la morosité.

Tome 2 : Histoires d’Os

Présentation de l’éditeur : Fossoyeur de son état, Pierre Tombal creuse les tombes du cimetière pour enterrer les défunts. Ceux-ci, représentés par des squelettes, continuent d’évoluer, et c’est à Pierre Tombal de s’occuper de régler leurs différents problèmes. La Mort fait aussi régulièrement son apparition dans les gags, munie de sa faucille et de sa robe noire.

C’était par celui-là que j’avais débutée quand j’étais petite ^^

Oui, forcément, maintenant, pour vous, cela n’a pas une importance capitale. Mais j’ai eu mon petit pincement au cœur à retrouver cette BD qui m’a fait découvrir la série. J’en passais des dimanches à rire en la lisant. En effet, pour Histoire d’Os, les auteurs ont osé aller plus loin dans cet humour noir qui les caractérise si bien. C’est simple, tout ce que vous n’avez pas osé dire sur une situation macabre, ils vous l’ont dessiné et ils vous l’on scénarisé. Alors, j’entends déjà ceux qui disent qu’il ne faut pas plaisanter avec cela. Mais si ! La mort fait partie de la vie et il faut vivre avec sans en avoir peur. Les Pierre Tombal sont aussi là pour cela. A rire de la Grande Faucheuse, vous avez effectué une bonne action  pour votre santé, en prime, vous avez exorcisé une peur commune à tout être humain.

Mais reprenons le fil voulez vous. Dans le volume précédent encore un peu timide, on traitait beaucoup plus d’animaux, un peu pour tester notre aptitude à rire de tout et de rien. Ici, on attaque un peu plus franchement les comportements humains face à la mort avec notamment des répétitions d’enterrement, des pierres tombales plus ou moins bien entretenues, des manières délicates pour gérer son deuil. Aucun grand sujet ne vous sera épargné et, en refermant ce livre, vous vous demanderez quel sujet ils attaqueront

La Belle et la Bête de Max L’Hermenier et Looky & Dem

Tome 1

Présentation de l’éditeur : Belle vit avec ses deux sœurs et son père, un riche commerçant, dans une petite ville portuaire. D’une nature solitaire, elle passe son temps à rêvasser dans les livres, lorsqu’elle n’est pas obligée de se plier aux désidératas de ses aînées, narcissiques et jalouses. Il est vrai que, malgré ses allures de « garçon manqué », elle est d’une grande beauté dont elle n’a pas conscience. Un jour, le village est attaqué par un bateau volant d’où descendent des démons cornus venus voler les mauvaises âmes. Alors que ses soeurs sont prises à parti, leur père s’interpose, s’attirant les foudre de la bête. Par amour et dévotion envers sa famille, Belle lui demande de les épargner en échange de sa vie. Le démon accepte, et Belle embarque à ses côtés sur le navire volant où elle rencontre leur chef, la Bête…

 Une Bande dessinée aux graphismes multiples.

Accrochée par la couverture, j’ai été tentée de commencer ce premier tome de la Belle et de la Bête. Si vous regardez bien, on a des images magnifiques, des plans aussi larges qu’étroits et un soucis du détail que l’on rencontre dans les bandes dessinées actuelles. Cette couverture me faisant penser à Long John Silver mais en moins sombre tout de même alors que l’histoire ici s’y prête bien.

Et pourtant, au détour d’une petite vignette, le sourire est venu. Car au milieu de superbes de décors et de personnages très bien réalisés, vous avez un petite petite image drôle tout simplement. Dessinée avec amour et humour. Et cela allège énormément l’atmosphère sombre de ce récit

Une version de la Belle et la Bête beaucoup plus sombre.

Je me suis dit au début que c’était encore un conte revisité. Et c’est vraiment la mode en ce moment. Sauf que la mode allie régulièrement beaucoup de romances dans le lot. Ici, nous avons une version plus « Fantasy » de ce conte. Une malédiction frappant la Bête et son aimée, un vaisseau fantôme qui nous fait penser aux fameux Pirates des Caraïbes et Belle qui est une version beaucoup plus Punchy que celle connue dans les Disney.

Cette alliance entre Fantasy et humour a bien fonctionné pour moi et le lirai avec plaisir le second tome lorsqu’il sortira. L’histoire a réussi à m’embarquer et j’ai repris avec plaisir la lecture de Bande dessinée le week end.

Fables psychiatriques de Darryl Cunningham

Présentation de l’éditeur : Les maladies mentales intriguent, fascinent ou rebutent, et sont souvent l’objet d’incompréhension. Darryl Cunningham, qui a travaillé plusieurs années dans une unité pour malades difficiles et a lui-même connu des épisodes dépressifs, en a fait l’expérience. Ayant tenu un journal alors qu’il était aide-soignant, il en a tiré ces Fables psychiatriques. Trouble bipolaire, schizophrénie, dépression et démence sont notamment présentés dans cet ouvrage honnête et précis, à travers les histoires de patients que l’auteur a accompagnés à l’hôpital ou par l’évocation de célébrités ayant souffert de ce type de troubles. À la fois témoignage et exposé sur les troubles mentaux, Fables psychiatriques vise à rétablir la vérité sur ces maladies, sur ceux qui en souffrent et ceux qui tentent de les soigner.

Un excellent memento des maladies psychiatriques pour les nuls

En effet, je n’arrive pas à classer cette bande dessinée. Est ce un livre pour nous apprendre les maladies mentales ? Est ce un témoignage de Darryl ? Je pense que c’est un mélange de tout cela. Mais chapeau l’auteur dans le sens où il se met à nu dans cette bande dessinée, et surtout, il nous casse l’image d’Épinal que l’on peut se faire sur ces maladies.  Nous avons tous des idées préconçues sur les dépressions, sur la schizophrénie, sur les suicides. En moins de deux cent pages, Darryl Cunningham nous remet tout à plat et nous explique avec des dessins simples, avec des mots simples surtout, commence cela se passe pour ces personnes là.

Mais vous avez aussi le point de vue des aides soignants. A quel point ce métier peut être difficile, à quel point certaines situations peuvent vous toucher ou peuvent vous faire rire aussi parfois. Nous évoluons vraiment dans un autre univers, et au cas où on peut se dire que ce monde n’est pas le nôtre, l’auteur nous parle aussi de son expérience. De son ressenti face à la dépression. On peut ainsi comprendre comment une personne peut craquer tout simplement.

Un petit bémol, les graphismes.

L’auteur a pris le choix de nous faire des dessins simples, limites enfantins. Et quelque part, cela m’a dérangé. Pourtant, je m’y attendais un peu avec la couverture. Mais j’ai eu cette impression qu’en fin de compte, on m’infantilisait aussi. Et je reste persuadée que les maladies mentales sont en fin de compte un monde d’adultes.

En bref, j’ai apprécié ma lecture. Mais j’aurai aimé un autre dessin. Cela m’aurait donné plus l’impression de lire quelque chose de sérieux, je ne sais pas.

Un grand merci aux Editions Ca et là de m’avoir donné cette bande dessinée et de m’avoir fait confiance au travers de la Masse Critique de Babelio.

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