L’île aux démons

Auteur : Cécile Duquenne

Saga : Les nécrophiles Anonymes

Numéro de tome : 4

Tome 1 : Quadruple assassinat rue de la morgue

Tome 2 : L’étrange cas du Docteur Ravna et de Monsieur Gray

Tome 3 : Le dernier des Néphilim

Genre : Fantastique

Maison d’édition : Bragelonne (Snark)

Obtenu le 12 Mars 2018

Lu le : 22 Mai 2018

Dans le cadre d’être à jour dans  une saga chouchou

 

En un mot :

  • Toujours un régal de retrouver ces personnages
  • Mais c’est quand la suite ???

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Entrechats

Auteur : Cécile Duquenne

Genre : Science Fiction, Fantasy

Maison d’édition : Voy’elle

Nombre de pages : 370

Obtenu le : 26 Mars 2013

Lu le : 5 Avril 2013

Dans le cadre du programme : Adopte un auteur

 

En un mot :

  • J’ai toujours une petite larme à l’oeil avec cette chronique
  • Parce que cela  a été le début de 5 ans de lectures avec Cécile

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Evoria

Auteur : Cécile Duquenne

Saga : Les Foulards Rouges

Numéro de tome : 3

Tome 1 : Bagne

Tome 2 : Terre

Genre : Science Fiction, Steampunk

Maison d’édition : Bragelonne (Snark)

Nombre de pages : 456

Obtenu le : 3 Septembre 2017

Lu le : 1 Mars 2018

Dans le cadre de : Il va bien falloir que je fasse le deuil de lady Bang

 

En un mot :

  • Je me sens toute seule. De plus, il ne me reste plus qu’un tome des Nécrophiles Anonymes
  • Pour vous dire que sérieusement, Cécile, va falloir que tu me donnes de la drogue
  • J’ai du thé et des petits gâteaux si ça peut aider

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Terre

Auteur : Cécile Duquenne

Saga : Les Foulards Rouges

Numéro de tome : Saison 2

Genre : Science-Fiction, Western

Maison d’Edition : Bragelonne

Nombre de pages : 490

Sortie le 20 Avril 2016

Obtenu le 11 Septembre 2017

Lu le : 17 Novembre 2017

Dans le cadre de : Poursuivre une saga que j’adore et en musique

 

En un mot

  • Toujours aussi rock’n roll
  • Mais à quand une adaptation série ?
  • Et à quand un autre Cécile Duquenne ?

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La Tour de Cécile Duquenne

Présentation de l’éditeur : Jessica, 16 ans, se réveille dans un marécage artificiel aux dangers bien réels. Très vite, elle comprend qu’elle se trouve au sous-sol d’une étrange tour sans fenêtres, et que le seul moyen d’en sortir est de monter jusqu’au toit. Accompagnée de quelques autres jeunes, elle se lance dans l’ascension de sa vie, explorant chaque niveau, affrontant les dangers embusqués… Et les révélations. Car Jessica n’a plus aucun souvenir d’avant son arrivée ici. Ils lui reviennent par bribes, étage après étage, et plus elle en apprend, moins elle désire sortir – surtout que son pire ennemi se trouve à l’intérieur avec elle. Bientôt, l’envie de se venger prend le pas sur l’envie de s’échapper… Et si en exhumant les secrets de son passé, Jessica levait aussi le voile sur la véritable fonction de La Tour ?

Et je ne suis presque pas en retard, c’est pas peu dire

Comment cela je suis en retard ? Mais mettez vous un peu à ma place, on a une auteure prolifique dans le lot qui écrit plus vite que son ombre. Les épisodes des Foulards  Rouges, ceux de Purespace. Après, il y a eu aussi les Nécrophiles Anonymes. Et là qu’est ce que je vois : La Tour. Mais bien sûr, comme si j’étais pas sur les nerfs d’être en retard sur les Foulards Rouges. Du coup, qu’est ce que j’ai fait ?

J’ai lu la Tour. J’ai dormi dessus. J’ai presque mangé dessus (le café du matin, ça compte?) J’ai répondu à côté au Prince Charmant qui m’a demandé du coup ce que je lisais et quand il a eu la réponse il m’a dit qu’on se revoyait dans deux heures. Et puis j’ai terminé le livre et j’ai repris un peu du début, juste pour vérifier un truc. Mais oui c’était bien cela. J’ai refait mes références. J’ai relu un bout, juste pour le plaisir. Et puis je me suis dit que j’avais bien assez du retard comme cela, il fallait que je termine les Foulards Rouges (je lis le dernier épisode de la saison 1 ce soir, promis).


La Tour, un nom qui évoquerait de la Fantasy.

Mais oui, on me dit la Tour, je pense Stephen King avec la Tour Sombre, le pistolero, les crabes qui mangent de la chair et un méchant tout chelou qui vous poursuit. La Tour, cela peut faire princesse aussi avec Raiponse (ma fille est en vacances, je compense comme je peux, OK?) Je pense aussi, version un peu horrifique à la maison de Rose Red, cette maison malade qui se construit encore et encore. Je ne pense pas à une gamine de 16 ans amnésique qui se retrouve dans une sorte de marécage et qui doit grimper sur tout au long de la Tour pour sauver sa peau.

Et puis la Tour, c’est quoi? Parce qu’il y a d’autres gens dedans donc à priori, c’est un lieu qu’on pourrait penser qu’il est réel. C’est une épreuve ? Un voyage initiatique ? Une épreuve ? Ou vous pensez comme moi que la chronique va faire plus de deux parties parce que c’est du Cécile Duquenne ?

Une héroïne imparfaite qu’on apprend à soutenir.

Et oui, il en fera trois, c’est comme ça. Mais revenons à Jessica. Sans vous raconter sa vie non plus, on a une véritable page blanche au début, un mystère à part qu’elle est athlétique et qu’elle veut survivre (on va aller super loin comme ça). Mais au fur et à mesure des étages, on va apprendre un peu sur sa vie, ses peurs, ses envies, ses regrets. On va surtout comprendre petit à petit ce qui l’a amené dans cette Tour. Et une fois cette connaissance acquise, on va voir si elle aura la force d’en sortir.

Car la Tour est une épreuve de chaque instant. Tout le monde peut renoncer là dedans. Ce n’est pas tant qu’elle ait des pièges mortels en fait, c’est plus le fait que chaque étape est un inconnu. Et c’est cet inconnu qui peut s’avérer mortel. Pour le reste ? Vous achetez l’ebook, vous le lisez et on en reparle. *grand sourire convainquant*

En bref : Comme toujours avec Cécile, j’ai passé une très bonne soirée. Et mon Prince Charmant, il voulait savoir si un japonais me tenterait ce soir là. Et il était très bon aussi (le miam japonais hein). Qu’est ce qu’on dit ? Merci Cécile 😀

Purespace de Cécile Duquenne

Tome 1

Présentation de l’éditeur : Reine du plus vaste clan d’Europe, Shereen est une vampire dont le but est d’offrir aux victimes une seconde chance, soit par la vengeance, soit par l’immortalité.
Elle tient plus que tout à son groupe, chaque membre étant quelqu’un qu’elle a sauvé des griffes de ses bourreaux.
Alors qu’elle vient de sauver une nouvelle victime de ses tortionnaires, son clan est attaqué par un véritable vaisseau spatial qui décime leurs rangs.
Cette invasion extra-terrestre semble viser uniquement les espèces surnaturelles. On les appelle les Purespaces…

La rencontre du passé et du futur en une centaine de pages.

Il y a des auteurs qui ont manifestement envie de vous malmener dans la vie. Et oui, je le dis comme cela (et puis c’est tout) Avouez tout de même qu’on aime se mettre des livres dans des petites cases. Ainsi, le vampire, c’est ou très ancien, ou actuel. Les OVNIS, c’est dans le futur. Dans mon cerveau, c’est très délimité. Une fois, je me souviens, j’ai eu un mélange des genres. C’était avec Fabien Clavel et c’était le livre Homo Vampiris. Et surtout c’était la première fois que je me retrouvais dans un univers où mes codes étaient un peu faussés. Depuis, je me suis dit que j’ai pris de la bouteille, que j’ai exploré pleins de genres. Et puis, Cécile me dit qu’elle a écrit le premier épisode de Purespace. Elle reste un peu énigmatique sur le contenu du bazar mais quand même avec la promesse que cela sera vachement bien.

J’y vais donc, en me disant qu’elle va nous faire de l’Urban Fantasy, limite en me basant un peu sur les Nécrophyles Anonymes. Sans plus, innocemment. Et voilà que je tombe sur un univers où certes, nous sommes dans un environnement urbain et actuel (avec une reprise d’un fait réel très actuel, ça j’adore). Mais l’auteure, cette petite canaille, nous présente un univers qui a plus les promesses d’un monde futuriste. Vous allez me dire, ce n’est pas dérangeant. Non, cela ne l’est pas. Mais quand elle nous prend des héros du passé (donc diverses périodes anciennes). Je me dis que Cécile avait envie de nous faire un joyeux melting pot et que le pire, c’est qu’elle m’emmène avec elle et que cela fonctionne et que je piétine pour connaître le début de l’épisode 2 parce que ce premier épisode, c’est juste de l’appât.

Alors, ce mélange de genre, ce petit bris de codes fait tout en finesse et tout en malice. C’est génial. Et je suis comme toujours épatée de la plume de l’auteure qui nous plonge dans des univers un peu inattendus, ce qui la rend à tout moment très exotique. Par contre, comme toujours, j’ai ressorti sa petite poupée vaudou parce que  j’ai encore un épisode des Foulards Rouges à lire, un des Nécrophiles anonymes et que j’attends avec impatience le second épisode de Purespace pour vous parler un peu plus de cette intrigue qui apparaît comme passionnante.

Un épisode d’introduction qui vous présente des personnages forts et une situation paradoxale

Comme je vous le disais tout à l’heure, nous commençons par une manifestation pour le mariage pour tous, sujet ô combien actuel en France en cette année 2013-2014, et surtout sujet ô combien débattu. Je vous rassure, nous ne serons pas là pour avoir différents points de vue sur ce mariage. L’auteure veut surtout nous souligner que nous sommes en France au XXI° siècle, dans un endroit ou une époque où la femme est sensée être respectée, où nous sommes dans une ère où l’égalité homme-femme, si elle n’est pas réelle totalement, elle tend au moins vers cet objectif. Mais notre nouvelle venue dans ce monde, elle n’est pas respectée par les hommes qui la kidnappe, ce qui rend cette scène horrible d’une part, mais surtout en totale inadéquation avec l’environnement où nous sommes.

Et c’est là qu’intervient Shereen, une vampire qui est très ancienne. Elle vient d’une époque où les femmes étaient maltraitées et elle en a fait son combat bien à elle. On pourrait penser qu’à cette époque ci, elle aurait moins de travail, moins de mission, mais elle en a manifestement plus que jamais, puisqu’elle nous avoue que son clan est en surnombre tant elle doit sauver des victimes. Ce vampire est un monstre de compassion, un adorateur de l’être humain, ce qui est très intéressant comme postulat car d’habitude, un vampire est plutôt en marge de la société vu qu’il ne doit plus obéir à ses codes. C’est donc un personnage principal totalement atypique, qui va diriger une équipe de chiens perdus sans collier et qui va se retrouver devant une menace venant d’ailleurs.

Ainsi, comme vous le voyez, très subtilement, Cécile Duquenne va nous contourner beaucoup de codes de littérature pour, comme toujours, nous offrir un environnement original et exceptionnel. Je ne peux que vous conseiller la lecture de cette série, le deuxième épisode arrive très bientôt d’ailleurs.

Episode 2

Présentation de l’éditeur : Reine du plus vaste clan d’Europe, Shereen est une vampire dont le but est d’offrir aux victimes une seconde chance, soit par la vengeance, soit par l’immortalité.
Elle tient plus que tout à son groupe, chaque membre étant quelqu’un qu’elle a sauvé des griffes de ses bourreaux.
Alors qu’elle vient de sauver une nouvelle victime de ses tortionnaires, son clan est attaqué par un véritable vaisseau spatial qui décime leurs rangs.
Cette invasion extra-terrestre semble viser uniquement les espèces surnaturelles. On les appelle les Purespaces…

Un épisode de réaction face à l’attaque du premier épisode.

C’est super logique ce que je vous raconte. Mais pardonnez moi, j’ai le cerveau en vrac en ce moment. (ce qui n’excuse rien, je le sais parfaitement). Mais ce second épisode est une réaction directe au premier. Les vampires ont subi une attaque et ont dû quitter leur tanière. Shereen, leur reine, se  réfu
gie à la cour d’un de ses amis Loups Garous. De là, ils vont faire le bilan des morts, se reloger et découvrir leurs nouveaux amis ainsi que l’ampleur de l’attaque de leur ennemi.

Mais tout d’abord, quel est leur ennemi. On ne sait pas encore trop justement. Shereen apprend que ce sont les Purespace, des espèce d’extra terrestres qu’on ne voit pas et qui veulent annihiler toute espèce fantastique, comprenez majoritairement les vampires et les loups garous. Or, ce ne sont pas des espèces très enclines à coopérer. C’est pourtant ce qu’ils vont faire en tentant d’organiser une résistance.

La cohabitation entre deux espèces antipathiques

Ainsi, Shereen voyage avec son clan jusqu’au château des loups garous. Les deux clans se rencontrent, les loups garous accueillants les vampires bon gré mal gré. En effet, l’Alpha est certes l’ami de Shereen mais pas son Bêta (son second si vous préférez). Une possible embrouille politique peut s’annoncer. De plus Shereen est en position de faiblesse manifeste et on dénote quelques dissensions dans son groupe.

Pourtant, elle va tenter de remettre de l’ordre dans tout cela. Plus les épisodes viennent et plus j’aime ce bout de vampire qui ne se laisse absolument pas abattre par l’adversité. Ce tome résume bien sa manière de vivre : à chaque action survient une réaction. Et elle est prête à innover et à organiser tout cela le plus rapidement possible, sans pour autant s’apitoyer sur son sort. Elle prend soin des siens et les éduque pour une cohabitation avec les loups garous la plus amicale que possible.


Et les autres tomes parce que bon, voilà, j’ai craqué pour l’intégrale.

Présentation de l’éditeur : une seconde chance, soit par la vengeance, soit par l’immortalité.
Elle tient plus que tout à son groupe, chaque membre étant quelqu’un qu’elle a sauvé des griffes de ses bourreaux.
Alors qu’elle vient de sauver une nouvelle victime de ses tortionnaires, son clan est attaqué par un véritable vaisseau spatial qui décime leurs rangs.
Cette invasion extra-terrestre semble viser uniquement les espèces surnaturelles. On les appelle les Purespaces…

 Un genre atypique qui vous collera à la peau

Bien évidemment, lorsque j’ai appris que les Editions du Petit Caveau allaient sortir la saison 1 de Purespace en belle édition  hardback, que je pouvais précommander et que, en plus, Cécile allait me faire une dédicace. Vous imaginez mon état : je me suis fait mon petit cadeau de Noël. Mais j’ai quand même réussi à ne pas être trop hystérique puisque aussi reçu, il a été mis dans mon sac pour le lire pendant ma pause déjeuner. J’ai pu ainsi relire avec plaisir les deux premiers épisodes et enchaîner sur ce qu’il me restait pour terminer la saison 1

Comment vous décrire cette lecture ? Cette saison ? Cécile nous a mélangé du fantastique et de la Science Fiction, ce qui est en soit déjà un superbe mélange. Et comme elle vous fait cela très gentiment, avec une plume fluide et en y allant petit à petit, la transition entre ces deux styles se fait admirablement. Il y a très peu de temps mort, et s’il y’en a, ils sont nécessaires pour la psychologie des personnages. Et si vous pensez que la saison une se termine bien… N’oubliez pas son goût pour les cliffangers (mais elle est gentille, elle prévient *private joke*) Pour le reste, bien évidemment, se reporter à mes chroniques un petit peu plus haut….


Shereen, un personnage attachant, blessé d’une force morale incroyable.

Cette première saison nous permet bien entendu de nous fondre dans l’univers de ce roman (voir première chronique). Mais cela nous permet aussi de faire connaissance avec le personnage principal de ce roman : Shereen. Celle ci est une vampire, qui a la particularité de ne transformer que des personnes qui en ont bavé dans la vie. Elle leur permet de prendre une revanche sur leur histoire et surtout elle soigne leur esprit. Ainsi, son grand essaim de plus d’une centaine de vampires n’est composé que de personnes qui se serrent les coudes, qui se soignent l’un à l’autre.

Elle même est une écorchée de la vie. Enfant des camps de concentration, elle a été transformée par un vampire qui voulait la transformer en jouet. Elle s’allie aux loups garous avec qui elle arrive à entretenir des relations plus que cordiales, puisque les deux groupes s’entraident lors de l’attaque. Elle arrive grâce à son charisme et à sa bonté d’âme d’allier aussi plusieurs espèces surnaturelles face à cet ennemis qu’est les Purespace.

Que vous dire d’autres enfin que je n’ai dit déjà ? Si vous aimez les formats à épisodes, courts mais denses à la fois, avec du travail derrière, une bonne intrigue et des personnages fouillés, Purespace vous donnera énormément de plaisir pour vos petites soirées lectures. Le fait qu’il combine plusieurs genres vous en fera une lecture totalement atypique, exotique, qui changera de tout ce que vous pourrez croiser. Attention, une œuvre originale pointe le bout de son nez 🙂

Les Foulards Rouges, saison 1 de Cécile Duquenne

Episode 1 : Lady Bang and the Jack

Présentation de l’éditeur : Plongez avec Lara dans l’enfer de Bagne, planète-prison où le danger se cache partout, au cœur de chacun de ses sinistres habitants, et même derrière chaque goutte d’eau, chaque ressource naturelle de cette terre irradiée.
Sur Bagne, Lara traverse les étendues désertiques pour remplir ses contrats et ses missions. Car Lara est une Foulard Rouge, appelée à faire régner la loi à grand renfort de balles. Et sur cette planète-prison où les deux-tiers de la population sont des hommes, anciens violeurs ou psychopathes, c’est une vraie chance pour une jeune femme comme elle de ne pas avoir fini dans un bordel. En plus, elle fait son boulot plutôt bien – on la surnomme même Lady Bang. Mais Lara n’a pas obtenu ce job par hasard – tout comme elle n’a pas atterri dans cet enfer par hasard. Elle doit tout ça à quelqu’un en particulier, quelqu’un à qui elle en veut profondément… et qui, pourtant, a peut-être quelque chose de nouveau à lui offrir, une chose qui n’a pas de prix. Acceptera-t-elle de baisser un peu sa garde pour écouter ce que son envoyé, le mystérieux Renaud, a à lui proposer ?

Y’en a qui ont des bijoux et des chocolats , moi, pour mon anniversaire, j’ai eu droit à un voyage en terre inconnue.

Non mais il n’y a pas à dire, mais il y a des auteurs dans la vie qui vous gâtent, qui vous chouchoutent, et qui vous font rêver. Pour notre rencontre, Cécile m’avait offert Entrechats, un bon roman de Fantasy sous les couleurs de l’Egypte, faisant vibrer ma corde sensible. De papotages en thés en langues de chat au chocolat blanc, j’ai pu savourer les aventures des Nécrophyles Anonymes avec un vampire comme je les aime. 2014 pointait le bout de son nez et j’étais au taquet en me demandant ce qu’elle allait bien pouvoir me sortir.

Février et une dizaine de jours après mon anniversaire sort le premier épisode des Foulards Rouges avec ce titre : Lady Bang and the Jack. Cela fleurait bon l’aventure musclée, l’ambiance belliqueuse et un personnage féminin fort. Cécile m’a repris un genre que j’aime particulièrement et une planète-prison qui pourrait abriter le célèbre hors-la-loi Riddick s’il vivait dans le même monde.

Que vous dire ? C’est trop ! (même si c’est à l’insu de son plein gré) J’ai passé une heure avec des musiques en tête absolument merveilleuses. J’ai eu la pêche toute la journée, un sourire carnassier aux lèvres, une odeur de brûlure dans le nez et un esprit à l’aventure. Aussi, puisque plus Cécile écrit court et plus je chronique longuement, j’accentue la difficulté avec trois titres qui m’ont poursuivie pendant cette lecture. Ce sera mon petit cadeau pour son entrée dans l’écurie Bragelonne, sous le label Snark.

Bang Bang, I shot you down (My Baby shot me down – Nancy Sinatra).

Lara est une jeune fille solitaire qui parcourt la planète Bagne à la recherche de contrats pour les Foulards Rouges. La planète Bagne est une planète désertique où sont parachutés le délinquant. Pour maintenir un semblant d’ordre, les Foulards Rouges, sortes de chasseurs de prime et dirigés par le père de Lara, sillonnent les terres.

C’est un environnement particulièrement difficile pour Lara car c’est un endroit particulièrement misogyne où les femmes sont soit des prostituées, soit tuées, soit violées, soit ces trois options à la fois. Toutefois, de par son caractère, son adresse à la gâchette et son tempérament particulièrement rocailleux, Lara devient Lady Bang, porteuse du Foulard Rouge. C’est une sorte de Lucky Luke dans un monde apocalyptique.

Mais quel crime a-t-elle bien pu commettre pour être dans cet enfer ? Nous savons juste que c’est à cause de son père mais Cécile est une roublarde et elle ne vous lâchera pas le morceau de suite ! En effet, le format épisode donne des récits courts. C’est autant de balles que vous tirera l’auteure dans votre imaginaire pour vous embarquer, vous manipuler, vous lancer dans des aventures de plus en plus folles.

Sugar man, won’t you hurry, ‘cos I’m tired of these scenes (Sugar Man – Rodriguez)

La Planète Bagne offre un environnement dur et cruel. Mais pourtant, on ne peut s’empêcher d’aimer son petit côté western mélangé à sa tendance Mad Max. On ne peut chasser ce premier épisode dans une catégorie bien propre, bien nette, tout simplement parce que Cécile trouvera le moyen de bousculer vos repères, de vous séduire par son originalité.

Bagne est quelque part bien représentée par le personnage de Renaud, l’homme mystérieux qui vient faire une proposition d’évasion à Lara… Renaud est dur car il est capable d’enterrer un cadavre, rentrer chez lui et expliquer la vie à trois prostituées avant de dormir en pensant à son prochain tournoi de poker. Mais il peut être tendre avec les personnes qu’il respecte, même si ce n’est pas clairement affiché, même si parfois il se maudit de l’être. Et enfin Renaud peut vous tirer dans le dos sans sourciller, surtout si vous détenez quelque chose qu’il convoite. C’est un homme fascinant, certes, mais dangereux.

I don’t care where you go you won’t get away from me (Pressure – Anathema)

Et pourtant, pour s’en sortir, il est possible que Lady Bang le suive. Va-t-il être digne de confiance ? Va-t-il percer sa carapace ? Seront-ils ennemis ? Et surtout vont-ils pouvoir suivre tous les deux le père de Lara dans ce projet fou d’évasion ?

Vous savez ce que je vais vous répondre. La suite au prochain épisode (pour moi ce sera la semaine prochaine)

Episode 2 : Six Feet Under

Présentation de l’éditeur : Blessée, Lara a été obligée de ravaler sa fierté et de mettre sa méfiance de côté po
ur réclamer de l’aide auprès de son père et de Renaud. Soignée à l’Hacienda, elle ne rêve pourtant déjà que de repartir et de retourner à sa chère solitude… Mais le Capitan a une nouvelle mission pour elle, qui nécessite qu’elle collabore avec Renaud, et parcoure plusieurs milliers de kilomètres avec lui dans le Hubb. Tandis que de mystérieux ennemis très organisés se dressent contre la Fédération – les fameux Foulards Noirs – Lara va devoir décider jusqu’où elle est prête à aller dans l’espoir de voir se réaliser le nouveau rêve de son père : les faire s’évader…

In my sleep, nothing same, Nothing according to plan (Sirens Call – Cats on trees)

Lara est obligée d’interrompre sa course perpétuelle, puisque blessée, elle est repêchée par Renaud qui lui offre sa chambre le temps de sa guérison, puisque Lara et son père, le Capitan, refusent toujours de se croiser. C’est une période difficile pour notre héroïne car elle est totalement vulnérable. A la merci d’un homme, à la merci de son père, elle nous apparait comme un véritable petit animal sauvage blessé.

C’est aussi pour elle l’occasion de se remémorer sa vie avant Bagne. Nous pouvons ainsi presque percevoir qui était Lara avant. Nous nous rendons compte que c’était une jeune femme plein d’espoir, pleine d’amour, avec un soupçon d’interdit déjà. Elle osait porter des couleurs interdites, elle avait aussi foi en son père. Et ainsi, nous nous demandons toujours ce qui a pu changer, ce qui a pu pousser son père à la condamner à Bagne.

Nous nous rendons compte ainsi des blessures morales de Lara. C’est un îlot de tristesse qui cherche toutefois encore à s’en sortir. Ainsi, elle s’endurcit comme elle peut dans ce monde cruel. Lara, devenue Lady Bang, redevient Lara dans ce lit qui n’est pas le sien, en voie de guérison. Prête pour une autre mission

Cause there’s a monster, living under my bed, whispering in my ears. There’s an angel with a hand of my head. She says I’ve got nothing to fear (Put your Lights on- Santana).

Dans une seconde partie de ce récit, Lara est obligée de s’associer à Renaud, personnage dont elle n’a manifestement aucune confiance pour aller récupérer quelque chose dans une grotte souterraine (vous aimez ma capacité à vous raconter l’histoire en vous floutant, je sais). Bref, Lara est obligée de partager son environnement intime (son véhicule) avec un homme. Celui ci est littéralement fasciné par la Lady Bang et je pense qu’il aimerait bien connaitre aussi le personnage de Lara, celle qui était là avant la dure à cuire. Mais Lady Bang garde ses défenses bien armées. Elle continue de se méfier de ce personnage un peu particulier tout en étant obligée de collaborer.

Ainsi, nos deux compères apprennent tout de même à cohabiter lors de leur mission. Leurs échanges sont bien entendu assez piquants, nous donnant des pistes, nous déroutant sur la suite des évènements à venir. En effet, comment concilier deux solitaires dans un même espace clos. La descente dans la grotte (ou montée, je ne sais plus. Mais il y avait de l’escalade hein). Bref. Ce passage là est très emblématique de la relation entre ces deux personnages. Et nous ne pouvons nous empêcher de nous demander, alors qu’il se passe encore un événement inhabituel à la fin de cet épisode, comme cette relation va évoluer.

Je vous dis donc au prochain épisode 🙂

Tome 3 : Paint it black

Présentation de l’éditeurUne sombre menace pèse sur l’Hacienda, le bastion du Capitan – de retour de sa mission en tandem avec Lara, Renaud arrivera-t-il à temps pour la contrecarrer ? Car il se pourrait bien que les Foulards Rouges se trouvent pour la première fois confrontés à une véritable bande ennemie organisée, bien décidée à remettre en cause la Fédération et l’autorité du Capitan… Mais quel secret cachent ces mystérieux Foulards Noirs ?








Me gusta tocar al guitarra, me gusta cantar el son. (El cancion del mariachi – Los Lobos with Antonio Banderas)

Et oui, si vous l’avez deviné, si je ressors la fameuse chanson du Mariachi d’El Desperado, c’est qu’il va y avoir du règlement de compte entre bandes rivales. Et oui mais pas que. En effet, j’ai mis du temps à faire cette chronique tout simplement parce que je me ressors très régulièrement ma bande originale de ce film culte, que forcément, je l’ai écoutée pendant ce troisième opus (ce qui tombait bien, il faut l’avouer). Mon hésitation venait plutôt du fait de vous mettre tout l’album. Parce que même si c’est un tome de Cécile, j’aurai du mal à tenir une dizaine de chansons sur ce tome.

Pas qu’il n’y en a rien à dire, bien entendu, c’est juste que l’action est bien présente. Car oui, nous aurons bien là une bataille rangée entre les Foulards Noirs et les Foulards rouges. Ce qui sonne très Far West dans cet univers, mais cela dit, c’est un peu l’ambiance de la saga depuis le début :p

Voy a navegar / Al puerto del alma (Manifold de Amour de Latin Playboys)

Ne pensez pas que Lara sera en reste dans une bataille rangée. Bien entendu, son cœur brûle toujours et pour rejoindre son amour, elle devra quitter Bagne. Et pour cela, elle devra garder le Capit
an en vie. Elle va donc s’associer aux Foulards Rouges dans cette fusillade, ce qui nous permet de voir comment elle gère le travail en groupe.

On se penchera aussi sur Renaud car Cécile va encore nous en mettre une petite couche de mystère (comme si ce personnage là en avait besoin tiens). On sent qu’elle a envie de nous faire mariner avec ce personnage et elle se fait plaisir en nous ajoutant ces piqûres de rappel. Donc à votre grande surprise, vous n’en saurez peut être qu’un tout petit peu plus sur Renaud, mais vous en aurez encore plus d’interrogations. Il vous faudra patienter pour résoudre tous ces mystères.

Je vous abandonne ici, mes chers amis. Car je suis en retard sur la lecture des autres tomes. Et je n’aime pas quand tout le monde sait ce qui se passe sauf moi (et oui je suis une lectrice piétineuse). J’ai surtout hâte de voir comment Lara va se sortir de Bagne et si le Capitan survivra à cette épreuve. Car celui ci reste toujours  aussi antipathique pour moi. 🙂

Episode 4 : Storms

Présentation de l’éditeur : Plongez avec Lara dans l’enfer de Bagne, planète-prison où le danger se cache partout, au cœur de chacun de ses sinistres habitants, et même derrière chaque goutte d’eau, chaque ressource naturelle de cette terre irradiée.
À bord du Hubb, Lara reconduit vers la Hacienda ses nouveaux compagnons de route – Scar et Anthony – tandis que Renaud reste en arrière pour régler une dernière affaire… Mais il se pourrait bien que le véhicule et son très précieux chargement se dirigent en réalité tout droit dans un beau traquenard !

I think I lost my way / Getting good at starting over  (Walk – Foo Fighters)

J’ai l’impression que dans cet épisode, Lara baisse un peu ses barrières de défense. Peut être est ce parce que nous la connaissons un peu mieux. Peut être aussi parce qu’elle commence à s’attacher aux personnes qui l’entourent. Tout d’abord à Clara, une des Foulards Roses où elle tente de raconter un tout petit peu son passé. En effet, elle avoue ses préférences sexuelles. Cela ne constitue pas forcément une grande avancée mais elle permet à quelqu’un d’entrer quelque part dans son intimité. Elle cesse d’être Lady Bang.

Ensuite, elle commence à s’attacher à Renaud en supposant un peu quelle est son identité. Pareil, cela ne veut pas dire que ce sont les meilleurs amis du monde mais elle s’inquiète pour lui et vice versa. Ce qui ne veut pas dire non plus que Renaud ne manipule pas un peu Lara. Et c’est toute la complexité de leur relation qui est juste magnifique au travers de ce petit épisode.

I’ve done my sentence but commited no crime (We are the Champions- Queen)

 J’ai aussi l’impression claire et nette que ce n’est peut être pas le Capitan qui actionne toutes les ficelles et nos héros seront clairement Lara et Renaud au final. Et une grande culpabilité les entoure. En effet. On ne sait toujours pas pourquoi Renaud est là (et peut être le sauront nous un jour mais bon. Le fait est qu’il doit sortir de Bagne et que cette nécessité se fait de plus en plus présente.

Quant à Lara, on sait qu’elle est là à cause de son père, même si on ne sait pas réellement pourquoi au final. Mais tout ce ressentiment, toute cette injustice fait qu’on ne veut qu’une chose : c’est qu’elle sorte de là, tout comme on veut découvrir tout son passé. Le grand absent de ce tome, en fin de compte, c’est le Capitan car il semble passif. Mais je ne me fais pas d’illusions, c’est sûrement pour mieux mijoter quelque chose. Peut être le découvrirons nous au prochain épisode.

Episode 5 : Mastermind

Présentation de l’éditeur : Plongez avec Lara dans l’enfer de Bagne, planète-prison où le danger se cache partout, au cœur de chacun de ses sinistres habitants, et même derrière chaque goutte d’eau, chaque ressource naturelle de cette terre irradiée.
Lorsque Lara sort de l’inconscience, elle se rend tout de suite compte qu’elle est en bien mauvaise posture – prisonnière des Foulards Noirs, et qui plus est, bientôt confrontée à un ennemi revenu d’entre les morts. Heureusement, elle peut compter sur le soutien indéfectible de son très cher Will, caché dans un repli de son corsage…

Je déambule sur la corde de mes peurs/ Lentement, j’avance à tâtons (La danse sur la corde- Persephone)

Ce n’est tout d’abord pas un épisode très gai. En effet, Lara se fait capturer par les Foulards Noirs et leur chef a l’air de tout savoir sur elle, que ce soit de ses goûts que de sa vie privée. Pire, elle a l’impression qu’elle contrôle son père, le Capitan. Dans ces conditions, comment avoir un seul espoir d’évasion de la planète Bagne ? Surtout lorsque cet individu se met à menacer Fran et à poser des questions sur Renaud, alors que Lara tente toujours d’en découvrir plus sur l’identité de celui-ci.

Car comment lui faire confiance alors que le mystère plane sur sa nature même ? Va-t-il choisir Lara ou le Capitan ? Va-t-il la sauver ? En ayant un moment où elle ne sait plus ce qui est vrai de ce qui est faut, Lara devra faire des choix et de ses choix va encore dépendre toute sa vie. Le plus difficile étant de faire confiance en ses choix quand on sait et qu’on ne sait pas non plus d’ailleurs si on vous manipule. C’est réellement un épisode où on a peur tout le temps, où l’on ne peut se détendre au fur et à mesure des pages.

So much to see, so much to live for/ Questions to answer, places to go (Day Seven : Hope – Ayreon)

Mais cela dit, c’est réellement intéressant car on voit que pour sortir de Bagne, Lara est vraiment prête à tout : Faire confiance en Renaud, remettre en cause les capacités de son père… Questions revirement, ici, nous sommes gâtés. Et cela en fait un épisode
réellement précieux.

Car oui, il y a des révélations, il y a des prises de décision. Mais il y a aussi tellement de retournements de situation, de scènes d’action. Si je ne connaissais pas le nombre d’épisodes pour cette saison, j’aurai presque envie de vous dire qu’il n’y a plus qu’un épisode et basta. Et bien non, il y en aura deux. Du coup, je me demande ce que Cécile nous réserve 😮

Episode 6 : Fire Made Flesh

Présentation de l’éditeur : Lara et Renaud chevauchent à bride abattue vers le Hubb, dont ils doivent récupérer la précieuse cargaison. C’est sans compter sur la nouvelle menace qui plane littéralement au-dessus de leur tête : l’apparition dans le ciel de Bagne de dizaine de vaisseaux du Parti… Mais que vient chercher le Parti sur la planète-prison ? La vérité sur Renaud, ou le déclenchement d’une nouvelle guerre ? Quoi qu’il en soit, s’évader n’a jamais été aussi vital !

*Morceau de guitare* (Tamacun- Rodrigo y Gabriela)

Cela faisait un bail que je voulais mettre ce morceau de musique. Mais en apprenant que Cécile a été dernièrement à leur concert, je me suis dit que c’était le moment. (ne serait-ce que pour râler un petit peu de ne pas y être). Et puis, Tamacun correspond parfaitement à cette cavalcade effrénée que  sont obligés de suivre nos deux héros. En effet, la situation sur Bagne est telle, et la tournure des évènements aussi, qu’ils n’ont plus aucune alternative que la fuite dans le désert pour trouver un moyen de transport.

Tandis que le Capitan reste prostré dans son hacienda, je pense d’ailleurs qu’il n’arrive pas à digérer les dernières faits, les deux personnes d’action reste Lady Bang et Renaud. Ceux ci forment un duo de choc et commencent petit à petit à s’ouvrir l’un à l’autre. Une certaine relation de confiance, voire de complicité naît sous nos yeux

I am small / And needy/ Warm me up / Breath me (Breath me- Sia)

Toutefois, malgré ces atouts personnels, nos deux protagonistes auront besoin d’un gros coup de pouce. Et là l’auteur m’emmène en esprit dans une autre saga (que nous avons lues, j’ai vérifié) mais que je ne peux vous dévoiler sinon vous reconnaîtriez la surprise de Cécile. Bref, une grosse surprise nous vient avec son petit paquet de révélations.

Ainsi, un tome qui bouge énormément, mais qui se teinte au fur et à mesure d’espoir. L’adrénaline est omniprésente et ce sixième tome nous promet un final éblouissant. Je ne sais pas si j’arriverai à tenir quelques temps pour le lire (je crains clairement d’être en manque). En tous cas, bravo. Cette fin de saison promet 🙂

Tome 7 : When the going gets tough

Présentation de l’éditeur : Ça y est, Lara, Renaud, le Capitan et un certain nombre d’autres Bagnards quittent enfin le sol de la planète-prison. Destination ? La Terre… Mais il faut payer chèrement sa liberté, et dans l’espace, le danger est partout : dans les vaisseaux du Parti qui font blocus comme au cœur même du vide où règne un mystère qui pourrait bien coûter la vie aux évadés

In this river all shall fade to black / In this river aint no coming back / In this river all shall fade to black / Aint no coming back (In this river – Black label society)

C’est le point de non retour les amis. Là où un cycle se termine. Où nous laisseront Lara, Renaud et les Foulards Rouges sur la Terre…. Mais comment cela va -t-il se passer. Comme de bien entendu, nous aurons des difficultés mais nous avons aussi nos chers Héros qui vont se décarcasser au maximum pour vous faire vivre un épisode à 300 à l’heure. Je crois que j’ai battu des records de vitesse de lecture ici, car tout va vite. C’est une fuite, mais c’est aussi la fin. Et le noeuds que vous aurez aux tripes ne vous quittera pas.

Alors pourquoi cette chanson aussi triste en guise de titre de commentaire ? Tout simplement parce que je l’avais en tête. Pendant cette fuite, je n’ai pu m’empêcher d’être triste pour cet épisode qui clôt tout. Qui, forcément, ne nous donnera pas toutes les résolutions d’énigmes car la saison 2 est déjà là et qu’elle nous attends. Mais on quittera Bagne, un univers tellement hostile qu’il en était devenu attachant.

It’s a new dawn /It’s a new day / It’s a new life /For me ( Feeling good – Nina Simone)

Aussi, Cécile, la petite canaillousse  littéraire qu’elle est, a tout fait pour bien clore sa saison mais aussi pour nous donner envie de lire la seconde. Genre de suite alors qu’on a encore plein de trucs à lire. C’est pas bien mais je sais qu’elle continuera ainsi parce que sa petite Lara va en terminer sa vie avec Bagne, et elle va aussi entamer une nouvelle quête. Sera-t-elle encore avec Renaud pour nous démêler tout ça ?

Surtout, la question que je me pose, le prix qu’elle a payé pour sortir de prison n’était il pas élevé ? Si bien sûr mais j’aimerai un peu de bonheur bordel ! 😉

En bref : encore un épisode époustouflant qui vous ferons aimer les séries littéraires à épisode. Et une clôture de saison très bien orchestrée. J’attends beaucoup de la seconde et encore pardon pour mon retard. Au moins, la playlist est complète maintenant

Les Nécrophiles Anonymes de Cécile Duquenne

Tome 1 : Quadruple Assassinat dans la rue de la morgue

Présentation de l’éditeur : Népomucène, préposé à la morgue, mène une vie tranquille et nocturne en compagnie de Bob, vampire d’environ 150 ans d’âge. Lorsqu’il manque devenir la cinquième victime d’un mystérieux assassin, son ami de longue date mène l’enquête. L’immortel est certain qu’une autre créature surnaturelle a commis le massacre.

De l’art de la subtilité dans un monde de rire

Mon dieu, la Koko est en train de vous sortir ses grands mots. Oui, et je les ai sorti la toute première fois pour un tryptique vampirique. Aussi aije décidé de les ressortir pour ce petit livre qui, mine de rien, au bout de ses 200 pages, m’a autant ravi qu’un de 600. Comme quoi, il n’y a pas que la taille qui compte. Mais je savais déjà que j’allais me régaler rien qu’en lisant le titre de la série et le titre du tome. En effet, nous parlons de Nécrophiles Anonymes. Et croyez moi, ces deux mots associés, vous ne pourrez pas le ressortir régulièrement dans la conversation. Mais lorsque l’on connaît l’activité principale de Népomucène et de Bob,  je souris largement de toutes mes petites quenottes. Malheureusement, Cécile ne s’arrête pas là avec cette petite allusion à Poe avec le titre du tome 1.

Cécile, nous en avons déjà parlé, j’ai été fort timide avec toi car ce titre me faisait peur. Mais comment ai-je pu être aussi bête ! Une association pareille ne pouvait qu’aboutir à ce résultat là : un vrai régal qui m’a reboostée là où j’en avais besoin.

Mais revenons à mes petits moutons, car nous ne sommes pas que deux à lire cette chronique. Si vous aimez les récits fantastiques où les vampires sont des êtres bestiaux, une sorte de métaphore de l’être humain sans contrainte sociale (et on ne rit pas, grosso modo, c’est à cela que sert le mythe du vampire), vous allez être déroutés ici. En effet, ici, ce n’est pas Bill le Vampire mais Bob le vampire : saisissez la nuance. Bob n’est pas du tout l’expression de vos fantasmes, c’est un chasseur, c’est un suceur de sang, et c’est un amateur de choses actuelles. Et il a un ami au nom très bizarre mais qui résume bien ce contraste : Népomucène. Et si vous saisissez la subtilité de cette relation entre le prénom et l’époque de la naissance de tout à chacun (et si vous comprenez tout ce que je suis en train de vous écrire), et bien vous êtes prêts à lire ce livre. Plus sérieusement, j’ai adoré comment Cécile a repris en main l’image même du vampire, tout en lui gardant suffisamment de références pour que nous ne soyons pas tout à fait perdu. Il  faut avoir de solides bases vampiriques pour faire cela (et un bonne dose d’humour aussi) et là je dis chapeau !

Et là je reviens à Cécile Duquenne : mais comment tu fais pour me faire bavasser pendant des heures sur un petit machin de rien du tout qui pourrait me caler une porte ? Parce que bon, je ne peux pas leur raconter toutes les anecdotes pour leur donner les références que tu donnes. A part peut être… Attends, je reviens.

Et donc, comme vous le savez, dans les livres de vampires, vous avez souvent des scènes d’action ou d’amour. Mais ici, nous avons une intrigue, un mystère : mais qui a pu donc assassiner ces quatre personnes à la rue de la morgue, qu’est ce qui a pu mener à tout ceci? Et bien c’est cette intrigue qui est sommes toutes pas si compliquée que cela mais totalement et finement menée, de quoi vous faire passer un très bon moment.


Au delà de l’histoire, des personnages que j’ai beaucoup aimé connaître.

Népomucène, de part son regard sur le monde reste mon préféré. Mais j’avoue que ce que j’ai le plus apprécié, c’est la relation qu’il a avec Bob. Ce tome est une vraie déclaration d’amour, d’amitié entre eux. Bob est le soleil de Népomucène et vice versa, les deux sont très complémentaires, et l’on pourrait aisément les voir passer leur vie ensemble comme un vieux couple. Ils ont leur petite vie tranquille, se faisant confiance depuis plus de 7 ans avant que ne leur arrive leur première grande épreuve sentimentale : l’arrivée d’une vieille connaissance ? Allez savoir. Mais c’est ce qui m’a le plus touchée dans ce moment, dans cette relation. Car enfin de compte, il n’y a pas de scandale, de choses alambiquées,  Il y a juste deux hommes dont l’un s’éloigne un tout petit peu, et l’autre qui a la patience, la confiance et la gentillesse d’attendre.

Et si je n’ai pas réussi à vous embrouiller assez et à vous appâter assez pour vous obliger à lire Quadruple Assassinat rue de la Morgue… J’ai presque envie de vous dire de faire confiance à mon humour mais je ne sais malheureusement pas si c’est une référence.

Dans tous les cas, je serai là pour la sortie du tome 2, je serai même très impatiente car j’ai hâte de voir comment Népo va évoluer. Et j’ai surtout hâte de voir quelles références l’auteure va bien pouvoir nous sortir. Car je le répète, c’était un pur moment de détente et de bonheur.

Tome 2 : L’étrange cas du Docteur Ravna et de Monsieur Gray

Présentation de l’éditeur : « Qu’y a-t-il avant la mort ? »
En tant que vampire, Bob n’échappe pas à certains doutes et ressent le besoin de retrouver ses plus vieux amis. Mais les réjouissances tournent court lorsqu’un certain vampire nommé Dorian Gray hypnotise Bob et en fait son pantin. Qui est vraiment Dorian ? Quel lien l’unit à Bob ? Entre hallucinations puissantes et rares moments de lucidité, le vampire va tenter d’éclaircir ce mystère, lié à ses origines inconnues…
Népomucène, quant à lui, tente le tout pour le tout afin de ramener son ami à la raison. Parviendra-t-il à arracher Bob des griffes de Dorian ?

Cécile nous détourne un autre classique dans les aventures de ses nécrophiles

Le premier roman, Quadruple assassinat était un d
tournement de policier. Et maintenant que je vous l’écris, je ne sais plus si c’est de Poe ou d’un autre. Bref, c’était bien fait mais il me semble avoir oublié de le mentionner dans ma chronique (normal quoi). Dans cet opus, nous avons une référence très subtile et délicate au Portrait de Dorian Gray ET Docteur Jekyll et Mr. Hyde. Deux pour le prix d’un ! Comment qu’elle est trop forte.

Et ce qui tombe encore mieux, c’est que j’ai adoré ces deux classiques. Forcément, j’ai tardé à lire ce livre (un jour, je serai à jour, promis) mais mon plaisir de lecture s’en est trouvé décuplé *sourire angélique*. Dans le Portrait de Dorian Gray, pour ceux qui n’ont pas lu (honte à eux) ce classique, on traite de malédiction, d’âme, de jeunesse éternelle… Et c’est ce qui touche directement le mythe du vampire. Mais l’auteure va plus loin en parlant de personnalités multiples dans la non-vie des vampires. Et c’est ce qui, cette fois-ci, touche dans le cas du Docteur Jekyll et Monsieur Hyde.

 Je vous laisse découvrir toutes ces théories en lisant le livre, bien naturellement. En espérant que vous soyez tous un aussi foufous que moi pour décortiquer tout cela et trouver toutes les références 🙂

Encore plus loin, une histoire d’amour vampire-humain que je n’avais pas vu depuis Anne Rice

Anne Rice, ma chouchoute internationale, surtout quand elle traite des affections. J’ai toujours beaucoup aimé le couple Louis-Lestat. Et par certains aspects, je retrouve cette romance entre Bob Et Népo. En effet, maintenant, lorsqu’on parle de romances avec des vampires, il faut bien l’avouer, c’est le côté sexuel qui prend le dessus. Alors, faut il du sexe dans les relations avec vampire, il peut y avoir débat et je trouve que les deux côtés se tiennent, en fin de compte.

Ici, je retrouve ce côté affectif que je n’avais plus vu depuis les Chroniques des vampires. C’est à dire que Bob est profondément attaché à Népomucène, ce sentiment est réciproque mais quelque part, on dépasse ici le désir sexuel (sans enlever une certaine sensualité, d’ailleurs). Et bien, cela fait du BIEN !

En bref ? Comme toujours, j’ai adoré. Jamais un de ses livres ne m’a déçue, il faut l’avouer. J’attends avec grande impatience le tome 3 maintenant, curieuse de voir tout ce qu’elle va me trouver comme référence. Qu’est-ce qu’on dit ? Merci Cécile 🙂

Tome 3 : Le dernier des Néphilims

Présentation de l’éditeur : Gabrielle et son frère, Abraham, sont les derniers des nephilim. Ils ont échappé au massacre qui a frappé les leurs, et ont été chargés en échange de protéger l’humanité des dérapages de la Création divine. Une occupation que Gabrielle prend très à cœur, ce qui lui a valu d’avoir bien mauvaise réputation, notamment chez les sangsues. Mais le nouveau drame qui se noue ne va pas vraiment lui laisser le choix… Elle va devoir accepter l’aide d’alliés dont elle se serait bien passée si elle veut résoudre l’affaire et clôturer un chapitre particulièrement douloureux de son passé !

Nous sommes toujours à la recherche de la malédiction du vampire.

Le tome 3 des Nécrophyles Anonymes est sorti, et je l’ai reçu, avec ma bafouille d’amour de Cécile (avec petits coeurs intégrés, je vous raconte pas mon état émotionnel intense quand j’ai ouvert mon livre). Bref, vous le savez, Cécile, c’est ma topine, j’adore la lire, je ne suis pas objective pour deux balles (quoique, mais vous verrez pourquoi qu’elle écrit bien). Bref, un créneau s’est ouvert pour la lecture de ce troisième tome. Et je l’ai pris, tout simplement. Ce livre, je l’ai lu d’une traite, avec un plaisir non dissimulé, surtout qu’après, je me faisais un week end sportif donc sans lecture, ce qui m’a rendue presque grognon. Heureusement que Bob, Népo et Gabrielle étaient là, tout simplement, pour m’aider à passer ce cap dans ma vie.

Et de quoi traite ce livre ? L’action se passe après le tome 2, où on se demandait pourquoi Bob retrouvait une certaine mémoire et pourquoi il était hanté par ses souvenirs. Tout ceci à la sauce d’un roman classique. Bref, que du bonheur. Si vous voulez en savoir plus, lisez plus haut, s’il vous plait. Ici, nous suivons le point de vue de Gabrielle qui est une immortelle. Elle vit avec son frère Abraham et ils sont tous les deux un peu les anges gardiens de la Terre. En gros, ils cassent du malfaisant et la Création divine nous laisse en paix. Mais voilà, il y a des morts qui reviennent à la vie et Gabrielle va devoir faire face à son passé. Pour cela, elle devra faire alliance avec des vampires et comprendre aussi quelques petits trucs de la vie, mais cela, on va en reparler plus tard.

Cécile Duquenne revient une autre fois sur les origines des vampires. En gros, les vampires ont été une sorte de malédiction, un dérapage pour permettre à un humain de vivre l’immortalité, un peu pour copier nos Néphilims. On va donc suivre l’enquête sur ce qui pourrait relier les Néphilims, les vampires et les morts qui reviennent à la vie : une sorte de Walking dead mais la pourriture en moins (merci Cécile pour les odeurs 😉 )

Une réflexion sur l’immortalité et la foi.

Comme nous suivons deux immortels, des purs, des durs, des tatoués, on se questionne de savoir comment ils vivent ce long moment passé sur terre. En prenant bien entendu l’exemple de Gabrielle. Elle, c’est clairement un soldat (un peu Sélène dans Underworld, vous voyez). Elle a sa quête de protection, ne vit que pour le boulot et va casser du vampire, envers et contre tout. Son frère, Abraham, a l’air complètement paumé. Il est au bord du Burn Out, notre maladie du travail du siècle. On sent le point de rupture. Mais pas Gabrielle parce qu’elle s’est faite une copine. Et oui, c’est comme cela.

Et donc Cécile nous montre que vivre par foi, c’est bien. Mais il ne faut pas perdre son objectif. Ainsi, Pour Bob, vivre éternellement est supportable grâce à sa vie avec Népo. Même si c’est éphémère, cela lui permet de ne pas perdre son humanité. Et bien on va se rendre compte que pour Gabrielle, c’est à peu près la même chose. Etre immortel donne forcément accès au désespoir, voire à la folie, du moins à une deshumanisation. Autrement dit, si l’on veut être équilibré dans cet état, il faut admettre une certaine souffrance, prendre le risque d’être triste parfois pour justement apprécier les bons moments (et mieux casser du malfaisant mais cela, vous l’aviez compris).

Vous allez me dire que c’est un peu le truc universel quand on traite du vampire, des immortels, toussa toussa. Oui mais je trouve que dans la littérature actuel, on ne traite ce sujet que dans la romance, et je trouve cela dommage que dans des romans plus accès thriller, aventure comme ici, on ne se pose pas plus la question. Dans tous les cas, ces réflexions vont donner un groupe atypique et c’est dans cette accepta
tion des autres qu’on va réussir à triompher du mal.


En bref : comme toujours j’ai papoté beaucoup mais je m’arrête là parce que je sens que je vais vous dévoiler beaucoup trop de choses. Et je suis déjà à la limite. Mais c’est une série qui ne s’essouffle absolument pas. Elle bonifie avec le temps. Et c’est aussi une saga qui me fait dire que pour ce qui concerne de la Fantasy Urbaine, je peux conseiller des titres qui ne sont pas apparentés à de la romance. Et cela fait du bien, surtout en France (oui parce que les anglo saxons sont mieux pourvus que nous dans ce domaine.) J’espère que vous vous attacherez à Gabrielle et que vous ferez attention à elle parce que j’adore cette nana et j’espère qu’elle continuera son combat en prenant aussi du temps pour elle.

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