Légende de David Gemmel





Présentation de l’éditeur : Druss est une légende. Ses exploits sont connus de tous. Mais il a choisi de vivre retiré loin des hommes, au sommet d’une montagne. Là, il attend son ennemi de toujours : la mort. Dros Delnoch est une forteresse. C’est le seul endroit par lequel une armée peut traverser les montagnes. Protégée par six remparts, elle était la place forte de l’empire drenaï. C’est maintenant le dernier bastion, car tous les autres sont tombés devant l’envahisseur nadir. Et le vieux guerrier est son seul espoir.













Lire Légende est une expérience Unique.

Reprenons un peu l’histoire de ce livre, voulez vous ? Légende est un des livres cultes de David Gemmel, et cet auteur là, est un grand de l’heroic Fantasy. En gros, si vous voulez du bourrin, de l’action à floisons et cette plume si particulière, si musclée, c’est l’auteur incontournable du genre. Il a écrit une quantité incroyable de livres et surtout il a écrit quelques unes des grandes sagas dont celle de Drenaï. Et Légende est la pierre angulaire de cette saga.

A vrai dire, Légende est le livre qui raconte la dernière bataille de Druss, et lorsque vous dites ce mot là, il se produit quelque chose chez les afficionnados du genre. Une sorte de nirvana traverse leurs yeux (et les miens) avec devant une image de vieux guerrier bourrin avec sa hache qui va tout castagner et que cela fera vachement bien dans le livre.

Légende, c’est aussi et surtout le début d’une grande amitié entre les Editions Bragelonne et David Gemmel. Et cette amitié se sent aussi à travers des livres. On peut dire encore que cette maison d’édition ne serait pas ce monstre qui fait fantasmer tous les lecteurs du genre ce qu’elle est s’il n’y avait pas eu cet auteur, cette saga, ce livre. Alors lire Légende, c’est toute une histoire qui se déroule devant vous sans que vous ne le sachiez.

Pour vous situer, c’est un peu comme les Spartiates…

Dit elle en faisant des digressions plus grosses qu’elle. Mais oui. C’est l’histoire d’un siège des Nadirs. Mais pour le faire reculer, alors que les hommes ne sont pas nombreux, on fait appelle à Druss, un vieux guerrier car il est l’homme de la situation qui sait résoudre toutes les batailles désespérées. Druss est en fin de vie, il ne devrait plus combattre. Et pourtant, il va reprendre sa hache, préparer ces hommes, en recruter d’autres et les mener à la bataille finale.

Croyez moi, l’issue de la bataille n’a pas d’importance, ce qui en a, c’est la formidable volonté de cet homme qui va pousser toute une armée à avoir confiance, à se former, à avoir espoir en une bataille perdue d’avance. L’élan que donne cette homme, est magistral. Et l’on comprend pourquoi il en devient une Légende. Druss, dont seul le nom peut faire trembler une nation entière devient plus qu’un nom : il devient une Légende, comme ce livre. Et comme toujours, c’est un régal de le lire.

Sombre Héritage de Christelle Verhoest

Tome 1 : La vision de l’Encercleur

Présentation de l’éditeur : Lan, seize ans, s’efforce d’être discret, de passer inaperçu au lycée. Son secret : il n’est pas humain. C’est un Arc’Helar, un Encercleur. Ces derniers voient l’avenir, et peuvent lancer des sortilèges pour sauver…ou pour tuer. Dès la rentrée, Lan remarque Alexis et se met à penser à lui sans cesse, jour et nuit, sans oser espérer qu’un jour, il puisse se passer quelque chose entre eux.
Jusqu’à ce qu’il ait une vision déterminante. Il voit la mort d’Alexis. Mais comment lui expliquer qu’il voit l’avenir et qu’il veut le sauver ? De plus, il ignore de combien de temps il dispose, et d’où vient le danger.
Mais si Lan n’était pas le seul à cacher sa véritable nature ? Et si Alexis n’était pas plus humain que lui ?
Lan va développer ses dons et s’apercevoir que la menace peut tout aussi bien venir des Arc’Helar que des autres… Mais il est prêt à tout…par amour.
Alexis est sa moitié, son âme sœur, et il ne peut plus concevoir la vie sans lui.







Décidément, la collection Snark a décidé de me surprendre.

Les éditions Bragelonne, cela suffit ! On arrête de me tenter comme cela avec des ebooks complètement fous. C’est énervant à la fin, j’ouvre un livre et déjà je me dis que je vais l’aimer. Et pourtant ce n’était pas du tout gagné. On est en présence de fantasy urbaine qui traite de deux adolescents dont l’un est un magicien et l’autre un vampire. Bah tiens ! Et qui plus est, le couple est homosexuel avec une famille compréhensive et une famille qui ne l’est pas. Un danger les guette, toussa toussa.

Je m’apprêtais franchement, et je tiens à m’en excuser auprès de l’auteure à lever les yeux toutes les 30 secondes. Non mais c’est une boîte à clichés qui pouvait s’ouvrir à moi et je commençais douvement à me crisper sur ma chaise de pause au bureau (car oui, je l’ai lu pendant mes pauses midi, comme cela, vous savez tout.)

Un roman pour adolescent très agréable à la clé

Car oui, l’auteure a réussi à ne pas non plus tomber dans le kitsch et je me suis retrouver à sourire, à glousser aussi (moi ? Glousser ? Cette auteure est mauvaise, ne la lisez pas). Mais bien sûr, je plaisante.  Il faut le lire ce premier tome si vous avez envie d’un système de magie original, d’une romance entre deux adolescents toute fraîche et avec ses problèmes d’adolescents bien entendu.

En bref, du dépaysement, de la romance, de la magie, du vampire et une enquête bien ficelée. A vous de découvrir le Sombre Héritage en attendant que je me procure le second tome. Cette saga promet 🙂

Mordred de Justine Niogret

Présentation de l’éditeur : Oyez la sinistre et triste histoire de Mordred, le chevalier renégat. La légende veut que Mordred, fruit des amours incestueuses d’Arthur et de sa sœur Morgause, soit un traître, un fou, un assassin. Mais ce que l’on appelle trahison ne serait-il pas un sacrifice ? Alité après une terrible blessure reçue lors d’une joute, Mordred rêve nuit après nuit pour échapper à la douleur. Il rêve de la douceur de son enfance enfuie, du fracas de ses premiers combats, de sa solitude au sein des chevaliers. Et de ses nombreuses heures passées auprès d’Arthur, du difficile apprentissage de son métier des armes et de l’amour filial. Jusqu’à ce que le guérisseur parvienne à le soigner de ses maux, et qu’il puisse enfin accomplir son destin.








J’avais besoin d’une petite friandise.

L’écriture de Justine Niogret, une fois qu’on y a goûté, une fois qu’on l’apprécie, c’est comme un bonbon acidulé qu’on aime prendre en rentrant du boulot, lorsque la journée fut rude et qu’on a besoin d’un peu d’évasion. Je suis rentrée un soir chez moi, j’avais mal partout et je savais qu’en cas de coup dur, j’avais Mordred qui m’attendait. Alors le livre n’est pas bien gros, puisque c’est le format court qu’apprécie l’auteur. Et le livre en lui même, est une pure beauté. Oui, je sais qu’il y a parfois débat sur la nouvelle ligne éditoriale des éditions Mnémos. Mais si par le grand des hasards quelqu’un de cette maison d’édition passe par là et que mon avis lui importe, laissez moi vous dire que vous ne devez rien changer. J’adore vos nouvelles couvertures.

Quant à Justine Niogret, si elle passe encore par le plus grand des hasards ici, je tiens à dire que je n’ai plus beaucoup de livre à lire. De vous, je veux dire. Et que je suis extrêmement grognon en période de Noël (allusions allusions 😉 )

Et surtout, si vous avez envie d’avoir une autre vision de Mordred

Je connais un peu les légendes arthuriennes. Mais jamais je n’aurai pensé un jour éprouver autant de compassion et de sympathie pour Mordred. Jamais ! Grâce à l’auteur, c’est maintenant un personnage qui va réellement m’intéresser et je pense me refaire une petite bibliographie sur ce personnage. Une nouvelle aire de recherche s’ouvre à moi 🙂

Quant au style de Justine Niogret. Il n’a pas changé d’un poil, et le médiéval lui va à ravir. Depuis Chien du heaume et Mordre le bouclier, c’est maintenant une belle musique à mes oreilles que j’apprécie grandement. Maintenant, je pense me pencher sur le style SF de l’auteur. Mais ce sera pour une autre chronique 🙂

Le Cycle de l’Elévation de David Brin

Tome 1 : Jusqu’au cœur du Soleil

Présentation de l’éditeur : Le navire sphérique plongeait à travers la chromosphère solaire.
Protégés par le filtre temporel, ses passagers essayaient d’apercevoir les troupeaux de magnétovores que l’expédition précédente avait observés.
Les troupeaux du soleil…
Culla, le grand Extraterrestre, fut le premier à les signaler.
Ils étaient là, des tores irisés, incroyablement beaux, et capables d’émettre du vert au cœur de la fournaise.
Les créateurs de l’humanité, si les Galactiques avaient raison !










Et bien c’était long…. Mais long…..


Je suis totalement désolée vis à vis de l’auteur, car je sens bien que son livre aurait pu me plaire, qui sait ? Car j’aime la Science Fiction, j’aime les choses un peu bizarre. Mais là, c’était long. Je n’y suis pas arrivée et c’était vraiment long. Parce que l’enquête traînait en longueur, parce que l’univers était bof pour moi. Je ne sais pas ce qui c’est réellement passé mais croyez moi, à aucun moment, mon esprit n’a réussi à avoir ce déclic qui fait que franchement, même si le livre n’est pas facile de suite, on l’aime bien.

Tout d’abord, nous commençons avec un professeur qui aime travaille avec des dauphins. Et pourtant, il va par une entourloupe d’un de ses potes extra terrestres participer à une enquête sur un phénomène bizarre qui va se produire près du soleil (si j’ai tout compris au bazard). En bref, il ne sait pas trop pourquoi il est là, ni nous non plus, mais il y va.

On voit sur terre que les extra terrestres ont du mal à se faire accepter. Mais apparemment, il n’y a pas eu de réel soucis avec eux. Donc pourquoi il y a des soucis… Pure xénophobie, mais nous n’en devinons pas plus. Quant aux extraterrestres, ils ont chacun un physique différent et semblent se comporter différemment des humains mais je n’ai pas vu quelque chose qui puisse m’emballer personnellement. Quant à l’enquête, et bien je trouvais qu’elle tournait en rond. Et cela m’a très très vite lassée en fin de compte

Bref, comme vous avez pu le deviner, je ne lirai pas le tome 2 ou du moins, pas de suite car rien pour le moment ne  m’a permis d’accrocher à la saga.

La voie du sabre de Thomas Day

Tome 1

Présentation de l’éditeur : Pour parfaire l’éducation de son fils Mikédi, le chef de guerre Nakamura Ito le confie à un rônin du nom de Miyamoto Musashi. Un samouraï de légende, le plus grand maître de sabre qu’ait connu l’Empire des quatre Poissons-Chats. Ensemble, pendant six longues années, le maître et l’apprenti vont arpenter la route qui mène jusqu’à la capitale Edo, où l’Impératrice-Dragon attend Mikédi pour en faire son époux.
Mais la Voie du Sabre est loin de trancher l’archipel en ligne droite : de la forteresse Nakamura aux cités flottantes de Kido, du Palais des Saveurs à la Pagode des Plaisirs, Mikédi apprendra les délices de la jouissance, les souffrances du combat, et la douceur perverse de la trahison. 

 Thomas Day nous fait entrer dans une légende.

Le tout premier charme de ce roman, c’est qu’il est écrit comme une légende. Ainsi, vous aurez l’impression de lire des rouleaux anciens racontant l’histoire de Mikedi et de Murashi. Une histoire d’apprentissage. Une histoire de respect. Une histoire d’amour. Mais aussi une histoire de haine. En effet, entre ces deux là, la gamme de sentiments est extrêmement développée. En effet, Mikedi est le fils d’un homme de guerre très cruel qui a fait du mal à des proches de Murashi. Mais celui-ci va tout de même l’éduquer pour améluirer la prochaine génération en fin de compte. Mais aussi c’est une histoire d’amour et de respect entre eux car à force de se côtoyer et d’apprendre l’un sur l’autre, il va se développer un respect et un amour filial entre eux.


En clair, leur relation est un accident, pur et simple. Et c’est ce qui en fait la complexité, leur force et aussi leur beauté. Car nul autre que ce couple peut comprendre comment un guerrier peut apprendre à se battre à un garçon qui va forcément le tuer. Et le tour de force de l’auteur c’est bien entendu que cette petite histoire, dépasse de loin la légende, celui de l’homme qui pratique la voie du sabre pour devenir un grand guerrier pour épouser la femme dragon.



Une histoire d’honneur et de code du samouraï.

La force de ce récit, c’est que Thomas Day nous plonge dans un code d’honneur assez prenant qui nous fait réfléchir à des tas de choses. Tout d’abord, le respect des femmes. Un samouraï se doit d’aimer les femmes et non de les battre, de les torturer. Il se doit de remettre en question constamment, réfléchir sur les enseignements de son maître afin d’en affronter la logique. Bref, il doit avoir un enseignement de qualité et doit toujours y veiller soit même. Obéir aveuglément ne fera jamais partie de sa vie, il doit réfléchir par soi même.

Pour résumer. C’est ici un premier tome excellent que j’ai apprécié de la première à la dernière ligne. Et je lirai volontiers très rapidement le second tome. Thomas Day écrit très bien dans le milieu japonais et c’est réellement un univers qui lui correspond bien.




The Golem and the Djinni by Hélène Wrecker

Présentation de l’éditeur (traduction personnelle) : Chava est un golem, une créature faite à partir d’argile, créée par un obscur rabin qui verse dans la magie noire kabbalistique. Quand son maître, le mari qui l’a commandée, meurt dans la mer durant le voyage de Pologne, elle est débarquée du bateau et arrive à New Yorf an 1899. Ahmad est un Djinn, un être de feu, né dans l’ancien désert de Syrie. Emprisonné dans une vieille lamPe par un sorcier bédouin il y a des siècles, il réapparaît accidentellement dans une boutique dans Manhattan. Bien qu’il ne soit plus emprisonné par la lampe, il n’est pas libre non plus car un anneau 
de fer le retient dans le monde physique. 

Mon conte de fée moderne …… 

Je crois que ce livre sera une lecture inoubliable du début à la fin. Tout commence sur mon site d’idées fantasy et fantastique préféré qui est Elbakin.net. Ils parlaient de ce livre là en disant que c’était dommage (et c’est vrai) qu’il ne soit pas traduit en français parce qu’il était magnifique. Devinez où je vais : The Book Depository où je vois les commentaires élogieux, la présentation de l’éditeur et les commentaires d’autres auteurs. Le clic d’achat fut extrêmement rapide et le livre est arrivé sans encombre à la maison, sagement, et surtout il a trôné sur l’étagère. Parce que j’avais d’autres livres en VO à lire à ce moment, dont de très bons comme Hollow City, un ou deux qui ont plus que traîné en longueur (et pas parce qu’ils sont mauvais, juste qu’il faut bien que je me remette à niveau aussi). Bref. Je patiente, je patiente et je craque. Je commence à le lire. Et j’en parle comme toujours avec ma Pacseuse lecture d’amour qui vers minuit, se prend du coup une frénésie d’achat en VO (du coup, notre programme de LC est franchement chargé. Mais passons). Du coup, je mets le livre en pause pour l’attendre, ce qui n’était pas facile. Car j’étais partie dedans.

En effet, j’avais rencontré déjà Chava et Ahmad dans un style littéraire qui s’approche plus du conte moderne.  L’auteure en effet, a pris le parti pris de s’éloigner des personnages, comme ceux des Mille et une Nuit. Et pourtant, on s’attache très vite à eux et pour des raisons différentes. En effet, Chava, le Golem est la dévotion à autrui par excellence alors qu’Ahmad est un être de feu qui ne répond qu’à ses désirs propres, sans prendre en compte les conséquences pour les autres. Ce qui peut mal tourner. Ces deux personnages extraordinaires vont devoir s’intégrer dans le NewYork de la fin du XIX° siècle, cacher leur identité et tenter de comprendre comment ils sont arrivés là.

Et comme tout conte, il fut initiatique.

Bien entendu ! Chava et Ahmad ont dû apprendre à vivre avec des êtres humains, à s’adapter. Mais ces deux entités royalement opposées ont dû apprendre à se connaître et à s’accepter. Comment la douce Chava qui se dévoue aux autres a-t-elle pu réussir à admettre les pulsions d’Ahmad ? C’est la magie de l’amitié, c’est une déclaration de tolérance, que ce soit dans la religion ici, car nous avons affaire à trois ethnies différentes dans ce livre : l’occidentale, l’orientale et la juive, réparties chacune dans un quartier de New York. Et on se rend compte que ce melting pot a pu survivre grâce à ce fourmillement de cultures. Enfin, l’association entre ces deux créatures a permis aussi de faire naître cette belle amitié et de résoudre certains mystères.

Mais ce fut aussi un roman initiatique pour ma Pacsée. En effet, Ptitelfe a du mal avec les romans d’ambiance, chose que j’avais totalement oubliée parce que moi, personnellement, j’en suis complètement fondue. Ajoutez cela à la barrière de la langue parce que le vocabulaire était vraiment soutenu, les personnages nombreux et qui aimaient réellement changer de nom et de lieux. Bref, ensemble, nous avons réussi à porter cette lecture à son aboutissement et ce fut un réel travail d’équipe. Un très beau projet de lecture VO que nous avons fait là et qui restera dans les annales de nos lecture communes. Si vous voulez son avis, au fait, c’est par

La Pucelle et le démon de Bénédicte Taffin

Présentation de l’éditeur : Le mercenaire Sidoine de Valzan est chargé d’escorter la prophétesse Jehanne. La jeune femme prétend pouvoir remettre le Dauphin sur le trône et rétablir la paix dans le royaume. Mais à son arrivée, Sidoine découvre qu’elle a été assassinée par des démons. Il lui faut absolument trouver une femme pour sauver le royaume, mais qui ? Il ne connaît personne en ces terres étrangères. Personne, hormis la prostituée avec laquelle il a passé la nuit précédente : Oriane. Oriane… Jehanne… qui verra la différence ?

Ce roman pourrait bien vous faire réfléchir sur l’Histoire….

Non, ceci n’est pas un argumentaire hyper sérieux et documenté sur la vraie vie de Jeanne d’Arc, avec prise de position sur sa nature divine, et sur divers autres aspects de sa vie. Non. Toutefois, l’auteure s’est suffisamment renseignée et surtout elle a sa petite touche personnelle qui vous fait dire que si vous connaissiez l’Histoire, vous n’y étiez pas et donc, par conséquent, qui peut savoir si l’histoire que l’on raconte, c’est au fait prêt ce qui s’est passé.

Par ce que quand même, une Vierge qui vient du fin fond de la campagne, monte une armée, se dirige vers le Roi de France, lui révèle des trucs, part à la conquête d’Orléans et se fait cramer sur un bûcher pour sorcellerie. C’est moi ou ce n’est qu’une histoire qu’on n’en voit que dans les films ? Ou dans les livres ? Et l’auteure a très bien pu saisir ce point de vue là pour nous introduire quelques bouffées de fantastique mais aussi pour nous raconter un autre version, imagée, de la vie de Jehanne

Une narration qui montre que le débat sur la vie de Jehanne est toujours d’actualité

Qu’est qu’on a pu prendre position sur cette femme (sans mauvais jeu de mots). Était elle vierge jusqu’au bout ? Était-elle une sorcière (parce que bon, elle a combattu avec Gilles de Rais quand même) ? Ou une sainte ? C’est fou quand on y pense sérieusement car l’histoire de Jeanne d’Arc est sûrement celle qu’on connaît le mieux en France mais c’est aussi celle qui suscite le plus de débats et souvent ils sont très houleux. Pourtant, le cas de Jeanne d’Arc n’est pas isolé, surtout à cette époque. Je ne dis pas que les femmes guerrières étaient foule au XV° Siècle mais elles existaient. Le débat venait juste au moment de savoir si elles étaient sorcières ou saintes. Ce qui rend Jeanne si proche de nous c’est qu’elle incarnait la femme de caractère, l’Amazone, celle qui prend les choses en mains.

Bénédicte Taffin a repris exactement ces caractéristiques pour nous montrer Oriane dans le rôle de Jehanne qui, elle, était très fade en fin de compte. Oriane est une jeune femme qui elle n’a pas froid aux yeux, qui fait ce qu’il faut pour survivre et se battre. Elle ne mâche pas ses mots, bien entendu. Le talent de l’auteur est de rattacher tous les éléments de sa fiction à des éléments de la légende de Jeanne d’Arc ce qui double le plaisir du lecteur, lui permettant de lui donner sommes toutes, une lecture alternative de l’histoire.

En bref, un livre détente qui a énormément d’humour, d’action et de référence. J’ai adoré les clins d’oeil à notre Histoire.

Mémoires d’un maître faussaire de William Heaney

Présentation de l’éditeur : William est un faussaire spécialisé dans les livres. Il est doué pour l’écriture mais préfère griffonner incognito des poèmes pour un ami plus séduisant que lui et fabriquer des exemplaires factices de premières éditions de Jane Austen qu’il vend ensuite à des collectionneurs crédules. Il n’est pas si mauvais, au fond : il reverse l’argent récolté à un foyer pour SDF et ses crimes ne font de mal à personne.
Mais si William n’a rien fait d’autre de sa vie, ce n’est pas sans raison. Il a commis quelque chose qui lui fait honte quand il était étudiant, boit beaucoup trop et ne peut s’engager dans une relation amoureuse. Ah oui, et il voit des démons. Des silhouettes éthérées qui rôdent derrière le dos de ceux qui l’entourent, guettant un instant de faiblesse. À moins que William ne voie simplement la souffrance du monde ? C’est alors qu’une femme extraordinaire, peut-être capable de l’en sauver, entre dans sa vie…


Il est très difficile d’approcher ce roman au début.

Je ne sais pas, j’ai bloqué. En effet, l’auteur prend son homonyme, William, lui fait vivre la vie de tous les jours sauf que lui est faussaire, et l’un des meilleurs copieurs de livres rares de tous les temps (du moins est-il très doué). Il a commencé en étant étudiant. Et puis, arrive une mésaventure. Depuis, il voit des démons. Toussa toussa. Il a continué son existence de maître faussaire mais vit d’une manière très particulière, sûrement à cause de ses visions.

Et bien , j’ai eu du mal. Car le personnage était d’un côté trop tangible et de l’autre il y avait le surnaturel qui venait là. Ainsi, nous voyons tous des scènes de la vie quotidienne d’un maître faussaire, père divorcé qui a son groupe d’amis, son groupe d’affaires. Mais aussi les démons que parfois il voit. Et l’auteur nous explique pourquoi il agit de cette manière là ou pas. Bref….

Mais en fin de compte, est ce réellement un faussaire ?

Et est ce quelqu’un qui voit réellement des démons ? C’est pas facile de se prononcer car tout d’abord, il n’y a quasiment que lui qui peut les voir. Forcément on se pose la question de savoir si c’est juste un trouble mental ou réellement quelque chose de mystique. Et je pense que l’auteur laisse volontairement place au doute pour que le lecteur puisse se faire sa propre opinion. Ensuite, nous savons que William falsifie des livres anciens. Mais il y met tellement d’art et d’application, tellement de savoir faire qu’on se demande aussi si au final, on ne peut pas dire qu’il s’agit tout simplement d’un artiste.

Et voilà. pour le reste, je vous laisse faire votre opinion. Car il n’est pas du tout facile de se prononcer dans ce roman. Peut être le point négatif que je voudrai souligner ici. On se laisse porter par le récit mais on ne prend pas nécessairement position.  Toutefois, ce fut un agréable moment de lecture que j’ai passé

Le sang des 7 rois de Régis Goddyn

Tome 1

Présentation de l’éditeur : 25 juillet 806
Deuxième jour de traque. Depuis le départ du château, la pluie n’a pas cessé de tomber. Je profite d’une roche en surplomb pour abriter le journal et écrire ce premier compte-rendu. Arrivés sur les alpages, nous avons suivi la crête pour trouver des indices. Rien ne nous avait préparés à ce que nous avons trouvé là. Un autre campement avait été édifié à cinquante pas à vol d’oiseau du premier et tout indique qu’alors que nous pensions notre retard considérable,ses occupants s’en étaient allés quelques heures auparavant.

Ce premier tome se penche sur le destin d’Orville, un soldat

Voilà une manière originale de commencer un roman. En bref que se passe-t-il ? Deux enfants sont enlevés (et on ne sait pas pourquoi évidemment). On dépêche un soldat et un groupe de Pisteur de suivre la trace des kidnappeurs. On découvre un peu les choses et là, toute une machine secrète se met en route. On catapulte Orville comme détenteur d’un secret. Il doit tenir un journal qu’on suivra d’ailleurs avec assiduité. Pendant ce temps là, les grands de ce monde sont sur le qui vive.

Mais Orville, qui est ce ? Apparemment, c’est un soldat cultivé, peut être même un garçon de la noblesse qui n’avait pas envie de vivre selon les lois de son père et s’est fait soldat. Ainsi, il peut avoir toutes sortes d’aventures. Ce qu’il vivra ici car il changera de statuts maintes et maintes fois et pourtant, il garde toujours en lui cette volonté de continuer, ce qui nous maintient réellement en haleine.

Mais Orville est bien entendu l’arbre qui cache la forêt.

Car la quête d’Orville n’est qu’un tout petit maillon de la chaîne. Nous sommes ici dans un livre introductif sur les légendes d’un pays. Cet enlèvement qui paraît minime va être en fait le catalyseur d’une multitude d’évènements qu’il nous faudra disséquer, pour tenter de comprendre l’ensemble. Vous pensez que c’est trop ardu ? Que de temps en temps il y a des lourdeurs ? C’est normal, il faut au moins cela pour présenter un truc énorme.

Il faut au moins cela pour pouvoir vous allécher pour d’autres tomes qui arriveront bientôt, pour vous donner les bagages suffisants pour faire la psychologie des personnages et enfin d’histoire du monde dans lequel on a attéri.

En bref, une lecture que j’ai vraiment appréciée, chaque seconde. Et j’ai vraiment envie de savoir ce qui arrivera aux autres personnages;

Tome 2

Présentation de l’éditeur : Tu n’es pas une fille Rosa, tu es un miracle. Fernest se pencha et cueillit une petite fleur qu’il lui glissa dans les cheveux.
– Pourquoi m’aimes-tu?
– Je t’aime… parce que tu en as besoin.
– Ce n’est pas une raison.
– Alors je t’aime parce que j’en ai besoin.
Rosa essaya de voir les voyageurs en contrebas. Ils étaient trop loin, et dissimulés par le relief. Elle ferma les yeux et sentit leur présence, leurs émotions, leurs douleurs et leurs peines. Elle s’écarta pour regarder Fernets, puis elle détourna le regardcomme pour se mesurer au glacier, colossal nuage pétrifié sur le flanc de la crête. Elle resta ainsi longuement avant de reprendre la parole.
– On ne m’a jamais aimée, Fernest.

Non mais ça va démarrer dis ?

L’auteur est méchant ! Bouh ! Fin du tome 1, il nous laisse dans un suspense pas croyable, on arrive à se caler une semaine avec Samlor pour lire le tome 2 parce que franchement, y’en avait gros. Et voilà que môssieur se pose avec les personnages, tranquillou. Limite, je le voyais nous tirer la langue rien que pour nous narguer ! Mais cela était sans nous ! Nous étions fortes, nous étions motivées et du coup, on s’est plantées nous aussi .

Ainsi, nous avons pu découvrir quelques petites particularités des personnages (en se demandant à quoi cela allait servir plus tard, comme de bien entendu) et nous avons profité des sauts de puce de l’auteur. Parce qu’il aime bien passer de l’un à l’autre, sans transition, sans préambule, nous laissant dans un état pas possible

Et puis franchement, il était génial.

Et oui ! Comme de bien entendu, l’action est arrivée, on a décollées, le thé a valdingué, les messages entre nous sont montés en intensité (mais pas en poésie, c’était plutôt des onomatopées) (qui a dit qu’on devait faire de la littérature en commentant un livre ?) Bref. C’est devenu très vite très prenant et je ne peux rien vous dire malheureusement sinon je vous gâcherai la surprise mais du rebondissement, vous en trouverez à foisons dans ce tome 2

Et ce n’est qu’un tome 2 ! Ce qui veut dire que les prochains risquent d’être pires encore pour mes pauvres petits nerfs à fleur de peau. Ce qui veut dire aussi que vous aurez d’autres chroniques, sûrement aussi disparates. Mais rassurez vous, je ne serai pas seule. Samlor es
t là  🙂

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