Le Fantôme de Lady Margaret de Mary Higgins Clark

Présentation de l’éditeur : Quel rapport peut-il y avoir entre les attentats qui ensanglantent Londres et visent la famille royale, et les recherches d’une jeune historienne sur la terrible Lady Margaret, décapitée au xviie siècle ? La vengeance peut-être. Ou l’hypnose ?
Le surnaturel, pour des sœurs jumelles aux prises avec un psychopathe ; la passion meurtrière d’un jeune homme pour son ancien professeur ; amour, mort et loterie pour les deux amis de «Jour de chance» : l’auteur de La Nuit du renard, Grand Prix de littérature policière, explore ici, en cinq récits, toute la gamme du suspense et de la terreur.

Adolescence, quand tu nous tiens !

Mary Higgins Clark ! L’auteure qui prenait place dans nos valises à ma maman et moi quand nous partions en vacances (et vu que cela fait plus de dix ans que nous ne sommes pas parties en vacances, j’ose à peine imaginer ce que nous mettrions dans nos valises….). Et donc, lorsque nous partions en vacances et que les négociations allaient bon train pour savoir quel livre on allait commencer et qui allait plus vite que l’autre… J’ai lu Le Fantôme de Lady Margaret. Et je me souviens parce que mes parents (ces guedins) voulaient aller au restau. Et quand Maman m’a vu avec le livre. Elle a dit qu’il fallait un super restau pour éviter que je prenne le livre avec.

Forcément, j’ai pesté pendant toute la soirée. Ils se sont fait un malin plaisir pour écourter la soirée au maximum (les doudous vilain). Du coup, j’avais lu toute la nuit et le lendemain pour la visite du Musée Napoléon (que j’adore) et bien j’avais de belles allumettes. Bref, comme vous vous en doutez, j’ai été martyrisée en étant jeune. (Maman, si tu me lis un jour… Voilà)

Mary Higgins Clark, sinon, elle maîtrise bien l’horreur quand même

Dans ce roman, l’auteure nous prend une femme écrivain très anglaise, qui a des petits soucis car elle cherche ses parents naturels et elle est fiancée à un futur premier ministre anglais. Ce que j’aime avec ses héroïnes, c’est qu’elles sont toujours toutes propres sur elles. C’est vrai, on a le sentiment d’avoir devant soit la dame anglaise par excellence. Cultivée, belle, intelligente, elle trouve le bon mec. Et il va lui arriver un truc. Et le but du jeu dans ses livres, c’est qu’elle découvre un secret pas joli joli mais qu’elle s’en sorte avec classe.

Après, on aime ou on n’aime pas. C’est vrai qu’à l’époque, on n’aimait pas trop malmener nos héros (et on aimait aussi faire des couvertures franchement bizarres comme vous le voyez ici). Mais ce qui est bien, c’est que même si on connaît tout de même le schéma narratif dans l’ensemble, la plume de l’auteure est telle qu’elle arrive à vous happer totalement. Il y a véritablement un truc qui se passe. Et maintenant que j’ai pris un peu de bouteille questions livres horreur et thriller, et bien, la magie de l’écriture est toujours là. Intacte. J’ai passé une très bonne nuit blanche en somme 🙂

Sherlock Holmes, son dernier coup d’archet d’Arthur Conan Doyle

Présentation de l’éditeur : Une aventurière aussi dangereuse que séduisante…Un visiteur masqué, venu confier à Sherlock Holmes un secret susceptible de provoquer une tempête dans les chancelleries européennes…
Tout à son récent mariage, le Dr Watson avait depuis quelque temps négligé son prestigieux ami. Mais, avide de connaître l’issue de cette nouvelle affaire, il va reprendre sans tarder le chemin de Baker Street. Et nous verrons le détective s’acquitter de sa mission en un tournemain, non sans avoir trouvé un adversaire à sa mesure.

On sent la lassitude d’Arthur Conan Doyle.

Et bien oui, cela n’est pas du tout mon recueil préféré en fin de compte. On traine en longueur, l’intérêt n’est pas vraiment dans les enquêtes, comme par exemple le chien des baskervilles où on est totalement en haleine pour savoir comment les méchants ont réussi à faire ce truc là. Et bien, dans le dernier coup d’archet, je n’ai pas senti cette soif de savoir chez moi.

Et en même temps, il faut savoir que l’auteur a poursuit la saga des Sherlock Holmes un peu plus longtemps qu’il n’aurait voulu. Et dans ce recueil, je l’ai ressenti comme las de son héros un peu surdoué, beaucoup imbuvable et totalement excentrique.

Des enquêtes sympas malgré tout.

Il ne faut pas croire que je n’ai pas apprécié ma lecture, bien au contraire. C’est juste que mon intérêt pour les Sherlock se retrouve plus dans les premiers recueils. Tout cela pour vous dire qu’un petit Sherlock, quand vous avez envie de cooconing, de thé, de logique, et de cet univers bien particulier, cela fonctionne toujours.

Cela dit, je ne recommanderai pas ce volume là pour les débutants. Autant se familiariser avec les grandes oeuvres du début pour justement pouvoir apprécier ce recueil là qui est pour moi juste pour l’ambiance.

A bientôt sur Baker Street 🙂

Leilan de Magali Segura

Tome 1 : Les yeux de Leilan

Présentation de l’éditeur : Il est un royaume mystérieux que l’on nomme Leïlan, le pays des Illusions.
Depuis qu’un drame affreux a frappé la famille royale, ses frontières sont fermées et son peuple est opprimé par l’infâme duc Korta.
Une rencontre pourrait tout changer : celle d’un jeune messager, Axel, et d’une fascinantes jeune fille aux yeux bleus. Mais un secret entouré de sorcellerie les sépare et rend leur amour impossible.
Pourtant, autour d’eux, l’espoir renaît : un justicier insaisissable met les hommes du duc en échec. Qui est ce héros dont l’identité cachée est jalousement défendue? Quelle est cette étonnante compagnie qui partage ses exploits ?

L’histoire de ce tome dans ma bibliothèque, des rencontres et du pourquoi de la chronique

La première édition de Leilan, c’était en 2002. Je m’en souviens car c’est cette année que j’ai acheté le livre, que je l’ai lu, et que je l’ai prêté sans retour. C’est bien dommage mais c’est la vie quand on décide de rendre sa bibliothèque itinérante si je puis dire. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Une dizaine d’années plus tard, retrouvez votre Koko internationale aux Hallienales  faisant le pied de grue devant Sophie Jomain pour parler cuisine écossaise (et prendre le tome 2 de ses sagas en cours, tant qu’à faire.). Mais pour accéder à notre Sophie internationale, il faut attendre. A côté d’elle, une auteure.

Elle me regarde.
Je la regarde.
Et elle me dit : « Je vous ai déjà vue ! » Etonnée, je la regarde encore et je lui dis : « Moi je vous ai lue ».
Un grand blanc. Parce que forcément, je n’avais pas lu le nom de l’auteur sur la petite fiche. Elle me dit : « Leilan ? »
Et là, un grand moment se passe car toute l’histoire de Leilan se remet plus ou moins dans ma tête (dix ans après). On a jamais pu se dire si on s’était vues ou non au final, mais Leilan était présente au fond de mon esprit et je me suis dit que je ne vous l’avais pas chroniquée. Et c’est péché voyez vous. Car c’est l’une des histoires qui m’a remise dans le droit chemin de la lecture et de la fantasy. Peut – être que pour vous, ce ne sera qu’une histoire qui passe au hasard des chroniques et de vos lectures. Mais pour moi, Leilan fait partie un petit peu de la famille. Et la relire une dizaine d’années après, c’est un véritable délice.
Du coup, j’ai pris mon temps, j’ai picoré un chapitre par ci, un chapitre par là, jusqu’à la fin de ce premier tome.

Où le héros ici n’est pas un personnage.

Tout le monde pense que l’héroïne qu’on voit en illustration s’appellera Leilan et qu’on suivra ses aventures. L’originalité de cette oeuvre, du moins, comment je l’ai perçue à l’époque, c’est que le héros ici est un pays : le pays de Leilan avec ses deux lunes, une histoire un peu sordide d’un roi qui veut tuer sa troisième fille même si on ne sait pas très bien pourquoi. C’est l’histoire de peuples assouvis à la domination de Korta qui influence le roi et les deux princesses dont on ne peut voir le visage car on leur impose le voile. C’est un pays de magie avec sa forêt interdite. C’est un pays de révolte avec le Masque qui sévit.

L’auteure nous prendra en premier lieu le point de vue d’Axel, un jeune garçon qui doit délivrer un message au roi, un message mystérieux, et qui se retrouvera mêlé aux histoires du pays. Il en tombera littéralement amoureux en échappant de peu à la mort dans la Forêt interdite. Car dans cette forêt il y a un monstre, des fleurs tueuses et une jeune fille dont il tombera amoureux.

De prophéties en aventures, on se laisse porter par la magie du moment.

L’auteure nous alternera différents points de vue et vous donnera quelques clés de cette histoire. Vous trouverez certains mystères, en résoudrez d’autres. Mais vous ne percerez jamais tous les secrets de ce pays propre à la magie. Quant aux yeux de Leilan, c’est une bien sombre histoire dont vous n’aurez les aboutissants qu’à la fin.

Prophéties ? Jeux des fées ? Jeux politiques ? Je ne pense pas que vous aurez toutes les réponses de suite mais vous aurez, j’en suis certaine, l’envie de poursuivre l’aventure dans ce pays magique.

La guerre des mages de Mercedes Lackey et de Larry Dixon

Tome 1 : Le Griffon noir

Présentation de l’éditeur : Un camp militaire, proche des lignes ennemies, aux premiers jours d’une guerre qui s’annonce épique… Magiciens, Empathes et Guérisseurs sont tous réunis sous les ordres d’Urtho, le Mage du Silence. Tous combattent désespérément pour protéger le pays de Tantara de Ma’ar, un sorcier maléfique. Le plus admirable d’entre eux est sans conteste Skandranon, un magnifique guerrier ailé. Tous voient en lui l’espoir incarné. Car il est le Griffon Noir.

On dépiaute la vieille PAL pendant les vacances

Car oui, je suis hyper en retard pour ma chronique. Bref, dernière semaine de Juillet, pour partir en vacances, je me suis dit que j’allais lire au moins un truc que j’avais acheté depuis trèèèèèèès longtemps. Mais au moins tout ça. Le challenge fut relevé cela dit car j’ai lu l’Apothicaire avant celui ci. Et donc Le Griffon Noir aussi. Que j’ai ….. Pfffff Allez, je pense que c’est un de mes premiers achats Ebooks et c’était avant de me mettre avec mon amoureux. Donc cela doit bien faire un trois ans minimum. Il était poussiéreux le Ebook !

En plus, Et bien j’ai aussi fait ma cure de romances historiques (t’inquiète j’en ai encore sous le coude à chroniquer) et un peu de fantasy, de la vraie, de la tatouée… Cela pourrait aussi être sympa. Et les griffons, c’est pas vraiment ce que l’on rencontre le plus. Pour conclure le tout pour le tout, il parait que c’est vachement bien, que l’auteure avait écrit pleins de livres et je vous en passe et des meilleures.

L’originalité de cette oeuvre est que l’intrigue n’est pas forcément où on la croit.

Ah mais quand je veux, je vous en sors des belles. Mais c’est bien vrai. En effet, on pense tous comme des petites guedins que l’intrigue sera cette fameuse guerre des mages puisqu’on arrive comme des comètes avec le griffon Noir qui s’appelle Skandragon (donc pour retenir le nom, c’est coton) qui s’infiltre dans le camp ennemi pour récupérer un bâton magique ou je ne sais quoi. Là je me dis qu’on va arriver dans un truc de fou genre batailles à tout bout de champs, des scènes de vol fantastiques et que l’intérêt va être clairement : Qui c’est qui va gagner la guerre ? Les gentils ou les méchants ? (vis ma vie dans la Fantasy Epique toi).

Mais les auteurs nous ont fait les canailloux en plein en orientant l’intrigue sur un côté plus social qui est les griffons (en même temps, pour une fois qu’on n’a pas de dragons…). Et c’est ce qui m’a le plus, comment dire, charmée dans l’œuvre c’est qu’on se pose de bonnes questions. En effet, les griffons, ici, sont les créations d’Urtho (le grand mage blanc du coin) pour combattre Ma’ar (le méchant à cause de qui ont fait la guerre). Le griffon est en soit magnifique que ce soit dans son comportement que dans sa nature même car ils ont vraiment bien pensé les choses. On se rend compte qu’il y a peut être plusieurs espèces et que leur intelligence est magnifique.

Mais comment les griffons vont ils être perçus ? Comme des monstres ? Comme des êtres vivants ? Comme des animaux ? Comme des esclaves ? Et c’est cette orientation que j’ai bien aimé car les auteurs ont sans arrêt tout remis en question, nos points de vue, ceux de leurs personnages et ainsi de suite.

Les humains ne sont pas en reste car eux aussi ont leur lot d’observation.

En effet, si on se pose beaucoup de questions sur les griffons, les mages ne sont pas en reste. Entre les médecins, les magiciens, les soldats et les guérisseurs. On se rend compte que non seulement ils ont des différences, qu’ils font des différences entre eux et que leurs statuts est réellement différent que ce soit pour les hommes que pour les griffons. Bref, comment peut on se comporter en période de guerre ? Quels sont les préjugés ? Qui peut dirigier ? Car n’oublions pas qu’Urtho reste un homme seul aux commandes de tous.

Ce premier tome est donc un fourmillement de questions sans non plus avoir de prises de jugement des auteurs. Ils  ont la gentillesse de souligner de leurs plumes les points qu’il faut remarquer, et ceux qu’ils faut à tout prix cogiter. Bref, ils ont fait leur boulot et magnifiquement.

Alors ? Un sans faute ?

Et bien…. Non, pas de petits cœurs car malheureusement, les questions fondamentales étaient tellement bien faites que parfois, quand on regardait les interactions entre les personnages, finalement on devinait pas mal de choses. Personnellement, je ne l’ai pas trop mal vécue à part quelques petits moments où franchement je baillais un peu (en plus en période de vacances, il faut m’accrocher). Mais j’ai remarqué que cela tiquait chez les autres ?

Alors que dire ? Je pense que je lirai et cette fois-ci je ne mettrai pas trois ans la suite afin de voir si les intrigues secondaires s’améliorent. Car il ne suffirait de pas grand chose, en fin de compte, pour atteindre le niveau d’un grand roman.

Tome 2 : Le Griffon blanc

Présentation des personnages : Skandranon n’est plus un griffon noir. Dans l’apocalypse de feu qui a détruit son pays, son plumage est devenu d’un blanc éclatant. Aussi éclatant que celui de la ville que lui et ses amis ont construite. Pour permettre à leur peuple de rester sur ce nouveau territoire, Skandranon et Ambredragon se lancent dans une mission diplomatique capitale. Mais, une fois sur les lieux, les deux amis sont confrontés à une série de meurtres atroces. Et tout semble les accuser. S’ils veulent sauver leurs vies et tous ceux qui dépendent d’eux désormais, ils doivent découvrir le véritable coupable.


Une très bonne suite

C’est grossomo le bilan de ma lecture. Vous allez me dire, et vous aurez bien raison, qu’on ne va pas aller bien loin avec cela. Mais en fait, c’est réellement ce que je me suis dit à la fin de ma lecture. En fait, ce deuxième tome est une bonne transition. En effet, Skandranon n’est plus un griffon de guerre, il vieillit un peu et devient une espèce
de dirigeant de la ville de Griffon Blanc mais sans vouloir l’être. Il s’est marié et a deux petits. On sent toutefois qu’il a les pattes qui le démangent et il aimerait un peu d’action dans la vie.

Lorsqu’un vaisseau diplomatique arrive et qu’il doit aller sur un nouveau royaume pour la sauvegarde de sa ville, il n’hésite pas. Et le voici plongé dans une nouvelle intrigue avec Ambregadon. On voit qu’il est beaucoup assagi et je trouve que ce couple a gagné énormément en sagesse mais aussi en humour. Les scènes de fin sont particulièrement tordantes pour Ambregadon. J’ai énormément souri dans ce tome. Je me suis aussi demandée beaucoup de fois si nos héros allaient s’en sortir, je l’avoue car l’intrigue et l’enjeu étaient vraiment très prenant.

Au delà du récit, une petite réflexion sur le changement.

Que ce soit pour les griffons, les hommes et les pays, l’auteure pose gentiment sa réflexion sur l’évolution des personnes mais aussi des sociétés. En effet, le pays où doivent se rendre nos héros ne procède à des changements dans leur société que pendant une certaine cérémonie. Ce qui en fait une société extrêmement rigide. Et codée, qui plus est. Mais certains tentent toutefois d’y remédier. Quant à nos héros, ils ont tous une position différente de la leurs. Certains s’y adaptent très bien, comme Biche Hivernale et Ambregadon. D’autres, comme le griffon Skan, ont du mal à s’adapter.

De même, l’adaptation signifie-t-elle obligatoirement le renoncement de soit ? Ou doit-on garder notre caractère, nos habitudes et nos envies? C’est autant de questions que se posent ce second tome et c’est agréable de les parcourir avec cette histoire qui reste assez mignonne (et drôle.)

Tome 3 Le Griffon d’argent.

Présentation de l’éditeur : Skandranon, le légendaire Griffon Noir, se fait vieux. Le héros conquérant a fait place au gouverneur sage et avisé ; mais une autre génération attend de déployer ses ailes, impatiente de prendre la suite de leurs illustres aînés. Dagueargentée la jeune Empathe et Tadrith le griffon ont hâte de partir en mission. Ils devancent l’appel et sont bientôt perdus au cœur d’une jungle hostile où toute magie semble avoir disparu. Des prédateurs invisibles rôdent et ils devront faire appel à toutes leurs ressources pour survivre à de terribles dangers.

Un petit tome d’adieu ?

Et oui, c’est la fin de nos aventures avec les Griffons. Certes, nous resterons dans l’univers, mais il est temps de passer le relais. Et l’auteure le fait à sa manière. En effet, Skandragon vieillis un peu et il voit son fils prendre (littéralement) son envol avec la fille de son copain de toujours. Mais comme de bien entendu, il va leur arriver des bricoles. Et on se rend compte que les parents sont inquiets mais qu’ils devront faire confiance à leurs enfants en attendant l’arrivée de l’expédition de secours.

Pendant ce temps, les enfants devront accepter l’aide de leurs parents et surtout accepter que leur valeur ne vient pas seulement d’eux, mais aussi de leurs parents. Bref, c’est une histoire de transmission, d’héritage, vous l’aurez bien compris. Et c’est ainsi que l’auteure nous met tranquillement sur la voix d’un au revoir à la partie Griffon de sa saga.


Sinon, un roman de fantasy classique je dirai

Et oui, c’est le type même d’un roman initiatique avec une bonne grosse dose de fantasy. Deux jeunôts sont perdus dans la nature, ils sont en danger. Ils vont devoir apprendre à (encore) mieux se connaître et surtout surtout, ils vont devoir apprendre à survivre. A partir de là, ils auront la reconnaissance de leurs pairs. Et si possible, ils auront au moins sauvé une partie du monde.

Le roman n’est pas trop accès sur les enquêtes mais plutôt sur la découverte de soit et l’action. Et je dois dire que cela marche. Même si je m’attendais à un final un peu plus grandiose, même si j’avais envie de plus quelque part. Ce roman m’a passé un week end très agréable. J’appelle cela de la Fantasy confortable, comme lorsqu’on se fait un petit week end à la campagne.

En bref, un cycle de terminé et de façon plutôt correcte. Je tenterai bientôt le prochain intitulé le Héraut-Mage. Hate de voir ce que l’auteur en fera.

La fille du Soleil Noir de MLN Hanoven

Tome 1 : Esprits Impurs

Présentation de l’éditeur : Jayné Heller a toujours refusé de croire à la magie. Il est temps qu’elle change d’avis Son oncle décédé, elle hérite d’une fortune incroyable et d’une mission étrange : combattre une cabale de sorciers appelée le Collège Invisible. Sous l’autorité de Randolph Coin, les membres du Collège invoquent des esprits démoniaques afin d’accroître leur pouvoir. Jayné a du mal à croire à l’existence de la magie mais doit se rendre à l’évidence.

Un petit épisode de série américaine ?

Alors, vous allez me dire que je suis un peu tordue dans ma tête (et je ne vous contredirai jamais sur ce point), c’est peut être que j’allais être en vacances, que mes pauvres neurones ont pris des vacances sans me demander mon avis, mais j’avais vraiment l’impression de lire un truc qui allait être adapté en série américaine. Déplaisant ? Non pas forcément quand on se lit cela en vacances tranquillou. Mais pourquoi me suis-je dit cela ? Cela tombe bien, j’allais vous le dire

L’héroïne, du nom insolite de Jayné, est une post ado à problème. Toujours rebelle dans sa vie, elle ne parle quasiment pas à ses parents et fait les 400 coups. Pour la sauver et pour la comprendre encore et toujours, il y a son oncle dont elle ne connaît rien mais qui a la gentillesse de la sortir de toutes les m** de sa vie. Alors, certes, elle l’aime bien mais bizarrement, elle ne cherche pas non plus à le connaître mieux ou à passer des vacances avec. Mais c’est normal. Arrive la mort de l’oncle, qui arrive fort à propos puisque Jayné n’a plus aucun dollars en poche. Elle touche l’héritage (ce qui la sort de la mouise) et elle découvre que son oncle a en fait une double vie, qu’il chasse les démons et qu’il a en fait été assassiné (Oh my God !)

Bref, plutôt que de se tirer avec l’argent, elle va décider de monter une équipe de choc pour résoudre ce meurtre, le venger et par la même occasion sauver le monde (bah tiens). Elle devient une grande fille et découvre qu’elle a des capacités vachement sympa. Et elle fait du shopping aussi parce qu’il ne faut pas se laisser aller.

Un roman qui passe bien.

Alors, une fois que vous vous êtes mis en tête qu’ à chaque fois qu’il y’aura une difficulté, Jayné va jouer la carte de : « Je dégaine mon chéquier » et que tout ce beau monde qui au départ ne s’entend pas du tout va forcément faire une petite cellule à la vie à la mort, on va tous s’allier pour combattre les méchants (une série américaine quoi) (Buffy si tu nous entends…), on passe sommes toutes un bon moment.

Evidemment, on se doute de quelques petits trucs (sinon c’est pas drôle) mais l’action a un bon rythme et il arriva que je pouffe de temps en temps. Pas de quoi casser trois pattes à un canard comme dirait mon ami Benji mais au moins, vous avez passé le temps de votre soirée.

Pitetre que je vous lirai le tome 2 qui est dans ma PAL (cela m’apprendra à acheter des ebooks sous un coup de tête) et pitetre même que j’aimerai bien. Allez savoir.

Vivants d’Isaac Marion

Présentation de l’éditeur : Le monde est dévasté par une étrange épidémie. Les Morts se relèvent, les Vivants se cloîtrent à l’intérieur de forteresses. Une guerre sans merci les opposent.
R est un Mort. Comme tous les Morts, R n’a pas de souvenirs, pas d’émotions, et, animé par une faim irrépressible, dévore les Vivants. Mais R rencontre Julie. R l’emmène avec lui. Et bafoue les règles des Vivants et des Morts pour rester avec elle. Mais leur monde ne les laissera pas faire.

Lorsque trois pipelettes compères décident de se lancer dans une lecture commune….

Oui, ce n’est un secret pour personne, Benji et moi s’entendont très bien. Même qu’on habite dans la même région. Et même qu’un jour, quand on sera grand, on vous publiera des selfies de nous deux à Lille (et oui on est comme ça). Et ce n’est un secret pour personne, Hélène et moi, cela fait bientôt un an qu’on lit ensemble quasiment tous les jours. Que même que quand on sera grandes, on habitera toutes les deux dans une grande maison et que nos chéris ils nous feront Charles Ingalls dans la Petite Maison dans la Prairie parce que ils passeraient leurs temps à jouer aux jeux vidéos pendant qu’on passerait notre temps à lire en duo

Alors imaginez qu’au cours d’une discussion anodine, nous trois, on se dit qu’on a Vivants dans notre PAL et qu’en fait, cela pourrait être sympa de se le lire (pourquoi on en est venus à parler bouquins…. ) (Là….) Bref, rendez vous était pris, Hélène et moi hyper excitées comme des midinettes s’apprêtant à croiser Jon Snow dans la « vraie »vie, Benji… Non je n’ose pas imaginer le niveau de terreur qu’on a dû provoquer. Et mettre ces trois personnes dans une lecture commune… Comment vous dire ?

Déjà, on a galéré pour les chapitres. Parce que le nombre de chapitres n’est pas noté !!!! Certes, ce n’est pas dérangeant pour la lecture. Mais mettez trois têtes de linottes en lecture communes et vous obtiendrez une espèce de course un peu bizarre, Benji partant en tête avec derrière lui deux nanas qui lui crient : « Mais attends, on n’avait pas dit ce nombre de chapitres là!!!!! » Et sinon niveau communication, et bien on s’est beaucoup parlé de nos vies, d’un autre livre lu par Benji et de nos prochaines visites chez l’un et chez l’autre.

Bref on a été super sages 😀

Et sinon….. ? Vivants …. ?

Et bien, comme je suis en retard, Benji, lui a déjà tout écrit et je pense que je ne suis pas dernière pour une fois *danse de la joie*. Le point positif et captivant et tout ce que vous voulez que c’était trop bien, c’était qu’on ait le point de vue de R, un zombie. D’où une narration au début un peu sommaire. Mais R, il va rencontrer une nana et cela va lui changer la non vie et le cerveau d’où une narration un peu plus développée au fur et à mesure. C’était franchement sympa de découvrir les habitudes de R, comme il découvre une autre vie et l’amour, comment il combat des espèces de squelettes bizarres.

Et bien entendu, c’est une énorme métaphore sur notre vie à nous. Pour nous montrer que la monotonie, c’est bien mais cela nous tue petit à petit, cela nous rend comme des zombies. Que le métro boulot dodo nous tuera notre personnalité. Qu’il faut privilégier l’amour, le carpe diem, toussa toussa. Cest aussi une histoire de tolérance, de dialogues. Bref, cela nous montre comment on doit bien vivre.

R nous donne envie de nous dépasser.

Alors, oui c’est vrai que 300 pages de romans initiatiques sur fond de zombies, cela fait un peu fleur bleue et ado alors pour nous, trois adultes un peu warrior, que s’est il passé ? Et bien, justement, c’était léger, pas trop moralisateur. La fin était un peu alambiquée mais bon. C’est aussi un premier roman donc il ne peut pas être parfait. Il est indéniable que la narration est extrêmement bien faite, bien tournée, bien pesée, ce qui fait que cela nous a tout passé comme petits défauts de débutants.

Les personnages sont réellement drôles et riches. Que ce soit côté humains ou côté zombie. Ils ne sont pas parfaits, certes, mais ils sont très attachants. Et pour ne rien gâcher, l’adaptation ciné est assez bien faite. Pour une fois que j’aime un film de gonzesses, n’allez pas vous plaindre 🙂

Légende de David Gemmel





Présentation de l’éditeur : Druss est une légende. Ses exploits sont connus de tous. Mais il a choisi de vivre retiré loin des hommes, au sommet d’une montagne. Là, il attend son ennemi de toujours : la mort. Dros Delnoch est une forteresse. C’est le seul endroit par lequel une armée peut traverser les montagnes. Protégée par six remparts, elle était la place forte de l’empire drenaï. C’est maintenant le dernier bastion, car tous les autres sont tombés devant l’envahisseur nadir. Et le vieux guerrier est son seul espoir.













Lire Légende est une expérience Unique.

Reprenons un peu l’histoire de ce livre, voulez vous ? Légende est un des livres cultes de David Gemmel, et cet auteur là, est un grand de l’heroic Fantasy. En gros, si vous voulez du bourrin, de l’action à floisons et cette plume si particulière, si musclée, c’est l’auteur incontournable du genre. Il a écrit une quantité incroyable de livres et surtout il a écrit quelques unes des grandes sagas dont celle de Drenaï. Et Légende est la pierre angulaire de cette saga.

A vrai dire, Légende est le livre qui raconte la dernière bataille de Druss, et lorsque vous dites ce mot là, il se produit quelque chose chez les afficionnados du genre. Une sorte de nirvana traverse leurs yeux (et les miens) avec devant une image de vieux guerrier bourrin avec sa hache qui va tout castagner et que cela fera vachement bien dans le livre.

Légende, c’est aussi et surtout le début d’une grande amitié entre les Editions Bragelonne et David Gemmel. Et cette amitié se sent aussi à travers des livres. On peut dire encore que cette maison d’édition ne serait pas ce monstre qui fait fantasmer tous les lecteurs du genre ce qu’elle est s’il n’y avait pas eu cet auteur, cette saga, ce livre. Alors lire Légende, c’est toute une histoire qui se déroule devant vous sans que vous ne le sachiez.

Pour vous situer, c’est un peu comme les Spartiates…

Dit elle en faisant des digressions plus grosses qu’elle. Mais oui. C’est l’histoire d’un siège des Nadirs. Mais pour le faire reculer, alors que les hommes ne sont pas nombreux, on fait appelle à Druss, un vieux guerrier car il est l’homme de la situation qui sait résoudre toutes les batailles désespérées. Druss est en fin de vie, il ne devrait plus combattre. Et pourtant, il va reprendre sa hache, préparer ces hommes, en recruter d’autres et les mener à la bataille finale.

Croyez moi, l’issue de la bataille n’a pas d’importance, ce qui en a, c’est la formidable volonté de cet homme qui va pousser toute une armée à avoir confiance, à se former, à avoir espoir en une bataille perdue d’avance. L’élan que donne cette homme, est magistral. Et l’on comprend pourquoi il en devient une Légende. Druss, dont seul le nom peut faire trembler une nation entière devient plus qu’un nom : il devient une Légende, comme ce livre. Et comme toujours, c’est un régal de le lire.

Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti

Présentation de l’éditeur : Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d’à côté, dont l’apparence l’agace autant que le tape-à-l’œil de la stèle qu’il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s’en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d’autodérision. Chaque fois qu’il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis… C’est le début d’une passion dévorante. C’est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d’amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

Un livre à lire en mode cocooning 

Lorsque j’ai choisi ce livre à lire, tout d’abord, il faut l’avouer de suite, je voulais le dégager de ma PAL, tout simplement parce que cela faisait plus d’une année qu’il était là et que j’ai aussi envie de lire des choses nouvelles. Pour cela, il faut bien lire un peu les vieilles choses qui trainent et qui prennent la poussière. Ensuite, j’ai besoin de vacances. Grand besoin car cela fait plus d’un an que je n’en ai pas pris, tout simplement par manque de temps. Fatiguée, l’esprit stressé, j’ai repensé à ce petit livre plein de guimauve qui m’attendait. Un petit rayon de soleil, une chaise longue, un chat allongé sur moi, il n’en fallait pas plus pour que la magie opère. Car j’ai des livres que je préfère lire en vacances, ou roulée en boule dans un plaid.

Bref, c’est un livre doudou car il parle de sentiments. Il parle de personnes se sentant seules et qui sont différentes et pourtant, ils tombent petit à petit amoureux. On ne sait pas pourquoi mais cela fonctionne comme cela pouf. Et le pire, c’est que si vous lisez cela à une bonne période où vous en avez besoin, vous ne pouvez pas vous empêcher de fondre littéralement. C’est votre petite bouffée d’air frais.

Cependant, cela ne sera pas un coup de coeur.

Et non. Il m’a permis de faire une belle pause (entre deux batailles aux royaumes des elfes), il m’a permis de voir un peu de papillons dans les yeux, la prose était franchement sympa mais non, cela ne sera pas un coup de cœur. Déjà parce que ce n’est pas trop mon genre de roman. Ensuite, parce que j’ai eu l’impression de lire du Foekeninos. Alors, cela ne me dérange pas. Mais j’aurai aimé avoir un peu plus d’identité de l’auteur, ou du moins, une plus marquée.

On se laisse porter par le récit mais sans vague, sans remous et en s’attendant presque à chaque détail de la fin. C’est un roman dont la musique est toujours familière et qui, si j’en lisais plusieurs du même type, me laisserait la même empreinte et la même musique. 



99 Francs de Frédéric Beigbeder

Présentation de l’éditeur : En ce temps-là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts d’autobus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les rues et même à la campagne.
La vie était envahie par des soutiens-gorge, des surgelés, des shampoings antipelliculaires et des rasoirs triple-lame. L’?il humain n’avait jamais été autant sollicité de toute son histoire : on avait calculé qu’entre sa naissance et l’âge de 18 ans, toute personne était exposée en moyenne à 350 000 publicités. Même à l’orée des forêts, au bout des petits villages, en bas des vallées isolées et au sommet des montagnes blanches, sur les cabines de téléphérique, on devait affronter des logos « Castorama », « Bricodécor », « Champion Midas » et « La Halle aux Vêtements ». Il avait fallu deux mille ans pour en arriver là. 

 On a beau dire on a beau faire, Beigbeder aime se lire et s’entendre parler.


Frédéric Beigbeder, c’est plus qu’un homme en fin de compte. C’est un personnage. Et il aime l’image qu’il renvoie (ou pas d’ailleurs). Mais dans tous les cas, c’est une image contrôlée et contrôlée par lui. Lorsque j’ai lu L’amour dure trois ans, je me suis dit qu’il aimait ce qu’il écrivait et que quelques parts c’est ce qu’on attendait de lui. Dans son roman antérieur de 99F, c’est exactement cela. Beigbeder s’approprie l’univers de la Pub et il en fait un bouquin.

Et en le lisant, et bien oui, c’est exactement ce à quoi je m’attendais. C’est pas comme si dans la pub, on bossait. Ce sont des gens qui boivent, qui se droguent, qui ont vendu leurs âmes pour nous faire entrer un peu plus dans le consumérisme à outrance. Et c’est aussi ce qui nous fait encore plus accepter les pubs et le fait d’acheter les derniers produits. C’est pas moi, c’est Beigbeder.


Le problème, c’est qu’à force de s’attendre à quelque chose, c’est qu’on n’est pas surpris.


Oui, j’ai souri parfois parce que il est drôle dans sa caricature de lui même mais je n’ai pas été surprise du tout. Le roman est allé exactement dans le sens que je voulais qu’il aille, ni plus ni moins. Trois cent pages et hop c’est pesé. J’en aurai limite ressenti de l’ennui avec une centaine de pages en plus. C’est réellement une histoire qui ne peut arriver tellement cela part dans les grandes phrases, dans les délires de ce personnage que tout le monde déteste mais que tout le monde vénère tout de même.

Alors pourquoi je le lis ? J’avoue, j’adore son style. Il m’apaise, me fait sourire. Je me mets dans un cocon de littérature contemporaine qui je sais ne m’apportera rien à part passer le temps. Et c’est ce que j’avais fait. Sans pour autant suivre un effet de mode ou critiqué la société. 




Mémoires d’un maître faussaire de William Heaney

Présentation de l’éditeur : William est un faussaire spécialisé dans les livres. Il est doué pour l’écriture mais préfère griffonner incognito des poèmes pour un ami plus séduisant que lui et fabriquer des exemplaires factices de premières éditions de Jane Austen qu’il vend ensuite à des collectionneurs crédules. Il n’est pas si mauvais, au fond : il reverse l’argent récolté à un foyer pour SDF et ses crimes ne font de mal à personne.
Mais si William n’a rien fait d’autre de sa vie, ce n’est pas sans raison. Il a commis quelque chose qui lui fait honte quand il était étudiant, boit beaucoup trop et ne peut s’engager dans une relation amoureuse. Ah oui, et il voit des démons. Des silhouettes éthérées qui rôdent derrière le dos de ceux qui l’entourent, guettant un instant de faiblesse. À moins que William ne voie simplement la souffrance du monde ? C’est alors qu’une femme extraordinaire, peut-être capable de l’en sauver, entre dans sa vie…


Il est très difficile d’approcher ce roman au début.

Je ne sais pas, j’ai bloqué. En effet, l’auteur prend son homonyme, William, lui fait vivre la vie de tous les jours sauf que lui est faussaire, et l’un des meilleurs copieurs de livres rares de tous les temps (du moins est-il très doué). Il a commencé en étant étudiant. Et puis, arrive une mésaventure. Depuis, il voit des démons. Toussa toussa. Il a continué son existence de maître faussaire mais vit d’une manière très particulière, sûrement à cause de ses visions.

Et bien , j’ai eu du mal. Car le personnage était d’un côté trop tangible et de l’autre il y avait le surnaturel qui venait là. Ainsi, nous voyons tous des scènes de la vie quotidienne d’un maître faussaire, père divorcé qui a son groupe d’amis, son groupe d’affaires. Mais aussi les démons que parfois il voit. Et l’auteur nous explique pourquoi il agit de cette manière là ou pas. Bref….

Mais en fin de compte, est ce réellement un faussaire ?

Et est ce quelqu’un qui voit réellement des démons ? C’est pas facile de se prononcer car tout d’abord, il n’y a quasiment que lui qui peut les voir. Forcément on se pose la question de savoir si c’est juste un trouble mental ou réellement quelque chose de mystique. Et je pense que l’auteur laisse volontairement place au doute pour que le lecteur puisse se faire sa propre opinion. Ensuite, nous savons que William falsifie des livres anciens. Mais il y met tellement d’art et d’application, tellement de savoir faire qu’on se demande aussi si au final, on ne peut pas dire qu’il s’agit tout simplement d’un artiste.

Et voilà. pour le reste, je vous laisse faire votre opinion. Car il n’est pas du tout facile de se prononcer dans ce roman. Peut être le point négatif que je voudrai souligner ici. On se laisse porter par le récit mais on ne prend pas nécessairement position.  Toutefois, ce fut un agréable moment de lecture que j’ai passé

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑