Les contes de la Bécasse de Guy de Maupassant

Présentation de l’éditeur : Le baron des Ravots, autrefois grand chasseur, est à présent paraplégique. Sa seule façon d’assouvir sa passion est de tirer par sa fenêtre les pigeons que lâche son domestique. Lorsque la chasse est ouverte, il a coutume de recevoir ses amis pour entendre leurs histoires. Un tourniquet à l’effigie d’une bécasse désigne celui qui devra narrer son conte.

Comme une envie de retrouver l’Automne.

Et oui. Pour moi, les Contes de la Bécasse évoquent l’Automne où on pourrait commencer les veillées. Où on se raconte des histoires : parfois drôles, parfois effrayantes. Parfois juste pour passer le temps. Avec une morale, sans morale. Bref. C’est le rôle des veillées qui se perdent maintenant. Mais j’aimais avant écouter des histoires au coin du feu jusqu’à m’endormir à même le sol. Et les contes de la Bécasse, c’est exactement cela !

L’action se situe en Normandie, pays pleins de contes et de légendes. Le prétexte pour faire tout cela, c’est bien évidemment un vieux chasseur qui ne peut plus chasser et qui demande à ses potos de lui raconter une histoire à chaque saison des chasses. Bien entendu, tout le monde en a une, qu’elle soit dans n’importe quelle catégorie. C’est ce qui est génial avec les nouvelles, c’est qu’on peut s’en lire une par soir.

Les contes de la Bécasse, toujours actuels ?

Alors oui, l’espace temps se situe surtout au XIX° Siècle mais ce qui est bien avec Maupassant, c’est qu’il ne parle pas de l’histoire ou de l’amour mais plutôt de l’âme humaine. Et là, on se régale car on peut adapter l’histoire comme on en a envie. Je ne dis pas, naturellement, que toutes les histoires sont jolies et se terminent bien. Oh que non ! Elles sont parfois dérangeantes. Parfois, on a juste envie de passer à la suivante. Parfois on aimerait plutôt s’attarder. Mais si on enlève les costumes et quelques circonstances, je dirai que ces contes seraient parfaitement adaptable à notre société.

En bref : Je me suis régalée, comme de bien entendu. Cela m’a permis de boucler ma rentrée si je puis dire. Et ainsi partir du bon pied pour le traintrain de Septembre avec le boulot, les enfants, les amis, les amours, les emmerdes. Et même les lectures tenez ! 

Une aventure de Maître Li et Boeuf Numéro Dix de Barry Hughart

Tome 1 : La magnificence des oiseaux

 Présentation de l’éditeur : Pour lutter contre une épidémie pour le moins singulière — puisqu’elle sait compter et ne touche que les enfants de son village — Boeuf Numéro Dix se rend à Pékin le jour de son dix-neuvième anniversaire. Là, il rencontre un vieil alcoolique, un sage qui bien des années auparavant fut célèbre sous le nom de Maître Li. De retour au village de Kou-Fou, tous deux découvrent sans mal que Fang le prêteur sur gage et Ma le Grigou ont empoisonné les enfants par erreur. Les deux coupables ont pris la fuite, mais il reste à guérir les enfants… Ainsi commence la première enquête de Bœuf Numéro Dix et Maître Li, dans une Chine qui ne fut jamais, où la recherche de la Grande Racine de Pouvoir les conduira à briser la terrible malédiction qui pèse sur la princesse aux oiseaux…

Les contes chinois ont toujours l’art de me faire rêver 

J’ai un faible pour la littérature actuelle qui écrit des volumes et des volumes avec un fond de conte chinois. Et c’est un plaisir pour moi de découvrir enfin Maître Li et Boeuf Numéro Dix dans une trilogie qui avait l’air d’être drôle et aventuresque. Ce fut bien le cas. J’ai passé quelques centaines de pages de pur délice de lecture avec une plume juste, de l’humour à toute les pages et surtout, surtout, une quête initiatique et une énigme assez costaude à résoudre.

Et là je me dis : mais dois-je ajouter quelque chose pour vous pousser à lire ce premier tome ? En effet, cela doit vous paraître absolument superfétatoire de vous faire une chronique sur un livre tout simplement bon, sur un thème que j’adore et dont l’auteur a réussi son coup de plume. Mais je suis sûre et certaine que certains tatillons dans la salle voudront que je pousse l’exercice de style en ce sens. On va tenter le coup car je commence à rouiller en terme de chronique (les périodes de fin d’année, c’est le mal).

Boeuf Numéro Dix et Maître li, un duo d’enquêteur à la fois touchant et idéal.

L’un possède la volonté, le courage et la force. L’autre possède l’ingeniosité, les relations et un « petit problème de personnalité ». Le tout forme un duo génialissime qui va vous emmener dans un conte chinois époustouflant. Vous aurez de la légende, des fantômes, une enquête, du raisonnement et comme je commence à le répéter : de l’humour, de l’humour et encore de l’humour. Je n’ai eu qu’une seule envie pendant cette lecture, c’est qu’une adaptation pointe le bout de son nez un jour. Car cela provoquerait à coup sûr un divertissement digne d’un Juge Ti !

Pas une seconde je me suis ennuyée et pourtant, je n’ai pas perdu une seule seconde mon âme d’enfant. Je vous conseille vivement ce premier tome. Je vous raconterai pour les deux suivants très vite j’espère.

Le mont Crépitant de Dazai Osamu


Présentation de l’éditeur : « A voix haute il lui lit des contes comme Momotarô, Le Mont Crépitant, Le moineau à la langue coupée, Les Deux Bossus ou Monsieur Urashima.
Bien qu’il soit pauvrement vêtu et qu’à sa figure on le prenne pour un idiot, ce père est loin d’être un homme insignifiant. Il possède en effet un art vraiment singulier pour imaginer des histoires.
« Il était une fois, il y a bien, bien longtemps… »
Ainsi, tandis qu’il lui fait la lecture de sa voix étrange et comme stupide, c’est une autre histoire, toute personnelle, qui mûrit au fond de son cœur. « 
Voici des contes populaires qui figurent parmi les plus célèbres au Japon et auxquels le grand écrivain Dazai Osamu (1909-1948) donne une interprétation personnelle par la voix d’un narrateur quelque peu original, censé les lire à sa fille dans un abri antiaérien.

Une plongée dans le folklore japonais.

Le Mont Crépitant est une série de contes japonais dont je ne vous raconterai pas le contenu. Si vous voulez juste un petit conseil, lisez vous un conte de temps en temps, sinon vous risquez, comme tout recueil une légère overdose (en tous cas, c’est mon cas). Ce que j’ai le plus apprécié, ce sont les sens de ces contes qui ne sont pas du tout à l’image de la morale occidentale. Aussi, pour nous lecteurs français, on s’interroge parfois sur le but d’un tel conte. Et c’est là qu’on se rend compte que c’est un monde totalement à part. Ce constat fait, ou on aime, ou on n’aime pas vous allez me dire. Mais c’est aussi et surtout un excellent moyen de découvrir cette manière de vivre et de penser.

Aussi, si vous désirez découvrir des écrits et des contes japonais, je ne peux que vous conseiller cette lecture légère et envoûtante. Le narrateur, ici, n’est pas trop présent donc je pense que nous aurons ici quelque chose d’assez fidèle avec le folklore japonais.

En bref, si vous voulez voyager à moindre frais, je vous conseille cette petite découverte.

Eco de Guillaume Bianco & Jérémie Almanza

Tome 1 : la Malédiction des Schakelbott

Présentation de l’éditeur :  » Approchez braves gens, pour entendre l’histoire, Cette sombre litanie, qui vogue dans ma mémoire. Soyez donc attentifs, prêtez-moi une oreille, Vous entendrez un conte, à nul autre pareil. Eco n’a pas dix ans, son visage est bien blême, Mais c’est la vie pourtant, qui coule dans ses veines. Une triste circonstance, par une nuit de démence, Changera à jamais sa paisible existence. La fable est déplaisante, faites à votre guise, Sachez que toutefois, pleurer n’est pas de mise… « 

Un magnifique conte  !

Désolée mais je n’arrive pas à trouver d’autres qualificatif car l’objet livre en lui même est magnifique. Les dessins ont un quelque chose d’inouï. J’ai vraiment pris mes yeux d’enfants, ceux qui sont écarquillés au maximum et avec un magnifique Ôoooooooooooooh à chaque image. J’ai cherché les influences mais non, il y a vraiment une petite patte toute personnelle là dedans, que ce soit dans la disposition des images que dans la rédaction de l’histoire.

J’ai ainsi adoré la palette de couleurs utilisée pour ce premier tome et je serai curieuse de voir s’ils ont utilisé d’autres palettes pour les tomes prochains (que j’ai dans ma PAL donc rassurez vous, je vais vous en parler le plus tôt possible). Quant au style d’écriture utilisé, on peut dire que nous sommes incontestablement dans l’univers du conte telle qu’on a pu les lire étant enfant. La structure du texte est bien caractéristique du genre et l’histoire suit bien le chemin. Mais il n’y a pas que cela…..

On oscille vraiment entre monde enfantin et monde adulte.

L’histoire d’Eco, du moins dans le premier tome, représente vraiment le passage à l’âge adulte mais aussi les différences entres les adultes et les enfants. En effet, on suit la jeunesse de la petite Eco qui n’a pas les talents innés de ses parents pour la couture. Ou plutôt elle n’a pas les talents que ses parents aimeraient qu’elle ait. Source de déception flagrante, elle s’isole de plus en plus, se créant elle même son univers « doudou ». Comme dans tous les contes, Eco subira une épreuve d’initiation qui est la livraison d’une poupée à un client important de la famille

Or, Eco ne remplit pas le contrat et sa famille est au bord de la ruine. Evidemment, tout le monde l’abandonne, ses parents ne font pas front du tout avec elle. Elle part donc en quête pour se racheter, pour retrouver la grâce aux yeux de ses parents. Suivent bien entendu plein de choses initiatiques qui montrent son passage à l’âge adulte.

En bref, bien entendu que j’ai adoré cette ambiance, ces couleurs, cette manière d’amener les choses et je vous conseille vivement de lire cette série de BD;

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