Une place à prendre

Auteur : J.K. Rowling

Genre : Contemporain, drame

Maison d’édition : Editions Grasset

Nombre de pages : 680

Obtenu le : 1 Octobre 2012

Lu le : 2 Novembre 2012

Dans le cadre de découvrir une auteur dans un autre style

 

En un mot :

  • C’est là que j’ai pris la mesure du talent de l’auteur
  • Et que j’adorerai tout ce qu’elle écrira
  • Car c’est une écriture qui me parle

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Les mystères de Paris d’Eugène Sue

Présentation de l’éditeur : Les mystères de Paris est un roman à appréhender comme un feuilleton. Eugène Sue nous embarque dans la société parisienne du XIXème siècles. Il navigue entre des héros issus de la bourgeoisie et d’autres, issus des milieux les plus modestes. Les personnages sont présentés sans retenue, leur perdition également. Un des personnages « phares » de ce roman est Paris, présentée avec toutes ses ambivalences:Paris la belle, Paris la crasseuse. Un roman à lire…

Un livre fleuve

Vous savez, avant, on lisait des épisodes dans des journaux. Toutes les semaines. Et puis bout à bout, cela faisait un gros livre. Et bien pour moi, les mystères de Paris, c’est entre la lecture de Notre dame de Paris et mes épisodes. Aussi, pour le lire, je l’ai mis sur mon téléphone portable et j’ai lu un bout par ci, un bout par là.

Et je dois dire que c’est un rare des romans qui vous fait apprécier le Paris. C’est le Paris du XIX eme, où se mélangent les bourgeois et les gens en marge. On se surprend à se demander où commence la ville, où elle se termine, qui fait le bien, qui fait le mal…..

Une plongée dans le passé

Au travers des gens que vous découvrirez dans ce long livre, vous découvrirez toutes les sociétés de Paris. C’est, mine de rien, un formidable mine historique où vous apprendrez comment les gens vivaient, comment ils pensaient, ce qu’il se passait dans les rues.

En bref, c’était superbe de lire ce roman, même si cela m’a pris une petite année, de petits bouts en petits bouts. Cela avait un petit goût d’histoire sans fin, de voyage dans l’espace et le temps. Si jamais l’envie vous prenait de voyager tout en restant chez vous, de vous inspirer aussi, prenez ce petit pavé.

Allah n’est pas obligé d’Ahmadou Kourouma

Présentation de l’éditeur : Birahima, le narrateur de ce roman, a une douzaine d’années et il retrace son itinéraire d’enfant-soldat de l’Afrique contemporaine, entre le Liberia et la Sierra Leone. Orphelin, jeté sur les routes en compagnie d’un marabout mi-philosophe mi-escroc, Birahima se fait enrôler dans une bande de pillards. Kalachnikov en bandoulière, pour gagner sa solde, il va bientôt participer aux pires exactions. ‘Allah n’est pas obligé d’être juste dans toutes les choses qu’il a créées ici-bas.’ Telle est la maxime favorite du jeune Birahima pour justifier l’avalanche de malheurs qui s’est abattue sur lui depuis sa naissance. 

Une découverte issue de la Compagnie des auteurs.

Si vous désirez avoir un superbe podcast qui vous fait découvrir plein de choses de culture générale et qui vous fera sûrement sortir de vos sentiers battus concernant vos lectures, je vous conseille vivement l’émission de radio La compagnie des auteurs. Le principe : chaque semaine, sur 4 émissions, vous aurez le droit à un auteur. Et on va tout décortiquer, sa vie, son oeuvre, ses potes, tout.

Et donc une semaine, c’était le tour d’Ahmadou Kourouma. Déjà, en découvrant sa biographie, je me suis dit que j’aurai adoré rencontré ce mec ! Ensuite, j’ai un peu écouté sa liste de livres et je me suis encore dit que cela allait vraiment être l’idéal pour avoir un petit ovni dans mes lectures du mois de Janvier. J’allais lire de belles lettres. Et qui plus est, j’ai été de suite attiré par le titre de : Allah n’est pas obligé (d’être juste dans toutes les choses qu’il a créées ici-bas). J’ai trouvé cette vision de dieu particulièrement juste mais aussi très réaliste. Et on devrait tous en prendre du recul

Dans le quotidien des enfants soldats.

Et ainsi, en lisant ce livre. J’ai enfin redécouvert la poésie dans chaque page. Chaque mot est pesé et pourtant, le vocabulaire n’est pas élaboré, l’histoire pas compliqué. On raconte la vie d’un enfant soldat, de son point de vue. Et c’est cet exercice de style que j’ai adoré. J’ajoute même, j’aurai adoré l’écouter en audio.

Bref, si vous aimez l’Histoire, les belles lettres, sortir de vos sentiers battus, la totale. Je vous conseille vivement Ahmadou Kourouma. Et je vous conseille aussi vivement de vous poser deux secondes sur ce livre : Allah n’est pas obligé. Car il est très inspirant à sa manière.

Le récif de Seita Parkkola-Vuorela

Présentation de l’éditeur : Mitia, son frère Vladimir et leur mère prennent la route des vacances dans un camping-car. Une panne les immobilise dans un camping en bord de mer. Au cours de ses promenades sur le rivage, Mitia rencontre une bande de garçons vagabonds qui se font appeler les Épaves, ainsi que leur ennemie, une fille mystérieuse en robe blanche qui marche pieds nus sur les rochers et tire à l’arc. Qui est-elle vraiment ? Pourquoi ces garçons n’ont-ils aucune attache, aucun souvenir ? Pourtant, Mitia a cette étrange certitude d’être un des leurs. Nourri de récits mythologiques, empreint de réalisme magique, ce récit proprement envoûtant dessine une approche poétique et apaisante du sentiment de la perte. Le Récif a été élu Meilleur roman scandinave pour jeunes adultes en 2013.

Un récit qui traite de sujets difficiles pour de jeunes adultes.

Je savais déjà que les scandinaves étaient très bons dans leurs thrillers et j’adore m’en faire un de temps en temps ne serait ce que pour l’ambiance. Mais si en plus ils deviennent bon en Jeunesse. J’ai hâte de tâter d’autres styles et je ne suis pas loin de demander ma carte de résidente ! Nous avons là un livre qui traite d’émotions et de choses particulièrement difficiles pour de jeunes adultes et j’y ai trouvé une poésie, une manière d’écrire qui vous donne l’impression que les mots filent entre vos doigts. Bref. Ne serait ce que pour la forme, je vous conseille déjà de lire ce roman.

Et qui plus est, chose de plus en plus rare dans la littérature jeunesse et jeune adulte. On ne vous prend pas pour des buses. On ne simplifie pas à l’extrême et j’ai même envie de vous dire qu’on ne prend pas les gants. On parle de sujets qui peuvent choquer, qui peuvent attrister et on ne rend pas cela mièvre pour autant. L’auteure n’a pas hésité une seule seconde d’aborder un axe qui est poétique mais qui n’enlève rien à la dureté de la chose. Et jusqu’au bout, on se demande ce qui est réel et ce qui ne l’est pas.

Un séjour dans les limbes…..

Et pour aborder ce sujet, elle utilise pour cela des mythes connus et des légendes un peu moins connues (du moins en France). Elle les dépoussiérise pour nous  les amener à notre époque, à notre situation. Et paf. Vous avez le Récif. J’ai mis du temps à me rendre compte que parfois, on parlait plus de mythe que d’une histoire, l’histoire de Mitia qui plus est. Et comme c’est le héros, on aimerait bien savoir la vérité sur ce qui s’est passé. Mais l’auteure décide d’utiliser un peu la parabole pour nous laisser dans un espoir bien flou que j’appellerai les limbes.

C’est comme lire ce livre au sortir du réveil, ce moment où on ne sait pas si on est réveillé ou si on dort encore. C’est le moment où on disait auparavant que les dieux nous parlaient le mieux. En bref : une belle découverte. Ce livre n’est pas parfait. Ce n’est pas un coup de coeur. Mais c’est une belle parenthèse enchantée.

Histoire de Lisey de Stephen King

Présentation de l’éditeur : Pendant vingt-cinq ans, Lisey a partagé les secrets et les angoisses de son mari. Romancier célèbre, Scott Landon était un homme extrêmement complexe et tourmenté. Il avait tenté de lui ouvrir la porte du lieu, à la fois terrifiant et salvateur, où il puisait son inspiration. À sa mort, désemparée, Lisey s’immerge dans les papiers laissés par Scott, s’enfonçant toujours plus loin dans les ténèbres qu’il fréquentait… Histoire de Lisey est le roman le plus personnel et le plus puissant de Stephen King. Une histoire troublante, obsessionnelle, bouleversante, mais aussi une réflexion fascinante sur les sources de la création, la tentation de la folie et le langage secret de l’amour. Un chef-d’œuvre.

Et si je vous disais que c’était un de mes préférés, vous me croyez ?

Et c’est une histoire d’amour !!!! Attention c’est la révolution déclarée dans la Biblio de Koko ! Mais vous allez me dire que c’est un Stephen King et que cela change tout. Et c’est bien vrai. L’histoire de Lisey, je l’ai lu…. Il y a quelques temps déjà, où je trouvait que l’auteur était dans une période bof selon moi. C’est à dire que je prenais plaisir à lire ses romans mais sans plus. Avec quelques boulets incompréhensibles pour moi comme Dreamcatcher. Mais l’historie de Lisey, qui est en dehors de ses sentiers battus, je ne l’ai pas très bien comprise lors de la première lecture. Mais maintenant que j’ai un Prince Charmant, un vrai, un tatoué, je peux vous dire qu’en fait, j’ai réellement vibré en lisant cette histoire.

Parce que c’est l’histoire de Lisey qui se remet petit à petit du décès de Scott. Et il se passe une série d’évènements pas très nets qui fait qu’elle se souvient de toute sa vie avec son mari. Scott, l’écrivain génial qui vivait dans son monde à lui, un peu fou, vraiment à part. Et Lisey, qui semblait être une épouse un peu banale, était en fait la seule personne à pouvoir le comprendre totalement, quand il était bien, quand il avait la crapouasse. Elle savait réellement entrer dans son univers et savait dialoguer avec lui.

Tout Idem.

Oui, ce simple petit mot entre eux deux résume parfaitement la relation entre les deux époux. Et c’est lorsque Lisey est dans une mouise totale, suite à l’obsession qu’elle provoque chez un dangereux psychopathe (hey, on est dans un roman de Stephen King) qu’elle va de nouveau entrer dans le monde de Scott pour pouvoir s’en sortir. Et elle va se rendre compte que quelque part, elle va trouver les solutions dans les souvenirs qu’elle a avec lui et surtout, qu’il a prévu pas mal de chose. Et surtout, surtout, qu’elle était importante. Pour lui mais aussi pour sa propre famille.

Ce roman d’amour extraordinaire peut vous montrer que un petit bout de femme qui paraît banal pour vous, peut être un réel trésor pour son mari. Et au travers de cela, ce formidable roman est un vibrant hommage pour Madame King, je pense, mais aussi pour tous les époux et les compagnons de l’ombre. Ceux qui sont dans la partie sombre et inconnue de la célébrité. Cela montre que lorsqu’on est un couple, et bien, il y a de la magie dans l’air. Et c’est cela qui est magnifique.

Ombres sombres de Petruccio dell’Ava

Tome 1

Présentation de l’éditeur : L’Homme naît innocent. Ce n’est qu’au contact de ses congénères qu’il se corrompt, à en devenir parfois inhumain. Ou peut-être justement est-ce cette corruption qui le rend complètement humain… Pendant la seconde moitié des années 70, en région parisienne, Paul, un adolescent sans histoires de 14 ans et qui avait deux rêves dans la vie : devenir paléoanthropologue et se marier avec sa petite copine Sophie, en fit la triste expérience, pour son plus grand malheur. Tout lui souriait pourtant et il croquait la vie à pleines dents sans se soucier du lendemain lorsque, confronté aux insultes, à la bêtise et à la violence de la part de certains de ses « petits camarades de classe », qui nourrissaient contre lui une sorte de haine qu’il ne comprenait pas, il n’eut comme seules armes pour se défendre, que le silence, la peur au ventre et… la course à pied. Il pensait s’en sortir seul, mais les choses ont empiré jusqu’à ce jour de février où il fut vaincu par les coups de ses tortionnaires. À partir de cet instant, toute son existence va basculer ; irrémédiablement. Affecté plus qu’il n’aurait pu le penser, de prime abord, c’est ainsi qu’il a perdu son innocence en même temps que ses rêves et ses espoirs. Il franchit alors la ligne ténue qui sépare la raison de la folie, se fourvoyant dans sur le seul chemin qui lui paraissait juste ; à savoir celui de la vengeance. Aveuglé par sa haine, la victime devient bourreau. C’est ce qui le perdra.

Et bien pour un premier roman….

Lorsque Vérone Editions m’a proposé de lire ce livre, j’ai accepté. Je ne sais pas, la couverture m’appelait, le synopsis était prometteur. Et je sais que souvent, ce sont des premiers romans. Et même si quelque part, on se casse souvent les dents avec un premier roman, parce qu’il y  a des couacs, c’est toujours un peu à l’état brut. Et bien j’aime bien y jeter mon oeil parce qu’on trouve parfois de belles pépites. Et c’était le cas ici. J’ai lu ce roman en un week end, et j’ai mis du temps avant de vous en parler. Pourquoi? Parce qu’il m’a rendue malade, il m’a fait passer par des états émotionnels assez forts et je dois dire que cela faisait longtemps qu’un roman ne m’avait pas touchée à ce point.

Mais c’est bien un premier roman. Petruccio dell’Ava a pris comme personnage Paul dell’Ava, ce qui fait que je me suis bien demandée pendant les trois quart du bouquin si ce n’était pas un livre auto biographique. Et puis, le Paul, il est un peu trop parfait. Des fois, on entre dans des réflexions un peu bof, cela ne sonne pas si vrai. Pareil pour les dialogues. Vous pensez sûrement que cela va avoir de l’importance, que cela va vous énerver pendant la lecture ? Nan. C’est franchement un premier jet et je pense que l’auteur, en s’exerçant un peu (donc en écrivant d’autres livres, comprenez moi bien) va gommer tous ces petites coquilles. Parce que franchement, vous oublierez bien vite tout cela en lisant l’histoire.

Nous avons tous rencontré ou été un Paul dans notre vie.

Je pense que c’est un peu cela le truc. C’est que Paul est un garçon mature, intelligent, non conventionnel et, lorsqu’une forte tête arrive dans sa classe sous le prénom de Martin, je crois. Il devient victime de Bullying. Alors oui, je sais, tout le monde commence à en parler dans la presse, dans les livres. C’est remâché peut être. Peut être oui. Mais quand j’étais collégienne et que j’en étais victime. Personne n’en parlait. Je pensais juste être le souffre douleur d’une classe voire d’une école entière. Et peut être que l’écriture est encore un peu maladroite par moment, l’analyse de la situation ici, dans ce roman, est criante de justesse. C’est aussi pour cela que je me suis demandée si ce n’était pas une autobiographie.

Un jeune garçon devient le souffre douleur d’un groupe de collégiens. Ils le maltraitent de toutes les manières jusqu’à ce que cela aille trop loin. Et le pauvre Paul ne veut rien dire que ce soit à la Police ou à ses parents. A personne. Et vous allez me dire qu’il est un peu bête le Paul de se laisser faire comme cela. Et je vais vous dire ce que reflète le roman, et ce qui est réel, tangible comme ceci. Lorsque vous êtes victime de harcèlement scolaire, vraiment, il n’y a pas de vraie solution. Parce que cette situation, c’est notre part sombre en nous même. D’où le titre vraiment bien choisi. En effet, il y aura toujours des gens pour martyriser d’autres gens. C’est horrible, mais c’est la nature humaine. Et on peut tout faire pour les raisonner. Il n’y a rien qui fonctionne à part leur propre limite.

Et donc bourreau reste bourreau toute sa vie ?

Non. Ni martyrisé reste martyrisé toute sa vie. Car quand on dépasse la limite de quelqu’un, cela se répercute. De différentes manières, je le conçois. Et on est changé à jamais, comme le montre la vie, la vraie mais aussi ce livre. Et c’est  pour cela que ce roman m’a retournée comme une vieille chaussette, au point que mes amis m’ont clairement demandé ce que j’avais. Je ne pouvais pas leur dire que j’étais mal à cause d’un bouquin. Parce que je n’ai pas encore tous les mots pour ce que j’avais subi à l’époque. Je ne pouvais pas dire que je pleurais pour Paul et pour son bonheur perdu.

Non. J’ai fait comme avant : j’ai avancé en serrant les dents. Et je me suis dit que lorsque le tome 2 sortira, je le lirai bien, en souhaitant toute bonne continuation à l’auteur. Grand merci encore à Vérone Editions pour la découverte.

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