White fragility : Why it’s so hard for white people to talk about racism

Auteur Robin Di Angelo
Saga  
Numéro de tome  
Genre Essai
Maison d’édition Editions Beacon Press
Nombre de pages 169
Obtenu le 5 Mars 2019
Lu le 30 Mai 2019
Dans le cadre de Lire une recommandation d’une amie
En un mot Une révélation
Qui peut faire du mal car dur à encaisser
Mais nécessaire (déso pas déso quoi)
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Femmes en politique, en finir avec les seconds rôles de Marlène Coulomb-Gully

Présentation de l’éditeur : En France, la politique reste un bastion du sexisme. Aujourd’hui encore, les femmes sont sous-représentées, comme le montrent les chiffres des différentes assemblées. Malgré la parité imposée pour certaines élections (conseils régionaux et départementaux, etc.), elles ne parviennent pas à briser le plafond de verre (peu sont présidentes de région, et, en 2016, plus aucun ministère régalien n’est réservés à une femme). Le seuil de tolérance a cependant baissé, témoignant d’une évolution des mentalités, plus rapide durant les 50 dernières années que durant les siècles antérieurs. Mais si le sexisme est aujourd’hui dénoncé avec vigueur, il contribue aussi à éloigner les femmes du monde politique. Dans un livre à la fois caustique et pédagogique l’auteure explique en quoi notre histoire et notre imaginaire collectif contribuent à cantonner les femmes aux seconds rôles, propose une analyse du rôle des médias dans cette partition inégalitaire et s’interroge sur les leviers dont on dispose et les outils à inventer pour une plus juste répartition des responsabilités politiques


Ouh là là, quelque chose de sérieux ici ?

Et oui, bandes de rêveurs patentés, il faut savoir aussi lire utile. En finir avec les : Je crois en l’égalité homme femme. Mais quand même c’est normal qu’elles soient moins bien payées parce que les congés maternité et pour les gosses. Cela va bien deux minutes. Et je l’entends partout, tout le temps. A la maison parfois, au boulot très souvent, en regardant les journaux. En me baladant dans la rue ou dans les conversations des autres….

Le fait que les femmes politiques sont certes présentes mais qu’elles ne possèdent pas de poste clé. Cela ne choque personne fondamentalement dans notre pays. Nous y sommes habitués. Peut être ceux de ma génération se souviendront d’Edith Cresson comme premier Ministre qui s’est faite éjectée en quelques mois. On lui a donné tous les motifs d’incompétence et surtout, c’était une femme. Cela expliquait tout bien entendu. On n’approche pas non plus du mythe de Simone Veil, celle que nous adorons toutes (mais si, j’en suis sûre) en se disant qu’on n’arriverait jamais à la dépasser.

L’auteure ne conteste pas les faits.

Elle revient bien entendu sur notre histoire. Elle fait un état des faits qui j’espère est le plus impartial possible pour nous montrer son point de vue. Lorsque les femmes sont en politique, c’est surtout pour des rôles mineurs. Et on se doute bien que le titre de Présidente de la République ne sera pas octroyée de sitôt. Alors si c’est parce qu’il n’y a pas de bonnes candidates, cela ne serait pas si terrible. Mais si la plus grosse excuse est tout simplement parce que c’est une femme, on parle de discrimination et ça c’est moins cool.

Et le moins cool du monde, c’est que nous nous y sommes faites. Que si les hommes ont ce pouvoir sur nous, c’est parce que nous les femmes, nous  le leur laissons, tout simplement. Alors, en effet, lire ce petit livre nous met mal à l’aise. Mais il remet en lumière une situation qui est depuis longtemps, il faut bien l’avouer plus que révoltante.

Un lieu à soi de Virginia Woolf ( Traduit par Marie Darrieussecq)

Présentation de l’éditeur : Je sais vous m’avez demandé de parler des femmes et du roman. Quel rapport, allez-vous me dire, existe-t-il entre ce sujet et une « chambre à soi » ?, interroge Virginia Woolf en ouverture d’une conférence sur le féminisme qu’elle dispensa aux étudiantes de l’université de Cambridge. Avec une irritation voilée d’ironie, Virginia Woolf rappelle dans ce délicieux pamphlet comment, jusqu’à une époque toute récente, les femmes ont été savamment placées sous la dépendance spirituelle et économique des hommes et, par voie de conséquence, réduites au silence. Il manquait à celles qui étaient douées pour affirmer leur génie de quoi vivre, du temps et une chambre à soi. »

Une réflexion pertinente actuelle sur les femmes et leur rapport avec l’art

Et qui semble parfois limite assez actuelle en fait. Et c’est cela qui est le plus troublant, c’est que cet essai qui pourrait semblait obsolète à notre époque a encore certains points, dans notre vie de tous les jours, qui est très actuel, très présent. Aussi, même avant de vous donner quelques indications sur cet écrit magnifique de Virginia Woolf, je peux déjà vous dire que c’est un essai à donner à toute jeune fille qui se pose des questions (ou pas) sur ce qu’elle va faire plus tard, sur ce qui est possible pour elle, sur ce qu’on va penser d’elle. Car cet essai va décrire précisément ce que la gente  masculine pourra dire de vous, et pire, ce que la gente féminine pourra dire de vous.

Car ce que demande Virginia Woolf, c’est pourquoi, déjà on analyse l’oeuvre d’une femme en fonction de son sexe ? Surtout que ceux qui voudront analyser les femmes sont surtout des hommes. Et les exemples sont encore criants aujourd’hui. Prenez déjà la conférence (que j’adore attention) : les Hommes viennent de Mars et les Femmes de Vénus. On sent que les hommes et les femmes viennent de deux mondes différents et qu’une femme, si elle veut exercer une activité à elle, quelle soit professionnelle ou personnelle, elle le devra partager automatiquement avec ce que Virginia appelle la table de la cuisine. Et je dois dire que c’est ce que je fais quand j’écris cette chronique, quand je fais mes activités créatives ou que je fais du télétravail. Le luxe d’un lieu à soi pour toutes ses activités est très dur à acquérir. Le seul point où je me trouve chanceuse, c’est que mon compagnon n’a pas non plus ce luxe.

Les femmes et la littérature.

Mais en prenant en compte que les femmes sont différentes, on prend cette question de plein fouet : Shakespeare pourrait il être une femme ? Et s’il avait été une femme, aurait il écrit ses pièces telles quelles. Sa vision de l’amour aurait été la même? Et celle de la femme ? En prenant les Soeurs Brontë ou Jane Austen ? Comment qualifier leur littérature ? De féminine ou féministe ? Aurait elles pu écrire des choses plus profondes que des discussions entre femmes ? Est ce que cela aurait été possible si elles avaient eu une vie de famille complète, on s’entend, des maris, des enfants, une vie sociale ?

C’est l’importance d’un lieu à soi ou une chambre à soi, selon le titre, c’est réellement comment admettre que les hommes et les femmes sont différents, qu’ils seront considérés différemment, et que le fruit de leur travail sera considéré différemment. Et c’est sous cette plume précise que cela prend toute sa justesse, tout son piquant. C’est un régal de lecture, un livre de chevet à prendre en compte. Une réflexion à poser aux hommes comme aux femmes.

Merci les Editions Denoël pour cette nouvelle traduction.

Vivre avec des cons de Tonvoisin Depalier

Présentation de l’éditeur : Vivre avec des cons  » nous entraîne dans une folle journée à la con, consacrée à l’observation du con d’élevage dans son milieu naturel… Du voisin qui se lève aux aurores le week-end pour vérifier le bruit de sa perceuse aux cons mobiles, tueurs de vieilles aguerris qui sévissent à vélo, en voiture, en rollers, propulsés sur les crottoirs par leur rottweiler, en passant par votre conjoint ou la conne qui vous est jointe… bref, tout le monde y trépasse. Une chose est certaine, les cons et les connes ne sévissent pas qu’au bureau…

Quand vous apprenez à vivre avec des cons en lisant un…..

Non mais celui là, c’est juste pas possible. Il trainait dans ma pal depuis un certain temps dirons nous (je ne sais même plus). Et je n’avais rien à lire. Donc j’ai pris celui ci en me disant que cela allait être rapide et hop un en moins. Et ce fut le cas. Alors oui, j’ai souri, j’ai pouffé, j’ai levé les yeux et tout. Ce n’est pas un livre que vous lirez pour vous faire de grandes idées. C’est juste un livre passe temps, qu’on lit allongé dans un canapé en jugeant ses voisins et puis basta.

Mais en fin de compte, c’est de l’humour douteux qui fait rire et même moi j’ai ri. Si je ne mets pas de bonnes notes c’est que je n’en mets pas au Paris Match de la salle d’attente ou du Vog de chez mon coiffeur. Il m’a diverti, et encore, et c’est tout.

Donc en fait ….

Franchement, aucun conseil. Si vous deviez lire ce livre, cela devrait être comme une mouche qui vous pique, tout simplement. Il n’y a pas de règle dessus. C’est de la lecture passe temps où on pause son cerveau et on le repose pendant une heure. Point.

Quant à cette chronique, c’est simple. J’entends des avis complètement différents sur ce livre. Tantôt génial, tantôt pourri. Mais hé les gars, faut aussi savoir pourquoi vous lisez certains bouquins. Ici, c’est pour le titre et il faut aussi de temps en temps accepter que le con, ce soit vous. Et c’est parfois pas plus mal. (humour bonjour).

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