Gataca

Auteur : Franck Thilliez

Genre : Thriller

Maison d’édition : Pocket

Nombre de pages : 600

Obtenu le : 3 Octobre 2012

Lu le : 10 Avril 2013

Dans le cadre du challenge New Pal 2013

 

En un mot :

  • C’était l’époque où je pensais naïvement que j’allais pouvoir lire tous les livres de ma PAL
  • J’ai aussi découvert que je pouvais avoir peur près de chez moi.
  • Sinon, après, j’ai tout lu de l’auteur

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Syndrôme E

Auteur : Franck Thilliez

Genre : Thriller

Maison d’édition : Pocket

Nombre de pages : 510

Obtenu le : 19 Octobre 2012

Lu le 5 Février 2013

Dans le cadre d’un challenge thriller

 

En un mot :

  • Première fois avec Franck Thilliez
  • Oui du coup, à lui aussi j’ai lu tous les livres

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Rêver de Franck Thilliez

Présentation de l’éditeur : Abigaël souffre d’une narcolepsie sévère qui lui fait parfois confondre la réalité avec ses reflets chimériques. De nombreux mystères planent autour de la jeune psychologue, notamment concernant un accident dont elle est miraculeusement sortie indemne.

Cela faisait longtemps….

Qu’on ne s’était pas lu un Franck Thilliez avec Yumiko. Cela aurait été bête de ne pas en profiter. Et puis il y avait eu des critiques comme quoi il n’était pas sublimissime comme d’habitude. Forcément, on a voulu savoir. Vous connaissez notre amour pour les enquêtes sur la vérité des oeuvres policières de Franck Thilliez. Et puis, je dois vous avouer en plus que cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu peur en sortant de chez moi. Cette fois ci, mon auteur préféré d’horreur m’a apporté le crime à la maison. Dans ma ville. Et puis, il y a eu un bel épisode d’Hôpital psychiatrique là où habite ma grand mère. Oui oui oui.

Bref, maintenant que je cesse d’avoir des tics nerveux et que je ne hurle plus après mes voisins (que j’ai assassiné mais tchut, j’ai un alibi), je me suis décidée à vous faire proprement la chronique de ce tome que j’ai trouvé bien flippant, l’intrigue encore mieux et non, ce n’est pas un Thilliez bof parce que je me suis encore trompée sur plein de trucs. Et tant que je me trompe dans mes déductions et que j’ai peur en sortant de chez moi, on dira que cet auteur fait bien son job.

Un policier digne d’un Inception.

La particularité de ce roman-ci, c’est que vous êtes dans Inception (le film), clairement. Vous avez du mal, à l’image de notre héroïne Abigaël, de savoir si le monde et donc l’intrigue dans laquelle vous évoluez est réelle ou pas. Et donc, vous devenez comme elle : complètement psychopathe à chercher des indices partout et surtout à tout remettre en question, seconde après seconde.

Ce que nous propose l’auteur dans ce livre, c’est ni plus ni moins qu’une chute libre sans avoir la possibilité de lui faire confiance. Vous devez lâcher prise dans vos angoisses, les surmonter si possible et avancer jusqu’à la conclusion de l’intrigue. Abandonnez tout ce que vous savez, de toutes manières, dès que vous aurez une certitude, il se fera un plaisir manifeste et flagrant, de vous l’enlever et violemment.

Sur ce, je vous dis à bientôt, genre à la sortie de son prochain roman 🙂

Avant Pandemia : Le Grand Voyage de Franck Thilliez

Présentation de l’éditeur : La croisière de douze jours s’annonce idyllique. Gilda et son fils Jérémy regardent joyeusement le quai s’éloigner avant de regagner leur cabine.A cet instant, personne ne prête attention au rouge-gorge qui s’est laissé piégé dans la cale. Mais, plus tard, quand le paquebot stoppe en pleine nuit, que les voyageurs ressentent les premiers malaises, le voyage de rêve risque de tourner au cauchemar.

La nouvelle avant Pandemia

C’est marqué dessus. C’est normal. En gros, cela ne va absolument pas vous révéler de grandes vérités sur Pandemia, cela va juste vous faire encore plus peur sur le livre Pandemia. C’est un add on que vous pouvez lire avant ou après ledit livre, c’est comme vous voulez. Sachez juste qu’il ne faut pas vous fier au caractère court du format nouvelle. Franck Thilliez est capable de vous faire aussi peur que ce soit en nouvelle qu’en roman. Et je vous le dis net, c’est même carrément flippant.

Imaginez un paquebot Low Coast, où il y a des tas de personnes. Et quand je dis des tas, Titanic, à côté, c’est de la nioniotte. Et donc, il y a un oiseau emprisonné dedans. Et pendant la nuit, on ferme tous les accès du bâteau, sans trop savoir pourquoi et des gens tombent malades. Et il y a d’autres bâteaux qui suivent et qui ont l’air menaçant.

Un huit clos réellement angoissant.

C’est bien le pourquoi de c’est angoissant : c’est un huit clos. Des gens les uns sur les autres enfermés, c’est bête et cela panique. Surtout s’il y a des morts dans le lot. Mais en prime, c’est que l’on ne peut s’empêcher de se dire que cela pourrait être possible et c’est en cela que Franck Thilliez est réellement effrayant : il arrive toujours à nous laisser ses histoires ancrées dans le réel. On prend forcément à coeur ce qui arrive à ses personnages, qu’on les croise pendant toute une saga comme Lucie et Franck ou très brièvement dans ce paquebot.

Aussi, c’était un réel plaisir de passer cette soirée en compagnie de Yumiko qui a bien flippé avec moi. A quelques milliers de kilomètres de chez moi. Je pense qu’on ne fera pas de croisière avant quelques temps cela dit  😉

Franck Sharko & Lucie Hennebelle, tome 5 : Pandemia, de Franck Thilliez

Présentation de l’éditeur : Comme tous les matins, Amandine a quitté sa prison de verre stérile pour les locaux de l’Institut Pasteur. En tant que scientifique à la Cellule d’intervention d’urgence de l’Institut, elle est sommée, en duo avec son collègue Johan, de se rendre à la réserve ornithologique de Marquenterre pour faire des prélèvements sur trois cadavres de cygnes. Un sac avec des ossements est trouvé dans l’étang.

Alors comment vous dire ?

Pandemia est le roman qui suit Angor et dont les évènements sont la conséquence directe de Angor. Vala. Et comment vous dire que je flippais déjà ma race avec Angor, le Dark net, les transplantations cardiaques et que tout ceci se passe dans ma région. Là, on est chez mes cousines : la région parisienne. Soit, mais bon quand même je flippe. Et on va parler d’une pandémie. Oh non pas un virus supra mortelle toussa toussa. Que dalle. Une grippe. Comme ça pouf. Par un homme en noir qui veut anéantir le monde  (normal, c’est un méchant) en recréant les cavaliers de l’Apocalypse (je savais bien que cette saison de Supernatural, il fallait pas que l’auteur regarde !).

Bref, si vous pensiez que vous aviez eu peur avec Angor, essayer de ne pas éternuer ou vous gratter ou quoi que ce soit d’autre avec Pandemia. Vous regarderez le métro et les lieux publics différemment et vous  penseriez que vivre dans une pièce stérile, comme Amandine, c’est peut être pas si mal, en fait.

Comment analyser les meurtres d’une grippe, accrochez vous bien.

Sans non plus vous révéler l’histoire, sinon c’est pas drôle. Je vais juste vous dire qu’il y aura du meurtre, du sang, des morts, un voyage en Pologne et des tas de mouchoirs en papier. C’est tout. Mais imaginez vous introduisez une nouvelle grippe dans le monde et la transmettez par deux façons différentes : les oiseaux et un centre de croisement d’une grande capitale européenne. Forcément cela va devenir une pandémie. Pire, elle ne paraîtra pas si grave de suite, parce que la grippe, cela n’a pas l’air si méchant (par comme le Sida, ou autres joyeusetés). Mais même s’il y a 1 % de décès, sur la population mondiale. Calculez deux secondes.

Ouep, en brisant une fiole dans un bouquin, non seulement vous avez sapé toutes votre confiance dans le système, dans les gens, bref, envers tout. Parce que même si on survit, on ne peut s’empêcher d’y penser enfin de compte. Jusqu’où peut aller la méchanceté des gens à s’attaquer à des victimes aléatoires à l’aide d’un seul virus. C’est fous !

Et le pire c’est que l’auteur en a totalement conscience mais en plus il nous entraîne dans sa chute. Mais je vous l’avais déjà dit que cet auteur était un sadique et que c’est même pour ça qu’on continuera de le lire. Na

Franck Sharko et Lucie Hennebelle, tome 4 : Angor de Franck Thilliez

Présentation de l’éditeur : Camille Thibaut est jeune gendarme dans le nord de la France à Villeneuve d’Ascq. Très appréciée dans son service, certains de ses collègues s’inquiètent pour elle. Depuis son opération. Depuis sa greffe du cœur. Et depuis qu’elle a des cauchemars chaque nuit. Une femme séquestrée l’appelle au secours. Un rêve tellement vrai, comme un souvenir… celui de son donneur ? Alors qu’elle est en plein rejet de greffe et qu’elle sait qu’elle va mourir, Camille n’a plus qu’une obsession : savoir qui lui a donné son cœur et quel drame son donneur a vécu… Au même moment, à une centaine de kilomètres de là, deux employés de l’Office National des Forêts constatent les dégâts des orages violents survenus en ce mois d’août. Dans une cavité mise à jour par un arbre déraciné, ils croient apercevoir une ombre. L’un d’eux s’approche. Deux yeux presque blancs, dépourvus d’iris. C’est tout ce qu’il aura le temps de voir avant qu’une main venue du fond du trou lui agrippe les cheveux et tire de toutes ses forces. Lucie et Sharko sont en train de donner le biberon à leurs jumeaux âgés d’un mois quand Franck est appelé sur une nouvelle affaire. Une femme semble avoir été victime d’une longue séquestration. Presque aveugle, tant elle est restée dans le noir. Retrouvée… sous un arbre. Lucie est inquiète  » Plus jamais en première ligne  » lui a promis le père de ses enfants. Mais elle-même parviendra-t-elle à laisser son homme enquêter seul pendant qu’elle termine son congé maternité ? D’autant que l’enquête prend des proportions inhabituelles lorsque Sharko s’aperçoit qu’à chacune de ses découvertes il a été devancé : par une jeune femme, gendarme dans le nord…


Petit message personnel à l’intention de Franck Thilliez.

Besoin d’une lecture commune qui fasse frissonner, ma copine Yumiko et moi avons décidé qu’on allait lire une valeur sûre, Vous. Franck Thilliez. Parce qu’il faut avouer qu’un roman qui dépote à fond les manettes, que deux personnages extrêmement attachants et qu’une intrigue plus qu’intrigante. Cela appâte un peu les lectrices qui sont en nous. Pour Yumiko ce fut une très bonne lecture. C’est normal, elle est Suisse donc bon public (rho l’autre) (mais imaginez si elle avait été Canadienne). Bref.

Personnellement, j’habite Tourcoing, j’ai habité Lille pendant des années, je travaille à Villeneuve d’Ascq et je vais régulièrement voir ma meilleure amie à Bailleuil. Monsieur Thillez, pendant deux semaines, j’ai eu peur en prenant ma voiture bordel. C’est pas possible que tu fasses des romans qui me font faire des cauchemars. Parce que mon collègue, il s’appelle Franck. Alors certes, il a deux fils qui se touchent de temps en temps (il travaille avec moi le gars, faut pas l’oublier). Mais de là à imaginer que Angor se passe dans la vie, la vraie, la tatouée. Il n’y a qu’un pas. Alors, pourquoi tu fais pas des livres dans des patelins où je n’aime pas aller tiens…. Dans le Nord. Je suis sûre qu’on va trouver.

Par exemple, tu as Merris où habite le comptable de la boîte où je m’en fiche un peu de sa vie. Là tu peux tuer des gens. Ou Fourmies (y’a un jeu de mots à faire avoue), Fâches, Douai (quoique je bosse aussi tout près des fois, évite Lauwin Planques s’il te plait), Attiches, Wavrin (vas-y, y a des gens qui…) Bref. Pas un endroit où je passe plus de 25 % de ma journée. Parce que le Francky, dès qu’il me dit qu’il va faire une analyse (informatique, je te rassure) et bien je tique, je me dis qu’on va devoir aller à la morgue, tu te rends compte ? C’est pas tenable cette situation parce que Pandemia me fait de l’oeil et je me dis que franchement, ça craint au niveau de mes déplacements (ou fais une liste des villes à ne pas aller avant chaque sortie, je sais pas).

Bref, j’ai bien flippé, et tu devrais lire du Antelme Hauchecorne qui fait lui aussi des blagues gores dans des villes que je connais. J’imagine bien de suite, là maintenant, un récit à quatre mains. Où, définitivement, je changerai de région 😉

Mais en fait, le roman, il est comment ?

J’ai envie de répondre à ceux qui lisent cette chronique en pensant une petite seconde que cela allait être sérieux (les fous !) que c’est du Franck Thilliez, donc c’est bien, de fait ! Cela dit, je n’ai pas eu cet emportement que j’ai eu pendant Moebius, par exemple. Mais c’est difficile de faire mieux à chaque fois. Là, franchement, je me suis demandée si la documentation sur les greffes d’organes étaient vraies et j’ai surtout prié pour que ce soit faux (en même temps, je commence à connaître un peu le gaillard donc en fait, je sais que c’est vrai).

Sinon, on est ravis de retrouver Franck et Lucie qui ont la pêche. Qui ont quand même une vie bien pourrie (c’est de l’acharnement monsieur Thilliez, c’est pas bien) mais je pense que ces personnages le prennent bien, maintenant, ils gèrent. Il y a deux mignons bébés à croquer (pas touche ! ) et j’ai eu presque envie de prendre mon téléphone pour demander à Franck et à Lucie s’ils voulaient une petite aide de Baby Sitting. Mais en fait, ils sont pas dans la vraie vie, donc ce n’était pas possible.

Pour l’intrigue, toussa toussa. Et bien, cher lecteur, tu vas acheter le livre et tu le lis ? Dis ? Ce serait cool. Surtout que je vais bientôt lire Pandemia et que j’ai envie de savoir si le petit chouilla qui m’a loupé le coup de coeur, comme je le subodore, il doit être dans ce roman là. Juste une petite intuition, comme ça pouf. 

Puzzle de Franck Thilliez

Présentation de l’éditeur : Et si on vous demandait de mourir… dans un jeu ?
Ilan et Chloé, deux jeunes gens spécialistes des chasses au trésor ont rêvé des années durant de participer à la partie ultime, d’un jeu mystérieux dont on ne connaît pas les règles, dont on ne connaît pas l’entrée, et dont on ne sait même pas s’il existe. Mais dont on connaît le nom : Paranoïa.
Lorsqu’un an après leur rupture Chloé réapparaît dans la vie d’Illan en lui annonçant qu’elle sait comment jouer, ce dernier a totalement rompu avec l’univers des jeux, et vit isolé dans la maison de ses parents disparus en mer. Officiellement morts, mais Ilan est persuadé qu’ils ont été enlevés à cause de leurs recherches scientifiques. Après avoir refusé l’aventure, Illan cède alors que Chloé lui fait part de la rumeur : le gagnant remporterait 300 000 euros.
Après un premier jeu de pistes dans Paris, les deux amis sont enfin sélectionnés. C’est alors qu’ils découvrent la règle numéro 1 : « Quoiqu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu. », rapidement suivie, à leur arrivée sur les lieux du jeu – un gigantesque bâtiment isolé en pleine montagne appelé Complexe psychiatrique de Swanessong – de la règle numéro 2 : « L’un d’entre vous va mourir. »
Quand les joueurs découvrent le premier cadavre, quand Illan retrouve dans le jeu des informations liées à la disparition de ses parents, la distinction entre le jeu et la réalité est de plus en plus difficile à faire…
Et Paranoia peut alors réellement commencer…

Il fallait qu’on commence par un Franck Thilliez

Et oui, Yumi et moi, nous aimons lire des thrillers bien tordus. Arrive début 2015 et nous nous posons tranquillement en se demande ce qu’on allait bien pouvoir lire. Un Franck Thilliez bien sûr ! Mais lequel ? Je crois bien qu’on les a un peu tous lus, donc Puzzle pointait le bout de son nez. Par bonheur, j’ai aussi rendu accro ma marraine qui me fournit en nouveaux Thilliez quand c’est à elle d’acheter des bouquins. Elle m’avait donc passé Puzzle qui attendait qu’une copinaute s’amuse à vouloir bien le lire avec moi. Bref, ma petite Suissesse préférée a posé son véto : ce serait notre première lecture commune de l’année

Et cela fait du bien aussi, de lire à vitesse grand V (nous avons le même rythme de lecture. Donc croyez moi qu’en deux jours, il était mangé le roman) et je dois dire que l’intrigue s’y prêtait bien. En effet, Franck Thilliez nous a mis dans un milieu propice à tous problèmes mentaux : un hôpital psychiatrique. Et je dois dire que c’était oppressant à souhait, et on se demandait toujours où se trouvait la réalité de la fiction.

Un roman qui est passé à cela du coup de coeur.

Et oui, la fin m’a déçue. Pas au point de hurler Pourquoiiiiiiiiiiii? dans mon jardin pour que tout le quartier m’entende, non. Mais à un moment donné, je me suis dit que cela me rappelait un certain style de roman. Yumi aussi, et cela nous a tout gâché la surprise de fin de l’avoir deviné. Mais heureusement, l’auteur a une plume telle qu’il a réussi tout de même à nous faire douter de notre position jusqu’au bout. Il a fallu se battre pour la maintenir, mais la victoire a eu un goût presque amer.

Car en effet, lorsqu’on résout une énigme, un puzzle avec un coup de change, on se dit qu’on ne l’a pas mérité. Toutefois, ceux qui aiment les théories du complot, les énigmes, les lieux bien glauques et Franck Thilliez, cela vous changera un peu de Lucie et Franck (la saga principale), cela vous changera aussi un peu d’une enquête policière et c’est surtout un très bon Thilliez

Atom [Ka] de Franck Thilliez

Présentation de l’éditeur : Lucie Henebelle et Franck Sharko, policiers dans la fameuse section criminelle du 36, Quai des Orfèvres, tentent de se remettre d’un drame qui a failli les séparer. Ils essaient de faire un enfant, en vain. Et à quelques jours de Noël, ce qui les attend est loin d’être l’annonce d’un heureux événement. À l’heure où tout le monde rentre se réchauffer, le froid, la mort et les souvenirs maudits guettent.
Une affaire d’envergure démarre alors. Christophe Gamblin, journaliste de faits divers, est retrouvé mort de froid, enfermé dans son congélateur. Sa collègue et amie a disparu, alors qu’elle enquêtait sur un gros dossier dont personne ne connaît le contenu. Sa seule trace est son identité griffonnée sur un papier, détenue par un enfant errant, très malade, aux organes déjà vieillissants. En parallèle, une ancienne affaire de femmes enlevées refait surface : des victimes jetées vivantes mais inconscientes dans des lacs quasi gelés, et secourues in extremis par des coups de fil mystérieux à la police.
Tandis que l’enquête s’accélère, Sharko est confronté à de vieux démons. Une ombre évolue dans son sillage, jouant avec lui de manière dangereuse, et semblant particulièrement lui en vouloir. Un duel secret et cruel s’engage alors, détruisant le flic à petit feu.

Une lecture expresse avec Yumiko

Oui parce que quand on se prévoit un Franck Thilliez (ou tout autre thriller un peu zarb vous allez me dire), j’ai Yumi qui lit avec moi. Et croyez moi, après son expérience de Joe Hill où le schéma narratif ne lui correspondait pas de trop, elle était aux taquets ! Et pour vous dire, même mon rythme de lecture à moi était speed. Or, tout le monde sait que je lis plutôt rapidement.

Et en même temps, je la comprends. Cela faisait quelques temps déjà qu’on voulait retrouver Sharko et Lucie. Surtout pour moi qui avait déjà lu les deux épisodes précédents. Je me me demandait comment le couple allait s’en sortir alors qu’ils devaient être à tous les coups tous les deux instables. Comment vous dire ? Je l’emploie très rarement en matière livresque mais lire du Thilliez, c’est toujours jouissif !

Au delà des relations entre nos deux héros, une enquête qui pose des questions explosives.

Alors, la canaille de Franck Thilliez, normalement, nous montre en quoi il a choisi son titre vers la moitié du roman. Lorsqu’il est joueur, vers 75 %. Rompue à cette habitude, j’ai râlé 5% supplémentaire car c’est à la toute fin qu’il nous dévoile réellement son titre. Et rien que cela , je trouve que c’est génial.

Dans l’enquête en elle même, on tombe dans les anciennes centrales nucléaires, du temps de la guerre froide. C’est un temps où toutes les sécurités ne sont absolument pas respectées et où les principales victimes restent les humains transformées en bombes et la nature qui reprend des forces et en devient extrêmement effrayante. On parle ici d’atome et on devine bien entendu pourquoi. Maintenant vous expliquer la raison pour laquelle on utilise des gens qui ont été exposé à l’explosion de la centrale nucléaire… Là il va vous falloir vous pencher dessus.

En parallèle, nous resterons aussi obnubilés par la conception.

Le bilan est là. Lucie a perdu ses jumelles et elle souhaite, et c’est naturel quand on connaît les hormones féminines, de concevoir à nouveau. Et avec Sharko. Mais celui-ci, du coup, se sent un petit peu menacé dans sa position de mâle. Ainsi, il va retrouver un état psychologique qui correspond à peu près à sa démence initiale. Or, Lucie a eu aussi un petit épisode un peu foufou, souvenez vous.

Imaginez alors que les deux se surveillent mutuellement tout en ayant peur de sa propre réaction. Tout ceci crée un climat de stress et d’angoisse qui provoque tout un background pour cette enquête. Un épisode encore mené de main de maître qui vous fera vivre toutes sortes d’émotions. Les pages défilent (surtout avec la canaille qui m’accompagnait) et vous ne ressentez qu’une chose à la fin : le manque d’une vraie Junkie de ce genre de romans.

La Mémoire Fantôme de Franck Thilliez

Présentation de l’éditeur : Quatre minutes. C’est le temps d’un souvenir pour Manon Après, tout s’efface. Puis recommence. Pour quatre minutes. Dans ces conditions, pas facile pour Lucie Henebelle, fraîchement promue lieutenant à la brigade criminelle de Lille, de trouver par qui la jeune femme vient d’être agressée. Et de comprendre la signification des mots gravés au creux de sa paume :  » Pr de retour « . S’agit-il du Professeur, ce tueur en série qui a sévi quatre ans plus tôt dans la France entière, semblant obéir à quelque sordide logique mathématique ? Lucie le pressent, la clé de cette affaire jamais résolue réside dans la mémoire fragmentée de Manon Une mémoire à laquelle plus personne n’a accès, pas même l’intéressée…











Personnellement, je me demandais à quel point Lucie pouvait être atteinte…..

Que ce soit moi ou Yumiko, ma partenaire de thrillers tordus, on savait qu’avec ce tome, on allait connaître tous les petits travers de Lucie Hennebelle, notre héroïne préférée. Parce que, même si on l’aime bien, elle fait vraiment froid dans le dos lorsqu’on sait un peu ce qu’elle pense, ce qu’elle a traversé en général et aussi ce qu’elle veut faire. Cette dame a une fascination telle pour les serial killer que cela en devient presque dérangeant à force.

Enfin, pour ceux et celles qui se demandent ce qu’il y a dans une fameuse armoire, c’est très simple, vous le saurez là, dans ce livre, dans ce tome et vous en aurez froid dans le dos, et je ne vous dirai rien de plus parce que non seulement cela va vous intriguer mais en plus cela va vous pousser à la consommation (de livres).

Dans cette enquête, on lutte contre l’oubli.

Outre le fait que notre enquêtrice doit se battre constamment pour avoir de la légitimité dans son travail, nous avons surtout un gros handicap dans la résolution de cette affaire. Le principal témoin, supspect, victime, tout ce que vous voulez a la particularité monstre de tout oublier tous les cinq minutes. Si vous vous demandiez à quoi pouvait ressembler Doris en vrai, regardez Manon. Alors oui, Manon a trouvé des astuces pour se souvenir dans le sens où elle note tout. Mais le principal oubli est dans les faits.

Faites moi plaisir, regardez la personne la plus proche de vous. Et dites vous que dans deux minutes vous aurez oublié les sentiments que vous avez pour elle. Comment pouvez vous vous dire que vous êtes un être humain avec cette incapacité à se souvenir. Car ce qui fait notre humanité, c’est notre mémoire. Ce qui fait notre intégrité, c’est notre expérience. Si vous perdez tout cela, vous n’êtes plus qu’une machine en fin de compte.

Lucie va tenter de retrouver l’humanité de Manon en recherchant ses souvenirs. Que va-t-elle découvrir ? Une jeune femme peureuse ou un monstre ?  Et au fait, si vous voulez lire les impressions de Yumi, vous savez où aller 🙂

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