La secte Maudite

Auteur : Robin Hobb

Genre : Fantasy

Saga : L’assassin royal

Numéro de tome : 8

1 : L’apprenti assassin

2 : L’assassin du roi

3 : La Nef du crépuscule

4 : Le poison de la vengeance

5 : La voie magique

6 : La reine solitaire

7 : Le prophète blanc

Maison d’édition : J’ai lu

Nombre de pages : 475

Obtenu le : 20 Octobre 2012

Lu le : 17 Juillet 2014

Dans le cadre de ma lecture commune avec Hélène

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Trois hommes dans un bâteau de Jérôme K. Jérôme

Des fois, j’oublie de lire un livre dans ma vie…..

Présentation de l’éditeur : Las de la vie qu’ils mènent à Londres, trois amis décident de prendre des vacances.
Malgré les protestations de leur chien Montmorency, les voilà partis en bateau sur la Tamise, bien résolus à mener une vie saine, heureux de découvrir les charmes de la campagne anglaise. Voilà un paisible voyage qui devient un enchaînement de catastrophes hilarantes…

Et ce jour là …..

Ma marraine me met ce livre sous le nez et me dit que bien sûr je l’ai lu ! Je fuis du regard, tente de m’enterrer ou de procéder à une retraite beaucoup plus safe mais non, elle m’a rattrapée par le collet, m’a mis le livre dans les mains et m’a conseillé de bien rire. Bon. Un livre de plus vous allez me dire ! Peuh ! J’ai réussi à ne pas rire pendant le livre, par pure fierté mais ce n’était pas facile du tout. Parce que oui c’est de l’humour anglais (mon préféré) et que franchement l’auteur s’est surpassé. Si vous avez le courage, lisez la préface d’une cinquantaine de pages qui vous explique tout à propos de ce livre.  Et c’est vraiment intéressant parce qu’ils vous expliquent que ce livre a toujours été décrié comme étant  une bouse. Et pourtant, vous avez eu des tas d’exemplaires vendus et même des références dans des livres actuels (pour ne citer que le gentil : Sans parler du Chien de Connie Willis ou du plus récent Cercle de Farthing chroniqué quasiment juste en dessous d’ailleurs)

Bref, un exemplaire pur du succès populaire qui est entré dans notre culture populaire. Il y a des scènes que je connaissais déjà tellement on m’en a fait référence. Mais je ne l’avais jamais lu. Et maintenant, je comprends un peu plus de choses dans mes références de littérature anglaises. Et donc, à l’intérieur dedans de moi parce qu’on me surveillait. J’ai été pliée de rire.

Les clés d’un succès ?

C’est juste un livre à sketches, quasiment. Mais ces quatre hommes dans un bâteau, sans oublier le chien, ces aventures là auraient dû être filmées et cela aurait, surtout, fait un tabac ! Car ces situations là sont celles que nous pouvons tous vivre. Enfin, peut être pas les gens doués. Mais des gens comme votre Koko, croyez moi, c’est une expédition classique. Sinon, le récit est drôle, forcément. Et le découpage des chapitres est toujours aussi un peu particulier.

Dans l’ensemble, c’est un livre à lire le pied dans l’eau, sur une barque (et pourquoi pas en ayant emmené un chien). C’est un livre qui fait partie de vos meubles et je dois dire que maintenant, je guette les références dans les futurs romans. Ce qui tombe bien, je compte bien lire black Out dans pas très longtemps.

Et maintenant ? J’espère ma marraine va rire autant car elle est en train de le relire, d’ailleurs. Et j’espère qu’elle aimera les livres qui en font référence.

Maman Génération Facebook de Marion Cali

Présentation de l’éditeur : Maman, génération Facebook ! Mes prises de conscience… L’attente et la venue de la progéniture… La découverte de la vie (de maman)… Leurs réflexions et leurs répartis…
Bref un résumé d’une partie de ma vie (de maman)

 Vous me direz : On est toutes pareilles !

Oui, c’est vrai. Quand nous devenons Maman, on a de suite l’impression que notre grossesse et notre vie de Maman, nos galères et nos joies sont uniques. Que nous avons tout forcément pire ou mieux que les autres. Alors qu’en fait, on traverse tous plus ou moins le même schéma de vie. Cali n’est pas une Maman qui a accouchée au fin fond du Niagara, entourée de shamans et en faisant la danse de la pluie. Il n’y a pas eu de choses spectaculaires en plein. C’est une Maman comme nous, avec bien entendu, ses particularités et donc ses anecdotes.

En lisant son livre, je me suis dit : « Voilà ! C’est pour ça que c’est ma copine ! » Oui, on a eu quelques tuiles similaires, et pourtant on a des vies qui ne sont pas identiques. Mais quand je lis sa vie de Maman, je m’y retrouve. Une maman qui a de l’humour, une maman qui a de l’ingéniosité, du répondant, parfois des sautes d’humeur et souvent une répartie d’enfer . Et vous savez quoi ? Cela fait du bien de lire tout ceci. De me dire que je ne suis pas seule. De me dire que c’est drôle aussi avec le recul. Et comme en plus je suis gâtée comme pas possible, je sais qu’en prime elle pourra venir boire le café à la maison pour m’en raconter d’autres (Moi fière ?  Tssss, non). Par contre, il y a quelque chose de différent entre nous deux. Elle a écrit le livre et je chronique dessus et c’est ce courage aussi que je voudrai saluer.

Un livre à glisser dans son sac pour une relecture amusée

Oui parce que vous vous dites que je l’ai lu et hop c’est parti. Il est dans ma bibliothèque et on n’en reparle plus. Je vais vous faire un aveu : cela fait quelques jours qu’il traine dans mon sac. Et que, au lieu de trainouiller pour aller à ma pose café, je le sors de temps en temps, en cachette, et je me lis une petite page. Juste pour récupérer le sourire, pour de temps en temps aussi être un peu inquiète, un peu mélancolique. Tout simplement parce que sa vie de Maman Facebook, et bien je l’ai aussi. Cela fait partie des livres du quotidien.

Aussi, si vous avez envie d’une bonne copine en livre, et si vous avez envie de découvrir cette madame toute gentille au travers de ses écritures. Investissez un peu  ! Maman Génération Facebook n’est certes pas un blockbuster, il ne va pas avoir de grand prix de littérature (non, faut pas fantasmer tout de suite là). C’est un livre à notre image. Un livre du quotidien. Où une nana adorable vous dévoile un peu d’elle-même.

En bref, parce que cette chronique, Cali, elle est pour toi. C’est mon cadeau pour demain. Si tu n’as pas encore inondé ton écran en lisant ceci. Fais une bise à mon Général qui doit être tout prêt de toi. Car derrière ou à côté de la  Maman Génération Facebook. Il y a aussi ton gentil Mari Facebook aussi et c’est lui qui nous a tout « organisationné ». Joyeux anniversaire ma belle.

Pierre Tombal de Raoul Cauvin et Marc Hardy

Tome 1 : les 44 premiers trous

Présentation de l’éditeur : Fossoyeur de son état, Pierre Tombal creuse les tombes du cimetière pour enterrer les défunts. Ceux-ci, représentés par des squelettes, continuent d’évoluer, et c’est à Pierre Tombal de s’occuper de régler leurs différents problèmes. La Mort fait aussi régulièrement son apparition dans les gags, munie de sa faucille et de sa robe noire.

Pierre Tombal, ce personnage drôle et adorable qui m’a accompagnée toute ma préadolescence

Il fut un temps où j’avais tous les Pierre Tombal physiquement dans ma bibliothèque. Et puis, mon oncle est passé par là. Et il y a eu comme un vortex superpuissant qui a aspiré une partie (voire une grande) de ma BDThèque. Je ne me plains pas, nous nous échangeons très régulièrement des séries. Mais lorsque j’ai vu que sur ma Fire, je pouvais avoir les versions numériques pour pas cher, je me suis dit qu’un petit revival avec Pierre Tombal juste pour vous en faire profiter. Cela pourrait être aussi pas mal.

Comment vous en parler maintenant ? Pierre Tombal, c’est un peu un employé modèle et classique comme votre médecin, votre plombier ou votre facteur. Il va prendre soin de ses clients, leurs parler, raconter des anecdotes à ses potes. Sauf que ses clients à lui, ce sont des morts, puisqu’il est fossoyeur. Sa femme a un peu du mal à concilier sa vie sociale avec la vie professionnelle de son mari. Quant à Pierre, il est très drôle bien entendu, surtout quand il râle contre ses clients ou la famille de ses clients. Mais on voit d’une part l’utilité de son travail, ses petits tracas mais aussi ses joies. Tout ce que l’on peut faire, c’est rire à chaque planche, des mythes, des petites manies des défunts, des jeux de mots, des situations cocasses. Aussi, je vous referai un tome de temps en temps, car c’est un véritable remède contre la morosité.

Tome 2 : Histoires d’Os

Présentation de l’éditeur : Fossoyeur de son état, Pierre Tombal creuse les tombes du cimetière pour enterrer les défunts. Ceux-ci, représentés par des squelettes, continuent d’évoluer, et c’est à Pierre Tombal de s’occuper de régler leurs différents problèmes. La Mort fait aussi régulièrement son apparition dans les gags, munie de sa faucille et de sa robe noire.

C’était par celui-là que j’avais débutée quand j’étais petite ^^

Oui, forcément, maintenant, pour vous, cela n’a pas une importance capitale. Mais j’ai eu mon petit pincement au cœur à retrouver cette BD qui m’a fait découvrir la série. J’en passais des dimanches à rire en la lisant. En effet, pour Histoire d’Os, les auteurs ont osé aller plus loin dans cet humour noir qui les caractérise si bien. C’est simple, tout ce que vous n’avez pas osé dire sur une situation macabre, ils vous l’ont dessiné et ils vous l’on scénarisé. Alors, j’entends déjà ceux qui disent qu’il ne faut pas plaisanter avec cela. Mais si ! La mort fait partie de la vie et il faut vivre avec sans en avoir peur. Les Pierre Tombal sont aussi là pour cela. A rire de la Grande Faucheuse, vous avez effectué une bonne action  pour votre santé, en prime, vous avez exorcisé une peur commune à tout être humain.

Mais reprenons le fil voulez vous. Dans le volume précédent encore un peu timide, on traitait beaucoup plus d’animaux, un peu pour tester notre aptitude à rire de tout et de rien. Ici, on attaque un peu plus franchement les comportements humains face à la mort avec notamment des répétitions d’enterrement, des pierres tombales plus ou moins bien entretenues, des manières délicates pour gérer son deuil. Aucun grand sujet ne vous sera épargné et, en refermant ce livre, vous vous demanderez quel sujet ils attaqueront

Les Aventures d’Aliette Renoir de Cécilia Correia

Tome 1 : La Secte d’Abaddon

Présentation de l’éditeur : En arrivant à Paname, les Allemands s’étaient rendu compte qu’une menace plus dangereuse qu’eux sévissait déjà. Alors, en accord avec leurs autorités, ils laissèrent ma famille, les Renoir, continuer leurs petites affaires. Je vais vous dire : cela aurait été plus simple si j’avais dû zigouiller des rongeurs et encore… j’en avais horreur. Bon, je ne vais pas vous mentir plus longtemps, je déteste toutes les bestioles, qu’importe l’espèce animale. Sauf que la plus terrible de toutes, celle que je traquais chaque nuit demeurait mon pire cauchemar. Mais voilà, l’honneur de la famille restait ma priorité. Si bien que même si j’avais le trouillomètre à zéro, je devais quand même braver mes peurs en affrontant mon ennemi juré : le vampire.

Quand le coup de cœur commence dès la couverture et la quatrième de couverture….

Mais comment vous dire, cette couverture…. Souvent, quand je commence comme cela, je me dis à l’intérieur dedans de moi-même : « Koko, tu ne vas pas acheter ce livre, tu as déjà eu des expériences similaires où tu as été déçue, ce n’est pas la peine » Mais comme d’habitude, je lis la quatrième de couverture…. Alors des vampires, c’est déjà un bon point, comme vous le savez, j’ai la passion des petites quenottes immortelles. L’action se déroule à Paris. Voici quelque chose qui commence bien aussi…. Et enfin, la période de la Seconde Guerre Mondiale.

Osé comme choix tout de même ! Les romans actuels traitant de vampires se situent : ou dans notre période actuelle ou il y a très très longtemps. Mais il m’a toujours semblé que en 39-45, c’était plutôt calme, côté vampire. Et bien que nenni. Et Cécilia Correia est là pour nous le rappeler. Il y en avait aussi ! Et bien entendu, la typographie de Paris peut très bien amener à les cacher du grand public. Quand on y réfléchit bien, c’est même une très bonne idée. Et puis, franchement, la condition de la femme, les difficultés de la guerre, la présence d’un autre ennemi aussi enfin de compte. Mais pourquoi n’y a-t-on pas pensé plus souvent !

Mais je reste toujours aussi sage et je ne prends pas le livre. En me disant que j’en ai plein dans ma biblio, tout ça tout ça. Et là, vous ne soupçonnez pas les alliances perfides (mais toujours aussi adorables) des copinautes de la blogo dont l’un me dit que je dois lire un Rebelle par mois et l’autre qui a décidé qu’on ferait bien de parler bouquin de temps en temps. Enfin bref, tout était réuni pour que non seulement je craque mais en plus que je passe un superbe moment avec ce premier tome


Il n’y a pas que la forme qui compte. Tsssssss

Oh que non. Nous avons déjà un superbe personnage phare : Aliette Renoir qui est…. Une jeune fille ayant un sacré répondant (j’ai eu des crises de fou rire entre son parler de l’époque et son répondant….) mais surtout un passé assez compliqué je dirai. Que savons nous ? Nous savons qu’elle fait partie d’une famille prestigieuse, les Renoir, chasseurs de vampires depuis que la mère d’Aliette a été tué par le grand manitou du coin. Ainsi, Aliette va se dire que c’est une bonne idée de chasser des vampires elle aussi (l’entreprise familiale, cela a du bon) mais …. Elle est petite, toute menue, a les pire phobies qui soient mais surtout, son frère et son père n’ont pas vraiment l’air de se soucier d’elle…..

En effet, tout ceci est intriguant. Surtout que notre pauvre Aliette va se retrouver dans des situations aussi dangereuses que pittoresques. Elle devra surtout faire la lumière sur son passé, son enfance et enfin elle devra se battre pour elle-même.

Entre humour et thriller, je n’ai pas choisi.

Bien entendu, je me suis de suite attachée à Aliette, cette petite chose menue qui montre très vite ses griffes pour cacher ses fêlures, a des idées bien arrêtées sur tout, et surtout qui a une langue championne internationale de la répartie. Et pourtant, j’en tiens une bonne, mais je pense qu’Aliette me clouerait le bec régulièrement. Ses relations avec les hommes sont drôlissimes. Et ses lapsus (révélateurs) hilarants.

Toutefois, il n’y a pas que l’humour dans la vie, il y a aussi les intrigues. Et j’avoue qu’ici je fus tout de même bien servie. L’intrigue se pose et se dénoue pour ce premier tome, nous laissant quelques miettes à méditer pour le prochain. Sommes toutes, un très bon début de saga qui laisse présager de bonnes suites, que j’ai hâte de découvrir. Ce qui me fait énormément plaisir dans tout ceci, c’est que l’humour français se porte bien finalement, et est très bien représenté.

Aux prochaines aventures d’Aliette !

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge Rebelles Editions organisé par mon petit Benji. Tu vois, j’ai failli être en retard mais j’y suis arrivée quand même 🙂

Tome 2 : Dans l’ombre du roi

Présentation de l’éditeur : Vous savez quoi ? C’est la véritable zizanie en ce moment à Paname ! Des renégats sèment la pagaille, les Allemands nous préparent un coup fourré, un vampire âgé de plusieurs siècles disparaît comme par enchantement, Lawrence me fait des cachotteries et, pour couronner le tout, Sytry, le prince des chenapans, change d’avis comme de chemise ! Et qui doit jongler avec tout ça ? Moi, bien sûr ! Quelque chose me dit que je vais filer un mauvais coton… « Alea jacta est ! », comme dirait un certain César. Eh oui, le sort en est jeté…

C’est toujours  aussi agréable de se replonger dans la France de l’Occupation avec Aliette

Alors oui, ne criez pas au scandale. C’est un roman bit lit léger, c’est une période en France pas du tout appréciée (et pour cause, notre rôle ne fut pas aussi glorieux que cela). Mais pour tous les amoureux de l’Histoire et de la littérature légère, permettez moi de vous dire que le travail de Cécilia Correia est magnifique
En effet, Nous avons l’impression de plonger dans cette France des années 40 tout d’abord par le franc parler d’Aliette. C’est une jeune femme de Paris et ce fut une époque où les Parisiens avaient leurs expressions bien à eux. C’est la toute première pièce à l’édifice de l’auteure qui nous permet d’entrer en immersion totale avec le background qu’elle s’est formée.
Ensuite, l’auteure nous donne les différentes modes vestimentaires, des informations sur le mode de vie quotidien des Parisiens. Et pour couronner le tout, Cécilia Correia va nous insérer dans le roman des faits historiques et va les appliquer à l’histoire d’Aliette. Alors, peut être que pour vous c’est anodin, mais pour moi, ces petits détails donnent de véritables pépites dans cette histoire toute pimpante.

Aliette, la pauvre, se retrouve encore avec de grands bouleversements

Depuis le début, Aliette nous apparaît comme un petit farfadet sautillant, aux allures adorables et au franc parler légendaire. Ce pourrait être une héroïne vampirique classique ou superficielle mais elle dépasse ce statut par un passé assez tourmenté. C’est ce que nous découvrons un peu plus ici : l’attitude pimpante de notre héroïne révèle de grandes fêlures, une profonde solitude et des séquelles psychologiques nombreuses. Pour mieux surmonter ses traumas, Aliette a associé une répartie doublée d’insolence hors du commun avec un attitude d’apparence superficielle trompeuse.
En réalité, c’est une jeune femme élevé à la dure qui se préserve comme elle le peut. Parvenue à un semblant de stabilité et de routine affective avec son créateur, elle devra de nouveau s’adapter pour décider ou non de goûter à la passion avec Sytry, le prince des chenapans. Parviendra-t-elle à trouver son propre équilibre afin de se trouver une famille et le bonheur? Je le lui souhaite de tout coeur en attendant ses prochaines aventures tumultueuses.
En bref : Un deuxième tome très réussi montrant des vampires très humains. Quant à Aliette, je ne peux que m’attacher de plus en plus à une personne ayant autant de répondant et capable d’appeler son chat Camembert ! Longue vie à Aliette, la plus grande chasseuse de vampires de tous les temps. Ce petit bout de femme voit grand !

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge 1 an / 1 genre organisé par Galleane

Les Nécrophiles Anonymes de Cécile Duquenne

Tome 1 : Quadruple Assassinat dans la rue de la morgue

Présentation de l’éditeur : Népomucène, préposé à la morgue, mène une vie tranquille et nocturne en compagnie de Bob, vampire d’environ 150 ans d’âge. Lorsqu’il manque devenir la cinquième victime d’un mystérieux assassin, son ami de longue date mène l’enquête. L’immortel est certain qu’une autre créature surnaturelle a commis le massacre.

De l’art de la subtilité dans un monde de rire

Mon dieu, la Koko est en train de vous sortir ses grands mots. Oui, et je les ai sorti la toute première fois pour un tryptique vampirique. Aussi aije décidé de les ressortir pour ce petit livre qui, mine de rien, au bout de ses 200 pages, m’a autant ravi qu’un de 600. Comme quoi, il n’y a pas que la taille qui compte. Mais je savais déjà que j’allais me régaler rien qu’en lisant le titre de la série et le titre du tome. En effet, nous parlons de Nécrophiles Anonymes. Et croyez moi, ces deux mots associés, vous ne pourrez pas le ressortir régulièrement dans la conversation. Mais lorsque l’on connaît l’activité principale de Népomucène et de Bob,  je souris largement de toutes mes petites quenottes. Malheureusement, Cécile ne s’arrête pas là avec cette petite allusion à Poe avec le titre du tome 1.

Cécile, nous en avons déjà parlé, j’ai été fort timide avec toi car ce titre me faisait peur. Mais comment ai-je pu être aussi bête ! Une association pareille ne pouvait qu’aboutir à ce résultat là : un vrai régal qui m’a reboostée là où j’en avais besoin.

Mais revenons à mes petits moutons, car nous ne sommes pas que deux à lire cette chronique. Si vous aimez les récits fantastiques où les vampires sont des êtres bestiaux, une sorte de métaphore de l’être humain sans contrainte sociale (et on ne rit pas, grosso modo, c’est à cela que sert le mythe du vampire), vous allez être déroutés ici. En effet, ici, ce n’est pas Bill le Vampire mais Bob le vampire : saisissez la nuance. Bob n’est pas du tout l’expression de vos fantasmes, c’est un chasseur, c’est un suceur de sang, et c’est un amateur de choses actuelles. Et il a un ami au nom très bizarre mais qui résume bien ce contraste : Népomucène. Et si vous saisissez la subtilité de cette relation entre le prénom et l’époque de la naissance de tout à chacun (et si vous comprenez tout ce que je suis en train de vous écrire), et bien vous êtes prêts à lire ce livre. Plus sérieusement, j’ai adoré comment Cécile a repris en main l’image même du vampire, tout en lui gardant suffisamment de références pour que nous ne soyons pas tout à fait perdu. Il  faut avoir de solides bases vampiriques pour faire cela (et un bonne dose d’humour aussi) et là je dis chapeau !

Et là je reviens à Cécile Duquenne : mais comment tu fais pour me faire bavasser pendant des heures sur un petit machin de rien du tout qui pourrait me caler une porte ? Parce que bon, je ne peux pas leur raconter toutes les anecdotes pour leur donner les références que tu donnes. A part peut être… Attends, je reviens.

Et donc, comme vous le savez, dans les livres de vampires, vous avez souvent des scènes d’action ou d’amour. Mais ici, nous avons une intrigue, un mystère : mais qui a pu donc assassiner ces quatre personnes à la rue de la morgue, qu’est ce qui a pu mener à tout ceci? Et bien c’est cette intrigue qui est sommes toutes pas si compliquée que cela mais totalement et finement menée, de quoi vous faire passer un très bon moment.


Au delà de l’histoire, des personnages que j’ai beaucoup aimé connaître.

Népomucène, de part son regard sur le monde reste mon préféré. Mais j’avoue que ce que j’ai le plus apprécié, c’est la relation qu’il a avec Bob. Ce tome est une vraie déclaration d’amour, d’amitié entre eux. Bob est le soleil de Népomucène et vice versa, les deux sont très complémentaires, et l’on pourrait aisément les voir passer leur vie ensemble comme un vieux couple. Ils ont leur petite vie tranquille, se faisant confiance depuis plus de 7 ans avant que ne leur arrive leur première grande épreuve sentimentale : l’arrivée d’une vieille connaissance ? Allez savoir. Mais c’est ce qui m’a le plus touchée dans ce moment, dans cette relation. Car enfin de compte, il n’y a pas de scandale, de choses alambiquées,  Il y a juste deux hommes dont l’un s’éloigne un tout petit peu, et l’autre qui a la patience, la confiance et la gentillesse d’attendre.

Et si je n’ai pas réussi à vous embrouiller assez et à vous appâter assez pour vous obliger à lire Quadruple Assassinat rue de la Morgue… J’ai presque envie de vous dire de faire confiance à mon humour mais je ne sais malheureusement pas si c’est une référence.

Dans tous les cas, je serai là pour la sortie du tome 2, je serai même très impatiente car j’ai hâte de voir comment Népo va évoluer. Et j’ai surtout hâte de voir quelles références l’auteure va bien pouvoir nous sortir. Car je le répète, c’était un pur moment de détente et de bonheur.

Tome 2 : L’étrange cas du Docteur Ravna et de Monsieur Gray

Présentation de l’éditeur : « Qu’y a-t-il avant la mort ? »
En tant que vampire, Bob n’échappe pas à certains doutes et ressent le besoin de retrouver ses plus vieux amis. Mais les réjouissances tournent court lorsqu’un certain vampire nommé Dorian Gray hypnotise Bob et en fait son pantin. Qui est vraiment Dorian ? Quel lien l’unit à Bob ? Entre hallucinations puissantes et rares moments de lucidité, le vampire va tenter d’éclaircir ce mystère, lié à ses origines inconnues…
Népomucène, quant à lui, tente le tout pour le tout afin de ramener son ami à la raison. Parviendra-t-il à arracher Bob des griffes de Dorian ?

Cécile nous détourne un autre classique dans les aventures de ses nécrophiles

Le premier roman, Quadruple assassinat était un d
tournement de policier. Et maintenant que je vous l’écris, je ne sais plus si c’est de Poe ou d’un autre. Bref, c’était bien fait mais il me semble avoir oublié de le mentionner dans ma chronique (normal quoi). Dans cet opus, nous avons une référence très subtile et délicate au Portrait de Dorian Gray ET Docteur Jekyll et Mr. Hyde. Deux pour le prix d’un ! Comment qu’elle est trop forte.

Et ce qui tombe encore mieux, c’est que j’ai adoré ces deux classiques. Forcément, j’ai tardé à lire ce livre (un jour, je serai à jour, promis) mais mon plaisir de lecture s’en est trouvé décuplé *sourire angélique*. Dans le Portrait de Dorian Gray, pour ceux qui n’ont pas lu (honte à eux) ce classique, on traite de malédiction, d’âme, de jeunesse éternelle… Et c’est ce qui touche directement le mythe du vampire. Mais l’auteure va plus loin en parlant de personnalités multiples dans la non-vie des vampires. Et c’est ce qui, cette fois-ci, touche dans le cas du Docteur Jekyll et Monsieur Hyde.

 Je vous laisse découvrir toutes ces théories en lisant le livre, bien naturellement. En espérant que vous soyez tous un aussi foufous que moi pour décortiquer tout cela et trouver toutes les références 🙂

Encore plus loin, une histoire d’amour vampire-humain que je n’avais pas vu depuis Anne Rice

Anne Rice, ma chouchoute internationale, surtout quand elle traite des affections. J’ai toujours beaucoup aimé le couple Louis-Lestat. Et par certains aspects, je retrouve cette romance entre Bob Et Népo. En effet, maintenant, lorsqu’on parle de romances avec des vampires, il faut bien l’avouer, c’est le côté sexuel qui prend le dessus. Alors, faut il du sexe dans les relations avec vampire, il peut y avoir débat et je trouve que les deux côtés se tiennent, en fin de compte.

Ici, je retrouve ce côté affectif que je n’avais plus vu depuis les Chroniques des vampires. C’est à dire que Bob est profondément attaché à Népomucène, ce sentiment est réciproque mais quelque part, on dépasse ici le désir sexuel (sans enlever une certaine sensualité, d’ailleurs). Et bien, cela fait du BIEN !

En bref ? Comme toujours, j’ai adoré. Jamais un de ses livres ne m’a déçue, il faut l’avouer. J’attends avec grande impatience le tome 3 maintenant, curieuse de voir tout ce qu’elle va me trouver comme référence. Qu’est-ce qu’on dit ? Merci Cécile 🙂

Tome 3 : Le dernier des Néphilims

Présentation de l’éditeur : Gabrielle et son frère, Abraham, sont les derniers des nephilim. Ils ont échappé au massacre qui a frappé les leurs, et ont été chargés en échange de protéger l’humanité des dérapages de la Création divine. Une occupation que Gabrielle prend très à cœur, ce qui lui a valu d’avoir bien mauvaise réputation, notamment chez les sangsues. Mais le nouveau drame qui se noue ne va pas vraiment lui laisser le choix… Elle va devoir accepter l’aide d’alliés dont elle se serait bien passée si elle veut résoudre l’affaire et clôturer un chapitre particulièrement douloureux de son passé !

Nous sommes toujours à la recherche de la malédiction du vampire.

Le tome 3 des Nécrophyles Anonymes est sorti, et je l’ai reçu, avec ma bafouille d’amour de Cécile (avec petits coeurs intégrés, je vous raconte pas mon état émotionnel intense quand j’ai ouvert mon livre). Bref, vous le savez, Cécile, c’est ma topine, j’adore la lire, je ne suis pas objective pour deux balles (quoique, mais vous verrez pourquoi qu’elle écrit bien). Bref, un créneau s’est ouvert pour la lecture de ce troisième tome. Et je l’ai pris, tout simplement. Ce livre, je l’ai lu d’une traite, avec un plaisir non dissimulé, surtout qu’après, je me faisais un week end sportif donc sans lecture, ce qui m’a rendue presque grognon. Heureusement que Bob, Népo et Gabrielle étaient là, tout simplement, pour m’aider à passer ce cap dans ma vie.

Et de quoi traite ce livre ? L’action se passe après le tome 2, où on se demandait pourquoi Bob retrouvait une certaine mémoire et pourquoi il était hanté par ses souvenirs. Tout ceci à la sauce d’un roman classique. Bref, que du bonheur. Si vous voulez en savoir plus, lisez plus haut, s’il vous plait. Ici, nous suivons le point de vue de Gabrielle qui est une immortelle. Elle vit avec son frère Abraham et ils sont tous les deux un peu les anges gardiens de la Terre. En gros, ils cassent du malfaisant et la Création divine nous laisse en paix. Mais voilà, il y a des morts qui reviennent à la vie et Gabrielle va devoir faire face à son passé. Pour cela, elle devra faire alliance avec des vampires et comprendre aussi quelques petits trucs de la vie, mais cela, on va en reparler plus tard.

Cécile Duquenne revient une autre fois sur les origines des vampires. En gros, les vampires ont été une sorte de malédiction, un dérapage pour permettre à un humain de vivre l’immortalité, un peu pour copier nos Néphilims. On va donc suivre l’enquête sur ce qui pourrait relier les Néphilims, les vampires et les morts qui reviennent à la vie : une sorte de Walking dead mais la pourriture en moins (merci Cécile pour les odeurs 😉 )

Une réflexion sur l’immortalité et la foi.

Comme nous suivons deux immortels, des purs, des durs, des tatoués, on se questionne de savoir comment ils vivent ce long moment passé sur terre. En prenant bien entendu l’exemple de Gabrielle. Elle, c’est clairement un soldat (un peu Sélène dans Underworld, vous voyez). Elle a sa quête de protection, ne vit que pour le boulot et va casser du vampire, envers et contre tout. Son frère, Abraham, a l’air complètement paumé. Il est au bord du Burn Out, notre maladie du travail du siècle. On sent le point de rupture. Mais pas Gabrielle parce qu’elle s’est faite une copine. Et oui, c’est comme cela.

Et donc Cécile nous montre que vivre par foi, c’est bien. Mais il ne faut pas perdre son objectif. Ainsi, Pour Bob, vivre éternellement est supportable grâce à sa vie avec Népo. Même si c’est éphémère, cela lui permet de ne pas perdre son humanité. Et bien on va se rendre compte que pour Gabrielle, c’est à peu près la même chose. Etre immortel donne forcément accès au désespoir, voire à la folie, du moins à une deshumanisation. Autrement dit, si l’on veut être équilibré dans cet état, il faut admettre une certaine souffrance, prendre le risque d’être triste parfois pour justement apprécier les bons moments (et mieux casser du malfaisant mais cela, vous l’aviez compris).

Vous allez me dire que c’est un peu le truc universel quand on traite du vampire, des immortels, toussa toussa. Oui mais je trouve que dans la littérature actuel, on ne traite ce sujet que dans la romance, et je trouve cela dommage que dans des romans plus accès thriller, aventure comme ici, on ne se pose pas plus la question. Dans tous les cas, ces réflexions vont donner un groupe atypique et c’est dans cette accepta
tion des autres qu’on va réussir à triompher du mal.


En bref : comme toujours j’ai papoté beaucoup mais je m’arrête là parce que je sens que je vais vous dévoiler beaucoup trop de choses. Et je suis déjà à la limite. Mais c’est une série qui ne s’essouffle absolument pas. Elle bonifie avec le temps. Et c’est aussi une saga qui me fait dire que pour ce qui concerne de la Fantasy Urbaine, je peux conseiller des titres qui ne sont pas apparentés à de la romance. Et cela fait du bien, surtout en France (oui parce que les anglo saxons sont mieux pourvus que nous dans ce domaine.) J’espère que vous vous attacherez à Gabrielle et que vous ferez attention à elle parce que j’adore cette nana et j’espère qu’elle continuera son combat en prenant aussi du temps pour elle.

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