Sanditon

Auteur : Jane Austen

Genre  : Classique

Maison d’édition : Le livre de Poche

Nombre de pages : 403

Obtenu le : 24 Février 2013

Lu le 27 Février 2013

Dans le cadre d‘une masse critique de Babelio

 

En un mot :

  • Le plaisir de lire du Jane Austen en hiver, on en reparle ?
  • Comme toujours avec l’auteure, ça roule tout seul

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Lady Susan de Jane Austen

Présentation de l’éditeur : Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle sans scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s’amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question…
Grande dame du roman anglais, Jane Austen trace le portrait très spirituel d’une aventurière, dans la lignée des personnages d’Orgueil et préjugé et de Raison et sentiments
.

Une écoute avant Noël ?

Pour faire bonne mesure et étant un tantinet fatiguée par la période de Noel, j’avais décidé de m’offrir Lady Susan en audio et de faire l’impasse sur le livre papier. Alors, ce n’est pas du tout le plus grand Jane Austen, c’est l’un des premiers il me semble et il est épistolaire. Donc pas du tout dans la grande mouvance des autres. Il était un peu passé à la trappe de mon côté, perdu qu’il était au milieu de tous les autres.

Et j’ai adoré le découvrir au travers de l’audio. C’était ma petite sucrerie en rentrant du travail. Et je dois dire que pour vous remonter le moral, un petit Jane Austen…… Et c’était un plaisir aussi de me refaire de l’épistolaire !

Vous adorerez la détester ! 

Lady Susan, c’est la nana que tout le monde déteste. Celle qu’on craint au bureau, celle qu’on se refile en famille. C’est un archétype totalement universel qui transcende les générations : la manipulatrice. Et lorsqu’elle parle, elle croit fondamentalement tout ce qu’elle raconte, elle manipule les faits à sa guise. Et elle s’attend à ce que le monde lui obéisse. Ne souriez pas, on en connaît toutes une comme ça. Et Jane Austen, en alternant les points de vue epistolaires, nous fait découvrir la vérité.

C’est ironique, c’est caustique et cela montre à quel point le talent de l’auteure va éclore ensuite. En bref, ce fut un régal à écouter et si vous voulez découvrir l’auteure, vous pouvez aussi commencer par cela. Et si vous pensez à une personne de votre entourage, tout va bien. C’est que vous connaissez une Susan ! 

Persuasion de Jane Austen

Présentation : Sous le vernis d’un genre, chacune des phrases de Jane Austen attaque les conventions, traque les ridicules, et finit avec une grâce exquise par pulvériser la morale bourgeoise, sans avoir l’air d’y toucher. Les héroïnes de Jane Austen lui ressemblent, elles aiment les potins mais détestent bavardages, grossièreté et vulgarité. La pudeur, le tact, la discrétion, l’humour sont les seules convenances qu’elles reconnaissent… Et si Jane Austen mène les jeunes filles au mariage, c’est fortes d’une telle indépendance qu’il faut souhaiter au mari d’être à la hauteur ! A lire yeux baissés et genoux serrés pour goûter en secret le délicieux plaisir de la transgression des interdits.

Anne, un de mes personnages préférés

De tous les personnanges de Jane Austen, Anne Eliott est mon préféré car elle me ressemble beaucoup. C’est une jeune femme dévouée entièrement à sa famille, au point de renoncer à son grand amour : Frederick Wentworth. C’est elle qui va s’occuper de sa soeur hypocondriaque et de son père qui est un dépnsier compulsif.

Ainsi, tout le monde écrase Anne, tout en la dénigrant, en lui imposant leur volonté mais surtout en ne tenant jamais compte d’elle. Cela ne lui rend pas justice car c’est un être profondément généreux, passionnné mais surtout délaissé, incomprise. Ayant dû renoncer à son bonheur, elle s’est consacrée aux autres. mais lorsque Frederic Wentworth revient, les blessures se rouvrent très vite car elle voit à quoi elle a renoncé.

La position d’Anne n’est pas enviable mais Jane Austen va l’utiliser pour nous montrer de son oeil critique, la société anglaise car lorsqu’on ne fait pas attention à une personne, on a tendance à délier les langues de vipères.

Une critique toujours aussi véhémente de la société anglaise

Jane Austen, tout au long de ses livres ce que j’appelle la plume acide : sous couvers d’une histoire d’amour, c’est tout le fonctionnement de la société anglaise qui se dévoile sous vos yeux. Sous son humour très fin, vous aurez là une très bonne analyse de l’humain ici.

Et le mieux de tout, je dois vous l’avouer, c’est que plus vous lisez ses romans, moins vous avez la sensation de redite. Elle trouve toujours des caractères noucveaux à vous décortiquer. Au travers de ses oeuvres, c’est le genre humain en général qui se montre sous vos yeux constamment émerveillés et rieurs. Lire du Jane Austen, c’est bon pour la santé.

Ce livre a été lu dans le Challenge New Pal 2013

Orgueil et préjugés de Jane Austen

Présentation de l’éditeur : Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d’un mariage: l’héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n’est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l’épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu’il n’y a en fait qu’un héros qui est l’héroïne, et que c’est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.

Ahhhhh. Elizabeth !

Quand on commence l’histoire d’Elizabeth Bennet, on voit de suite que cela va être le personnage témoin de Jane Austen. Et c’est vrai qu’elle donne cette impression d’immobilité et de stabilité au milieu de sa mère et de trois de ses soeurs qui piaillent, qui sont sottes comme des gourdes et qui changent d’avis comme de chemises et qui, lorsqu’elles médisent, ne sont pas discrètes du tout. Les observer ? J’ai l’impression d’être au bureau, l’humour austinien en plus. Et je pense que pour une fois, je n’aurai peut être pas dû le lire en pause midi, cela faisait écho dans mon esprit

Mais la touche de Jane Austen est toujours aussi élégante et acide. Nous avons là une famille composé que de filles, dont les parents n’ont pas économisé un sou pour leur mariage, elles ont été élevé mais sans vraiment avoir le soucis des convenances. Aussi, elles paraissent bien sottes en société et se font avoir comme des enfants. Jane Austen les décrit comme des pies, et c’est ainsi que je les vois. Au milieu d’elles, Elizabeth, la sœur aînée, va tenter  de démêler le faux du vrai, de se marier correctement (oui, à l’époque, c’était le but) et surtout, parfois, on a bien le sentiment qu’elle lutte pour ne pas hurler de rage.

J’avoue, Je m’identifie beaucoup à elle. Non pas que je cherche à me marier avec Darcy (enfin, si quand même. Darcy !) Non, plus sérieusement, c’est une jeune femme qui se sent bien seule, qui tente d’aimer sa vie, qui se résigne à se sacrifier pour ses soeurs. Et le jour où elle rencontre Darcy, en laissant ses oreilles indiscrètes et les cancans faire le reste, elle risque de passer à côté d’un homme timide, secret et sensible.

La Bonne Société encore mise à bas par l’auteure.

C’est aussi pour cela qu’on aime toujours autant Jane Austen. C’est parce qu’on visite et on critique la bonne société de l’époque (voire l’actuelle pour certains comportements). Ici, nous avons une vieille acariâtre qui décide de tout pour tout le monde (et on en a tous sous le coude de ces modèles là), le père réfléchis mais qui n’a pas envie de faire preuve d’autorité pour ne pas devoir se mêler des affaires des femmes. Sa femme, qui, du coup est une véritable enfant gâtée. Il y a le cousin envieux qui veut montrer à sa famille à quel point ils ont la chance de le connaître, le faux bellâtre qui ment à tout le monde, l’orgueilleux qui est en fait un timide au grand cœur, la grande raisonnable qui en fait est un vraie guimauve….

Tous ces portraits sont proches de nous et le resteront car ce sont des portraits universels. Ce sont des gens, des caractères que nous voyons toujours aujourd’hui et c’est pour cela que les romans austiniens restent aussi populaires après toutes ces années. Ils sont toujours aussi proches de nous, ils sont un véritable miroir pour nous. Et son humour, quant à lui, est juste délectable comme un petit bonbon citronné et acidulé. Ça pique, mais on en reprendra un quand même

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge New Pal 2013 organisé par Yukie

Raison et Sentiments de Jane Austen

Présentation de l’éditeur : Raison et sentiments sont joués par deux soeurs, Elinor et Marianne Dashwood. Elinor représente la raison, Marianne le sentiment. La raison a raison de l’imprudence du sentiment, que la trahison du beau et lâche Willoughby, dernier séducteur du XVIIIè siècle, rendra raisonnable à la fin. Mais que Marianne est belle quand elle tombe dans les collines, un jour de pluie et de vent.

Quand il fait froid et pluvieux et que la seule envie que l’on ait est de rester dans son canapé.

C’est dans ces moments là qu’on se dit qu’il faut à tout prix sortir un bon classique et surtout, cela fait déjà quelques mois que j’ai envie de relire Raison et Sentiments. Pourtant, je dois connaître les téléfilms par cœur maintenant donc pareil pour l’histoire. Mais que vous dire ? Je pense qu’à force, c’est le style de l’auteur qui nous manque. Jane Austen, on l’aime ou on ne l’aime pas, mais quand on aime, on est régulièrement amenés à relire les livres. Et pour achever d’enlever toutes mes résolutions, je ne l’avais pas encore chroniqué celui-là !

Ainsi donc, il faisait froid, il faisait pluie, et j’avais la possibilité de rester en boule dans le canapé pour la journée. Ni une ni deux, je replonge dans l’univers de l’Angleterre du XVIIIe siècle, avec Elinor, alias la raison et Marianne, alias les sentiments. La plume de Jane Austen opère toujours dans le sens où l’histoire est plutôt simple : à même situation (une déception amoureuse) elle va opposer deux comportements très différents et nous décrire comment ces deux personnes vont réagir mais aussi comment les autres personnages vont réagir face aux réactions des deux sœurs…. Vous me suivez ? Lisez moi tout cela et vous suivrez, croyez moi.

Le duo gagnant : Elinor et Marianne

En effet, le but de ce roman, ce n’est pas de voir qui d’Elinor ou de Marianne va « gagner », les deux ont un comportement qui correspond bien à leur adjectif. En effet, Elinor, qui incarne la Raison, n’exprime pas ses sentiments. Ce n’est pas pour autant qu’elle n’en ait pas, comme le suppose le monde entier, c’est juste qu’elle est très introverti. C’est une jeune femme qui observe les autres et c’est à travers ses yeux qu’on va observer la société anglaise qui se déroule sous nos yeux. Quant à Marianne, qui incarne les Sentiments, elle est très extravertie. Aussi va-t-elle monopoliser toutes les réactions possibles et inimaginables.

J’avoue, comme je suis assez proche d’Elinor dans l’expression de mes sentiments, je me suis plus rapprochée d’elle. J’ai ressenti ses douleurs comme des coups de poignards et j’ai souhaité secouer Marianne pour lui hurler de ne pas se montrer en spectacle. Mais j’ai vite compris qu’Elinor sans Marianne et vice versa aurait vite rendu le roman totalement insipide. L’alliance des deux a permis d’avoir un très bon rythme dans la narration.

Un monde Austinien toujours aussi adorable

Oui, je n’ai pas l’air comme cela, mais j’adore les cancans, j’adore voir comment les gens réagissent. Comment ils peuvent être durs et ignorants face à ceux qui n’expriment pas leurs sentiments et comment ils peuvent être totalement hypocrites parfois quand ils tombent sur quelqu’un qui est extraverti. Jane Austen nous lance des miettes de pain, et c’est un régal de voir qu’à chaque fois qu’elle ajoute un ingrédient, elle arrive à vous changer tout son petit monde.

Je me demande depuis des années combien de temps elle a dû passer à observer la société pour nous offrir ces petits bijoux qui nous animent encore. Car soyons honnêtes, depuis ces quelques siècles, rien n’a vraiment changé, les gens sont tout à fait identiques dans leurs réactions. Et c’est là que nous touchons le talent de l’auteure. Par ses romans simples, sans prises de tête, sans chichis, elle nous offre la vérité sur ces deux traits de caractères et sur la société.

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge New Pal 2013 organisé par Yukie

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