La Charte Maudite de Jean d’Aillon

Présentation de l’éditeur : Cette nouvelle d’environ 130 pages fait suite au roman : De taille et d’Estoc.
Sur la route de Paris, Guilhem d’Ussel vient au secours de vilains oppressés par le seigneur de Chissey qui a falsifié la charte de leurs droits. La malédiction protégeant le parchemin contre toute altération et damnant ceux qui s’y seraient livrés peut-elle se réaliser ?


Une belle transition pour la jeunesse de Guilhem 
Nous sommes ici entre deux romans sur la jeunesse de Guilhem  ce qui va pouvoir nous faire une petite transition entre le brigand et le chevalier troubadour.  E’ effet, Guilhem part en voyage pour aller vers Paris, en compagnie d’un compagnon de route. Il se rend dans un village pour y passer la nuit mais quelque chose cloche…  En effet, les villageois ne raisonnent pas vraiment comme des serfs où  tout se passe bien. A leur demande, Guilhem  mène l’enquête ce qui montre tout de,’abord son attrait naturel pour les enquêtes mais aussi son bon fond.
Ainsi, nous allons voir une belle et grosse nouvelle de 130 pages qui nous montre une enquête rondement me et par notre Colombo du Moyen âge et je dois dire que ce fut réellement divertissant. Comme le petit feuilleton du samedi soir dont on aime tomber dessus et qu’en prime, on se retrouve incapable de zapper.

Une belle petite leçon  de ce qu’il se passait en cas de mauvais servage
En effet, ce que je trouve génial avec cette saga c’est qu’on découvre des tonnes de choses sur Le Moyen âge.  Ainsi  on découvre ici ce qu’il se paie lorsqu’un seigneur partait en croisade et qu’il n’avait pas de femme pour réagir son domaine. Certes, il y avait des contrôles de l’abbaye du coin et il y avait des papiers légaux mais lorsqu’il y a des gérants mal intentionnés.  Et bien sauf si personne ne partait enquêter,  un noble en prime, et bien personne n’écoutait les paysans. 
On découvre ainsi les contrats commerciaux pour la gestion d’une seigneurie, le système des impositions et le justice seigneuriale. Et bien j’ai envie de vous dire que pour moins de 200 pages, j’ai beaucoup appris en m’amusant.

Les aventures de Guilhem d’Ussel, chevalier troubadour : Londres, 1200 de Jean d’Aillon

Présentation de l’éditeur : Jean Sans Terre succède à son frère Richard Coeur de Lion. Mais celui-ci désigne son neveu Arthur de Bretagne dans un testament dissimulé à Londres. Le roi de France Philippe Augste charge Guilhem d’Ussel de ramener le testament.

Une bonne fin de cycle.

Je dirai cela en effet. On en termine avec la trilogie avec Robin des bois. Et les aventures s’accélèrent de partout. On se demande un peu qui va faire quoi et qui trompe qui. Comme de bien entendu, quand les rois ont un problème et qu’il faut voler un testament dans une tour imprenable, on demande cela à nos deux compaings qui sont de véritables têtes brûlées et qui vont monter un plan digne d’un Ocean Eleven (version Moyen Age quand même). Bref, pas de grosses surprises en fait, la mécanique est bien huilée et j’ai plus vécu cela comme un roman d’aventures que comme un roman historique pour le coup.

Est ce un bien ? Est ce un mal ? Non tout va bien. Je me suis juste enfermée dans mes petites habitudes avec Jean D’Aillon et j’ai hâte qu’il m’étonne avec 1201, en espérant, bien entendu, que nous découvrirons de nouveaux personnages, de nouveaux paysages et tant d’autres choses encore.

Et c’est tout ?

Mais non. On retrouve là toute la bande des troubadours. Il y a donc de belles chansons mais aussi des amours contrariés, des amours malheureux. On s’approche parfois un tout petit peu de la Geste mais c’est tout à fait plaisant puisque nous écrivons dans cette même période. Il ne faudrait pas donc louper ce petit clin d’oeil opportun. C’est un sans faute, parfois avec un style un peu plus sérieux, voire un peu stagnant parfois. C’est que l’auteur nous a habitué à des nouveautés, choses que nous n’auront pas pour ce tome.

En bref : un tome qui conclut bien Marseille et Paris. J’ai hâte d’attaquer Montségur pour découvrir le Comte Dracula. Du moins, c’est que ce l’on m’a chuchoté dans l’oreillette

Les aventures de Guilhem d’Ussel, chevalier troubadour, tome 2 : Paris, 1999 de Jean D’aillon

Présentation de l’éditeur : Richard Coeur de Lion, roi d’Angleterre et duc d’Aquitaine, est atteint par un carreau d’arbalète au cours d’un siège. Il trépasse peu après, entouré de sa mère Aliénor et de son ami Robert de Locksley, connu dans sa jeunesse sous le fameux nom de Robin Hood. Accusé d’avoir dérobé un trésor, Locksley, à nouveau hors-la-loi, disparaît. Sa jeune épouse Anna Maria demande alors l’aide de l’ancien mercenaire Guilhem d’Ussel. Pourchassé par les Templiers, traqué par le prévôt de Paris, Guilhem d’Ussel retrouvera-t-il Locksley vivant ? Peut-il se fier à ces tisserands cathares, qui organisent d’étranges réunions nocturnes ? Entre les menaces qui pèsent sur la femme qu’il aime et les complots visant le roi Philippe Auguste, il se lance sur les traces de l’archer le plus insaisissable.

Une lecture au coeur d’une intrigue liant Robin des bois, Jean Sans Terre et Richard Coeur de Lion

Les aventures de Guilhem d’Ussel, une saga que je partage avec grand plaisir avec mon beau père, qui est comme moi féru de lectures historiques et d’aventure. C’est à un point que je suis très en retard sur lui sur la saga, donc il faut que je mette les bouchées doubles pour le rattraper (c’est moche de lire avec un retraité, je vous jure). Bref, cette saga avait été achetée lors d’un Salon du Livre. En 2012 ou 2013 si mes souvenirs sont bons. On avait fait une orgie de livres avec mon compagnon (une valise à peu près). Et on continue de lire cette grosse pile à lire achetée à cette occasion. Donc, vous l’avez deviné, qui dit livre papier dit lecture de pause midi au travail. Parce que parfois, mes collègues aiment bien piquer mes lectures.

On reprend les aventures de Guilhem un an après. L’action se situe sur Paris. On avait déjà croisé Robin des bois dans le tome précédent et on sait qu’un an après Guilhem a son propre fief sur Toulouse (pour ses bons services) et Robin suit la cour de Richard au Coeur de Lion. Mais voilà t’y pas  que celui ci se fait tué par un trait d’arbalète empoisonné. On accuse Robin qui se carapate à Paris pour trouver le vrai assassin et il fait appel en même temps à son pote Guilhem.

Une résolution partagée entre nos deux compaings.

C’est ce que j’ai particulièrement aimé dans ce roman. L’intrigue y est costaude comme on l’aime dans un roman d’aventure. Ledit roman est assez bien documenté sur le système moyen âgeux. Ce qui fait qu’on découvre des tas de choses de la vie quotidienne mais aussi politique et religieuse. Ensuite, ce n’est pas réellement Guilhem le héros mais surtout son pote Robin qui mène l’enquête comme il peut puisqu’il est poursuivie.

L’action est toujours aussi présente, avec des scènes de combat avec Robin qui n’ont rien à envier à certains films d’action. Quant à la résolution du complot, l’auteur nous a laissé pas mal d’indices parce que hé ! Ce n’est pas un thriller de base mais bien un roman d’aventures. Il faut donc nous laisser plus de champs libre à l’imagination plutôt qu’à cogiter sur le complot.

En bref, un second tome tout aussi plaisant que ceux que j’ai déjà lu (parce que oui, j’ai encore lu dans le désordre). Je reprendrai très vite et avec plaisir le troisième qui se situe un an après. A bientôt les Compaing !

De taille et d’estoc : la jeunesse de Guilhem d’Ussel de Jean d’Aillon

Présentation de l’éditeur : Marseille, 1187. Antoine, orphelin de treize ans recherché pour meurtre, se retrouve seul sur les routes infestées de bandits, de mercenaires mais aussi de quelques belles âmes. L’adolescent, qui dorénavant se fait appeler Guilhem, va, au hasard d’étonnantes rencontres, être initiéà l’art des troubadours tout comme à celui de la coutellerie, du lancer de couteau et du duel.
Son chemin croise, un jour, celui de Joceran d’Oc et de Jeanne de Chandieu qui, pour vivre leur passion, ont quitté l’habit et les ordres religieux. Ils n’en sont pas moins accusés d’avoir dérobé la Sainte Lance, inestimable relique rapportée de Terre sainte par les croisés.
Amour et honneur, quête de la vérité et vengeance : la grande saga du chevalier troubadour Guilhem d’Ussel peut commencer.

La jeunesse d’un de mes héros médiévaux préférés.

J’ai commencé il y a peu avec mon beau père les aventures de Guilhem d’Ussel. Et je dois dire que même si beau papa m’a piqué tous les livres et que du coup, je ne peux pas avancer aussi vite, j’ai adoré le premier tome de ce chevalier. Alors certes, c’est bourré de personnages fictifs pour mon plus grand bonheur. Mais c’est surtout bourré d’anecdotes sur la vie médiévale. Frissons et aventures garanties. Et évidemment, le personnage de Guilhem était franchement énigmatique et quand j’ai vu que sur Audiolib, il y’avait le tome sur la jeunesse de ce personnage, j’ai sauté dessus.

Sauf que mon chéri s’est mis à l’écouter aussi en même temps (bah tiens). Bref, ça a été une aventures familiale et j’ai hâte que les enfants s’y mettent (on va attendre un peu tout de même). Et donc, trois ans après l’achat du premier tome, me voici à découvrir les aventures de Guilhem, aventures plus que chargées pour un si jeune âge.

Nous voyons ici comment de travailleur du cuir, il est devenu rémouleur, lanceur de couteaux, mercenaire, troubadour, chevalier et même presque moine. C’est toute une vie déjà dans une adolescence et croyez moi, vous en serez ravis !

Une plongée dans la France médiévale.

Si l’on met de côté tout le côté thriller, enquête qui est déjà bien prenant et le côté aventure qui l’est encore plus. Nous avons ici tout un pan de la vie médiévale en France. Jean d’Aillon nous explique de l’intérieur comment cela se passe avec les habits, les habitudes, les habitations, la vie quotidienne, les repas, le braconnage, les jugements, la vie en château, la vie en ville et la vie en campagne. Nous avons aussi la description de plusieurs métiers. Et rien que pour cela, ce roman en vaut littéralement la peine. On apprend l’histoire en s’amusant (puisque lire est un plaisir) et les informations passent toutes seules.

Au point que je me suis retrouvée à faire un court de métier médiéval à un festival (Folleville) aux enfants. Ils ont beaucoup aimé ma lecture du coup, mes bandes de canailles 😉 et le ferron qui faisait l’animation aussi, je dois dire. Mais même si vous ne faites pas de festivals médiévaux, vous trouverez votre compte de voyage. Succès garanti ! 

Les aventures de Guilhem d’Ussel, Chevalier Troubadour de Jean D’Aillon

Tome 1 : Marseille, 1198

Présentation de l’éditeur : 1198. Enlevé par des inconnus, Roncelin, vicomte de Marseille, a disparu. Sept compagnons partent à sa recherche. Parmi eux, Hugues de Fer, ancien croisé, le médecin Averroès, un frère et une soeur saltimbanques romains, et le meilleur archer d’Angleterre, Robert de Locksley. A leur tête, Guilhem d’Ussel, joueur de vielle et fine lame. Mais, dans cette équipée, certains semblent être animés de tout autres desseins. Quelles sont les véritables raisons de leur venue à Marseille ? Quel est le rôle des consuls de la ville ? Pourquoi ces écorcheurs qui rôdent dans les campagnes ? La riche ville phocéenne attire bien des convoitises, à commencer par celle du pape Innocent III.

Une prise de connaissance des personnages.

Cette saga me faisait de l’œil au salon du Livre de Paris de 2013 car elle mélangeait enquête et Moyen Age. Aussi, après quelques mois d’attente (car le Beau Papa me les a évidemment piqué de suite, lui qui est féru d’Histoire), j’ouvre en trépignant le premier volet des aventures de Guilhem d’Ussel.

Nous avons là un chevalier troubadour au passé plutôt sombre. Il est un peu notre James Bond du Moyen Age. Il est envoyé sur Marseille, métropole d’échange pour les Croisés, pour enquêter sur la disparition d’un noble. Il y rencontre un autre chevalier : Robin des Bois (n’imaginez même pas mes petits cris de fan délurée), un couple de jongleurs espions et un médecin maure.

Tout le long du premier tome nous sert donc à en découvrir plus sur Guilhem, savoir ce qui est advenu de Robin des Bois après ses aventures dans les forêts de Sherwood et son mariage avec Marianne, savoir ce que veulent les jongleurs et les motivations du médecin.

Tout ceci fonde un premier tome très dense en matière de psychologie des personnages, ce qui est déjà m’a beaucoup ravie.

Entre fiction et réalité, mon cœur balance

Mais évidemment, j’étais partie pour l’aventure, pour en savoir plus sur cette période que je ne connaissais pas. Et Jean d’Aillons a réussi son pari. Tout d’abord, il nous décrit la situation géo politique de Marseille, avec des détails historiques très précis. A cela, il mêle des personnages que nous connaissons tous et développe leur histoire. Et au dessus, il y ajoute sa propre fiction.

Ce sont ces ingrédients là qui ont fonctionné : une belle plume, une belle enquête, une immersion totale. J’ai appris des tas de choses sur cette période et sur cette ville. J’ai aussi eu envie de parcourir d’autres villes. Mais ça, c’est pour le prochain tome 🙂

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