NOS4A2 #1

Date de sortie 2 Juin 2019
Réalisateur Joe Hill
Durée du films 50 mn
Acteurs principaux Zachary Quinto, Ashleigh Cumon,
Diffusion Amazon Prime Video
Visionné le 12 Juin 2019
Dans le cadre de Je ne pouvais pas passer à côté et en prime, il y avait soirée foot
En un mot Le talent de Zachary Quinto
Une série dans le Maine ?
Si vous n’avez pas encore lu le livre, vous en aurez envie
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Locke & Key, tome 1 : Bienvenue à Lovecraft de Joe Hill et Gabriel Rodriguez

Présentation de l’éditeur : La famille Locke est déchirée. Après le meurtre brutal du père par un étudiant déséquilibré, tous emménagent dans la vieille demeure familiale. Mais quand une île s appelle Lovecraft, la prudence est de mise ! Derrière les portes closes se dissimulent des secrets dangereux.

Par où commencer ?

L’efficacité des graphismes ! S’il y’avait une association à faire en l’espèce, c’est bien la rencontre de l’univers de Joe Hill et celui de Gabriel Rodriguez. En effet, lorsqu’on regarde l’histoire développée ici et les graphismes, cela coïncide à la perfection. Les dessins sont un peu old School et moderne à la fois. Avec des traits parfois un peu gros, un peu carrés, un peu hachurés. Avec des couleurs froides ou sombres, ce qui va directement avec l’univers développé ici. On sent directement la souffrance, le malaise. Il y a des vignettes totalement magnifiques qui n’ont quasiment pas besoin de paroles tellement elles illustrent bien l’intrigue développée par Joe Hill.

On sent le travail en tandem, clairement. On sent que les deux gars ont passé du temps ensemble à développer l’univers de l’autre. On sent deux gars qui se comprennent parfaitement et qu’ils savent où ils vont. Si vous vous posez des questions sur ce comics, ce ne sera pas parce qu’une case vous tombe comme un cheveu sur la soupe. C’est parce qu’une case sert tellement bien l’intrigue qu’on se demande où les deux nous emmènent. Et c’est juste un régal.

Une intrigue addictive aussi bien que dérangeante.

On sent le sang King qui refait surface car l’ambiance est terriblement malsaine dans ce premier tome. Et pourtant, on ne peut s’en détacher. S’il y a bien des maîtres de l’horreur et du fantastique, ce sont bien les King et Joe Hill montre une fois encore dans ce comics que non seulement il maîtrise parfaitement le fil narratif, le rythme d’un comics, l’alliance et la force du graphisme. Mais l’intrigue tient la route. J’ai fermé ce comics avec des questions pleins la tête, des visions que j’aurai bien aimé ne pas avoir parce que les dessins ne montrent pas tout, mais il y a suffisamment pour que votre esprit s’en mêle et travaille pour l’auteur.

S’il y a une seule chose à retenir de Locke and Key, c’est qu’on veut connaître le mystère de ces clés. On veut tout simplement savoir comment cela va se passer mais avec un saint effroi. Car on sait qu’entre les mains de cet auteur, si jamais cela se passe bien (et je mets d’énormes guillemets), cela se passera au prix de souffrances terribles. Mais pourtant, on en redemande, encore et encore et si jamais je passe à mon dealer de livres, je risque fortement de prendre le prochain tome.

Cornes de Joe Hill

Présentation de l’éditeur : Au début, Ig croit que les cornes sont une hallucination, celle d’un esprit malade, rongé par la colère et le chagrin. Cela fait un an que Merrin Williams, sa bien-aimée, a été violée et tuée dans des circonstances inexplicables. Depuis, reclus dans sa solitude, il vit un enfer, et il a plus de raisons qu’il n’en faut pour sombrer dans la dépression. Pourtant les cornes sont on ne peut plus réelles.
Jadis, Ig le vertueux faisait partie des privilégiés : né dans une famille riche, second fils d’un musicien renommé et frère cadet d’une star montante de la télé, il avait la sécurité, l’aisance, une place reconnue au sein de sa communauté. Ig avait tout pour être heureux, plus encore il avait Merrin et un amour réciproque, auréolé de magie, fondé sur les mêmes rêves. Mais la mort de Merrin a tout détruit. Seul véritable suspect, Ig n’a pourtant jamais été accusé ni jugé. Et donc jamais innocenté. Pour le tribunal que constitue l’opinion publique de Gideon, sa ville natale du New Hampshire, Ig aura beau dire ou faire, il est et restera toujours coupable, car ses parents riches et influents ont exercé des pressions pour faire boucler l’enquête. Il est abandonné de tous, Dieu y compris. De tous, sauf de son démon intérieur…
Et voilà qu’Ig se retrouve soudain doué d’un nouveau pouvoir, assorti à son nouvel aspect et tout aussi terrible, un macabre talent qu’il compte bien utiliser pour retrouver le monstre qui a tué Merrin et détruit sa vie. Être bon, prier… tout ça ne l’a mené nulle part. Il est temps de prendre sa revanche… Il est temps de donner sa part au diable…

Vous connaissez les montagnes Russes ?

Joe Hill, le fils de Stephen King, même qu’il a écrit déjà avec…. C’était franchement trop tentant à découvrir et ma pauvre Yumi ne connaissait pas de Stephen King (faut d’ailleurs que je lui trouve un à lire…) et tout le monde doit en avoir raz le bol qu’on le compare à son père mais voilà ! On l’a lu ! Et il écrit comme son père ! C’est dit !  Parce que oui on peut chipoter. Mais commencer très fort puis s’intéresser pendant je ne sais combien de temps sur des descriptions et sur la psychologie des personnages et finir sur un truc de folie ! Et bien, j’ai déjà vu cela quelque part !

Mais il faut avouer que pour ma part, j’adore cela ! On se retrouve parfois désorienté, on s’attache beaucoup aux personnages (surtout Ig, même si c’est un anti héros) et on arrive même à en détester d’autres (oh oui). Mais le plus intéressant, c’est qu’on découvre des choses insoupçonnées sur certaines personnes que ce soit par le don de Ig ou que ce soit par la force des choses ensuite.

Alors les cornes ? Don ou malédiction ?

Parce que ces petits appendices permettent à Ig, celui qui passe toujours après les autres, non seulement de faire avouer les pires choses aux gens mais aussi et surtout cela donne à Ig un pouvoir de persuasion hors du commun. Mais pourquoi des cornes ? Vous voulez mon avis ? Pour moi, les cornes, en dehors d’être un émetteur selon l’auteur je pense, c’est la perception que les gens ont d’Ig. En effet, tous sont persuadés que la mort de sa fiancée est de sa faute. Or, on découvre la vérité sur cet assassinat. (mais cela, vous devrez le lire pour savoir). Mais lorsqu’Ig demande aux autres comment ils le perçoivent, on voit toujours quelque chose de négatif. C’est une espèce de spirale infernale.

Et pourtant, Ig va décider, malgré ce que pensent les autres, d’agir pour le bien. Et c’est là que la malédiction pour lui devient une bénédiction pour d’autres. Toutefois, je vois bien qu’il y a une espèce de sacrifice qui est fait pour trouver la vérité. La vérité libère mais détruit toujours quelque chose. Et c’est dans ce processus que Joe Hill est génial car il nous décortique tout ceci sans véritablement prendre parti, laissant le lecteur le choix de son interprétation

Pour un autre avis, moins enthousiaste mais lu avec moi quand même que, je vous conseille l’article de Yumi 🙂

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