The first Law by Joe Abercrombie

1 : The Blade itself

Présentation de l’éditeur : Logen Neuf-Doigts, le barbare le plus redouté du Nord a finalement vu sa chance tourner : son dernier combat risque bien d’être celui de trop. La perspective de ne laisser à ses ennemis hilares qu’une poignée de mauvaises chansons ne l’enchante guère ; aussi, quand les esprits lui révèlent qu’un mystérieux mage l’attend au Sud, se met-il en route. Après tout, qu’a-t-il de mieux à faire ? Jeune et fringant officier, le capitaine Jezal dan Luthar n’a rien de plus dangereux en tête qu’arnaquer ses amis aux cartes, se mettre minable et remporter le Tournoi annuel d’escrime. Mais la guerre gronde, et les batailles qu’on livre sur le front du Nord ne s’interrompent pas au premier sang. Tortionnaire accompli, l’Inquisiteur Glotka ne rêve que de voir l’arrogant capitaine tomber entre ses mains. Mais lui ou un autre, Glotka déteste tout le monde : obtenir des aveux de traîtrise à longueur de journée laisse peu de place à l’amitié. Sa dernière piste de cadavres pourrait bien le conduire droit au cœur du gouvernement corrompu… si toutefois il vit assez longtemps pour la suivre. Alors que de funestes complots sont sur le point d’être révélés, que des querelles millénaires remontent à la surface, la ligne qui sépare les héros des traîtres est assez fine pour faire couler le sang !

Bon. C’est pas tout de le lire mais il va bien falloir que je vous en parle.

Comme vous pouvez le voir dans mes libellés, c’est une lecture commune, une lecture VO et c’est un coup de coeur. Logiquement, je devrai savoir par où commencer. Mais non. Parce qu’il y a aussi tout ce qui a autours du livre en fait. Déjà, j’avais lu Servir Froid avec la belle édition de Bragelonne et j’ai adoré ! Là, de suite, je me suis dit qu’il fallait absolument me lire les Joe Abercrombie. Mais voilà, l’éditon Poche de La Première loi était bof bof. Les éditions grand format ? Bah pour les trouver walouh ! Une seule solution : la VO

Et là qu’est-ce que je vois pas sur The Book Depository ? Mais je vais vous le dire ! Le coffret des trois pour le prix d’un grand format basique. Forcément que je l’ai pris en me disant que j’allais quand même faire un petit effort pour lire tout ça en anglais. Mais encore fallait le lire. De discussions en discussions avec Yumi, on en vient à parler de Joe Abercrombie.

Faut savoir que Yumi et moi, on lit beaucoup de Fantasy mais rarement à deux. A deux, ce sont des thrillers complètement flippants. Mais Joe Abercrombie quand même…. Elle se commande la VF (mais quelle tricheuse) et hop, la lecture commune était programmée.

Deuxième difficulté, l’anglais. Parce que quand même c’est pas de l’anglais de débutant. Et Yumiko lit vite. Vite comme moi. Fallait que je drope un max si je voulais ne pas la laisser en plan tous les jours. Donc il a fallu que je m’accroche. Mais voilà, j’ai réussi *fière* et la lecture se passa merveilleusement bien.

De l’action à foison car les points de vue divergent constamment.

Nous suivons dans ce roman l’avis de trois personnages : Logen, un barbare Nordique qui pourrait être joué par n’importe quel acteur bourrin car c’est un homme d’action. C’est un homme simple. C’est un homme qui peut entendre les esprits aussi. Et c’est un homme qui voyage pour rejoindre un mage. Mais pourquoi choisit-il de le suivre ? Là….. Nous suivons aussi Glokta, un personnage totalement flippant mais que j’ai adoré. Pourquoi ? C’était un ancien guerrier mais qui a subit des torture de folie. Pour se reconvertir, il fait Inquisiteur. Et il est doué. Mais il déprime un peu le garçon et se demande un peu ce qu’il fait là. Genre. Et il a des manières très personnelles d’interroger ses victimes (Yumi ? Tu connais la question n’est ce pas ?) Enfin, Luthar, un jeune con (j’ai pas d’autres mots) qu’on aime bien retrouver dans ce genre de romans parce qu’il est très drôle dans son attitude un peu pédante. Mais il est là, il évolue, il grandit un peu, il tombe amoureux. Bref, la vie dans un livre de Fantasy quand on est du bon côté de la barrière.

Qu’est ce qui relie ces personnages ? Qu’est ce qu’il va se passer ? Quelles sont les lois ? Bien entendu, on se pose toutes ces questions et l’auteur se fera un malin plaisir de vous faire patienter. Et pourtant, on était au taquet parce qu’il fallait que les trois personnages se rencontrent un peu pour qu’on puisse comprendre un peu l’intrigue. Et croyez moi, les aventures qui les attendent avant de se rencontrer valent tout de même le détour.

Du coup, c’est lent ?

Et bien non. Certes, c’est un tome d’introduction donc il faut bien entendu qu’on apprenne à connaître les personnages. Que ce soit Logen, Glokta et Luthar. Et je les aime tous les trois, que ce soit par leurs côté drôles mais aussi leurs côtés touchant. Et à travers la connaissance de ces personnages, Joe Abercrombie nous a lancé un gigantesque filet de pêche qui constitue l’intrigue. Et celle-ci, croyez moi, n’est qu’embryonnaire pour le moment.

Car à la fin de ce tome, outre le fait que j’ai ri, que j’ai frissonné et que j’ai bien papoté avec Yumi sur le pourquoi du comment de certains personnages, de délires en folie car il y a des répliques là dedans qui sont juste incontournables, il y a énormément de questions que je me pose sur la suite, sur les lois, sur les directions que vont prendre les personnages.

En bref : une excellente lecture. J’ai hâte qu’on se mette aux prochains tomes.

2 : Before they hanged

Présentation de l’éditeur : Le tocsin de la guerre résonne aux portes de l’Union. L’armée du monde libre, inexpérimentée, mal équipée, divisée par les querelles intestines que se livrent ses chefs incompétents, semble inconsciente du danger qui la guette. Face à elle, sur le front du Nord, les barbares de Bethod se chauffent d’un tout autre bois…
Au Sud, les forces du Gorkhul se massent au pied de la cité de Dagoska. Alors que la ville bouillonne des préparatifs la bataille, l’inquisiteur Glotka – affecté là après la disparition suspecte de son prédécesseur – découvre une conspiration visant à livrer la ville à l’ennemi sans combat. Menacé à chaque instant, Glotka a besoin de réponses, et vite.
Pendant ce temps, la poignée de héros réunie par Bayaz prend la route du Vieil Empire, à destination du bord du Monde. Le Mage esp
re y trouver la Graine, une relique surpuissante, jadis responsable de la destruction de plusieurs villes, et peut-être aujourd’hui l’unique voie de salut pour l’Union. Mais encore faut-il pouvoir s’en emparer… et la contrôler !

Avec Yumiko, je pense qu’on est amoureuses…..

De Glokta ! Et oui, le pire des anti héros du monde. Mais alors, qu’est-ce qu’il peut être drôle ! L’auteur prend un malin plaisir, lorsqu’il doit prendre le point de vue de ce personnage, de nous donner ses pensées. Car il ne dit jamais ce qu’il pense. Il ne dit pas grand chose d’ailleurs. Comme qui dirait l’autre, tout se passe dans sa tête. Et je vous jure que c’est fin, c’est hilarant et même parfois assez trash. J’aime être dans la tête de cet homme parce qu’il nous dit la vérité nue. Et surtout, et c’est ce qu’il me fait hurler, c’est que pour un bourreau, il se demande toujours ce qu’il fait là. Pourquoi il fait ce métier. Parce que nous voyons ici ses capacités de commandements et on se dit qu’il pourrait en fait faire autre chose qu’Inquisiteur. Mais non. Il reste là, à râler dans sa barbe, à torturer des gens (bien entendu) et à sauver la face de ses employeurs (mais aussi à résoudre des complots).

Mais Logen n’est pas mal non plus, il faut le dire. Il doit suivre le Mage pour trouver la graine. Et il se retrouve dans des combats perdus d’avance. Et comme Glokta, même s’il parle peu, il parle toujours avec énormément d’humour. Et c’est un véritable régal. Il n’y a pas que les combats dans la vie, il y a aussi les relations avec les autres et j’aime le voir évoluer.

Comme toujours, on a piétiné. Résultat : lecture expresse !

Et chronique tardive, je sais. Mais la particularité des récits de la Première loi, c’est tout simplement que l’auteur prend tous les personnages, les sépare en groupe. Et nous passons tout le livre à se demander :
– Qu’est ce qu’il va se passer de fou encore dans ce tome ?
– Quelles vont être les pensées de Glokta (oui cash)
– Comment ils vont se retrouver ?
– C’est quoi le vrai complot ?

Et c’est par ce biais, cette attente incroyable, que le livre se transforme en véritable page turner. L’auteur prend tous les codes de la fantasy et les détourne à son profit. Et j’avoue qu’étant plus qu’une grande amatrice de Fantasy, c’est un régal pur et simple. Cela m’a envie de replonger dans d’autres sagas similaires (et d’ailleurs, Yumiko a dit vouiiiiii)

Bref, je piétine de vous lire le troisième tome pour l’année prochaine. Car il promet d’être époustouflant !

3 : Last arguments of kings

Présentation de l’éditeur : La fin approche. Logen Neuf-Doigts n’a plus qu’une seule bataille à livrer, sans doute la plus dure : celle qui l’opposera à Bethod, le roi du Nord, l’homme qui tient tête à l’Union. Il est temps pour le Sanguinaire de rentrer chez lui et d’affronter son plus vieil ami devenu son pire ennemi. Après avoir fait l’amère expérience de la guerre, Jezal dan Luthar a tourné le dos à la vie militaire pour couler des jours heureux avec sa promise. Mais le prestige et les honneurs ont la vilaine habitude de se rappeler au bon souvenir d’un homme au moment où il s’y attend le moins… Et tandis que le Roi de l’Union n’en finit plus d’agoniser, les paysans se révoltent et les nobles complotent. Nul ne semble conscient du danger qui pèse sur Adua. Bayaz a un plan pour sauver le monde, comme toujours, mais il comporte des risques. Le Premier des Mages est-il prêt à briser la Première Loi ?

Non mais c’est de ma faute, je voulais un grand final !

Il faut dire qu’avec ces deux premiers tomes, Yumi et moi étions dans les starting blocks ! Qui sont les méchants ? Que vont devenir nos héros ? Comment la guerre va se terminer ? Et c’est comme cela que complètement accro on s’est lancées dans ce tome 3 en occultant totalement le fait qu’il fasse bientôt 800 pages…. Ah mais la vache ! Pour du dense, c’est du dense mes loulous. Et ne croyez pas que l’auteur traine un peu partout. Il n’arrête pas entre scènes drôles, scènes de bataille, des réflexions, des retournements de situation et bien d’autres.

J’ai bien cru que je n’allais jamais m’y retrouver car n’oubliez pas, j’ai lu cette saga en VO. Mais non, j’ai encore pu tout comprendre. Et ce malgré notre rythme de lecture acharné. En effet, nous avons mis moins de deux semaines (de mémoire) pour tout lire. Ce livre est en lui même une véritable bataille car l’auteur s’amuse à alterner les personnages, les points de vue, les révélations, et n’hésite pas non plus à nous sacrifier quelques personnes dans la foulée.

La saga The First Law, un must have dans votre bibliothèque Fantasy.

Réellement, fondamentalement. L’écriture de Joe Abercrombie est unique en son genre, et c’est ce qui fait bien entendu tout son charme. Entre la première loi et Servir Froid (qui sont dans le même univers), nous avons un univers complexe, riche mais aussi brutal ! Aucun faux pas pour nos personnages n’est autorisé. Nous sommes bien entendu très loin des beaux héros tous blancs tous propres. Ici, tout n’est que nuances de noir et de gris. Chacun a quelque chose à se reprocher, quelque chose à regretter mais tous ont le désir d’avancer.

Après, tout n’est qu’intrigues, alliances, opportunités et parfois même coup de chance. Mais tous ces personnages sont magnifiques et je ne pense pas que vous vous en remettrez entièrement (Glokta, si tu m’entends, continue et garde ton humour ^^)

Half life by Sally Green

1 : Half Bad

Présentation de l’éditeur : Dans l’Angleterre d’aujourd’hui, deux clans de sorciers vivent en secret au côté des humains : les adeptes de la magie blanche et les sorciers noirs. Mais la naissance de Nathan vient bousculer l’équilibre des forces car il est à la fois un sorcier blanc et un sorcier noir. Son père est un des plus puissants et cruels sorciers du monde. Sa mère, adepte de la magie blanche, est morte. A 16 ans, Nathan va recevoir ses pouvoirs comme tous les sorciers. Mais il n’est pas comme tous les sorciers… Son clan va décider de l’enfermer : Nathan est piégé dans une cage, battu et menotté. Les frontières entre le bien et le mal n’ont jamais été aussi floues et menacées.

Je reste une femme futile et superficielle

En trainant sur les chaines Youtubes anglosaxonnes et sur mon dealer professionnel VO, j’ai nommé The Book Depository, je tombe littéralement amoureuse de la couverture. En regardant de plus près le résumé, je me dis que c’est un peu innovant, un peu sombre, un peu fantastique aussi. J’ai cliqué, j’ai reçu cette magnifique édition et j’ai lu tranquillou, chapitre par chapitre, par petits bouts, le soir quand j’étais en forme.

Jusque là, pas de réel problème, vous allez me dire. Sans compte que sur les trois mois de cette lecture dont je me suis délectée, la Blogo a fait son œuvre et tout le monde a commencé à parle de Half Bad. J’ai fermé mes écoutilles au maximum, afin de ne pas trop me faire ou spoilée ou influencée et j’avoue avoir réussi. Sauf que j’avais envie de le terminer et vite ! Bref. Faut avouer, mon édition est ma-gni-fique

Un roman tout en psychologie.

Le postulat de base est très simple : un jeune garçon est enfermé dans une cage. Pourquoi ? Il est le fruit de deux clans. Sa mère a été violée ? Ou a-t-elle vécu une espèce de romance interdite ? Ca vous ne le saurez que par la suite. Tout simplement, nous savons que ce jeune garçon est à moitié sorcier blanc, à moitié sorcier noir. Et il est littéralement torturé à l’aube de ses 17 ans. Et là, mon petit cœur se révolte mais je me dis au début qu’il est peut être mauvais (allez savoir)

Sally Green nous fait découvrir l’enfance difficile de ce garçon. Sa mère morte, son père en fuite. Il est élevé par sa grand-mère qui est sévère et juste mais il subit les brimades et le harcèlement d’une de ses sœurs. Une fois à l’école, cela continue, comme de bien entendu, ce qui accentue ces petites tortures. Ensuite, il y a une sorte de comité de sorciers blancs qui l’évaluent constamment, le contraignant de plus en plus jusqu’à le marquer !

Waouw ! Non mais ce gamin a un père maléfique (d’après ce qu’on raconte) mais quand même. Il n’est pas mauvais. Il a même l’air un peu sympa quand on apprend à le connaître. En effet, Nathan a un humour délicieux et froid comme je les aime, il aime se ballader dans la nature et surtout il se pose des questions : est-il mauvais ? Pourquoi son père ne vient pas le chercher ? Pourquoi le tenons nous enfermé dans une cage ? Pourra-t-il mener une vie normale ? Mais jamais je ne vois de haine venant de lui…. Jamais

Un roman qui vous fait réfléchir sur de bonnes intentions 

Car ces sorciers blancs, qui sont censés représenter le bien. Ils torturent un adolescent ! (je vous laisse relire cette phrase). L’auteure réussit à nous démontrer que sous couvert de l’autorité, les gens se permettent de faire l’innommable : la torture psychologique et physique. Cela ne vous rappelle rien ? Et bien moi si. Cela me rappelle les expériences psychologiques que l’on a fait après la guerre pour comprendre comment certains Allemands, bons pères de famille, ont pu se retrouver à torturer des juifs. Et le constat a été sans appel : si une autorité supérieure vous dit de torturer quelqu’un, la plupart des personnes vont le faire, tout simplement. Et c’est ici ce qui se passe.

En effet, sous couvert des origines des Nathan (à moitié sorcier noir), les sorciers blancs vont automatiquement le classer mauvais, sans apprendre à le connaître et vont se permettre de jouer avec sa vie, de lui faire des chantages incroyables et de lui enlever son humanité (si c’est possible de le faire).

Et ce superbe adolescent tient le coup ! Il n’est pas parfait, certes, mais il tient le coup ! Je suis très admirative sur cela car Nathan va tenter d’enquêter sur son père et surtout il va tout faire pour survivre ! Enfin, il tentera de garder son esprit intact.

En bref, je vais vous laisser découvrir Half Bad. Pour ma part, le second tome : Half Wild est d’ores et déjà précommandé (il sort l’année prochaine).

The Golem and the Djinni by Hélène Wrecker

Présentation de l’éditeur (traduction personnelle) : Chava est un golem, une créature faite à partir d’argile, créée par un obscur rabin qui verse dans la magie noire kabbalistique. Quand son maître, le mari qui l’a commandée, meurt dans la mer durant le voyage de Pologne, elle est débarquée du bateau et arrive à New Yorf an 1899. Ahmad est un Djinn, un être de feu, né dans l’ancien désert de Syrie. Emprisonné dans une vieille lamPe par un sorcier bédouin il y a des siècles, il réapparaît accidentellement dans une boutique dans Manhattan. Bien qu’il ne soit plus emprisonné par la lampe, il n’est pas libre non plus car un anneau 
de fer le retient dans le monde physique. 

Mon conte de fée moderne …… 

Je crois que ce livre sera une lecture inoubliable du début à la fin. Tout commence sur mon site d’idées fantasy et fantastique préféré qui est Elbakin.net. Ils parlaient de ce livre là en disant que c’était dommage (et c’est vrai) qu’il ne soit pas traduit en français parce qu’il était magnifique. Devinez où je vais : The Book Depository où je vois les commentaires élogieux, la présentation de l’éditeur et les commentaires d’autres auteurs. Le clic d’achat fut extrêmement rapide et le livre est arrivé sans encombre à la maison, sagement, et surtout il a trôné sur l’étagère. Parce que j’avais d’autres livres en VO à lire à ce moment, dont de très bons comme Hollow City, un ou deux qui ont plus que traîné en longueur (et pas parce qu’ils sont mauvais, juste qu’il faut bien que je me remette à niveau aussi). Bref. Je patiente, je patiente et je craque. Je commence à le lire. Et j’en parle comme toujours avec ma Pacseuse lecture d’amour qui vers minuit, se prend du coup une frénésie d’achat en VO (du coup, notre programme de LC est franchement chargé. Mais passons). Du coup, je mets le livre en pause pour l’attendre, ce qui n’était pas facile. Car j’étais partie dedans.

En effet, j’avais rencontré déjà Chava et Ahmad dans un style littéraire qui s’approche plus du conte moderne.  L’auteure en effet, a pris le parti pris de s’éloigner des personnages, comme ceux des Mille et une Nuit. Et pourtant, on s’attache très vite à eux et pour des raisons différentes. En effet, Chava, le Golem est la dévotion à autrui par excellence alors qu’Ahmad est un être de feu qui ne répond qu’à ses désirs propres, sans prendre en compte les conséquences pour les autres. Ce qui peut mal tourner. Ces deux personnages extraordinaires vont devoir s’intégrer dans le NewYork de la fin du XIX° siècle, cacher leur identité et tenter de comprendre comment ils sont arrivés là.

Et comme tout conte, il fut initiatique.

Bien entendu ! Chava et Ahmad ont dû apprendre à vivre avec des êtres humains, à s’adapter. Mais ces deux entités royalement opposées ont dû apprendre à se connaître et à s’accepter. Comment la douce Chava qui se dévoue aux autres a-t-elle pu réussir à admettre les pulsions d’Ahmad ? C’est la magie de l’amitié, c’est une déclaration de tolérance, que ce soit dans la religion ici, car nous avons affaire à trois ethnies différentes dans ce livre : l’occidentale, l’orientale et la juive, réparties chacune dans un quartier de New York. Et on se rend compte que ce melting pot a pu survivre grâce à ce fourmillement de cultures. Enfin, l’association entre ces deux créatures a permis aussi de faire naître cette belle amitié et de résoudre certains mystères.

Mais ce fut aussi un roman initiatique pour ma Pacsée. En effet, Ptitelfe a du mal avec les romans d’ambiance, chose que j’avais totalement oubliée parce que moi, personnellement, j’en suis complètement fondue. Ajoutez cela à la barrière de la langue parce que le vocabulaire était vraiment soutenu, les personnages nombreux et qui aimaient réellement changer de nom et de lieux. Bref, ensemble, nous avons réussi à porter cette lecture à son aboutissement et ce fut un réel travail d’équipe. Un très beau projet de lecture VO que nous avons fait là et qui restera dans les annales de nos lecture communes. Si vous voulez son avis, au fait, c’est par

Alison Wonderland by Helen Smith

Présentation (traduction personnelle) :Suite au départ de son mari pour une autre femme, la Londonnienne de 20 et quelques années Alison Temple se dégotte un job de détective privée. Elle espère ainsi trouver  d’autres fins possibles que la sienne. Elle passe ainsi ses journées à chercher les objets perdus et ses nuits à suivre les maris infidèles. Mais qu’importe le cas, aucun de ses clients n’est à la hauteur des personnes qui jalonnent sa vie personnelle. Il y a sa patronne, l’inestimable et ordonnée Mrs Fitgerald, Taron, la meilleure amie excentrique d’Alison qui crie partout que sa mère est une sorcière, Jeff, son partenaire amoureux qui est un compositeur de poèmes et depuis peu, son postier psychopathe. Ses habitudes avec ce beau monde sont bouleversées lorsqu’elle décide de partir en voyage avec Taron et qu’elle subit mésaventures sur mésaventures. 

Une structure de texte qui donne une petit rappel à Alice au Pays des Merveilles.

Dans ce petit livre qui nous fait environs 200 pages, Helen Smith a pris le parti de prendre quelques peu la structure de texte de son conte d’origine : Alice au Pays des Merveilles. Et pour cela, elle utilise des artifices certes classiques mais qui modernisent bien le monde. Toutefois, elle commence son récit à la manière d’une comédie romantique : nous suivons Alice Temple qui se dit Alison Wonderland parce qu’elle n’a pas trouvé le grand amour et que, par conséquent, tant qu’elle n’a pas trouvé de Prince Charmant, elle ne veut pas vivre dans la réalité. Elle nous explique qu’elle a été mariée, que son mari la trompait et que par conséquent, elle est partie pour suivre un emploi de détective privé. Elle ne vit toutefois pas en ermite, loin de là. Elle a un sex friend, des collègues déjantés et un environnement un peu foufou.

Cela dit, son ami très particulier, Jeff, est poète, ce qui nous jalonne le textes de poèmes modernes. L’héroïne écoute aussi quelques musiques dont nous avons des paroles. A ceci, nous ajoutons des scénettes courtes, enjouées, un peu loufoques, un rythme assez soutenu et des pensées de l’héroïne sur la vie en général et sur les personnages qui l’entoure. Voilà, nous sommes dans une structure de textes qui rappelle Alice au Pays Des Merveilles, sans toutefois le plagier, en le modernisant et en l’allégeant grandement.

Et c’est aussi ce que nous attendons de ce livre, un vision de vie londonienne, pas trop réaliste mais dont on peut faire référence, une vie rêvée pour toute jeune femme de vingt et quelques années qui se cherche et qui veut trouver un but à sa vie. C’est ainsi que nous suivons les pérégrinations d’Alice Temple à la recherche du mari fidèle mais qui ne trouve, à travers ses enquêtes, que des maris volages.

Un petit livre de gare sympathique.

Ne vous méprenez pas sur mon appellation Livre de Gare. Pour moi, un livre de gare, c’est un livre qu’on prend dans son sac, ou que l’on achète vite fait avant de partir pour un trajet en train, ou un petit trajet en avion. Il est court, vous permet de vous vider les neurones et on ne lui demande pas plus. Sauf parfois un peu de culture générale si le cœur vous en dit mais cela n’ira pas plus loin. Alison Wonderland correspond tout à fait à ce type de livre. Vous le lisez, suivez les aventures d’Alice qui sont narrées de manières toutes légères. Vous avez voyagé, ri, vous avez rêvassé et une fois terminé, vous avez un bon moment de passé, vous êtes détendus et parfois même vous en gardez un bon souvenir.

On ne peut pas dire que ce soit de la Chick List. Je le cataloguerai plus en petite romance urbaine. Alice est pétillante et a un je ne sais quoi de romantique, voire de mélancolique. On sent la femme qui passe un cap dans sa vie (la dizaine après la vingtaine, vous voyez), qui fait le bilan, qui se cherche encore et qui fait tout pour trouver, même si parfois la méthode n’est pas ce qu’il y a de plus efficace. C’est en quelques sortes une femme moderne actuelle à la sauce Alice.

En bref, un bon moment mais sans plus. Toutefois, je ne suis absolument pas déçue, je ne m’attendais pas non plus à quelque chose de transcendant. Ce livre a eu l’effet escompté : il m’a détendue pendant un voyage 🙂

The Grim Company by Luke Scull

#1 The Grim Company

Description : Les Seigneurs Mages ont renversé les dieux. Depuis, le monde a changé. Ces tyrans aux pouvoirs démesurés ont besoin de magie brute, produite par les cadavres des dieux déchus. Une guerre dévastatrice menace d’embraser tout le continent. Davarus Cole est un jeune homme rebelle et vantard s’imaginant très bien en élu destiné à renverser le Seigneur Salazar, qui règne sans partage sur la cité de Dorminia. Il va croiser la route de Brodar Kayne, un vieux guerrier des Highlands qui fuit lui-même un autre Seigneur Mage, le Shaman. Si leurs chemins se séparent bien vite, ils vont néanmoins tous les deux se retrouver entraînés dans une lutte acharnée contre Salazar, chacun à leur façon : Cole se fait capturer par la milice du tyran et se voit contraint d’embarquer sur un navire qui semble condamné d’avance tandis que Brodar Kayne accompagne une mission de sabotage destinée à priver Salazar de magie. Mais le Seigneur Mage n’est pas sans fidèles serviteurs : parmi eux, Barandas, un homme bon et droit bien conscient des exactions de Salazar… mais déterminé à défendre les intérêts de son maître. Et les menaces qui pèsent sur lui sont nombreuses : la Dame Blanche espère elle aussi imposer son joug sur les terres du tyran.

OK, je suis dans la cour des grands. Et pourtant, c’est un premier roman.

Ce livre là, cela  a été une longue histoire pour moi, un dur labeur, des tas de choses. Il m’a suivi longtemps (quelques mois déjà) et j’en suis sortie victorieuse (et fière, mais vous n’imaginez pas à quel point). Tout commence par une petite opération ebook (bah tiens) à un prix plus qu’intéressant. La couverture VO m’avait tapée littéralement dans l’œil. Comme toujours lorsque je suis indécise, je vais dans mon forum fantasy favori (Elbakin.net) où la critique venait de paraître. Coup de bol monstrueux, l’un des animateur de forum est le traducteur du roman (puisqu’il est sorti en VF début du mois d’Avril). Je saute le pas et je me dis que ça y’est, je vais lire du lourd en VO, surtout que l’histoire avait l’air bien péchue.

La première difficulté lorsqu’on lit en VO pour un gros roman de Fantasy, c’est le vocabulaire et les personnages. Au début, je me suis demandée si Luke Scull savait où il allait. En effet, il nous présente des personnages et des scènes un peu partout. L’action est déjà au rendez vous et je me suis retrouvée perdue entre ma VO, les personnages et l’univers de l’auteur. Mais ne vous fiez pas à cet aspect là. Manifestement, c’est totalement intentionnel pour vous donner une immersion très abrupte. Ainsi, vous êtes obligé d’entrer dans son univers et de découvrir comme vous le pouvez les personnages de ce roman. Passé quelques chapitres, vous nagez comme un petit poisson dans l’eau et vous vous dites que pour un premier roman, c’est la promesse d’une saga magnifique.

Plus que l’exercice de style, c’est tout un univers qui m’a émerveillée.

En effet, je me suis attachée directement à certains personnages car ils m’ont fait rire comme ils m’ont fait pleurer. Mon petit chouchou restera Davarus Cole, un gosse dont le père est sensé être un héros de la Nation. Il veut devenir comme lui, donc toutes ses actions sont régies par le fait qu’il veut à tout prix être un héros : c’est beaucoup de paraître au début mais on se rend compte que le personnage gagne énormément en complexité et en valeur, jusqu’à se sublimer à la fin. Associé à Davarus, nous avons son soutien féminin : Sasha. Cette jeune fille a été élevée à la dure avec lui et crois littéralement en lui. Et c’est grâce à ce soutien qu’il arrive à être et non plus paraître ce qu’il est.

A ces personnages jeunes et beaux qui nous accompagneront tout le long du roman, et suivant d’autres voix (l’auteur aime nous perdre), nous avons Brodar Kayne, accompagné d’un autre homme. Ces deux là ont eu une histoire bien particulière, manifestement, et il y a entre eux une dette de sang. Ils vont fuir le Seigneur Mage, organiser un complot contre lui et croiser la route de la Dame Blanche, celle qui est sensée libérée le pays du joug du Seigneur Mage. Mais ce Seigneur est-il aussi mauvais qu’on le croit ? C’est bien cela le problème ici. Chaque personnage a sa part lumineuse et sa part d’ombre. En fin de compte, on se rend compte que le côté mauvais de chacun n’est qu’une question de point de vue.

Enfin, le système magique est aussi très intriguant. Nous sommes dans une magie décadente car tous les seigneurs mages ont eu à un moment donné un gros problème lors d’une incantation qui a mal finie. C’est un des centres de l’intrigue mais aussi un des mystères de ce livre, c’est qu’on se demande ce qui s’est réellement passé. Bref, la magie est apparemment reliée à des dieux qui eux ont été assassinés pendant ce rituel qui a fait tomber la plupart des mages. Ainsi, les mages actuels ont beaucoup moins de pouvoir qu’avant. Et ils cherchent à remédier à cela. J’aimerai déjà savoir si dans le second tome (The Sword of the North de mémoire qui va bientôt sortir, donc en gros, je vais vous le lire très prochainement), on en saura un petit peu plus sur cette histoire.

En bref, et bien, oui, c’est un coup de cœur. Je pense lire prochainement la VF (qui m’attend sagement dans le salon). Pas sûre d’avoir entièrement compris et digéré ce roman mais je suis déjà bel et bien accro.

The Blood Vivicanti by Becket

Présentation de l’éditeur (traduction personnelle) : Marie Paige est un génie de 17 ans. Sa mémoire photographique la rend plus intelligente que les autres mais l’isole aussi beaucoup plus. Ses parents ne la comprennent pas, comme ses camarades de classe non plus.  Mais sa vie change lors de sa dernière année au lycée. Marie Paige change d’établissement, elle est dans l’Académie des Arts dans un petit village de montagne, Idyllville. TOut le monde le sait : Idyllville est le territoire des Blood Vivicanti. La mémoire photographique de Marie Paige fera d’elle la plus dangereuse des créatures de la planète, depuis qu’elle est devenue une buveuse de sang qui absorbe la mémoire de ses victimes.

Une belle entrée dans un monde de sexe et de sang.

The Blood Vivicanti, c’est le fruit d’un travail sur les personnages. Et dans ce travail, il y a deux personnes que, sans les connaître vraiment, j’aime beaucoup. Nous avons Anne Rice qui m’a fait aimer le vampire de qualité et j’insiste énormément sur ce point, et nous avons Becket, son assistant, que tous les abonnés de la page Facebook d’Anne Rice connaissent.

De ce cocktail d’esprits ingénieux et érudits, je m’attendais à du sang, de la psychologie et du sexe. Armée de ces envies, je prenais connaissance de Marie dont seul le nom me faisait penser à une icône religieuse. Et Marie est une adolescente qui va devenir une Blood Vivicanti sous nos yeux, autrement dit, une vampire.

Par amour ? Par pouvoir ? Par Curiosité ? Par Hasard ? Par son destin ? Le hasard l’emporte dans cette première partie car Marie semble être en tant que vampire une prédatrice qui absorbe la mémoire de ses victimes, par le sang qu’elle absorbe. Autrement dit, on peut dire que c’est une vampire dévoreuse d’âmes qui acquiert sa puissance en vous aspirant votre vie.

Tous les ingrédients osnt là, encore faut il avoir le talent de les traiter….

Le pari de la narration : un point de vue incompris.

Et pour traiter ce genre de personnages, permettez moi de vous dire qu’il ne faut pas de la plume de débutant. Becket a pris le pari risqué de nous expliquer un génie incompris par sa famille et par ses pairs. Il a pris le pari de nous décrire un prédateur pur : le loup solitaire.

Marie a été seule toute sa vie car personne ne l’a comprise. Et pour cela, elle nous donne un point de vue extrêmement distant (voir ironique) et glacé qui est tout à fait génial. C’est aussi un génie car elle a une mémoire photographique pure. Cela la rend incompréhensible pour sa mère qui n’a pas une intelligence très poussée. Mais aussi de ses camarades de classe qui voient en elle une aberration.

De solitude en solitude, elle poursuit sa scolarité jusqu’à une école d’art. Deux choses vont l’ébranler. La première est la masturbation qui va la pousser à s’aimer elle, ce que personne n’a fait jusque là. Elle devient par là l’antithèse de son prénom. Elle reste la Vierge Marie qu’aucun homme ne possèdera mais une forme un peu pervertie car partiquant des choses montrées du doigt par la religion. Privée en quelque sorte de l’acte sexuel, elle gardera le plaisir pour elle. La seconde, c’est l’art qui va lui permettre de toucher l’âme des gens, ce que ne lui a pas permis la religion d’ailleurs.

C’est à travers l’art que Marie va découvrir l’âme des gens. Mais avec sa faculté et son passé, cela ne va pas pousser à aimer son prochain. Elle va emmagasiner ces informations pour vivre littéralement un millier de vie, faisant des expériences qu’elle n’a pas pu vivre, tentant de comprendre les autres. Mais sans rien partager.

C’est sans aucun doute, à la fin de cette première partie, que je vous affirme qu’un vampire aussi sanguinaire que psychique est né. A voir maintenant comment elle va maîtriser et utiliser sa puissance.

Dirt by David Vann

Présentation de l’éditeur (traduction personnelle) : 1985, Gallen, 22 ans, vit avec sa mère envahissante dans la vieille maison familiale, entourée d’un verger, dans la banlieu de Sacramento. Il ne sait pas qui est son père. Son grand père abusif est décédé. Quant à sa grand mère, elle perd la mémoire et on l’a placée dans un hospice. Galen et sa mère vivent sur l’ancienne fortune familiale qu’Helen, sa tante et sa cousine Jenifer, 17 ans, sont bien déterminées à s’approprier.
Galen est un adepte du New Age. Il se définit comme une vieille âme aspirant à la transformation : se libérer de son corps, être aussi léger qu’une plume, marcher sur l’eau… Mais il ne peut s’empêcher d’avoir de violentes crises de boulime et des désirs interdits. Prisonnier de son corps, il est obsédé par Jenifer et rêve de se libérer de sa mère.
Lorsque la famille part en voyage dans la vieille cabane des Sierras, au sud du lac Tahoe, les tensions augmentent. Pris dans une situation compromettante, Galen va découvrir jusqu’où il peut aller pour atteindre ses rêves les plus fous.

J’ai envie de dire, pour gens pourris, situation pourrie.

David Vann réussit à nous retourner complètement dans ce roman rien qu’avec la psychologie des personnages. En effet, Galen, au début du roman, nous apparaît comme une victime, complètement manipulé par les femmes, son seul défaut restant la religion New Age qui le rend présomptueux. En même pas 300 pages, l’auteur nous donne un point de vue différent de chacun des personnages qui passeront tour à tour du statut de victime à bourreau.

Mais quelle famille ! Il me semble que dans le top 10 des familles pourries et qui se bouffe, celle de Galen se retrouve au sommet. C’est à croire qu’ils font un concours pour savoir qui pourra manipuler et détruire l’autre et l’auteur prend le temps de nous faire cerner les personnages pour montrer la situation finale pourrie (je n’ai pas d’autre mot, désolée).

Par contre, un livre soufflet

Mon seul regret, ici, c’est que c’est un livre soufflet, c’est à dire qu’on commence en douceur, que l’action et les personnages nous fait monter la sauce… Et c’est comme si on s’arrête à côté. Les dernières pages font tout descendre, ont même tendance à nous ennuyer un peu.

On a beau dire, le final est important dans un livre et l’auteur a pris son temps pour nous faire sentir sale, comme le dit le titre du roman. Mais peut être n’y est il pas allé assez fort pour la fin, car  je n’ai pas l’impression que le livre va me laisser une empreinte indélébile

Pure de Julianna Baggott

Tome 1

Présentation de l’éditeur : Nous savons que vous êtes là, vous, nos frères et soeurs…
Pressia se souvient à peine des Détonations ou de la vie pendant l’Avant. Dans son armoire-lit derrière les décombres d’un salon de coiffure pour hommes où elle vit avec son grand-père, elle pense à ce qui est perdu : comment le monde est passé de parcs d’attraction, cinémas, fêtes d’anniversaire, pères et mères à cendres et poussière, cicatrices, brûlures indélébiles et corps accidentés. Et maintenant, à l’âge où tous sont contraints de se livrer à la milice pour être entraîné à devenir soldats ou, s’ils sont trop accidentés ou trop faibles, pour être utilisés comme cibles vivantes, Pressia ne peut plus prétendre être petite. Pressia est en fuite.
Nés Purs, ils Respirent les Cendres…
Il y a ceux qui ont échappé à l’apocalypse sans aucune marque. Les Purs. Ils sont gardés en sécurité dans le Dôme qui protège leurs corps sains et supérieurs. Mais Partridge, dont le père est l’un des hommes les plus influents du Dôme se sent seul et isolé. Différent. Il pense aux pertes – peut-être simplement parce que sa famille est brisée. Son père s’est détaché des émotions, son frère s’est suicidé et sa mère n’est jamais parvenue jusqu’à leur abri. Ou peut-être est-ce sa claustrophobie : cette sensation que le Dôme est devenu un lieu à la discipline extrêmement rigide. Alors quand il entend que sa mère pourrait être
encore en vie, Partridge risque sa vie pour quitter le Dôme et la retrouver.
Quand Pressia rencontre Partridge, leurs mondes volent en éclats une fois de plus.

Un univers déroutant

Ce qui m’a frappé dans l’univers de Pure, c’est bien son aspect très déroutant, sûrement accentué par le fait que j’ai choisi de faire cette lecture en VO. Tout commence par cette lettre qui est en tout début du résumé : Nous savons que vous êtes là… Cette lettre m’a fait froid dans le dos. Une espèce de Big Brother ? On ne nous dit rien là dessus.

Nous commençons par l’univers de Pressia qui semble très effrayant. Ce sont des humains qui ont survécu à une bombe atomique. Leur univers et leur ADN en a été littéralement transformé. Par exemple, Pressia a fusionné ont des marques, des cicatrices, des brûlures, des fusions. On ne sait pas bien comment ils survivent mais on sait qu’à partir de 16 ans, ils peuvent subir des raffles des OSR…

A peine avons nous le temps de nous habituer à cet univers hostile que nous tombons sur Partrige qui lui est un habitant du Dôme, ce fameux endroit qui donne froid dans le dos. Lui a été un peu boosté ce qui veut dire que les ADN de ces habitants ne sont pas nets nets non plus. Ils n’ont pas l’air si heureux que cela d’ailleurs… Et Partrige veut partir à la recherche de sa mère.

Des références et des énigmes les plus poussées qu’on ne le croit.

Souvenez vous du conte de Pinocchio… Car je n’ai pas arrêté une seule minute d’y penser. Partrige part sur la piste de sa mère et en même temps recherche la vérité sur le Dôme. Sa mère lui laisse des pistes sous forme de contes, de chansons, d’objets. Pour Pressia, elle a des indices pour sa propre quêtes sous forme de souvenirs. Mais sont ils bien réells ? Nous sommes incapables de le dire car tout ce qui touche à la vie avant la catastrophe  nous paraît tellement flou.

C’est au travers d’une gallerie de monstres humanoïdes, de personnages forts et de véritables quêtes initiatiques que l’auteure nous amènera à la vérité. Un véritable conte de fée futuriste se déroule devant nous, sans pour autant tomber dans les grands travers du genre. Toutefois, l’univers est tellement complexe qu’on a souvent l’impression de s’y perdre, ne sachant pas où nous amène l’auteure. Ce qui nous sauve ? La recherche de la vérité qui se cache derrière le Dôme.

Un roman fort qui ne laisse pas du tout indifférent. Un bon roman qui initie les jeune à une univers futuriste inédit. Mais difficiel de le recommander aux néophytes.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Science Fiction 2013

The Lunar Chronicles by Marissa Meyer

1 : Cinder

Description : A New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l’atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. A seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu’elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie – son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu’éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n’a aucune chance de s’épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !
Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l’humanité est peut-être entre ses mains.

Un formidable dépoussiérage du conte de Cendrillon

Enfin une bonne adaptation du conte, et surtout une adaptation qui prend le pari risqué de la science-fiction. On commence le livre en se demandant comment Marissa Meyer va se débrouiller pour non seulement nous faire un univers cohérent mais aussi pour nous faire replonger dans le conte de notre enfance

Cinder en devient même plus forte que Cendrillon. Elle se modernise, se rebelle, prend de l’indépendance. Elle n’est plus une jeune fille résignée qui ne rêve que d’une chose : avoir une belle robe pour aller au bal. Nous avons ici une jeune femme qui lutte pour son futur, pour sa liberté. Elle combat comme elle peut les injustices dont elle fait preuve et ne demande l’accès au bal uniquement pour faire enrager sa belle mère futile. Sinon, Cinder est plus active et plus réaliste que Cendrillon : résolument une version moderne de la jeune femme !

Un mélange subtil entre facilités et suspense.

Il ne faut pas oublié qu’ici, nous sommes en littérature jeunesse. Aussi, en étant adulte, j’ai vu arriver quelques petits trucs gros comme une maison. Plutôt que de m’agacer, cela m’a fait sourire face à la complexité des personnages et l’univers enrichi.

Nous traiterons de sujets graves comme la discrimination, la maladie, les complots et le sacrifice de soi. Tout comme nous chercherons la tenue adéquate pour le bal, en rêvant d’une folle épopée en voiture, à la conquête de la liberté

2 : Scarlet



Présentation de l’éditeur : Bien loin de l’asie et du royaume du Prince Kai, la grand-mère de Scarlet Benoit est portée disparue. Scarlet réalise alors qu’elle n’a jamais su qui était vraiment son aînée et quels dangers pouvaient bien la menacer. Quand elle rencontre Wolf, un mystérieux street-fighter qui semble savoir où est sa grand-mère, elle n’a d’autre choix que de lui faire confiance. C’est en menant leur enquête que Scarlet et Wolf croisent la route de Cinder. Ensemble ils se ligueront contre Levana, la vicieuse Reine lunaire prête à tout pour asservir les Terriens et épouser le Prince Kai.

Encore une fois, Marissa Meyer a formidablement réécrit un conte.

Nous entrons cette fois-ci dans le Conte du Petit Chaperon Rouge. Souvenez-vous, c’est cette petite fille vêtue de rouge qui est allée porter des galettes à sa grand mère malade et qui, en traversant la forêt rencontre un loup… Le Petit Chaperon Rouge, à l’image de Cendrillon, a été entièrement dépoussiéré. Il se transforme en une jeune femme à la chevelure rouge flamboyante du nom de Scarlet.

Scarlet vit à Rieux, un petit village français où elle cultive des légumes avec sa grand-mère, ancien pilote de l’armée. Mais voilà, la Mère Grand a été enlevée. Mais Scarlet, dans un tout premier temps décide de continuer seule l’exploitation en attendant les résultats de l’enquête de la Police. Celle-ci n’ayant rien donné et suite à sa rencontre avec Wolf, un combattant, elle décide de partir à la recherche de son aïeule et de la délivrer !

On dit souvent que le conte du Petit Chaperon Rouge illustre un avertissement pour les jeunes filles devenant femme de ne pas fricoter avec des inconnus sous peine de se faire manger. Mais on nous représente ce personnage toujours comme une jeune fille, voire une petite fille un peu nunuche qui se balade avec son panier pour attirer le loup. Ici, nous avons une jeune femme élevée à la dure par sa grand mère, qui n’hésite pas à menacer le Wolf avec son fusil de chasse. Et pourtant, elle réussit à illustrer le conte car elle garde une innocence, une fraîcheur qui incarne bien l’esprit du Petit Chaperon Rouge.

Et donc c’est un copier coller de Cinder version agricole ?

Ah non mais pas du tout ! Marissa Meyer a décidé de continuer à poursuivre sa trame avec les menaces d’invasion des habitants de la Lune, la perfidie de la Reine Levana, le manque de chance manifeste du Prince Kaï et la fuite de Cinder.

Oui, Cinder doit fuir et maintenant elle doit accepter le fait qu’elle est une princesse. C’est un travail long et difficile , ce qui provoque d’ailleurs chez elle la réaction totalement inverse qui est la fuite. Mais en même temps, je la comprends. Elle a été tyrannisée toute son enfance par sa belle-mère et sa belle-soeur, la seule personne qu’elle ait jamais aimée, Peony est morte sans qu’elle puisse la guérir, le Prince Kaï a découvert qu’elle était une cyborg, la reine la plus belliqueuse qui soit veut la tuer et est d’ailleurs responsable de son état puisqu’elle a tenté de la faire mourir dans un incendie. La plupart des gens auraient un peu eu du mal à s’en remettre, je pense…

Et c’est pour cela que le fait d’avoir aussi les aventures de Scarlet qui sont tout de même assez remuantes permet à ce personnage-ci de fuir tranquillement, de découvrir et d’accepter sa nature lunaire avant de nous poursuivre l’intrigue principale.

Et en même temps, il faut choisir entre Wolf et Kaï !

Non, promis, il n’y a absolument pas de triangle amoureux dans ce roman, c’est juste que l’auteure nous a choisi deux protagonistes masculins tellement différents que pauvre lectrice que je suis, je n
e sais plus quel poster mettre dans ma chambre (entouré de petits cœurs et avec à côté des robes de marié de princesse. Mais bien sûr !)

Non, plus sérieusement, vu qu’on a deux spécimens masculins pas trop cruches et qui ne se battent pas, on va en profiter pour mater un peu. Kaï est devenu Empereur. Il a parfaitement bien réagi au fait que Cinder soit un cyborg, compte tenu de l’opinion de la plupart des gens. Cet homme est un monstre de gentillesse et de compassion mais on sent chez lui aussi la capacité de prendre de dures décision, d’être froid et strict.

Wolf, lui, est très énigmatique. C’est un combattant des rues qui a manifestement du mal à maîtriser ses accès de colère, provoquant ainsi une bagarre dès sa rencontre avec Scarlet. On ne sait absolument pas si on doit lui faire confiance ou pas mais il est direct dans sa manière de parler, il sait prendre des décisions et il est très fort.

En bref, et surtout pour conclure sur ce second volet des chroniques lunaires, encore un pari gagné pour l’auteur, car je n’ai qu’une envie, c’est de lire le troisième volet, Cress. L’intrigue est extrêmement bien menée et surtout elle est cohérente face aux contes. J’ai encore une fois passé un excellent moment.

3 : Cress

Présentation de l’éditeur : Cinder et le capitaine Thorne se sont enfuis aux côtés de Scarlet et de Loup. Le groupe rebelle projette de renverser la reine Levana et son armée. Mais, le seul espoir de la résistance réside dans Cress, qui, emprisonnée dans un satellite depuis l’enfance avec ses écrans pour seule compagnie, est devenue un hacker imbattable. Malheureusement, la reine Levana a d’autres projets pour elle, et libérer la jeune fille pourrait bien leur coûter cher…

L’auteure nous montre comment traiter une « jeune damoiselle en détresse »

Bien loin de Raiponse, version Disney, Cress, ici est une jeune fille enfermée dans un satellite entre la Terre et la Lune depuis plus de 7 ans. Ainsi, on sent bien le côté innocent, romantique, et qui est en réel manque d’amour, voire d’interactions humaines tout court. Aussi, dès qu’elle croise le groupe de nos joyeux lurons (Cinder, Scarlet, Wolf, Iko et Thorne), on peut se douter qu’elle fera tout pour être avec eux. Et elle fait de son mieux. Sauf que, dès qu’elle croise Thorne, elle papillonne des yeux, ce qui nous donne des scènes réellement comiques entre le dragueur invétéré et la jeune femme qui se considère comme une damoiselle en détresse recherchant son prince. Je trouve que c’est le lien parfait entre un conte et la réalité. L’auteur a vraiment réussi son coup de poker !

Surtout que les deux autres princesses à notre connaissance ne faisaient pas réellement princesses de contes. Elles sont même plutôt dominatrice. Cinder veut sauver Kai et le monde par la même occasion, ce qui fait d’elle plutôt un prince charmant. Et lorsqu’on voit Scarlet et Wolf, hormi les particularités génétiques de ce dernier, ils ressemblent plutôt à un couple moderne. Voire Thorne, le dragueur du groupe, tomber sur la nunuche du coin et devoir lui apprendre comment être moins naïve. C’est juste trop trop ! Et nous avons eu de parfaits fou rire avec la Chouille durant ces passages.

En dehors de ce nouveau personnage, une intrigue générale qui se poursuit bien.

En effet, Cinder (parlons tout de même de choses sérieuses) perfections son glamour comme elle peut. Elle tente de retrouver Kai pour le sauver de son mariage politique avec la Princesse Levana. En même temps, elle trouve aussi des opposants Lunariens sur Terre et surtout, surtout, entend parler d’une nouvelle princesse (Winter, vous voyez le lien avec le quatrième tome), que nous croisons d’ailleurs très brièvement (et croyez moi, cela promet). Le rythme s’intensifie et pourtant, on prend tout de même le temps de se poser avec Cinder pour voir ses frayeurs face au rôle politique qu’elle pourrait jouer mais qu’elle refuse.

On sent bien qu’elle n’a pas l’habitude de faire dans le paraître. Et c’est une femme d’action (même si parfois, ses plans sont foireux, même les autres personnages le disent). Elle a à la fois cette tristesse dûe à son destin mais elle a cette niaque qui fait qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer et de vouloir qu’elle réussisse. Scarlet est un peu moins présente dans ce tome (et vous le saurez pourquoi en le lisant) aussi, j’aimerai assez la retrouver dans le quatrième opus car je sens qu’elle va y jouer un beau rôle.

La fin, est juste horrible. C’est un cliffanger d’une justesse mais qui nous fait hurler, surtout que Winter n’a toujours pas de date de publication. Heureusement pour nous, la nouvelle sur Queen Levana sort en France début Avril (même si je l’ai déjà depuis quelques temps). Cela permettra de nous faire patienter (parce qu’on en a gros).

3.5 : Fairest

Présentation de l’éditeur : « Miroir, mon beau miroir,
dis-moi, qui est la plus belle ? »
Pour les lecteurs des Chroniques Lunaires, Levana est une reine cruelle qui se sert de son magnétisme pour imposer amour et crainte à ses sujets. Mais bien avant que Cinder, Scarlet et Cress ne se rencontrent, Levana a vécu une toute autre histoire, une histoire d’amour et de guerre, de trahison et de mort. Une histoire qui n’a jamais été contée… jusqu’à présent.

Mais pourquoi est-elle aussi méchante ?

C’est cela qu’on se posait comme question avec la Chouille et c’est vrai que Fairest répond bien à la question. Et comme je disais à ma copine, On a toujours envie de lui tataner la tronche mais il y a moins de torture dans mes envies hein. Levana, c’est la grande méchante de la Saga Lunar Chronicles. C’est aussi la méchante reine des contes de fée. On se demande ce qui a bien pu se passer dans sa vie pour pouvoir se mettre toutes les princesses dans le nez. Et comme tous les méchants qui se respectent, elle n’a qu’un rêve : Anéantir le bonheur dans le monde.

Là, c’est dit. Mais quand elle était petite, Levana, elle n’était pas comme cela. Nanan. Cétait une petite fille solitaire, certes, elle n’était même pas destinée à devenir reine et elle ressemblait plutôt à quelqu’un de sympa. Hors, les épreuves de la vie ont fait qu’elle est devenue un peu foldingue et un assoiffée de pouvoirs.

Une grande nouvelle qui permet de faire un lien direct avec Winter.

Oui, parce que c’est pas qu’on l’attend ce tome là (il est prévu pour fin de cette année en VO. Pour la VF, là……) Et c’est surtout qu’on connaît bien toutes les princesses qui sont toutes superbes et génialement bien tournée. On a appris à détester Levana. Mais en fin de compte, on ne la connaît pas. Cela fait bizarre de la voir aussi humaine, aussi sympa aussi à vrai dire. Et je dois dire qu’on la comprend un petit peu mieux.

On comprend aussi mieux pourquoi Cinder est comme cela. Mais aussi ce que fait Winter dans ce bordel. Et je dois dire que la connexion se fait très très bien car je n’ai qu’une envie, c’est de savoir comment les filles vont résoudre tout ce bordel. 

Enfin, grand merci à l’auteur. Parce que non contente de nous faire de la Novella à 200 pages (certains diront qu’un roman fait ce nombre de pages là parfois), elle nous fait cadeau des trois premiers chapitres de Winter. Bon, Ok, cela me rend encore plus impatiente. Mais sachez que dès que la Chouille là, on se clôture la saga 🙂

Harry Potter by J.K. Rowling

1 : Harry Potter and the philosopher’s stone

Description : Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry se révèle un sorcier doué. Mais quel est le mystère qui l’entoure ? Et qui est l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom ? Amitié, surprises, dangers, scènes comiques, Harry découvre ses pouvoirs et la vie à Poudlard. Le premier tome des aventures du jeune héros vous ensorcelle aussitôt !

Un monde nouveau s’ouvre à moi.

Je suis de la génération Harry Potter, de celle qui devait attendre la parution de nouveaux tomes pendant des mois, me dépêchant de les lire afin de savoir avant les autres ce qui se passe. Harry Potter, c’était pour nous un nouveau monde où la magie pure existait, où tout était possible, surtout pour les sorciers

Mais ceux ci devaient rester cachés des Moldus, comme nous. Aussi, les sorciers vivaient parmis nous et allaient dans une école de sorcellerie où l’on se rend compte que nos légendes sont vraies. C’est un monde complètement fou et fantastique où les sorciers peuvent être bons comme mauvais.

Comme Harry, nous nous faisons une place dans ce monde.

Harry est un orphelin qui vit chez son oncle et sa tante dans des conditions déplorables, accentuant le fait qu’il ne se sent pas à sa place dans le monde. Lorsqu’il reçoit sa lettre de Poudlard, il se rend compte qu’il y a d’autres gens différents comme lui. Il prendra ainsi de l’assurance pour révéler sa nature profonde et s’épanouir.

A travers ses yeux, nous découvrirons le monde des sorciers. Harry se formera la famille qu’il n’a jamais connu. Il se sentira accepté avec Ron et Hermione, deux jeunes enfants qui se cherchent aussi. Enfin, ils découvrira le soutien des adultes grâce à Hagrid, le professeur Mc Gonnagald et le Professeur Dumbledore, qui feront office de grand frère et de grands parents.

Une entrée dans la saga magnifique, à la limite de la perfection qui permettra aux jeunes lecteurs de découvrir un monde imaginaire et de résoudre leur première énigme.

Ce livre a été lu dans le cadre du Baby Challenge Fantasy 2013

2 : The chamber of secrets

Description : Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s’abat sur les élèves, cette deuxième année à l’école des sorciers ne s’annonce pas de tout repos ! Entre les cours de potion magique, les matches de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry trouvera-t-il le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets ? Un livre magique pour sorciers confirmés.

Harry apprend la rançon de la célébrité

Harry, dans ce tome, fait la connaissance d’un nouveau professeur : Lockheart. C’est un homme totalement imbu de sa personne : il est célèbre et il le sait. Mais derrière ce vernis, y-a-t-il quelque chose ? C’est devant ce personnage totalement égoïste et tape à l’oeil qu’Harry comprend qu’il est sous les feux des projecteurs et que chaque fois qu’il fait quelque chose, on l’interprétera de manière détournée.
Ainsi, peut-être qu’Harry devra choisir entre le paraître et la vérité, ne pas se laisser griser par un nom connu, car chacune de ses aptitudes seront critiquées par les autres : parler aux serpents, être un as du quidditch, parler de telle manière à certaines personnes, enfreindre les règlements… Il détient un grand pouvoir et Dumbledore lui fait passer le message qu’il a de grandes responsabilités aussi.

L’importance des choix que l’on fait dans sa vie

Dans la Chambre des Secrets, Harry est comparé à un ancien étudiant de Poudlard. Celui-ci avait les mêmes aptitudes : il était à moitié Moldus, avait une grande ingéniosité , une enfance malheureuse car il était lui aussi orphelin et était très curieux. Mais cet élève a fait de mauvais choix. En cela, on voit qu’avec les mêmes aptitudes, on eut devenir quelqu’un de totalement opposé. En cela, ce tome est très éducatif pour les jeunes car il démontre la responsabilité de ses actes.
C’est aussi grâce à cela qu’on voit qu’Harry est bien entouré et conseillé. En faisant les bons choix, il devient un grand héros. On est ce que l’on a hérité, mais surtout ce que l’on choisit d’être. A vous de méditer.

3 : The Prisonner of Azkaban

Description : Sirius Black, le dangereux criminel, qui s’est échappé de la forteresse d’Az
kaban, recherche Harry Potter. C’est donc sous bonne garde que l’apprenti sorcier fait sa troisième rentrée. Au programme : des cours de divination, la fabrication d’une potion de ratatinage, le dressage des hippogriffes… Mais Harry est-il vraiment à l’abri du danger qui le menace ? Le troisième tome des aventures de Harry Potter vous emportera dans un tourbillon de surprises et d’émotions. Frissons et humour garantis !

Harry Potter va découvrir qui il est au travers de ses peurs

Harry Potter va affronter cette fois ci non pas Voldemort mais quelque chose qu’il représente : les Détraqueurs qui sont en réalité la personnification même de la peur. Ce que l’on peut comprendre, à travers ce tome, c’est que succomber à la peur n’aide pas. Il faut l’affronter pour se libérer, pour vivre tout simplement. Et là où se situe le génie de JK Rowling, c’est qu’elle dit clairement à nos chères ouailles que personne ne doit se moquer de nos peurs, tout simplement parce que personne ne sait comment elle pourra réagir face à sa propre peur.

Harry, lui, va affronter ses premières peurs, celles liées à un traumatisme d’enfance, celle provoquée par Voldemort lui-même. C’est un souvenir enfoui qui va ressurgir et qui va l’amener à vouloir découvrir activement les circonstances de la mort de ses parents. Mais aussi qui étaient-ils. Nous, nous connaissons nos parents, ou du moins une facette de leur personnalité. Quant à Harry, il ne connaît que des rumeurs, que la légende de courage qu’étaient ses parents. Durant ce tome, il va en apprendre un peu plus sur son père dont il sait qu’il lui ressemble. Il va y voir ses ressemblances et ses différences. Enfin, il va découvrir qui étaient ses amis.

Harry découvrira ainsi une personnalité inédite de son père : un gentil garnement qui trainait avec ses trois amis pour faire des bêtises insousciantes. Harry, enfin, découvrira que son père n’était pas parfait et que si certaines personnes le détestaient, ce n’était peut être pas un hasard.

En dépassant ses peurs, il apprendra à être l’homme d’aujourd’hui.

En effet, Harry grandit énormément pendant ce tome 3 car il effectue un énorme travail sur lui-même. Tout d’abord, il comprend qu’il peut vivre tout seul, en dehors de son oncle et de sa tante. Il comprend aussi que ce qu’on raconte sur ses parents n’est pas forcément la vérité. Il va pouvoir les découvrir et surtout se situer par rapport à eux.

Ensuite, sa relation avec la famille Weasley s’intensifie et Mr et Mme Weasley deviennent de plus en plus des parents de substitution pour Harry. C’est important dans le sens où cette famille développe des valeurs morales très fortes et un sens de la famille très aigüe, choses qu’Harry va découvrir et s’en enrichir.

C’est sur ces petites chsoes que se développera le futur Harry, un garçon plein de promesses qui a beaucoup de responsabilités sur les épaules.

4 : The Goblet of fire

Présentation de l’éditeur : Harry Potter a 14 ans et entre en 4ème année au collège de Poudlard. Une grande nouvelle attend Harry, Ron et Hermione à leur arrivée : la tenue d’un tournoi de magie exceptionnel entre les plus célèbres écoles de sorcellerie. Déjà les délégations étrangères font leur entrée. Harry se réjouit… Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des événements les plus dramatiques qu’il ait jamais eu à affronter. Dans ce quatrième tome bouleversant, drôle, fascinant, qui révèle la richesse des enjeux en cours, Harry Potter doit faire face et relever d’immenses défis.

Ce tome marque définitivement le passage à la littérature adulte par les thèmes proposés.

Cela fait trois fois que je lis cette saga, et c’est toujours avec la Coupe de feu où je me dis que là, on entre dans le monde des grands, et que l’auteur ne nous fera plus de concessions quant à la situation politique du monde qu’elle a créé. Dans les premiers temps, nous ne faisons qu’effleurer cette partie-là. Ici, l’auteure juge que nous sommes assez grands pour savoir certaines choses. Et je souligne encore l’excellente pédagogie de JK Rowling par la même occasion. Comment pouvons nous le voir ? Tout simplement avec le Tournoi des Trois sorciers qui apparaît tellement cool. Mais lorsqu’on voit les épreuves imposées…

Ensuite, nous avons une situation politique tendue. Voldemort reprend du pouvoir. Ses Mangemort débordent un peu. Tout ceci crée un climat de suspicion incroyable, surtout pour ceux qui se souviennent de la période de terreur instaurée par Voldemort. La période de bonheur et d’insouciance est donc terminée. Il y a ceux qui l’acceptent pour se battre  mais aussi tous ceux qui ont peur et enfin tous ceux qui la rejettent, qui refusent de la voir à tout prix.

Au milieu de tout cela, l’auteure nous montre aussi le pouvoir de la presse dans une telle période. Il y a la presse qui informe mais aussi et surtout la presse qui déforme les faits. Elle peut vous détruire une personne par la simple rumeur. L’auteure nous montre par là qu’il ne faut pas entièrement se fier aux informations car ils peuvent être manipulés, d’où l’importance de se forger sa propre opinion.

Toutefois, JK Rowling nous offre une touche de légèreté en faisant entrer ses héros dans l’adolescence.

Et oui, Harry, Ron et Hermione grandissent. Et l’adolescence commence à pointer le bout de son nez. Le pire étant à venir au tome prochain. L’auteure a adapté son écriture en fonction de l’âge de ses personnages ce que je trouve, même après toutes ces années, totalement génial.

Ainsi, Ron, et Hermione commencent leurs premières disputes, et croyez moi, plus elles avancent et plus je les aime celle-là. Ensuite, Harry commence lui aussi à remarquer les filles, et nous le voyons dans les descriptions. Alors oui, pour le moment, c’est diffus, car nous ne sommes qu’à la quatorzième année.

Nous commençons aussi à parler d’avenir avec Fred et George qui aimeraient ouvrir leur boutique de magie. Quant à Harry, il commence à envisager une carrière d’Auror. Ainsi, c’est toute une projection vers l’avenir  et vers le monde (puisque nous découvrons deux écoles étrangères). Nous avons là un excellent tome de transition qui commence l’adolescence d’Harry Potter.

5 : Harry Potter and the Order of the Phoenix

Présentation de l’éditeur : A quinze ans, Harry s’apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s’il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n’a jamais été aussi anxieux. L’adolescence, la perspective des examens importants en fin d’année et ces étranges cauchemars… Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d’une véritable lutte de pouvoir. La résistance s’organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours..

Ce tome là est ma bête noire !

Je me souviendrai toujours, avant, quand je le lisai en VF, et que j’attendais la sortie. Celui là, il m’a paru long. Mais long. Et ma marraine qui le lisait avec moi a carrément abandonné et m’a demandé le résumé, histoire de lire le prochain à la sortie. Alors certes, dans le film, c’est pareil, il m’agace. Mais je ne sais pas. En le lisant en VO et avec la Chouille, je me suis dit que cela passerait mieux. Et bien non.  Ce tome là ne passe absolument pas.

Et pourquoi ? Tout simplement à cause de la plume de J.K. Rowling; En effet, ses romans sont évolutifs. Et Harry a 15 ans avec des pensées et des envies et des questions et tout ce qui est en rapport avec un garçon de 15 ans. Et j’aime pas les adolescents. Cela a déjà été une période bien pourrie pour moi alors chez les autres, cela m’insupporte encore plus. Alors, toutes ces hormones, tout ce comportement de je veux être un grand mais j’en suis pas encore un même si j’ai sauvé le monde. Et bien, cela m’énerve. Et qui plus est, le roman a un nombre de pages assez conséquent.

Toutefois, la magie de l’Ordre fonctionne encore et toujours.

Là on entre dans du sérieux. Voldemort fait de plus en plus d’actions (méchantes et néphastes) contre Harry et contre Dumbledore. Et surtout, le ministère de la magie semble ne rien voir. Aussi, ils commencent à développer une propagande qui démontrerait qu’Harry Potter et Dumbledore ne sont que des menteurs et des affabulateurs. On pourrait comparer allègrement le Ministère de la Magie au Régime de Vichy et l’Ordre du Phoenix à notre Résistance. Et c’est aussi pour cela que la sauce prend si bien c’est que l’auteure nous pique et pioche des éléments historiques réels pour s’inspirer.

Cela dit, il faut avouer que voir Harry Potter prendre le rôle de professeur pour ses camarades a un côté assez sympathique. Surtout que le Poudlard aide ses étudiants en cas de besoin. C’est ce que j’aime dans cette école. Elle ne s’embarrasse pas de politique ou de direction. Elle fonctionne pour les enfants et rien que pour eux, sans parti pris. Enfin, avec l’AD, on peut enfin apprendre à mieux connaître certains étudiants. Et j’avoue que c’est la partie la plus agréable, de découvrir au fur et à mesure les différents personnages secondaires qui sont tout aussi riches que les principaux

6 : Harry Potter and the Half Blood Prince

Présentation de l’éditeur : Dans un monde de plus en plus inquiétant, Harry se prépare à retrouver Ron et Hermione. Bientôt, ce sera la rentrée à Poudlard, avec les autres étudiants de sixième année. Mais pourquoi Dumbledore vient-il en personne chercher Harry chez les Dursley ? Dans quels extraordinaires voyages au cœur de la mémoire va-t-il l’entraîner

Harry Potter trouve un enseignant à sa mesure

Dumbledore demande à Harry de l’aider à trouver un professeur des potions. Et ce professeur était celui de sa mère : Lily. Or, il aime collectionner les élèves brillants. Harry redevient donc victime de son succès. Or, ce professeur détient quelque chose, dans sa mémoire qui est vital pour le combat contre Voldemort. Aussi, Dumbledore confie la mission à Harry de trouver ce fragment de mémoire.

On sent ici le passage à l’âge adulte car Harry a des responsabilités dans la bataille. Et cela fait du bien, de voir qu’il grandit. Et on le sent aussi dans son comportement. Il commence à analyser réellement l’étendue de son pouvoir à lui, celui de la célébrité et surtout ce que les gens sont prêts à faire pour être dans sa sphère à lui. C’est une véritable reconnaissance de ses amis de ses prétendants si je puis dire.

Toutefois, notre héros garde l’impulsivité de son adolescence

Harry Potter est impulsif. Il agit et réfléchit après, si je puis dire. Des fois à raison mais des fois à tort. Et sans prendre en compte l’avis des autres (sinon, ce n’est pas drôle du tout). J’avoue que des fois, j’aimerai qu’il soit moins impulsif, et c’est aussi pour cela que ce n’est pas du tout mon personnage préféré dans la saga. (même si je l’aime bien, attention, les hordes de fans, on ne me lapide pas !)

Bref, du coup, on a envie de lui dire de calmer un peu sa joie lorsqu’il accuse à tout bout de champs mais aussi lorsqu’il encense un objet ou une personne comme ça pouf. On va dire que c’est l’âge qui veut cela. Et puis,  mine de rien, cela permet aussi à JK Rowling de nous rouler dans la farine lors de la fameuse quête de ce tome. Le dénouement est déchirant au pas possible et la Chouille et moi avons fait notre possible pour ne pas pleurer (encore). Sur ce, je vous dis au moins prochain pour le dernier tome ^^

7 Harry Potter and the Deadly Hallow

Présentation de l’éditeur : Cette année, Harry a dix-sept ans et ne retourne pas à Poudlard. Avec Ron et Hermione, il se consacre à la dernière mission confiée par Dumbledore. Mais le Seigneur des Ténèbres règne en maître. Traqués, les trois fidèles amis sont contraints et la clandestinité. D’épreuves en révélations, le courage les choix et les sacrifices de Harry seront déterminants dans la lutte contre les forces du Mal. Avec
le dénouement de l’héroïque histoire de Harry Potter, J.K. Rowling signe un chef-d’œuvre d’une grande humanité et d’une maîtrise incomparable.

Une fin très attendue !

Je me souviens, de cette époque où il fallait attendre un an pour lire un tome à l’autre. Le sixième tome m’avait déjà bien bouleversée donc imaginez mon état pour lire le septième pour enfin connaître la fin. Ici, on n’a pas eu ce problème puisque on connaissait déjà la majorité des évèments. Du coup, cette relecture a été plus propice à la recherche des personnages. En effet, l’énigme de Dumbledore est de plus en plus vivace. Et je me dis que si un jour JK Rowling avait envie de retrouver son univers, une série sur la vie de Dumbledore serait réellement intéressante. Du coup, ce serait plus des livres orientés adultes, vous imaginez bien.

En effet, la vie de ce personnage n’est pas aussi rose qu’on pourrait le penser. Et Harry Potter s’en rend bien compte. C’est exactement le même genre de révélations comme lorsqu’on se rend compte que nos parents ont des défauts. Vous voyez ? Et bien le choc (qui est encore pire dans ce cas car qui dis grand personnage dit vie tumultueuse et compromis parfois sur la moralité) fut rude pour notre adolescent qui doit partir à la recherche d’éléments pour vaincre Voldemort.

Et tout le long, on se dit que Dumbledore l’a laissé en plan, SANS plan et que franchement, il envoyait le petit Harry au casse pipe. Mais bien entendu, le raisonnement de ce grand magicien a été plus complexe qu’au premier abord et il vous faudra attendre la toute fin pour toutes les révélations possibles et inimaginables (ce qui fait le charme de la saga, il faut bien le dire).

Un roman et des personnages résolument adultes.

On pourrait se dire que l’on va avoir des évènements assez adolescents dans l’histoire, que JK Rowling allait nous ménager. Mais non. Nos héros sont devenus majeurs et cela se voit de suite dans le traitement des évènements. Ils doivent se débrouiller par eux mêmes, ils doivent se battre aussi, mais ils doivent aussi déterrer des secrets. Ils subissent des blessures, des pertes, des déceptions. C’est un des tomes les plus noirs de la saga car le voile de l’enfance se déchire totalement.

Et pourtant, c’est aussi un roman pleins de tristesse, car nous savons bien entendu que c’est le dernier. Et surtout, on voit la jeunesse continuer, envers et contre tout, à maintenir la foi dans le monde des sorciers. Ils veulent un monde meilleur, un monde sans crainte et surtout, un monde où tout le monde peut vivre sans la peur de l’autre. Alors, oui, c’est très utopique, mais souvenez vous lorsque vous avez eu 17 ans, souvenez vous de votre vision du monde. Elle était aussi idéaliste.

Un mot de la fin ? Ma petite Chouille, je suis extrêmement heureuse d’avoir fait cette lecture avec toi. Elle a duré plus d’un an ! Waouw mais que cela passe vite. Alors vi, il y’en aura d’autres (d’ailleurs, Cress est sorti en VF) mais je pense que les délires associés à cette lecture resteront dans nos mémoires 🙂

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