La guerre des serpents, tome 2 : l’ascension d’un Prince Marchand de Raymond E. Feist

Présentation de l’éditeur : De retour de Norvindus, où il a obtenu pour le compte de la Couronne de précieux renseignements sur les agissements des Panthatians, Roo s’est vu gracié par le prince Nicholas du crime qui entachait son passé.
Repartant de zéro, mais avec une détermination et une audace nouvelles, le jeune homme se jure de devenir l’un des marchands les plus riches de Krondor. Hélas, au grand jeu du commerce, les nouveaux venus sont rarement bien accueillis. Si la plume remplace l’épée, si le paraître tient lieu de force, et si les armées se comptent en carrosses, l’ascension d’un prince marchand est une lutte qui peut se révéler aussi mortelle qu’une campagne militaire.

Moi qui pensais naïvement qu’on allait se reposer dans ce tome
Mais j’avais oublié  qu’on lisait du Feist alors j’ai dû essuyer quelques nuits avec des heures de sommeil réduites.  Vous allez me dire que finalement, j’y ai pris du plaisir mais je dois avouer que ma semaine de travail diurne, le vrai de la vraie vie fut un peu plus compliqué.  Et je dois avouer que je me suis réveillée une paire de fois avec un peu de bave qui traînait vers le livre. Je n’en suis absolument pas fière mais le résultat en vaut la chandelle. Par contre, vous attendrez un petit peu parce que je dois attendre une copine de lecture pour la suite
Et donc, que se passe très il donc ? On suit les aventures de Roo,  le meilleur ami d’Éric.  Souvenez vous que les deux compères ont failli être pendus et qu’ils sont partis guerroyer très loin pour obtenir leur grâce.  Chose que, ils ont obtenus. Eric s’engage dans l’armée  et Roo s’engage dans la voix du commerce. On a les bases du bouquin. C’est parti.

Comment gagner la guerre par le commerce 
Feist nous démontre qu’il s’y connaît dans l’art de la guerre et dans l’art de la stratégie.  Et je dois dire que dans ce tome de la guerre des serpents je me demandais un peu en quoi suivre l’ascension d’un marchand va nous aider à  influencer l’intrigue principale.  Et bien dites moi que Feist va vous démontrer royalement que le commerce peut aider à l’effort de guerre.  Qui plus est, on va découvrir encore des coulisses de Krondor, un univers que j’aime par dessus tout et ça,  ça n’a pas de prix !
Par contre, je dois dire que le personnage de Roo, même s’il est attachant, me mets hors de moi. Mais quel mufle avec sa femme , bordel ! Autant me dire que c’est un mariage arrangé depuis le début,  OK.  Mais bon. Y a des limites à  tout tout de même.  Roo fait tout pour être au sommet des commerçants et je dois dire qu’il n’y a aucune concession faite à  ce sujet. Il est beaucoup plus intelligent, voire retors que je ne le pensais. Cela présage un beau bordel pour la suite. 

Autre-Monde, tome 7 : Genèse de Maxime Chattam

Présentation de l’éditeur : Traqués par l’empereur et par Entropia, Matt, Tobias, Ambre et les leurs doivent fuir et rallier des terres inconnues pour s’emparer du dernier Cœur de la Terre avant qu’il ne soit détruit. Mais le monde souterrain qu’ils découvrent ne grouille pas seulement de dangers. Il recèle d’incroyables révélations.
La guerre est proche. Les sacrifices nécessaires.
L’ultime course-poursuite est déclarée. Autre-Monde s’achève et livre enfin tous ses secrets.
 
Mon coeur saigne et mon âme est dépeuplée….
Ca y’est, c’est la fin. C’est la fin de 7 tome écouté intégralement en audio et si jamais qui que ce soit se demande si l’audio vaut le coup, testez la saga Autre monde par ce biais. Après, que ce soit à l’écrit ou à l’écoute, il est indéniable que cette saga a des qualités incomparables et je pense que l’auteur a su montrer que non seulement il maîtrise la création d’un univers imaginaire, mais ils sait aussi maintenir une intrigue sur plus d’une trilogie. Et je ne pense pas que cela soit donner à  tous de nous pondre 7 tomes sans avoir un seul tome de transition. Monsieur Chattam,  je vous dis chapeau !
Et donc, pour ceux qui se demandent encore s’il se passe des choses en Autre monde, et bien oui et même  beaucoup de choses en ce dernier tome. Avec des révélations de folie, avec des scènes d’action démentes,  des séquences émotions à vous déchirer le coeur.  Si vous pensiez que l’auteur allait vous ménager pour sa sortie, c’est que vraiment vous êtes naïfs.  Vous allez être constamment malmenés et surtout vous allez adorer cela et ne demander qu’une seule chose :qu’on puisse tous y retourner
Et sinon comment vous en parler sans vous révéler quoique ce soit ? 
 
Et quelque part, je suis intimement persuadée que les auteurs à  saga sont tous les mêmes : ils pensent à  leurs lecteurs qui ne peuvent pas dévoiler les intrigues et ceci avec un air sadique !!!! Bref, je vous ai déjà dit longuement qu’il se passait pleins de choses…. Mais l’évolution des personnages est encore plus développée.  Nos Pans préférés se posent constamment la question de savoir s’ils deviennent adultes ou non. D’où mon questionnement. Quand peut on ne dire que l’on devient des adultes ? Est ce une question d’âge ? Une question de caractère ? Une question d’innocence? Est ce un rite initiatique ? Est ce une vison que l’on a de soi même ? 
Et je pense qu’une partie de la réflexion de toute cette saga, en dehors de l’interrogation principale qui est : jusqu’où la nature est là  pour nous protéger  ? En cas de catastrophe naturelle, les hommes garderont ils leur part d’humanité ? Apprendront ils de leurs erreurs ? – et bien une partie de la réflexion de cette saga tend à tenter de déterminer cette frontière entre l’enfance et l’âge adulte.
En bref, une saga comme je les aime d’amour car non seulement vous vous evadez mais aussi vous vous posez des questions.

Le Cycle des robots, tome 6 : Les robots et l’Empire d’Isaac Asimov

Présentation de l’éditeur : Des décennies ont passé depuis Les robots de l’aube mais, sur Aurora, Gladia est demeurée belle et puissante, assistée de ses robots fidèles : le subtil Daneel et Giskard, doté d’étranges dons télépathiques. Sur Aurora encore, le Dr Amadiro qui aspire à dominer la Galaxie et à détruire la Terre, planète rebelle.Arrive alors, d’un monde lointain, un aventurier, et Gladia, conquise, accepte le voyage intergalactique qu’il lui propose. Ses deux robots l’accompagneront.
Les voici enfin sur la Terre où, hélas, Amadiro les a devancés et prépare son oeuvre diabolique. Giskard, transgressant ses droits de robots, tente de lui faire échec, au prix de sa propre vie. Mourant, il transmettra ses pouvoirs à son ami. Mais que peut encore Daneel pour sauver notre planète ?

Quand Lije Baley te manque, tout est dépeuplé ?

C’est le dernier tome du cycle des robots, la grande saga robotique de Asimov. Et le couple Daneel Baley me manque pendant tout ce tome. Si je me demandais à quoi pouvait ressembler des adieux déchirants entre un homme et un robot, je peux vous dire qu’en lisant ceci j’ai été au bout de ma vie. Je me suis dit qu’un tome sans Lije allait nous manquer, mais il était présent et cela nous a tous rendu triste.

Comme toujours, par contre, Gladia, même si elle montre clairement cette fois ci qu’elle n’est plus qu’une demoiselle en détresse et qu’elle a aussi un cerveau, et bien elle reste la pin up du groupe. Celle qui attire tout un lectorat. Mais elle a été le grand amour de Baley et donc on lui pardonne tout.

La quatrième loi de la robotique ou le grand final.

Je ne vous parlerai pas vraiment de cette loi car sinon cela vous gâcherait tout le livre mais sachez que notre Baley, non content d’avoir régalé nos aventures a discuté avec Daneel juste avant de mourir et qu’il lui a donné matière à réflexion pour énoncer une autre loi de la robotique. Et ceci vous entraine donc dans de grands discussions théologique entre Giskard et Daneel. Et je vous prie de croire que de suivre une discussion entre deux robots est un excellent moyen de s’endormir ?

Non bien entendu, je plaisante. Cela apporte beaucoup de pauses dans ce roman ce qui donne une action clairement en dent de scie.  Cela dit, cela donne un roman et une fin de saga extrêmement riche que tout amateur de robot devrait lire. Cette saga n’a pas énormément vieilli à part bien entendu la condition féminine mais ceci est un autre débat

Luna de Ian Mc Donald (traduit par Gilles Goullet)

Présentation de l’éditeur : 2110. Sur une Lune où tout se vend, où tout s’achète, jusqu’aux sels minéraux contenus dans votre urine, et où la mort peut survenir à peu près à n’importe quel moment, Adrianna Corta est la dirigeante du plus récent des cinq «Dragons», ces familles à couteaux tirés qui règnent sur les colonies lunaires. Elle doit l’ascension météoritique de son organisation au commerce de l’Hélium-3. Mais Corta-Hélio possède de nombreux ennemis, et si Adrianna, au crépuscule de sa vie, veut léguer quelque chose à ses cinq enfants, il lui faudra se battre, et en retour ils devront se battre pour elle… Car sur la Lune, ce nouveau Far West en pleine ruée vers l’or, tous les coups sont permis. Développé en série télé par CBS, souvent comparé à Game of Thrones à cause de la brutalité de ses intrigues, récompensé par le Gaylactic Spectrum Award 2016, Luna est le premier volume d’une trilogie.

Quand je vous disais….

Quand je vous disais il y’a quelques chroniques qu’en matière de littérature de l’Imaginaire, et là, je parle plus spécifiquement de la Science Fiction qu’on pouvait se considérer gâté en France car les Editeurs sont là pour nous enrichir. J’ai envie de vous faire mon air, mais en matière de traduction de Science Fiction. Et pas de la petite SF, de la grosse Science Fiction qui tache, qui vous fait réfléchir et qui vous fait penser que vous devez absolument tout réapprendre. Et bien vous allez chez les Editions Denoël.

Je pensais qu’avec les derniers titres, j’avais touché le haut du panier. Mais ici, je retrouve absolument tout ce que j’aime et je dois dire (et je pèse mes mots) que je ne me suis pas autant creusé la tête depuis Illium et Olympos de Dan Simmons. C’est vous dire. Alors, je vous donne mon avis final sans préambule et avec les remerciements pour la Maison d’Edition Denoël : Si vous voulez du caviar de la Science Fiction. Et bien vous lisez Luna et vite fait. Parce qu’il y a deux autres tomes qui vont débarquer je ne sais quand d’ailleurs et il serait plutôt de bon ton de nous lire tout ça.

De la Science Fiction sociologique

Je vous vois venir avec vos petits nez musqués. C’est comme Fondation ? (de Asimov). Non messieurs, on ne regarde pas une civilisation à travers des millénaires, on regarde la situation sur la Lune, nouvelle terre conquise, au travers de sa société. Qui dit nouvelle terre conquise dit mentalité du Far West. Mais en plus moderne, on ne flingue pas à tout va. On achète et on vend absolument tout. Son corps, son air, son eau, sa bouffe, son Intelligence artificielle qui te permettra d’avoir du boulot. Si tu n’as pas les relations sociales qu’il faut, la société te recyclera et sans état d’âme.

Et comme la société est dure, on voit apparaître 5 grandes familles toute puissantes. Or, au début du roman, il y a un attentat contre une des 5 familles. Je vous laisse imagine juste un peu les intrigues qui vont en découler, et je vous laissera là pour que vous puissiez absolument tout découvrir par vous même.

Encore un mot toutefois : l’auteur a réussi à créer son univers. C’est un fait. Mais son vocabulaire, son mode de pensée. Absolument tout et tout ceci dans une écriture qui est loin d’être lourde. Cela se lit tout seule, on n’ajoute pas certaines lourdeurs dans le récit en plus de l’intrigue inextricable.

Alors qu’attendez vous ? Allez moi lire tout ça 😉

La reine Liberté, tome 3 : L’épée Flamboyante de Christian Jacq

Présentation de l’éditeur : Au nord, les barbares Hyksos règnent toujours avec une brutalité maintenant décuplée, alors que la reine Ahotep a reconquis uen grande partie du sud: son mari d’abord, tué au combat; puis on fils aîné, Kamès, mystérieusement empoisonné… Ahotep refuse une nouvelle fois d’être couronnée pharaon et prépare son second fils, le jeune Amosé, à prendre le pouvoir. Cependant, grâce à elle, les Egyptiens sont prêts pour le derniere bataille. Ils assiègent Avaris, la capitale des Hyksos, plus rien ne peut les arrêter. Apres cent ans d’occupation et des milliers de morts, l’Empire va enfin renaître de ses cendres, grâce au courage et à la détermination d’une femme! Sans la reine Ahotep, la Vallée des Rois n’aurait plus existé, L’Egypte n’aurait pas connu la période de splendeur que fut le Nouvel Empire, ni les plus glorieux de ses pharaons, parmi lesquels Ramsès le Grand.

Comme toujours un régal

La reine liberté faisant partie d’une de mes sagas chouchous étant adolescente et j’avais vraiment envie de vous la partager. Aussi, lorsque j’ai attaqué le tome 3, j’étais à fond les manettes. Sans trop vous en dévoiler et je vais me redire sur Christian Jacq. Lorsque vous désirez vous culturiser sur la période Egyptienne, c’est le mec de la vulgarisation historique à voir. Alors certes, c’est romancé juste pour nous rendre les choses sympas, on est d’accord. Mais comme base pour vos petites recherches personnelles, c’est une véritable mine d’information.

Ici, mine de rien, on a l’instauration de la Place de la vérité, vous avez tout une partie sur les installations militaires des Egyptiens mais aussi des Hyksos (et donc, l’émergence du char dans la machine de guerre, ce qui n’était pas rien à l’époque). Vous avez tout ce qui concerne la vie intime mais aussi culturelle et artisanale de l’Egypte Antique. Et tout ceci dans une histoire pleine de suspense

Entre construction de personnages et littérature.

Oui, on a des personnages qui sont tout de même idéalisés. On se rend bien compte que c’est romancé et voire que parfois c’est un peu too much. Mais croyez moi que le méchant de la fin, vous ne le devinez pas de suite. Et puis parfois, il faut savoir ne pas être trop tatillon et accepter de lâcher prise sur tout cela pour vous embarquer dans un voyage de folie.

C’est cela Christian Jacq. Et c’est cela la Reine liberté. Ce mec a été un écrivain un peu féministe avant l’heure parce qu’il nous a pondu des héroïnes fortes, qui n’ont pas besoin de leur mec, de leur roi ou tout autre personnage masculin pour évoluer. Et si vous regardez attentivement dans ses autres sagas, vous retrouverez toujours ces mêmes schémas. Alors lisez moi tout cela, laissez vous rêver et assistez à l’émergence de la grande puissance Egyptienne ! 

Dexter, tome 2 Dexter revient ! de Jeff Lindsay

Présentation de l’éditeur : Voici notre cher Dexter – expert judiciaire de la police de Miami le jour, tueur en série la nuit – doublement menacé. D’un côté le sergent Doakes, insensible à son apparence de gentleman, traque le « Passager Noir », l’autre moi sanguinaire et justicier de Dexter. De l’autre, un psychopathe particulièrement pervers laisse Dexter sans voix alors que son appétit meurtrier se réveille. Lequel de ces monstres rattrapera l’autre le premier?

Dexter découvre une vie sans son passager noir ?

Le sergent Doakes tente par tous les moyens de suivre Dexter, ce qui pose un problème à notre passager noir préféré. Il est en pleine période de sevrage forcé ! Aussi, Dexter décide de s’intéresser à Rita, sa petite amie. Oui, je sais, il faut bien s’occuper. Il découvre les joies de la vie en couple, ce qui lui réserve d’ailleurs quelques surprises. Il découvre aussi la joie d’éduquer des enfants puisque les enfants de Rita développent une réelle relation avec Dexter.

Je dois dire que, étrangement, c’est ce qui rend cette intrigue bizarre. D’une part, on voit Dexter faire autre chose que de traquer du méchant, ce qui apporte de la profondeur au personnage d’ailleurs. Et on le voit trouver une occupation autre que tuer des gens.

Dexter dans la résolution d’un meurtre ?

Alors oui, mais Debra lui demande de l’aider à résoudre une enquête (pour la faire courte). Et Dexter sort de sa zone de confort pour trouver le responsable de ce meurtre sans pour autant en fin de compte le tuer. Et c’est ce qui nous fait dire qu’il est extrêmement doué dans la résolution de ces conflits.

On voit aussi Dexter évoluer dans le rôle de beau père. Il se compose sa tribut grâce aux enfants de sa petite amie. on le voit s’intéresser à autre chose qu’à lui et y dépenser toute son énergie. Il s’investit pour que un enfant en particulier soit éduqué dans la bonne voie. Celui de son père : Harry. Et cela nous fait dire qu’il grandit quelque part. De jeune homme qui va pour accomplir ses désirs propres, on voit poindre un animal social en devenir. Cela promet de belles choses pour le tome 3

Héros de l’Olympe, tome 5 : le sang de l’Olympe de Rick Riordan

Présentation de l’éditeur : Bien que les membres de l’équipage grecs et romains de l’Argo II ont fait des progrès dans leurs nombreuses quêtes , ils semblent toujours pas près de vaincre la mère-terre, Gaia . La force de ses géants a augmenté et ils sont plus forts que jamais . Ils doivent être arrêtés avant la fête de Spes , quand Gaia prévoit d’avoir deux demi-dieux sacrifiés à Athènes . Elle a besoin de leur sang -le sang de l’Olympe – afin de se réveiller . Les demi-dieux ont des visions de plus en plus fréquentes d’une terrible bataille a la colonie des Sang-Mêlé . La légion romaine du Camp Jupiter , dirigée par Octave , est presque à distance de frappe.Bien qu’il soit tentant de prendre l’Athéna Parthénos à Athènes pour l’utiliser comme une arme secrète , les amis savent que l’immense statue doit aller à Long Island, où il pourrait être en mesure d’arrêter une guerre entre les Grecs et les Romains. L’ Athéna Parthénos ira à l’ouest ;l’Argo II ira à l’est . Les dieux , souffrant encore du trouble de la personnalité multiple, sont inutiles . Comment une poignée de jeunes demi-dieux peut espérer gagner contre une armée de puissants géants ? Parce qu’ils n’ont pas d’autre option.option. Ils ont déjà trop sacrifié. Et si Gaïa se réveille il y a intérêt à ne pas perdre la bataille…

Encore et toujours, un grand final !

Oui, je sais, tout ça pour une grosse bataille finale qui pète mais j’avoue que j’en suis une grande cliente. C’était super, même si on a dû clairement ronger notre frein dans l’intrigue et qu’on aurait bien mis deux ou trois baffes à certains. Parce que, au risque de vous décevoir, nos héros ne sont pas parfaits et je vais enfoncer une porte ouverte en vous disant que c’est surtout pour cela qu’on les aime. C’est vrai, un héros parfait, c’est mignon c’est sympa mais cela prend vite le melon. Dans les Héros de l’Olympe, ils se plantent, ils font des bêtises parfois et même qu’ils ont de l’humour. Mais on sent que, quelque part, ils font de leur mieux. Et c’est pour cela qu’on est prêts à les soutenir

Et donc, cinquième tome, qui veut dire résolution de toutes les intrigues. C’est là qu’on va aussi verser nos petites larmes et c’est là où notre mâchoire va régulièrement se décrocher. Sinon on ne peut que souligner le talent de Rick Riordan pour nous donner des scènes épiques digne d’une belle séquence de cinéma. Avec lui, on visualise parfaitement la scène et c’est juste un régal

Des demi dieux qui grandissent

Avec la fin de ce cinquième tome, on quitte déjà l’adolescence pour entrer dans la vie des jeunes adultes. Nos héros ont des projets pour l’avenir et je dois dire que cela fait chaud au coeur. En effet, il y a des projets personnels comme les études, la vie en couple mais on sent chez eux, dans leur visions de l’après quête si j’ose dire, une réelle volonté de réformer les camps des demi dieux, voire de révolutionner et d’améliorer l’oeuvre de leurs parents. On est loin du tout début des sagas où en gros, les dieux font des complots et les héros viennent les aider inlassablement. Ou ils se rebellent contre leurs parents.

Ici, nous avons de jeunes gens qui, même s’ils ne continuent pas foncièrement l’oeuvre de leur parents à chaque fois, ou montrent un peu leurs position rebelle en rejetant tout, on a donc de jeunes gens qui, avec le bagage que leur a offert leurs parents, vont affirmer leurs identités et construire une nouvelle vie.

Sur ce, je vous laisse. J’ai hâte de commencer une autre saga de cet auteur dans le même univers of course 🙂

Mes vrais enfants de Jo Walton (traduit par Florence Dolisi)

Présentation de l’éditeur : Née en 1926, Patricia Cowan finit ses jours dans une maison de retraite. Très âgée, très confuse, elle se souvient de ses deux vies. Dans l’une de ces existences, elle a épousé Mark, avec qui elle avait partagé une liaison épistolaire et platonique, un homme qui n’a pas tardé à montrer son véritable visage. Dans son autre vie, elle a enchaîné les succès professionnels, a rencontré Béatrice et a vécu heureuse avec cette dernière pendant plusieurs décennies. Dans chacune de ces vies, elle a eu des enfants. Elle les aime tous… Mais lesquels sont ses vrais enfants : ceux de l’âge nucléaire ou ceux de l’âge du progrès? Car Patricia ne se souvient pas seulement de ses vies distinctes, elle se souvient de deux mondes où l’Histoire a bifurqué en même temps que son histoire personnelle.

Ce livre est une référence en lui même

Vous connaissez sûrement ce genre de personnes qui disent que non, la science fiction n’est pas pour eux. Parce que c’est un truc de geeks qu’ils n’aiment pas les vaisseaux spaciaux. Bref, on ne va pas entamer ensuite le débat sur lequel Star Wars est en fait une saga de fantasy sinon je vais vous perdre définitivement. Puis, il y a ce genre d’auteures, comme Jo Walton, qui peuvent vous aider tout simplement à découvrir de nouveaux styles littéraires. Qui peuvent vous aider presque de manière magique à vous faire sortir de vos sentiers battus.

Souvenez vous dans mes chroniques de la saga du Subtil changement où je vous ai décrit à quel point la dystopie pouvait être suivie par tous. Et que pour entamer des gros titres qui tachent (mais tout aussi passionnants) comme le Maître du Haut Château où la dystopie prend tout son sens. Avec cette saga, vous aviez la version light où l’intrigue policière puis politique prend le pas sur le monde dystopique. Ce qui vous permet de découvrir ce genre de romans bien particuliers mais sans non plus être trop désorienté.

Ici, avec mes vrais enfants, vous découvrez la science fiction, les réalités alternatives, de manière douce mais ô combien passionnante.

Le postulat est simple : vos choix influencent tout

On part du principe où l’héroïne, Patricia, fait un choix à un moment donné : celui d’épouser ou non son petit copain du moment. Et selon son choix, elle deviendra dans le récit Pat ou Tricia parce que figurez vous que cette femme, à la fin de sa vie, se souvient de ses deux alternatives, ce qui veut dire que selon son choix, elle aura un nombre d’enfants différent. Et vous me direz que cela devrait être en gros la seule grosse différente parce que c’est la vie d’une femme ordinaire, une femme qui a eu une vocation d’enseignante dans l’Angleterre d’après guerre. Et point barre.

Sauf que ce choix simple va changer subtilement tout le monde entier. Ce qui rend la théorie de notre destinée à tous tellement plus intéressante, ne trouvez vous pas ? Selon son choix, elle va changer radicalement de vie, mais aussi de personnalité. Ses actions n’auront pas le même poids. Quant à la morale, l’auteure ne prend pas réellement position car elle nous laisse le choix aussi de préférer une vie plutôt qu’une autre.

En bref, si vous n’aimez pas la science fiction, peut être aimerez vous Jo Walton. J’ai déjà fait l’expérience de la faire lire à des amis qui n’aimaient pas ce genre, et croyez moi, ils ont tous adoré. Un grand merci aussi aux Editions Denoël pour nous faire découvrir cette auteure. C’était réellement un roman magique.

Wendigo de Graham Masterton

Présentation de l’éditeur : Lily Blake est agressée en pleine nuit par deux hommes masqués qui se sont introduits dans sa maison. Ceux-ci kidnappent ses deux enfants. Pendant des semaines, le FBI essaie de les retrouver, mais en vain. En désespoir de cause, Lily a recours aux services d’un détective privé d’origine indienne, John Shooks. Il lui propose de demander à un chaman sioux de faire appel à un esprit de la forêt, le Wendigo, pour les retrouver. Le prix à payer pour ce service est un terrain du côté de Mystery Lake que l’agence immobilière de Lily a l’intention de vendre pour y construire un ensemble résidentiel haut de gamme. Or ces terres appartenaient aux Sioux avant qu’elles leur aient été volées dans les années 1850. Lily est bientôt entraînée dans le monde sanglant et destructeur du Wendigo et apprend au détriment de sa famille qu’il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir et la force d’un esprit…

A la recherche d’un Masterton ET d’une lecture hivernale.

Cela peut vous paraître bizarre, mais j’aime avoir de temps en temps des lectures de saison. Prenez par exemple le dernier Drizzt, une bonne partie se déroulait en plein tempête de neige. Hier, j’ai lu un passage de l’apprenti Mage de Feist en hiver. On est en hiver, Yumiko voulait un Graham Masterton, j’ai évidemment pris le Wendigo pas parce que cela se déroulait en hiver, mais parce que la plupart des personnes le confondent régulièrement avec le Yéti. Et moi, j’avais regardé un épisode de Supernatural donc forcément, je savais que c’était juste un monstre qui bouffait des gens.

J’ai encore quelqu’un dans la salle pour comprendre mon raisonnement où vous avez tous défailli ? Bon, en tous cas, on était dans une forêt avec des indiens et une américaine genre un peu WASP à qui il arrive quelque chose. Elle arrive à se prendre au service du Wendigo et comme toujours avec Masterton, elle réalise qu’elle a fait une belle bêtise et c’est en gros le fonctionnement du roman !

Une morale ?

Je ne sais pas. Je pense juste que le message du livre est qu’il faut aussi savoir faire attention à ce que l’on souhaite. Car si on veut une vengeance et qu’en fait, tout ce qu’on veut, ce n’est pas un démembrement et du sang partout, quitte à se retrouver avec un esprit de la forêt qui vous poursuit,  il ne faut pas appeler des Sioux. Ni leur promettre de leur rendre des terres qu’on ne peut leur apporter. Voyons !

En bref, même si ce livre est mal noté, j’ai passé un super moment avec ma partner in livres digoulasses : alias Yumiko qui me fait lire régulièrement du gore. Et on aime ça, d’ailleurs, de lire des choses sanglantes par des esprits indiens ou pas. 

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