La fille du soleil noir, tome 2 : Anges noirs de MLN Hanover

Présentation de l’éditeur : Un tueur en série a élu domicile à La Nouvelle-Orléans, une ville où règnent tradition vaudou et magie noire. Avec l’aide de Karen Black, ancien agent du FBI, Jayné mène une course contre la montre pour trouver la prochaine victime du démon. Mais plus elle se rapproche de son objectif, plus elle apprend à se méfier des apparences. Quand de terribles secrets remontent à la surface, Jayné est confrontée à un adversaire qui la connaît très bien et qui n’aura de répit que lorsqu’il aura anéanti tous ceux qui lui sont chers.

Comme une envie de détente.

Comme vous le savez, je suis assez exigente en Fantasy Urbaine. Et s’il y a bien une période où je suis très indulgente, c’est Décembre parce que je suis tellement fatiguée que je pourrai comprendre toute l’intrigue sans problème et Juillet-Août parce que de la bit lit sur la plage, ça a son charme. Début Décembre, je me suis dit que c’était un peu le moment de lire le deuxième tome de la fille du soleil noir, alors que j’avais lu le premier tome en Juillet (vous voyez, il y a de la suite dans les idées).

Ce qui est pas mal dans ce genre de sagas, c’est qu’on retient assez facilement l’histoire donc pas de temps d’adaptation pour les premières pages. Je sais qui est la nana, de quoi elle est capable et je suis prête à entamer une enquête. Parce que c’est aussi son job, d’enquêter.


Un tome pour entamer un deuil.

Je savais aussi que Jayné (dont je déteste le nom) avait du mal parce qu’au début du premier tome, elle découvre que son oncle préféré est mort et que en gros, il lui laisse tout plein de trucs. Elle fait donc l’inventaire des appartements à travers le monde pour fuir la douleur. Ensuite, quand ils découvrent qu’à la Nouvelle Orléans, il y a des démons et qu’il y a un appartement de son oncle aussi… On se doute bien que ça allait nous occuper tout le second tome.

Ensuite, et bien que dire d’autre ? C’est une histoire de démon, il y a une enquête, des rebondissements. Un roman d’action et de fantasy urbaine assez classique que j’aime lire pendant des périodes où mon cerveau a besoin de relâche. Il a fait son job. Les grandes vacances, c’est en Août pour moi. Donc vous savez ce que je ferai à ce moment là sur une plage de Bretagne 🙂

Cellulaire de Stephen King

Présentation de l’éditeur : Le monde civilisé ne disparaît pas dans un bruit de tonnerre ou un gémissement. Il finit sur un simple appel de votre portable. On se souviendra de ce qui est arrivé un bel après-midi de 1er octobre, comme de ‘La Pulsation’. Un signal envoyé à tous les portables qui transformera leurs utilisateurs en quelque chose de… comment dire ?, pas tout à fait humain. Sauvage, meurtrier, d’une violence aveugle et déchaînée. Acte terroriste ? Canular cybernétique devenu incontrôlable ? Peu importe aux rescapés de cette attaque technologique. Ce qui leur importe avant tout, c’est de s’en sortir. Un groupe de ‘Normaux’ – c’est ainsi qu’ils se considèrent – se rassemblent alors sur le terrain de sport d’un lycée où, dans la clarté de la lune, les attend une chose monstrueusement terrifiante.

Un mauvais trip ?

Sûrement ! Comme tous les livres de Stephen King vous allez me dire. Et donc, qui veut savoir ce que pense Stephen King des personnes toujours avec leurs téléphones portables ? Levez les mains ? Mais oui, c’est bien cela, il n’en pense que du mal, pense aussi que nous nous en servons de trop et que cela pourrait être dangereux. Bah voilà, on a un roman, je l’ai lu, j’ai grave flippé et c’est parti pour un tour.

Plus sérieusement, je ne m’en souvenais absolument pas de celui là mais je dois dire que lorsque Stephen King transforme les gens qui téléphone en espèce de zombie, Walking Dead n’a qu’à bien se tenir parce qu’en matière de scène bien dégueus qui vous feront sursaute et des scènes de fin du monde bien épique. Je salue encore une fois le maître ! 


Et sinon, qui pense que je suis encore fatiguée en mois de décembre.

Le plus perturbant là dedans c’est que je me suis bien marrée avec ce livre. En effet, on retrouve comme toujours un évènement qui va à tout jamais changer la face du monde. Mais Stephen King ne se laisse pas berner par des effets numériques ! Il nous montre surtout ce que cela donne du côté du l’humain. Comment les gens changent face à l’adversité. Il nous apprend aussi à pardonner les petits écarts et encore moultes choses.

En bref, pas le meilleur roman de King, on est d’accord. Mais avouez qu’une petite soirée d’hiver, au calme avec un roman de l’auteur. C’est tout de même très savoureux !

Les nouvelles enquêtes du juge Ti, tome 8 : Mort d’un maître de go de Frédéric Lenormand

Présentation de l’éditeur : Dépêché dans une province lointaine, le juge Ti meurt d’ennui.
Seul raffinement : le go, jeu de stratégie interminable. Elevé au rang d’art par les notables locaux, le juge n’y voit qu’un simple passe-temps pour les oisifs. Mais le jeu d’origine ancestrale pourrait être lié avec une série de meurtres survenus dans la région : Ti s’engage dans une partie aussi délicate que dangereuse.

Surprise en pleine pause déjeuner.

Et oui, l’avantage du Juge Ti, c’est que lorsque tu n’as pas envie d’écouter la vie pas trépidante du tout de tes collègues, tu lis un tome du Juge Ti. Et comme sur ma liseuse, j’avais la mort d’un maître de go….. D’un coup d’un seul, ma pause fut illuminée (sous les yeux un peu haineux de mes collègues qui voyaient bien que je m’amusais plus en lisant qu’en les écoutant sans doute). Bref, on est je ne sais pas où dans son histoire car je prends tout dans le désordre, retenez juste que le Juge Ti a fait comme moi, il est allée dans une province où il s’ennuie.

Et Frédéric Lenormand nous fait de belles scènes de jugements de Ti dans des villages extrêmement reculés où le juge doit se badigeonner de crème tellement l’odeur ambiante est exécrable. Rien qu’à imaginer la scène, je vous garantie quelques sourires en coin magiques.

Un jeu de go grandeur nature ?

Madame première le rejoint dans ses péripéties et  ils se retrouvent à fiancer l’une de leur fille à la noblesse locale, ce qui n’enchante personne. Un meurtre survient (oui moi, cela me fait hurler de rire). Et on s’aperçoit que derrière la mort du maître de go….. Bref, je vous laisse découvrir tout ceci dans cette petite pépite de roman policier qui détend bien.

Oui, encore une lecture du mois de Décembre, vous êtes en train de vous dire qu’en fin d’année, je ne sors pas de ma zone de confort et je ne vous fais pas découvrir de projets audacieux. Mais vous avez totalement raison parce que là, sincèrement, je n’avais envie que d’être en mode cocooning. Je vous rassure, il y a encore quelques juge Ti dans ma manche à vous faire découvrir. 

Kay Scarpetta, tome 10 : Cadavre X de Patricia Cornwell

Présentation de l’éditeur  : Depuis l’assassinat de son compagnon, Benton Wesley, la médecin légiste Kay Scarpetta traîne sa peine et ses angoisses. Chargée d’identifier un cadavre décomposé retrouvé dans un container en provenance d’Europe, elle ne dispose que d’une inscription Bon voyage le loup-garou et d’un tatouage bizarre relevé sur la peau du mort. D’étranges événements perturbent son enquête. Des vols mystérieux ont lieu dans l’institut médicolégal et un inconnu, qui connaît son mot de passe, usurpe son identité pour diffuser sur un forum de discussion d’Internet des informations tendancieuses. Qui cherche ainsi à déstabiliser Scarpetta et dans quel but ?

Comment ça j’étais fatiguée ????

Et oui, cela se voit clairement. Après deux romans de Fantasy bien confortable, j’ai décidé de poser mes valises dans le monde presque réel et de lire un roman que je lisais déjà avec ma môman. Je vous le tape dans le mille : Un Kay Scarpetta. Ma petite lecture féministe vintage et je dois dire que je ne m’en lasse pas. Et le pire, c’est que dans une soirée discussion entre copines,  j’ai posé presque timidement la question à une amie. Et elle m’a répondu qu’elle était comme moi. Les Kay Scarpetta, c’est de la lecture doudou quand tu ne veux pas te prendre la tête et que tu sais que l’histoire va être bien.

Et pour ceci, on reprend les clés de Patricia Cornwell. Je vous explique. Kay est encore en friction avec des mecs pas sympas. Entre ceux qui veulent la tuer, ceux qui veulent lui prendre son job et ceux qui sont juste des goujats internationaux, la liste peut être longue. Là, elle n’est pas en forme parce que Benton est mort depuis le dernier bouquin. Et je dois dire que nous étions tristes aussi.

Encore à la recherche de la vérité.

Et donc, Kay découvre que Lucy ne va pas bien elle non plus (du coup, on s’inquiète aussi). Marino a une nouvelle chef qui a décidé de le mettre au placard. On le découvre donc en uniforme de patrouille et je dois dire que je m’inquiétais sur le fait qu’il le prenne mal. Mais il le prend plutôt comme un champion du monde ! Il fait tout pour relever l’enquête mais aussi du coup pour relever tout le monde et je dois dire qu’après, c’est roule ma poule. On résoud l’intrigue et on attend gentiment le prochain tome.

D’ailleurs, en parlant de cela. Je suis bientôt en vacances. Je sens qu’on va bientôt reprendre la saga les amis. Il risque encore d’avoir du changement un peu partout. Chez Lucy, chez Kay, chez Marino. Bref, cela va être encore un régal de les suivre.

La guerre des serpents, tome 1 : L’ombre d’une reine noire de Raymond E. Feist

Présentation de l’éditeur : Erik de Darkmoor, fils illégitime d’un baron, s’enfuit vers la cité de Krondor après avoir tué accidentellement son demi-frère. Condamnés à mort, Erik et Rupert, son ami d’enfance, échappent à leur sort en acceptant une mission désespérée contre les Pantahians. Ces créatures reptiliennes préparent la conquête de Midkemia et le retour de leur déesse Alma-Lodaka.

Toujours une lecture sûre !

C’est marrant, quand je prends du recul, que je me dis que les grosses périodes du boulot sont plutôt propices à des lectures simples pour moi. En gros, des classiques de la Science Fiction, quelques thrillers bien dégueus et de la fantasy. Mais pas de la fantasy à grosse intrigue, on prend des valeurs sûres : du classique avec de la grosse saga qui tâche. L’un des auteurs chouchous qui évolue toujours dans le même univers est Raymond E. Feist. Et donc, après être partie en vacances en Valdemar avec Mercedes Lackey, je me suis dit qu’une petite escale en Midkemia ne serait pas de trop.

Comme j’avais terminé une duologie avec les descendants de Arutha, je me suis dit que j’avais le droit de faire Pouf Pouf et je suis tombée sur la trilogie de la guerre des Serpents, où j’allais suivre les aventures d’un inconnu, Erik, sous le commandement de……. Nicholas ! Mais oui, le petit gamin et ensuite le petit adolescent dont j’ai suivi les aventures lors du Boucanier du Roi ! Il a aussi deux grands frères jumeaux. Bref.

Une intrigue qui commence bien !

Souvenez vous donc, lorsque je suivais de plus près les aventures de Nicholas, j’étais partie en apprentissage chez son oncle. On avait pris les nouvelles de toute la famille et sauvé une demoiselle en détresse. J’avais croisé Pug, donc j’ai sautillé de partout et Nicholas allait se préparer à être boucanier du roi : en gros, il régule les pirates. Et on avait découvert une belle intrigue avec la reine serpent. Plutôt introductif l’intrigue mais du coup, on l’a en plein dedans.

Nous suivons ici Erik qui est un bâtard (cela arrive à des garçons très bien) mais voilà ti pas, qu’il fait une bêtise en tuant l’un de ses frères qui eux sont légitimes. On peut dire que ledit frère l’avait quand même vachement mérité mais bon. Nicholas le recrute dans une espèce d’armée de mercenaires qui vont aller taper de la Reine noire, parce qu’on va aller combattre du démon. Rien que cela.

C’est tout l’apprentissage d’Erik que nous allons suivre, prendre des nouvelles de toute la famille et ensuite introduire la grosse intrigue qui tâche pour la suite de la saga. Sur ce, je vous laisse, car je vais bientôt entamer le tome 2 🙂

Le Cycle des Héraults de Valdemar : La trilogie de la flèche, tome 1 : les Flèches de la reine de Mercedes Lackey

Présentation de l’éditeur : A treize ans Talia sera bientôt mariée de force et devra se comporter en épouse docile. Pourtant son esprit est rempli de légendes au sujet des Hérauts de Valdemar et elle ne souhaite qu’une chose: échapper à cette servitude. Aussi pense-t-elle vivre un rêve lorsqu’elle croise la route d’un Compagnon, un de ces chevaux légendaires qui choisissent les Hérauts. Et lorsqu’elle s’engage à le suivre, elle ne se doute pas des implications et du lien qui les unit désormais… Car Rolan n’est pas un Compagnon ordinaire et en choisissant la jeune fille, il l’a chargée d’une tâche bien lourde: celle de veiller sur la petite princesse héritière Elspeth. Et cette tâche s’avérera très dangereuse, car le royaume compte beaucoup d’ennemis prêts à pousser à la folie et même à tuer celle qui doit devenir le Héraut Personnel de la Reine.

Vacances à Valdemar : c’est reparti.

Ce qui est bien avec Mercedes Lackey, c’est lorsque tu veux te faire un petit roman de fantasy sympa dans un univers que tu connais bien, tu as environs une vingtaine de livres dans ce royaume. Après, tu choisis si tu veux de la trilogie ou de la duologie. Au choix ! J’ai donc fait tranquillou la quadrilogie des griffons. Puis celle des Héraults mages (où j’ai pleuré toutes les larmes de mon petit corps, sachez le). Envie de me poser pour la fin d’année (parce oui, je suis très en retard dans mes chroniques et je pèse mes morts). C’est ainsi que je me suis dit que j’avais les flèches de la reine sous le coude. L’occasion qui fait le larron, toussa toussa !

J’ai donc repris mon sac de voyage et je suis allée voir ce qui se passe à Valdemar. Il y a toujours des compagnons mais plus de Héraults Mage. Et pourtant leur magie et leurs légendes subsistent. Par contre, ce qui est cool, c’est qu’il y a toujours des compagnons. Et en parlant d’eux, l’un a décidé d’un coup d’un seul à aller chercher une tite jeunette pour la sortir de sa campagne et en faire un hérault. Les amoureux des chevaux qui pensent que ce sont eux qui décident à notre place hénissent de joie, je le sens et je dois dire que je les ai bien imités.

Un tome introductif : on se prend l’initiation

Et oui, on a aussi nos petites habitudes à Valdemar. Le premier tome relate donc l’initiation de Talia auprès des Héraults. Les amis qu’elle se fait, les ennemis aussi. Sa relation avec son compagnon. Ses premières amours ou pas. Vous verrez bien. Il y a aussi une petite intrigue qui commence. Celle de l’éducation de la princesse qui est en jeu. Car la princesse doit être acceptée par les héraults sinon elle ne pourra être reine. Or, c’est une vraie petite peste ! Et cela va être le rôle de Talia de l’éduquer un petit peu.

On voit aussi la vie des héraults au travers les yeux de notre apprentie. Une très belle relation se noue aussi avec un ancien et vous verrez que les émotions sont toutes là. Ce qui me dit que je me prendrai bien le deuxième tome pour voir comment l’intrigue se noue. A très bientôt donc lors de mes prochaines vacances en Valdemar

Lady Susan de Jane Austen

Présentation de l’éditeur : Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle sans scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s’amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question…
Grande dame du roman anglais, Jane Austen trace le portrait très spirituel d’une aventurière, dans la lignée des personnages d’Orgueil et préjugé et de Raison et sentiments
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Une écoute avant Noël ?

Pour faire bonne mesure et étant un tantinet fatiguée par la période de Noel, j’avais décidé de m’offrir Lady Susan en audio et de faire l’impasse sur le livre papier. Alors, ce n’est pas du tout le plus grand Jane Austen, c’est l’un des premiers il me semble et il est épistolaire. Donc pas du tout dans la grande mouvance des autres. Il était un peu passé à la trappe de mon côté, perdu qu’il était au milieu de tous les autres.

Et j’ai adoré le découvrir au travers de l’audio. C’était ma petite sucrerie en rentrant du travail. Et je dois dire que pour vous remonter le moral, un petit Jane Austen…… Et c’était un plaisir aussi de me refaire de l’épistolaire !

Vous adorerez la détester ! 

Lady Susan, c’est la nana que tout le monde déteste. Celle qu’on craint au bureau, celle qu’on se refile en famille. C’est un archétype totalement universel qui transcende les générations : la manipulatrice. Et lorsqu’elle parle, elle croit fondamentalement tout ce qu’elle raconte, elle manipule les faits à sa guise. Et elle s’attend à ce que le monde lui obéisse. Ne souriez pas, on en connaît toutes une comme ça. Et Jane Austen, en alternant les points de vue epistolaires, nous fait découvrir la vérité.

C’est ironique, c’est caustique et cela montre à quel point le talent de l’auteure va éclore ensuite. En bref, ce fut un régal à écouter et si vous voulez découvrir l’auteure, vous pouvez aussi commencer par cela. Et si vous pensez à une personne de votre entourage, tout va bien. C’est que vous connaissez une Susan ! 

Sianim, tome 2 : l’épreuve du loup de Patricia Briggs

Présentation de l’éditeur : La mercenaire changeforme Aralorn mène une dangereuse existence. A présent elle doit retourner chez elle car son père Lyon vient de mourir.
Mais quand Aralorn et son compagnon Loup parviennent à destination, ils découvrent que Lyon n’est pas mort mais ensorcelé par l’ae’Magi dans le but de les détruire.

On sent la maturité de l’auteur prendre son envol ! 

Comme j’écris bien des fois quand même *se jette des fleurs*. Mais oui, on sent bien le cap de l’écriture entre le tome 1 et le tome 2. C’est cette fragile étape qui vous fait passer de : « j’aime bien ce livre  » à « faut que je lise tout de cette auteure ». Alors, certes, j’avais déjà eu ce coup de coeur entre guillemets avec la saga Mercy Thomson et croyez moi, j’apprécie toujours autant de retrouver ma Coyote Girl lorsque les tomes me passent sous la main. Nous sommes bien d’accord. Mais dans cette saga-ci, j’ai lu le premier tome parce que je connaissais l’auteure. J’ai lu le tome 2 parce que j’aimais bien et cela me fait une lecture détente (et cela ne mange pas de pain). Je lirai le tome 3 parce que bon sang, je veux connaître la fin et très vite !

Et les lecteurs de sagas acharnés comme votre pauvre esclave bloguesque vous le diront tous. Il y a toujours dans une saga un tome qui vous fera rendre complètement dépendant. Et c’est ce tome ci est pour des tas de raison en plus.

Tout d’abord, l’écriture de l’auteure qui gagne en maturité. On sent qu’elle a découvert son petit truc, sa touche perso, et elle fonce. Ensuite, l’histoire en elle même avec l’évolution des personnages, le changement de rapports de force, le fait que l’héroïne est vachement sympa et que le Loup est adorable. Qu’ils essaient encore de sauver le monde ou à défaut, leur peau. Que leurs rapports évoluent….

Aralorn prendrait elle le dessus ?

Loup est dans un mauvais moment. Alors certes, il part à la recherche de sa donzelle, la retrouve où elle en a le plus besoin et hop, ils résolvent le problème local. Mais ce problème là touche un peu plus Aralorn puisqu’il s’agit de la mort de son père dans le château familial. On va avoir une belle enquête mais surtout une héroïne qui reprend petit à petit le dessus sur leur couple. Elle est dans son univers et fait un énorme travail d’acceptation de soi. Ce qui permettrait de sauver le duo infernal.

Car Loup, lui, a perdu son père et pour de bonnes raisons vu dans le premier tome. Il se demande aussi qui il est. Est il un grand sorcier, un amoureux, l’héritage de son père ? Comment le perçoit on ? Comment se perçoit il ? Ce sont tous ces enjeux qui vont permettre d’évoluer dans ce second tome mais aussi dans l’écriture de Patricia Briggs car ce sont des clés de récit qu’elle réutilisera à foisons dans ses futures sagas.

A.N.G.E., tome 8 : Periculum d’Anne Robillard

Présentation de l’éditeur : Pendant que de nombreux cataclysmes frappent la Terre, Thierry Morin se lance à la poursuite de l’Antéchrist avant qu’il ne soit trop tard, car l’armée qu’Ahriman est en train de lever pour lui grossit de jour en jour.
Damalis et Cindy filent vers Jérusalem, puisque l’ANGE a perdu le contact avec son nouveau directeur international qui a été aperçu en compagnie d’Asgad Ben-Adnah !
Les descendants des douze tribus d’Israël convergent sur le nouveau temple ignorant que beaucoup d’entre eux périront pour protéger l’humanité.
Tandis que Perfidia est à la recherche de son ennemie jurée, la reine des Anantas, Asgad apprend qu’Océane attend un enfant.
Tel qu’annoncé par les prophètes, Satan perd son combat contre les armées de l’Archange Michel et se réfugie sur la Terre avec tous ses démons…

Un tome portant bien son nom

Si on peut s’imaginer écouter des musiques pendant un livre, je dirai bien que celui ci porterait des musiques extrêmement rythmées tant on a tout le temps un sentiment de danger dans ce tome. Personne n’est à l’abri et on se demande au détour de chaque page si on sortira vivant. Vous allez me dire, déjà que la saga n’est pas très reposante.

Oui mais là on est à deux tomes de la fin et si vous êtes comme moi et que vous connaissez la petite dame, forcément, vous savez en vous même qu’elle accélère toujours et franchement à la base, balançant de petites bombes scénaristiques à peu près à ce moment là de l’intrigue principale. Et elle l’a fait !

Que vous dire de plus ?

Tout simplement que le pire que ce qu’on peut s’imaginer avec les indices se produisent. Mais que le meilleur est à venir ? Et ouai, c’est tout ce que je peux vous faire tout simplement sans vous spoiler. Seulement qu’à cette hauteur de l’histoire, autant je n’aimais plus du tout Océane, autant maintenant, on redevient progressivement copine. Elle se reprend gentiment en main pour le bien de tous et je dois dire que cela n’aurait pas dû m’étonner puisque sa mère avait prévu le coup.

En bref, encore un tome à lire et à relire, on attend la fin, on l’apprécie et on se prépare gentiment à dire adieu à tout ce petit monde. Et cela sera comme toujours un déchirement.

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran de Eric-Emmanuel Schmitt

Présentation de l’éditeur : Paris, années 60. Momo, un garçon juif de 11 ans, devient l’ami du vieil épicier arabe de la rue Bleue, pour échapper à une famille sans amour. Mais les apparences sont trompeuses : Monsieur Ibrahim n’est pas arabe, la rue Bleue n’est pas bleue, et la vie ordinaire peut-être pas si ordinaire…

On pourrait presque le mettre en conte de Noël

Et pourquoi pas dis donc ! C’est tout de même l’histoire d’un  jeune homme qui pense devenir un homme et d’un homme qui aide un jeune homme à en devenir un. Oui, je sais, c’est super clair. Et en plus, si on réfléchit bien, l’histoire est triste, gaie, féérique et on s’imagine bien qu’on ne voit pas cela tous les jours dans nos villes. La fin est bien écrite, l’écriture est fluide, très jolie et limite poétique. Ouep, pour moi, il fait partie d’un conte de Noël.

Parce que cet bel esprit qui nous réchauffe le coeur, qui nous fait voir la vie plus belle. C’est bien de cela dont il s’agit ici. Et même si l’histoire est courte, même si parfois l’histoire est triste, souvent, l’histoire nous permet d’imaginer une vie plus belle et d’imaginer un monde meilleur. Et ça, cela vaut tout l’or du monde.

Un petit roman de vie.

Qu’est ce qui fait d’un homme un homme ? L’acte sexuel ? Le fait d’avoir une maison ?Le fait d’avoir un travail ? Celui d’accepter les autres ? Celui de faire la paix avec son entourage ? C’est un peu tout ceci qu’essaie de répondre l’auteur en prenant un petit garçon juif qui va apprendre à devenir et tolérant, et grand, et tout ceci avec un vieux monsieur musulman. Il va découvrir de nombreuses vérités, de nombreuses perceptions aussi.

C’est un petit bijou à lui tout seul, qu’on peut se reprendre à lire et à relire lorsqu’on a envie tout simplement de savoir que la vie, même dure, peut être belle.

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