Le dernier magicien de Megan Lindholm

Présentation de l’éditeur : A Seattle, on l’appelle le Magicien. C’est un anonyme, un sans-abri, qui lutte contre ses démons du Vietnam. Sa magie, c’est celle des petits riens du quotidien. Il a le Don. Il réconforte d’une parole, réchauffe le coeur de ceux qu’il rencontre. Mais son pouvoir est plus puissant qu’il ne le croit. Lui seul pourra, au péril de sa vie, sauver la ville d’un mal insidieux, d’une magie noire comme d’un goudron. Mais seulement s’il le décide…

La magie n’est pas une chose extra ordinaire mais aussi quelque chose qui se retrouve dans les petits actes du quotidien

Le dernier magicien était sans nul doute le livre qui je devais lire en ce mois de Décembre 2013. Tout d’abord, parce que je suis grave à la bourre et que vous me l’avez choisi pour le mois de Novembre. Ensuite, parce que Ptitelfe, ma pacseuse d’amour de la Blogo, voulait le lire aussi. Comme vous le voyez, je n’avais pas vraiment le choix, surtout que cela faisait déjà longtemps que je ne vous avais pas donné un peu de fantasy urbaine à croquer.

Bref, sous ces auspices un peu magiques, je commence le Dernier Magicien. Nous suivons la vie d’un SDF de Seattle qui nourrit des pigeons, et qui apparaît sans arrêt à la recherche d’un peu de café. Au fur et à mesure, nous nous rendons compte qu’il suit certaines règles et qu’il doit répondre la vérité aux gens lorsque ceux ci lui pose une question. Ainsi, par sa seule présence, il donne aux gens, multiplie les pop corn pour les pigeons, écoute surtout beaucoup de personnes seules.

C’est de ces petits miracles là qui paraissent insignifiants comparés aux grandes choses des livres que Magan Lindholm, alias Robin Hobb, a voulu nous parler. Car connaître tous les sorts de guérison, c’est bine, mais cela ne vous écoutera pas, cela ne soulagera pas votre coeur. Le magicien, lui, est là pour ces petits maux.

Mais le Magicien a aussi un ennemi…

Et oui, là où il y a une force bénéfique, il y a aussi son double maléfique, ce double s’appelant Mir et qui suit le magicien. Mais qui est-il  ? Que veut-il ? Le Magicien va-t-il survivre ? Encore faut il qu’il se décide à l’affronter.

Car oui, le Magicien n’est pas un héros parfait. Il a peur des ombres comme vous et moi. Il n’a pas choisi d’être courageux, il peut aussi choisir d’être lâche. Et c’est de cette décision que l’auteure veut nous montrer, les différents choix proposés au héros, les différents chemins qu’il va emprunter.

Car ne c’est pas parce que nous sommes dans Seattle que les quêtes n’existent pas…

Un réalisme saisisssant qui change tout.

Je ne le cache pas, j’attendais l’auteure au tournant, étant une fan inconditionnelle de la saga de l’Assassin Royal mais aussi des Aventuriers de la Mer. Alors, imaginez quand j’ai su que l’auteur allait nous promener dans un univers bien palpable…

Et bien, le style d’écriture était totalement différent, ce qui est déjà un bon point. Car le genre étant différent, je pense que les tournures de phrases n’auraient pas pu convenir du tout. L’auteure a su nous ballader dans les rues de Seattle, elle a su décrire  avec les mots qu’il fallait les conditions de vie du Magicien, les différents personnages qu’il a rencontré, les différentes situations qu’il vivait.

Quant au dénouement, je suis restée bouche bée. Car oui, je ne m’attendais pas du tout à cette fin. Et pourtant, elle est tellement logique. C’était la fin qu’il fallait, avec une petite pointe de mystère supplémentaire. Car oui, la magie est autours de nous.

Ayesha d’Ange

Tome 1 : Le Peuple Turquoise

Présentation de l’éditeur : Quelque part en mer, dans un monde ravagé par les guerres et la peste depuis des millénaires… Arekh, un galérien au passé mystérieux et trouble, est arraché à une mort certaine par une belle inconnue qui se révèle n’être autre que Marikani Aya Arrethas, héritière de la lignée des rois-sorciers d’Harabec. Accompagnés d’une suivante et d’un autre esclave sauvé de la noyade, les rescapés vont tenter de rallier la cité natale de la souveraine. Mais pour cela, ils devront déjouer les nombreuses embuscades tendues par l’émir, l’irréductible ennemi de la jeune femme. Des pics aux mines souterraines, du palais d’été des rois d’Harabec à la Cité des Pleurs, c’est une course-poursuite aux mille périls qui va s’engager…

Et c’est tout un monde qui s’ouvre à moi. 

Ayesha… Depuis le temps que je devais le lire, depuis le temps que je le retardais. Il a fallu ce petit rendez vous pour que vous me le sortiez. Et merci à tous ! J’avais donc programmé ma semaine qui malheureusement, fut chargée et j’ai réussi à me lire ce tome 1 : le peuple Turquoise. Et quelle entrée dans la matière ! Pour vous situer le début, nous sommes dans une galère qui coule. Et nos deux héros tentent de survivre à la noyade. Ainsi, c’est un monde tout neuf qui va s’avancer vers nous et avec des systèmes sociaux et politiques totalement différents de ce que l’on peut rencontrer maintenant.

Tout d’abord, c’est un monde où le système des castes est différents. En effet, dans un monde de Fantasy, où nous avons un petit côté seigneurial (avec un chef et des serfs) ou alors un petit côté totalitaire (avec un gouvernant, une caste supérieure et des esclaves). Ici, c’est différent car il y a eu le peuple turquoise qui a débarqué on ne sait comment en sortant de la brume et les gens les ont pris comme esclave, pensant que c’était un cadeau des dieux.

Comme vous le voyez, c’est assez différent de ce que l’on rencontre habituellement, et cela constitue une très bonne accroche. En effet, pourquoi ce peuple ne s’est jamais rebellé ? Qui gouverne réellement ce monde ? Evidemment, qui sont Arekh et Marikani, nos deux protagonistes principaux ?


Un livre beaucoup plus accès sur l’intrigue que sur l’action

Et c’est aussi sa grande force. En débutant ce roman, je me suis dit qu’il y allait avoir une franche guerre ou une franche révolution et hop, tout ceci serait bousculé et on en reparlerait plus. Et bien non, avec cette saga, vous aurez tous les décors d’une révolution c’est à dire les intrigues. En effet, Marikani est dans une situation très délicate : elle doit diriger un royaume qui est convoité par son cousin. Tout le monde la croyait morte et qui plus est, les origines de la jeune femme sont un peu obscures. Ses réactions sont totalement contraires à ce que l’on attend d’une princesse.

Ici, de plus, la religion et la magie prennent une place bien spécifique. Elles sont l’égale de la politique. D’un autre côté, je ne peux pas vous dire si la magie existe ou pas car d’entrée de jeu, les auteurs nous mettent le doute ! Et il n’y a pas que sur ce sujet, je vous rassure. Dès que vous avez une certitude, le récit devient totalement malléable pour vous faire douter d’un personnage, d’une réalité ou d’une situation. Vous avez ainsi l’impression de lire sur un livre mouvant. Et j’avoue que j’ai adoré cela

En bref, un excellent moment passé avec Ayesha, ce n’est pas de la Fantasy de Femmelette que vous m’avez donné (private joke). D’un petit point de vue personnel, juste pour ce tome, je suis très contente que vous ayez joué le jeu de ce petit rendez vous et j’espère que vous aimerez l’édition de Juin. A plus tout le monde

Ce livre a été lu dans le cadre du rendez vous : Quand les amis s’invitent dans ma biblio
Mais aussi dans le cadre du challenge New Pal 2013 organisé par Yukie

Tome 2 : La Flamme d’Harabec
Présentation de l’éditeur :En recouvrant le trône d’Harabec dont elle est l’héritière, la princesse Marikani a aussi révélé au galérien Arekh une vérité qui remet en cause toute son existence : les dieux et croyances cimentant le monde de Tanjor n’existent pas. C’en est trop pour Arekh : en proie à de grands tourments, il quitte la cour de la souveraine. Recruté au cours de son exil pour défendre une riche cité marchande, il constate cependant avec douleur les exactions continuelles de l’Eglise. Pendant ce temps, à Harabec, on tente d’assassiner Marikani, qui oppose néanmoins sa clémence à la volonté de répression des autorités. Face à un pouvoir religieux figé dans de séculaires traditions, la révolte gronde et la tourmente va réunir à nouveau Arekh et Marikani…
Un voile s’est déchiré devant les yeux d’Arekh
En dévoilant la vérité sur elle-même, Marikani a littéralement détruit le monde d’Arekh. N’en pouvant plus, il la quitte et voit le monde d’Harabec avec d’autres yeux. Autant nous avions pris conscience de l’esclavage du peupl
e Turquoise dans le premer tome, autant ici, on voit la situation réelle de ce peuple fondée sur une légende et rendue permanente, voire pire par le clergé.
Mais le Peuple Turquoise se revelle et Marikani fait absolument tout ce qu’elle peut pour le soutenir malgré un environnement politique plus qu’hostile. C’est ce que devra comprendre et diférer Arekh. En recueillant une petite esclave et redevenant anonyme, il se rend compte de ce que représente le Peuple Turquoise, ce qu’il endure et ce que doit accomplir Marikani.
Va-t-il choisir de mener une vie normale ou va-t-il continuer le combat vers la libération du Peuple Turquoise.
Intrigues politiques et religion : quel beau panier de crabes.
C’est réellement l’attrait de cette trilogie. C’est Marikani qui fuit sa condition pour ensuite sentir le besoin viscéral d’agor même si pour cela elle devra risquer sa vie. C’est la naissance d’une déesse que nous voyons. C’est Arekh qui aimera cette femme comme elle est, au point de s’engager dans ce même combat suicidaire. C’est une situation politique qui devient impossible et qui aboutit à énormément de violence jusqu’à la révolte de tout un peuple, sans que la religion ne lève le petit doigt.
Ayesha, c’est l’histoire de tout un peuple qui veut vivre libre et l’égal des autres. C’est une histoire qui nous touche car nous la connaissons bien. C’est une histoire universelle qui ne donne qu’une envie : celle de continuer de dire non, de se rebeller contre l’injustice, enfin.
Ce livre a été lu dans le cadre du challenge New Pal 2013
Tome 3 : La mort d’Ayesha
Présentation de l’éditeur : Fascinante et terrible destinée que celle de Marikani, fille d’esclaves devenue Ayesha la déesse par le jeu des circonstances ! Elue du peuple turquoise, crainte ou haïe par tous les autres, Marikani est prise dans le tourbillon meurtrier de la folie des hommes. Au cœur de cette tourmente, les esclaves révoltés, qui tentent d’atteindre l’océan afin d’embarquer pour des terres nouvelles. Le peuple turquoise devra cependant d’abord traverser un continent en guerre, prêt à tomber sous l’invasion des redoutables Sakâs, créatures que l’on dit venues des abysses. Le manteau de la divinité devient de plus en plus lourd à porter pour Marikani, mais a-t-elle le droit de s’en débarrasser ? La déesse Ayesha est la seule lueur d’espoir du peuple turquoise…
Marikani devra endosser le rôle de déesse.
Avec tout ce qu’a accompli Markiani ces deux derniers tomes, elle est devenu bien plus qu’une reine, c’est devenu une déesse du peuple Turquoise, et une déesse guerrière, guidant son peuple à travers le pays pour se trouver une place où les anciens esclaves pourront vivre en paix.
Malheureusement, les anciens maîtres ne sont pas du tout d’accord pour lâcher cette main d’oeuvre gratuite et soumise. C’est toute une économie qu’il va falloir réorganiser, toute une mentalité à changer. Les auteurs ont très bien su reproduire le problème inhérent à la fin d’une période esclavagiste lorsque les soumis se rebellent ou qu’il faut leur trouver une place.
Pour le Peuple Turquoise, le salut vient de Marikani, qu’ils appellent Ayesha. Elle devra poursuivre son rôle de reine en faisant des choix tactiques, politiques, économiques. Mais elle devra aussi les guider spirituellement afin qu’ils apprennent à vivre librement.
Mais une déesse ne peut pas être humaine…
Voilà ! Une déesse ne peut pas être de chair et de sang. Ainsi, Marikani se doit de devenir Ayesha, de devenir abstraite, après avoir résolu les problèmes matériels de son peuple. Et c’est aussi en cela que les auteurs ont créé quelque chose de sublime, c’est tout simplement qu’ils vont vous montrer comment un être humain va se transformer en dieu.  Comment petit à petit son peuple va s’approprier la religion pour la façonner lui même.
Ainsi, Ayesha devient une entité indépendante de Markiani. Mais comment dissocier les deux ? J’ai trouvé l’angle abordé ici de manière très intelligente car bien sûr, on devine le dénouement, mais des tas de scénarios se forment. De plus on voit à quel point elle est déchirée et seule dans son rôle de déesse.
En bref, un final grandiose qui se lit d’une traite, d’un souffle. C’est un tome déchirant, rempli d’émotions, rempli de pleins de choses. Ayesha est une saga d’intrigues, ce n’est pas l’histoire d’un héros, c’est l’histoire d’un peuple tout entier. un seul regret : que cela ne soit pas réel en fin de compte.

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