La guerre des serpents, tome 2 : l’ascension d’un Prince Marchand de Raymond E. Feist

Présentation de l’éditeur : De retour de Norvindus, où il a obtenu pour le compte de la Couronne de précieux renseignements sur les agissements des Panthatians, Roo s’est vu gracié par le prince Nicholas du crime qui entachait son passé.
Repartant de zéro, mais avec une détermination et une audace nouvelles, le jeune homme se jure de devenir l’un des marchands les plus riches de Krondor. Hélas, au grand jeu du commerce, les nouveaux venus sont rarement bien accueillis. Si la plume remplace l’épée, si le paraître tient lieu de force, et si les armées se comptent en carrosses, l’ascension d’un prince marchand est une lutte qui peut se révéler aussi mortelle qu’une campagne militaire.

Moi qui pensais naïvement qu’on allait se reposer dans ce tome
Mais j’avais oublié  qu’on lisait du Feist alors j’ai dû essuyer quelques nuits avec des heures de sommeil réduites.  Vous allez me dire que finalement, j’y ai pris du plaisir mais je dois avouer que ma semaine de travail diurne, le vrai de la vraie vie fut un peu plus compliqué.  Et je dois avouer que je me suis réveillée une paire de fois avec un peu de bave qui traînait vers le livre. Je n’en suis absolument pas fière mais le résultat en vaut la chandelle. Par contre, vous attendrez un petit peu parce que je dois attendre une copine de lecture pour la suite
Et donc, que se passe très il donc ? On suit les aventures de Roo,  le meilleur ami d’Éric.  Souvenez vous que les deux compères ont failli être pendus et qu’ils sont partis guerroyer très loin pour obtenir leur grâce.  Chose que, ils ont obtenus. Eric s’engage dans l’armée  et Roo s’engage dans la voix du commerce. On a les bases du bouquin. C’est parti.

Comment gagner la guerre par le commerce 
Feist nous démontre qu’il s’y connaît dans l’art de la guerre et dans l’art de la stratégie.  Et je dois dire que dans ce tome de la guerre des serpents je me demandais un peu en quoi suivre l’ascension d’un marchand va nous aider à  influencer l’intrigue principale.  Et bien dites moi que Feist va vous démontrer royalement que le commerce peut aider à l’effort de guerre.  Qui plus est, on va découvrir encore des coulisses de Krondor, un univers que j’aime par dessus tout et ça,  ça n’a pas de prix !
Par contre, je dois dire que le personnage de Roo, même s’il est attachant, me mets hors de moi. Mais quel mufle avec sa femme , bordel ! Autant me dire que c’est un mariage arrangé depuis le début,  OK.  Mais bon. Y a des limites à  tout tout de même.  Roo fait tout pour être au sommet des commerçants et je dois dire qu’il n’y a aucune concession faite à  ce sujet. Il est beaucoup plus intelligent, voire retors que je ne le pensais. Cela présage un beau bordel pour la suite. 

La guerre des serpents, tome 1 : L’ombre d’une reine noire de Raymond E. Feist

Présentation de l’éditeur : Erik de Darkmoor, fils illégitime d’un baron, s’enfuit vers la cité de Krondor après avoir tué accidentellement son demi-frère. Condamnés à mort, Erik et Rupert, son ami d’enfance, échappent à leur sort en acceptant une mission désespérée contre les Pantahians. Ces créatures reptiliennes préparent la conquête de Midkemia et le retour de leur déesse Alma-Lodaka.

Toujours une lecture sûre !

C’est marrant, quand je prends du recul, que je me dis que les grosses périodes du boulot sont plutôt propices à des lectures simples pour moi. En gros, des classiques de la Science Fiction, quelques thrillers bien dégueus et de la fantasy. Mais pas de la fantasy à grosse intrigue, on prend des valeurs sûres : du classique avec de la grosse saga qui tâche. L’un des auteurs chouchous qui évolue toujours dans le même univers est Raymond E. Feist. Et donc, après être partie en vacances en Valdemar avec Mercedes Lackey, je me suis dit qu’une petite escale en Midkemia ne serait pas de trop.

Comme j’avais terminé une duologie avec les descendants de Arutha, je me suis dit que j’avais le droit de faire Pouf Pouf et je suis tombée sur la trilogie de la guerre des Serpents, où j’allais suivre les aventures d’un inconnu, Erik, sous le commandement de……. Nicholas ! Mais oui, le petit gamin et ensuite le petit adolescent dont j’ai suivi les aventures lors du Boucanier du Roi ! Il a aussi deux grands frères jumeaux. Bref.

Une intrigue qui commence bien !

Souvenez vous donc, lorsque je suivais de plus près les aventures de Nicholas, j’étais partie en apprentissage chez son oncle. On avait pris les nouvelles de toute la famille et sauvé une demoiselle en détresse. J’avais croisé Pug, donc j’ai sautillé de partout et Nicholas allait se préparer à être boucanier du roi : en gros, il régule les pirates. Et on avait découvert une belle intrigue avec la reine serpent. Plutôt introductif l’intrigue mais du coup, on l’a en plein dedans.

Nous suivons ici Erik qui est un bâtard (cela arrive à des garçons très bien) mais voilà ti pas, qu’il fait une bêtise en tuant l’un de ses frères qui eux sont légitimes. On peut dire que ledit frère l’avait quand même vachement mérité mais bon. Nicholas le recrute dans une espèce d’armée de mercenaires qui vont aller taper de la Reine noire, parce qu’on va aller combattre du démon. Rien que cela.

C’est tout l’apprentissage d’Erik que nous allons suivre, prendre des nouvelles de toute la famille et ensuite introduire la grosse intrigue qui tâche pour la suite de la saga. Sur ce, je vous laisse, car je vais bientôt entamer le tome 2 🙂

Les Nouvelles Chroniques de Krondor, tome 2 : Le Boucanier du roi de Raymond E. Feist

Présentation de l’éditeur : Sept ans après les événements contés dans Prince de Sang, la paix s’effondre à nouveau… Remis des ravages de la guerre de la Faille, le peuple du royaume des Isles jouit de la paix et de la prospérité. Nicholas, le troisième fils du prince Arutha de Krondor, est un jeune homme brillant et doué, mais il est confiné à la cour de son père. Afin de découvrir le monde hors des murs du palais, Nicholas et son écuyer, Harry, font voile vers la pastorale Crydee.
Mais peu après son arrivée, Crydee est brutalement attaquée par des forces inconnues. Le château est réduit à l’état de ruines, les citoyens sont massacrés et deux jeunes femmes nobles, amies de Nicholas, sont enlevées. Bientôt le jeune prince et ses compagnons découvrent que l’attaque surprise n’était pas un incident isolé. Les envahisseurs sont venus des lointaines îles du Couchant, repaire des coupe-jarrets de tous horizons, et se sont rassemblés pour faire la guerre à la patrie de Nicholas. Mais ce n’est pas un simple raid d’esclavagistes : ils servent une force obscure qui menace le monde de Midkemia dans sa totalité, une puissance terrifiante que Nicholas va devoir affronter.

Et bien cela faisait longtemps…..

Les avantages et les inconvénients d’apprécier les sagas de Raymond E.Feist…. L’avantage certain, c’est que vous aurez toujours un roman sous le coude, tant cet auteur est prolifique. Et il a fait pleins de sagas dans son univers. Donc on est plutôt familier avec le décor, le système de magie, toussa toussa. On retrouve aussi certains personnages que l’on voit grandir, vieillir, mourir parfois aussi. Donc, quand on a envie de petites vacances littéraires, si j’ai envie de dire, on se prend un tome de saga. L’inconvénient, c’est qu’on n’en voit jamais le bout ! Et cette mini saga de l’entre deux guerres, soyons francs, elle n’avait que deux tomes, je l’ai donc trainée un peu.

Pourtant elle est importante car elle précède la Guerre des serpents et va me servir à poser le décor. Et puis elle me fait la transition avec plusieurs personnages, ce qui peut être utile avant de commencer un bon bazar à trois tomes (ce que je ferai dans quelques jours je pense, d’ailleurs). Mais il y’avait moins de Pug. Arutha n’est plus présent. On a affaire à la prochaine génération que je ne connais pas bien, que j’apprends à connaître. C’est de la transition pure et simple. Et quelques fois, même si on est bien dedans. Et bien on traine 🙂

Une saga de transition et un tome pleins d’action.

Clairement, ici, on est dans Pirates des Caraïbes avec Nicholas qui apprend à être un bon capitaine de vaisseau. Autant ses deux frères aiment gouverner, autant lui a le virus de la mer. Mais bon. Son père l’envoie faire l’écuyer chez son oncle, il a ses premiers émois amoureux et hop, deux jeunes filles en détresse se font kidnapper par des méchants et il n’a d’autres choix que de verser dans la piraterie. Et là, j’ai frétillé comme pas deux parce que bon. Cela veut dire qu’on va retrouver Amos !!!!!! Et oui.

C’est aussi un roman initiatique parce Nicky a une difformité au pied et il va magiquement mais non pas sans douleur apprendre à faire avec. En guérissant de son pied, il s’affranchit clairement de ses peurs et apprend à devenir un homme. A prendre ses propres décisions, à décider ce qui est bien ou mal. Bref, nous partons avec lui et Marcus (son cousin) et le fils de Pug, plus d’autres personnages fascinants de la saga. Et nous allons mener l’enquête sur cet enlèvement pour déboucher à la fin sur ce qui amènera la Guerre des Serpents. Autre saga que je vous ferai découvrir dans très peu de temps j’espère.

Les nouvelles chroniques de Krondor : l’Entre deux guerres de Raymond E. Feist

Tome 1 : Prince de sang

Présentation de l’éditeur : Vingt ans se sont écoulés depuis la fin de la Guerre de la Faille. Mais la paix du royaume de Krondor est une nouvelle fois menacée. Le prince Arutha, héritier de la couronne, renonce à faire valoir ses droits sur le trône de Rillanon. Or ses fils, les jumeaux Borric et Erland, ne sont pas prêts à assumer une telle responsabilité. Pour les préparer à leur vie future, Arutha les envoie en mission diplomatique à Kesh la Grande, sans se douter que la rébellion couve dans les provinces de l’Est. Précipités dans une aventure mortelle où les attendent magie noire et terribles danger. Borric et Erland sauront-ils empêcher la guerre?
Mon petit roman de plage.

Oui, je sais, à la plage, j’aime lire les sagas. Parce que cela défile, que de la fantasy à la Raymond Feist, cela coule de source. Krondor est un univers que j’adore. Je savais que j’allais retrouver Arutha, Pug et la génération qui suivait. Quoi de mieux que la détente des transats pour lire ainsi la première partie de la duologie de l’entre deux guerres ? Et je dois dire que cela a fait son petit effet, comme de bien entendu.

Car Raymond Feist a repris ses ingrédients de bonne tambouille et c’était tout bon. Ainsi, les deux princes qui sont les fils d’Arutha sont super arrogants mais ont un bon fond. Il va leur arriver quelque chose qui feront qu’ils seront séparés, qu’ils prendront mesure de la place publique qu’ils ont en étant le fils d’Arutha, et par la même occasion, ils sauveront un peu le monde pour ne pas s’ennuyer. Comme je vous le disais, le fait de retrouver en prime d’autres personnages. C’est tout bonheur. C’est un peu comme retourner dans un restau où on a ses habitudes.

Et donc ?

Donc, surtout ne commencez pas par ces romans car vous trouverez peut être tout cela un peu cliché. De plus, entre les intrigues politiques (oui parce que je vous présente cela comme allant de source, mais c’est parce que j’ai lu la saga de 4 tomes avant + celle de l’Empire), les magies employées et les noms des personnages à retenir. Cela vous plombera la lecture. Clairement. Lisez d’abord les deux autres sagas tranquillement, et là par contre, vous aurez une bonne petite lecture diesel, car vous aurez déjà tous vos repères.

Est ce que Raymond Feist a fait un roman un peu pépère ? Oui, et je pense que le second tome sera pareil, comme je suppose que cette petite duologie en est une de transition. Donc il nous préparera un autre truc gigantesque après. Mais autant d’abord nous reposer avec ces deux là qui nous présentent mine de rien une ribambelle de personnages et surtout qui nous fait le point politique.

Sur ce, à plus, j’ai un deuxième tome à lire 😉

La Trilogie de l’Empire de Raymond E. Feist et Janny Wurts

Tome 1 : Fille de l’Empire

Présentation de l’éditeur :C’est au moment où Mara, unique héritière du clan des Acoma, s’apprête à prononcer les mots qui la consacreront prêtresse pour le restant de ses jours, que Papéwaio, le plus fidèle des soldats du clan, interrompt la cérémonie pour lui annoncer la mort de son père et de son frère. Propulsée à la tête du clan, Mara doit regagner ses terres en urgence pour sauver sa maison de la ruine et de la honte. Car au Jeu du conseil les ennemis des Acoma sont nombreux. Il faut reformer au plus vite l’armée décimée, pérenniser les liens commerciaux qui assurent au clan ses revenus et nouer des alliances politiques susceptibles de mettre en échec les plans des maisons rivales. A condition, bien sûr, de survivre aux assassins toujours plus nombreux qui viennent la traquer jusque dans son fief…

Une plongée dans le Japon médiéval

Raymond E. Feist et Janny Wurts nous transportent dans le monde annexe de Krondor, celui des Tsurani qui représente une sorte de Japon Médiéval. Nous avons là une société qui repose sur l’esclavagisme et sur des familles noblres qui ont des importances diverses. Cette importance sera déterminée selon les intrigues qu’elles vont développer, les guerres personnelles qu’elles vont provoquer.

Ces familles sont aussi régies par certaines valeurs comme l’honneur mais aussi la noblesse et la vassalité. Les différentes familles vont donc faire des alliances mais aussi s’entre déchirer dans des guerres personnelles. Ces guerres seront ouvertes, avec des armées mais aussi secrètes, au travers des intrigues, des mariages, des insultes….

C’est dans cet univers grandement inspiré du Japon que nous allons évoluer. Et l’immersion sera telle que vous n’aurez pas l’impression de lire un roman de fantasy mais bel et bien un roman historique.

Fille de l’Empire, c’est le roman initiatique de Mara

Mara est une jeune fille destinée à entrer en religion. mais au milieu de sa cérémonie, un soldat de son père arrive et lui apprend que son père et son frère sont morts, la laissant pour seule héritière de la famille des Acoma. Elle doit donc renoncer à ses voeux car si elle ne reprend pas la tête du clan des Acoma, ses serviteurs seront hors la loi. C’est donc le destin de centaines de personnes qui dépendent de sa décision.

Mais non seulement cette jeune femme va accepter de relever le défi, mais elle va aussi décider de venger sa famille, comme le veut le sens de l’honneur. AInsi, elle va s’initier à la gestion du domaine, la gestion d’une armée, et le jeu du conseil sachant qu’elle est dans une société très machiste. Elle va devoir se forger des alliances mais aussi développer des stratégies militaires, politiques et tactiques pour accomplir sa vengeance et tout simplement survivre.

Au delà de cet univers magique, fantastique, c’est l’histoire d’une jeune fille à la volonté de fer qui devient femme. Et c’est une femme qui est une noble traditionnelle car elle va respecter en apparence les  convenances.. Mais c’est aussi en coulisse qu’elle se révèlera audacieuse, coriace, fin stratège, qu’elle va déplacer ses pions avec témérité et sagesse. Avec tous ces atouts et son courage, elle maîtrisera le jeu du conseil.

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge New Pal 2013

Tome 2 : Pair de l’empire
Présentation de l’éditeur : Le grand jeu a coûté à Mara la vie de son père et de son frère. En dépit de l’adversité et de son inexpérience, la jeune femme est parvenue à infliger une cinglante défaite au clan Minwanabi. Désormais à la tête de la maison Acoma, elle doit lutter chaque jour pour en assurer le prestige et l’honneur, et mettre par là-même son propre fils Asaki à l’abri des représailles. Cependant les Minwanabi et leurs alliés n’ont rien perdu de leur désir de vengeance, et le grand jeu ne s’arrête jamais. Le salut viendra peut-être d’un de ces esclaves Midkemians que Mara a acquis à bas prix et dont le génie politique et militaire pourrait lui donner un avantage décisif… si elle est prête à l’écouter.
La poursuite de l’ascension de Mara
Et là je vous vois venir. Pourquoi le lire maintenant ? Oui, pourquoi attendre une année pour lire le second opus alors que le premier était franchement un coup de coeur ? Peur d’être déçue par la suite ? Faire durer le plaisir ? Non absolument pas. La Trilogie de l’Empire reste une valeur sûre en fantasy pour moi. Trop peut être au point qu’en fait, je sais que je vais aimer. Il n’y a aucune prise de risque, rien. Alors, pourquoi le lire s’il manque une partie de l’aventure ? J’en étais là l’année dernière, surtout avec les prises de risques que j’ai pu prendre en matière de Fantasy et Science Fiction. Du coup, Pair de l’Empire attendait très sagement, sans rien dire. Et puis, je ne sais pas. Un week end approchait, il fallait combler une autre lecture coup de coeur et de peur de tomber dans une sorte d’apathie, je me suis dit qu’il fallait sortir mon joker !
Et j’ai eu raison car je l’ai lu en deux jours (pourtant, il e
st bien fourni) et j’étais bien avec Mara. Elle a découvert l’amour, a poursuivi son ascension, a choyé son fils. La maison des Acoma est devenu pour moi synonyme de maison de vacances en imaginaire. J’y étais bien avec cette culture un peu japonaise. Et j’en ai quasiment senti les bouquets de fleurs de cerisier.
Mara est un personnage féminin fort et attachant.
C’est la nana qu’on a envie d’avoir à côté de soit en cas de coup dur. Dans un univers d’hommes impitoyable, elle va à contre courant, bousculant au besoin les traditions pour accéder au bonheur commun. Elle n’a pas l’esprit étriqué et surtout, surtout, elle n’oublie pas non plus d’être une femme. Pleinement et entièrement. Elle aime passionnément et sur un grand nombre d’année un petit rouquin un peu rebelle et surtout beaucoup esclave. Et elle fera tout aussi pour pouvoir lui offrir la liberté, la sécurité, quitte à en souffrir.
Bref, encore un bel opus, qui m’a usé les yeux, il faut bien le dire car c’est très dense. Ce n’est pas de la fantasy de débutant mais qu’elle bonheur d’être dedans. Il va falloir que je lise le tome 3 maintenant, c’est malin ! 😉 En espérant que cette fois ci, je n’attende pas une année ^^

Tome 3 : Maîtresse de l’Empire

Présentation de l’éditeur : Depuis l’accession de Mara au rang de pair de l’empire, la paix règne sur la maison Acoma, et la dame peut se consacrer à son peuple, dont elle est devenue l’un des plus éminents personnages. Mais le grand jeu n’admet aucun repos. Au faîte de sa gloire, Mara devient la cible du Tong Hamoî, une secte d’assassins redoutée de tous. Acculée, la dame des Acoma perd son sang-froid quand elle voit son entourage tomber sous les coups du Tong. Mais derrière la secte se cachent des ennemis bien plus implacables. Et son combat prend alors une tout autre dimension, car c’est le futur même de l’empire qui devient l’enjeu de l’affrontement

Un final grandiose !

On pensait qu’il ne pouvait pas arriver grand chose de plus à cette pauvre Mara des Acoma et qu’il serait temps pour elle de vivre tranquillement. Peut être pas la plus heureuse du monde mais du moins sereinement. Aussi, je me disais que pour le troisième tome, on allait avoir quelques petites intrigues pas bien méchantes qui allait montrer une Mara qui avait mûrit et qui allait vieillir sur ses coussins brodés. Voilà quoi.

J’ai vite déchantée, croyez moi, dès les toutes premières pages. Et pendant une bonne grosse centaine de pages, vous vous demandez franchement ce qui pourrait arriver de pire, que même si cela vous arrivez à vous, vous vous couchez et vous cessez tout simplement de vivre parce que ce que font subir les auteurs à leur héroïne est incommensurable. Mais non, j’étais avec Mara et, au fur et à mesure, je me suis replongée dans le nœuds des intrigues qui est encore pire que les deux premiers tomes et j’ai patiemment dénoué chaque nœuds jusqu’à la fin avec elle.

Mais voilà, j’ai dû lui dire adieux.

C’est je crois le pire dans une saga qu’on aime bien. Qu’elle ne fasse que trois tomes ici ou qu’elle fasse une vingtaine de tomes, c’est qu’il faut se séparer de nos personnages. Ainsi, Mara est repartie, je l’ai laissée s’en aller tristement, mi sourire, mi triste. Parce que cette fin est parfaite, elle sonne juste, elle est magnifique. Mais j’ai eu le trémolo dans la voix, j’ai eu la vue brouillée et lorsque j’ai refermé le livre, un sentiment d’abandon m’a habitée.

Alors certes, je vais retrouver l’univers car Raymond Feist a écrit moultement sur la Guerre de la Faille. Que j’ai eu le plaisir de croiser Pug au détours de ce tome (et il n’a pas changé d’un poil). Donc peut être que j’aurai des nouvelles de Mara. Ou pas. Mais je serai dans le coin, guettant son sourire effacé et son oeil qui voit tout. 

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