Blanc Mortel

AuteurRobert Galbraith
SagaCormoran Strike
Numéro de tome4
GenrePolicier
Maison d’éditionEditions Grasset
Nombre de pages704
Obtenu le2 Janvier 2020
Lu le10 Février 2020
Dans le cadre deMa lecture commune avec Melcouette
En un motLe plaisir de retrouver la plume de l’auteur
Et les personnages
Et bim Matthew !
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Détective Strike, tome 3 : La carrière du mal de Robert Galbraith

Présentation de l’éditeur : Lorsque Robin Ellacott reçoit ce jour-là un mystérieux colis, elle est loin de se douter de la vision d’horreur qui l’attend : la jambe tranchée d’une femme.
Son patron, le détective privé Cormoran Strike, est moins surpris qu’elle, mais tout aussi inquiet. Qui est l’expéditeur de ce paquet macabre ? Quatre noms viennent aussitôt à l’esprit de Strike, surgis de son propre passé. Quatre individus capables les uns comme les autres, il le sait, des plus violentes atrocités. Les enquêteurs de la police en charge du dossier ne tardent pas à choisir leur suspect idéal – mais Strike, persuadé qu’ils font fausse route, décide de prendre lui-même les choses en main. Avec l’aide de Robin, il plonge dans le monde pervers et ténébreux des trois autres coupables potentiels. Mais le temps leur est compté, car de nouveaux crimes font bientôt surface, toujours plus terrifiants…

L’essor de Robin, notre super héroïne à tous.

Dans les affaires de Cormoran, l’une des choses qui nous plait le plus, c’est bien la participation de Robin Ellacott, qui prend son envol tout au long de cette trilogie. De secrétaire, elle passe à apprenti détective et elle est en passe de devenir pleinement associée à Cormoran. Et pourtant, ce n’est pas parce qu’ils couchent ensemble (même si clairement on aimerait bien, hein). C’est une relation totalement amicale avec ce je ne sais quoi de tension sexuelle qui peut passer de temps à autre, en passant par là, ni vu ni connu que je t’embrouille. Quant à Robin, on la voit clairement en survivante dans ce tome car on apprend pourquoi elle avait abandonné ses études de psychologie et pourquoi elle fait régulièrement la carpette avec son fiancé Mattiew (qui nous énerve aussi) .

Dans ce tome, tout simplement, on la voit plus comme un phoenix et c’est Strike qui nous la montre comme ceci. En dépit du fait qu’il découvre tout, Strike lui offre le plus magnifique des cadeaux : la traiter comme s’il n’y avait pas eu cette chose. Et donc, Robin peut se sentir valorisée, même s’il y a beaucoup de conflits de travail dans ce tome. On voit clairement que leurs points de vue divergent sur leurs enquêtes et qu’ils campent leurs positions.

Strike fait aussi face à son passé.

Cormoran n’a jamais pu faire emprisonner l’homme qui a assassiné sa mère et c’est une croix qu’il porte encore. Maintenant qu’une jambe a attéri dans son bureau, il doit revoir trois personnes de son passé qui sont susceptibles de lui en vouloir. Sachant qu’il y a beaucoup d’affectif dedans, donc d’émotions, que la Police ne va pas l’aider car elle est jalouse de ses succès et qu’en prime Robin est menacée et vit une période très difficile. L’auteur va nous noyer intégralement dans ces informations pour nous garder la surprise de la fin.

Mais au delà de tout ceci, on en apprend encore plus sur Cormoran, et on s’y attache drôlement à ce grand ours écossais et mal léché. On apprécie clairement l’homme en lui, ses qualités d’enquêteur et sa fougue. On découvre aussi un de ses amis d’enfance qui, même si on ne lui fait pas confiance du tout, nous fera tous fondre en fin de compte.

En bref, un excellent troisième volet. J’attends un quatrième parce que je me suis drôlement attachée à ces personnages.

Le ver à soie de Robert Galbraith

Présentation de l’éditeur : Quand l’écrivain Owen Quine disparaît dans la nature, sa femme décide de faire appel au détective privé Cormoran Strike. Au début, pensant qu’il est simplement parti s’isoler quelques jours comme cela lui est déjà arrivé par le passé, elle ne demande à Strike qu’une seule chose : qu’il le retrouve et le lui ramène. Mais, sitôt lancée l’enquête, Strike comprend que la disparition de Quine est bien plus inquiétante que ne le suppose sa femme.
Le romancier vient en effet d’achever un manuscrit dans lequel il dresse le portrait au vitriol de presque toutes ses connaissances. Si ce texte venait à être publié, il ruinerait des vies entières. Nombreux sont ceux qui préféreraient voir Quine réduit au silence. Lorsque ce dernier est retrouvé assassiné dans de mystérieuses circonstances, la course contre la montre est lancée. Pour mettre la main sur le meurtrier un tueur impitoyable, tel qu’il n’en a encore jamais rencontré dans sa carrière, Strike va devoir d’abord percer à jour ses motivations profondes.

Des personnages envoûtants

Ce qui m’avait charmée lors du premier tome, l’Appel du coucou, a continué à m’envoûter littéralement lors du second tome. Tout d’abord, nous avons le fabuleux, le monstrueux Cormoran Strike. En effet, ce vétéran de la guerre, mutilé, qui a décidé d’ouvrir son agence de détective privé alors qu’il est le fils d’une célébrité. Et bien, lors du premier tome, il se retrouvait sans domicile, sans fiancée et sans revenu. Maintenant, il n’a toujours plus de fiancée, puisque celle ci a décidé de se marier (et cela va bien nous prendre le chou côté tension nerveuse pendant tout ce tome). Mais il a enfin un appart, une bonne assistante et aussi, des revenus. Ce qui fait qu’il va commencer côté dettes à se sentir beaucoup mieux.

Mais voilà, Cormoran ne subit que des affaires moyennes. En gros, des affaires de divorce, ce qui n’a pas de quoi attirer le chaland, surtout quand on vient d’une division de l’armée qui traitait de meurtres. Aussi, notre bon Cormoran pète un câble et accepte une affaire, suivant son flair (ou sa douleur, parce que jour là, il avait franchement mal et était crevé). Et cette affaire va l’amener à un meurtre de malade.

A ceci, on ajoute la fabuleuse, la génialissime assistante, j’ai nommé  Robin. Et croyez moi, elle ne chôme pas car elle ne veut pas rester une assistante administrative mais veut bel et bien devenir détective elle aussi. Et elle montre qu’elle en jette, que ce soit en conduite, en déduction, en interrogatoire et en rembarrage de fiancé un peu jaloux de notre couple professionnel.

Encore une affaire qui va nous faire gigoter nos neurones.

Parce que le bonus de ce tome, non seulement de trouver des personnages totalement attachants et complets, c’est que Robert Galbraith nous donne une enquête terrible ! D’une disparition va venir un meurtre, copie conforme d’un livre dérangeant, d’un auteur plus qu’imbuvable. L’auteur nous dépeint ici le milieu de l’édition après s’être attaqué au précédent tome au milieu de la mode. Et je dois dire que j’adore lorsqu’il nous dépeint cette ambiance plus qu’étrange, irréelle pour nous. Et quant aux indices laissés par les différents protagonistes, je dois dire qu’ils nous laissent comme toujours à la ramasse.

Je n’ai décidément pas les talents de Cormoran mais je progresse à chaque roman. Aussi, j’attends avec impatience avec ma compagnonne d’audio livre de choc, Melcouette, la suite de cette saga absolument addictive. Un sans faute, encore. Et si je puis me permettre, vivez là en audio, cela vous ajoute une petite ambiance supplémentaire.

L’appel du Coucou de Robert Galbraith

Présentation de l’éditeur : Une nuit d’hiver, dans un quartier chic de Londres, le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée. Suicide. Affaire classée. Jusqu’au jour où l’avocat John Bristow, frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike.
Strike est au bout du rouleau : ex-lieutenant dans l’armée, il a perdu une jambe en Afghanistan, sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée un naufrage. Aidé par une jeune recrue intérimaire virtuose de l’Internet, Strike est chargé d’enquêter sur la mort de Lula.
De boîtes de nuit branchées en hôtels pour rock-stars assaillies par les paparazzi, en passant par un centre de désintoxication et le manoir où se meurt la mère adoptive de Lula, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode, dont les reflets chatoyants dissimulent un gouffre de secrets, de trahisons, de manoeuvres inspirées par la vengeance.

Un pur polar londonnien.

Que vous le lisiez ou que vous l’écoutiez (dans mon cas, ce fut l’écoute). Vous ne pouvez entendre que ces deux mots, dans votre tête : Polar, Londres. Londres parce que c’est là où se tient la ville et que l’auteur, à force de nous faire visiter toutes ses ruelles, sombres ou pétillantes, nous fait figurer qu’au travers d’une faille spatiale, vous y êtes. Si vous connaissez la ville, vous serez extrêmement bien dedans. Si vous ne la connaissez pas, prenez votre billet Eurostar fissa car vous aurez réellement envie de visiter cette autre facette, celle de Londres de tous les jours, celle où vit Strike.

Et oui, Strike, c’est ce qui vous fait penser polar. Déjà son nom, c’est un appel au Polar. C’est un gars qui était dans l’armée, mais suite à un accident où il perd la moitié de sa jambe, il s’installe dans Londres en tant que détective privé. Il vient de se séparer d’une nana qui a tout de la Jessica Rabbit. Il est en difficulté de tous côté mais il va quand même résoudre cette affaire insoluble. Rien que de voir cela, j’imagine les odeurs de cigarette et de cigares, le chapeau, l’imper, la démarche patibulaire, la grosse voix éraillée et écossaise. Bref, l’Appel du coucou, avant d’être un bon polar, est un réel roman d’ambiance qui vous plongera instantanément dans cette enquête.

Et aussi et surtout un bon polar.

Vous savez ? De ceux où on pressent un peu quand même qui est le tueur, mais on ne voit pas bien comment il aurait pu faire, et puis l’auteur nous met des doutes tout le temps, histoire de nous faire mariner. Alors on enfile notre manteau, et on suit Cormoran, tant parce qu’il a une manière d’enquêter géniale et surtout parce qu’il y a les à côtés de sa vie qui font qu’il est diablement intéressant, ce mec cassé par la vie, par les femmes, par les énigmes.

Le rythme de ce roman est incroyable et on se surprend à maugréer contre les uns, à vouloir interroger d’autres, à se dire que cela n’avance pas et qu’il faudrait vraiment faire quelque chose. On se met dans la peau de la secrétaire nouvellement arrivée qui est super efficace et qui subit tous ces changements d’humeur, ces représailles… On se met à avoir des tas de sentiments contradictoires pour Lula Landry qui a été assassinée. Parce que cela a beau être une victime, elle avait des secrets, elle n’était pas parfaite et surtout, elle a cette aura de la célébrité qui la rend si mystérieuse.

En bref, si vous avez envie de partir loin, très loin, commencez cette saga de Cormoran Strike parce que vous le trouverez en tous points génial. 

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