Le nombril du monde

Auteur : Roland C. Wagner

Genre : Fantasy

Maison d’édition : Les Moutons Electriques /Les saisons de l’Etrange

Nombre de pages : 127

Obtenu le : 11 Avril 2018

Lu le : 9 Mai 2018

Dans le cadre de lire un truc sympa dans mon bain

 

En un mot :

  • L’énergie de la plume de Roland C. Wagner
  • Une intrigue complètement barrée

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H.P.L. de Roland C. Wagner

Présentation de l’éditeur : Né le 20 août 1890, Howard Phillips Lovecraft n’est pas mort comme on le croit en 1937. Découvrez comment il a vécu jusqu’à 101 ans, côtoyant Philip K. Dick, John W. Campbell ou Robert Heinlein. Découvrez surtout les nouvelles et romans qu’il a écrits jusqu’à la fin de sa vie !
Avec H.P.L. (1890-1991), Roland C. Wagner, auteur d’une quarantaine de romans dont les fameux Futurs Mystères de Paris, signe un texte passionnant, érudit et débordant d’imagination. Une de ses grandes réussites récompensée par le prix Rosny Aîné en 1997 et, pour la première fois, proposée en français et en anglais.

C’est qu’on s’y croirait ! 

Lorsque Roland Wagner, dont j’adore l’écriture d’ailleurs, décide de prolonger la vie de Lovecraft et de raconter du coup sa biographie, on sait que ce n’est pas vrai, mais son style d’écriture est tel qu’on se dit qu’en fait, et bien…… On sait pas !!!!!!  Car il apporte une telle documentation, on sent qu’il s’amuse mais surtout qu’il a envie d’y croire et c’est fou. Et donc, cela en devient un régal à lire. Car c’est une lecture sérieuse où en dessous se cache une lecture pas sérieuse. Vous me suivez ?

On a surtout l’impression que dans cette biographie, Lovecraft est un homme torturé, un véritable artiste qui aime écrire pour écrire, peu importe la célébrité ou la richesse. Et peu importent aussi ses idées et ses convictions parfois un peu troubles, et parfois qui se rachètent. Et je pense que le message de cette nouvelle, quelque part, il est là : HPL est un auteur passionné, porté par la vision qu’il a de Cthulu et il a mis des années à nous donner un aperçu de cette vision.

Et puis ces interactions paraissent si tangibles !  

Oui, parce que Roland Wagner, sous ses allures toutes gentillettes et bon enfant, arrive aussi à nous imaginer des pans de conversations entières, des lettres, des correspondances avec des auteurs qu’il aurait pu croiser. Bref, ce récit est une très belle tournure d’esprit. Un frappant exemple du récit sur base de : « Et si…. » et enfin et surtout un bel hommage à Lovecraft qui ne l’idéalise pas, loin de là. Qui l’apprécie tel qu’il aurait pu être.

En bref : un petit cadeau, une petite sucrerie à lire pour les amoureux de Wagner et de Lovecraft. Tout simplement.

Celui qui bave et qui glougloute de Roland C. Wagner

Présentation de l’éditeur : 1890, dans l’Ouest américain. Les derniers rapports des Tuniques bleues relatent d’étranges événements. Les Indiens, soutenus par des alliés invincibles, mènent des combats d’une force insoupçonnée et refoulent, pour la première fois, l’armée vers l’est. La rumeur tend à justifier ce revirement : leurs alliés seraient-ils des esprits démoniaques ? Des monstres venus d’une autre planète ? Kit Carson — chasseur de prime — , le professeur Lévêque et le séduisant détective Nat Pinkerton forment l’équipe intrépide qui dénouera la vérité dans une quête périlleuse à travers le mythique Far West et ses légendes : Calamity Jane, Jesse James, les Dalton. Cette grande nouvelle totalement débridée est un pur bijou steampunk !

Imaginez un western avec Lovecraft….

Oui, je sais, parfois, je suis violente avec les images que je vous projette… Mais pourtant, c’est tout à fait cela que je vous propose . Et n’oubliez pas d’y ajouter des extra terrerstres pendant qu’on y est… Alors, je ne sais pas vous, mais j’ai deux questions qui me viennent avec Roland C. Wagner. La première : quand il écrit une nouvelle, est-ce qu’il écrit des thèmes sur des bouts de papier et hop il en tire deux ou trois? La seconde : comment il fait ? Trois nouvelles que je lis de lui, trois fois qu’il s’en sert pour me surprendre sur le thème choisi et trois fois qu’il s’en sort à merveille. Je me suis mais marrée en voyant le choix du sujet traité et surtout de la manière dont il a été traité.

Toutefois, faites attention à vos références avant de commencer. Néophytes, lisez d’abord plein de choses sinon vous n’y comprendrez rien et vous passerez à côté, ce qui serait fort dommage. En tous cas, Celui qui bave et qui glougloute, non content d’avoir un titre surprenant, est à l’image d’un plat exotique qu’on goûte pour la première fois : on n’est pas sûr de ce que l’on va manger, on prend son courage à deux mains pour le goûter, on est surpris des saveurs qui explosent sur son palais et après, on est fier de dire qu’on a goûté

Un cocktail détonnant que l’on peut prendre en toute confiance.

En effet, c’est un format court donc ne vous attendez pas à de longues explications sur l’univers. L’auteur compte sur nous. Il pioche dans des références assez connues ici : les légendes du western avec des personnages comme Jesse James, les Dalton, Buffalon Bill… Ensuite, il prend aussi la conquête de l’Ouest. Prenez avec cela les invasions extra terrerstres. Et enfin, vous prenez le Nécromicon. Si vous savez de quoi je parle, vous pouvez vous lancer gentiment, sans frayeur aucune.

Sinon, j’espère que vous ne vous attendez pas à ce que je vous raconte l’histoire, non? Bien sûr que non…. Fiez vous au style de l’auteur, à ses références et à son esprit tordu. Si vous avez envie de vous détendre, savourez moi cette nouvelle.

Le serpent d’angoisse de Roland C Wagner

Présentation de l’éditeur : Grâce au semen of gods, riches et puissants peuvent désormais vivre leurs fantasmes les plus fous au sein de réalités virtuelles créées par un groupe de télépathes. Tout serait parfait dans ce paradis artificiel si un élément incontrôlable ne parvenait à s’immiscer dans les séquences mentales et à tuer les clients de la Telepathic Trips Organization, qui exploite la psychosphère.
Au dehors, la révolte gronde. Le peuple prend les armes contre les élites avec un seul mot d’ordre :
« Destroy The American Dream ! »

Une nouvelle signée Roland C. Wagner, tout simplement.

Je crois que ce qui caractérise réellement les romans et les nouvelles de ROland C. Wagner, c’est tout simplement l’auteur. Certes, jusque là, je ne l’ai lu qu’une fois, dans Cette crédille qui nous ronge, mais le Serpent d’angoisse est écrit dans un style si différent mais en même temps, la patte de l’ateur si reconnaît si facilement.

Ainsi, on peut dire qu’on ne s’ennuie pas dans ses formats courts. Sous quelque chose, ici, qui a l’air extrêmement fouilli, se cache les réflexions de l’auteur sur l’identité d’une Nation, sur peut être la prochaine évolution de l’être humain : la conscience, l’imaginaire collectif. Ne me faites pas dire que nous n’en avions pas avant, c’est juste que, de la manière dont c’est traité ici, cela ne touche pas un folklore mais réellement une réalité virtuelle et parallèle. Ainsi, pour détruire un pays, il ne faudra plus détruire un peuple, et c’est peut être pas cela le signe d’une évolution.

Le Serpent d’angoisse, une menace réelle ou virtuelle ?

Et là, je me dis qu’il y a peut être des questions que je ne devrai pas poser car il est fort possible que vous attendiez une réponse de ma part… (je n’ai pas une vie facile vous savez…) Reprenons cette nouvelle, voulez vous ?

Nous avons ici des sauts de puce de points de vue de différentes personnes, ce qui est assez logique puisqu’on traite d’un monstre collectif (le serpent d’anfoisse) et d’un esprit collectif (The American Dream). Donc nous avons des points de vue de personnes différentes qui n’ont qu’un point en commun : la psychosphère, une réalité virtuelle où l’on peut réaliser toutes ses envies, tous ses fantasmes : le rêve américain. Or, des terroristes (veulent terrorriser, mais bien sûr) vuelent détruire l’Amérique par la guerre civile mais comme le rapport de force n’a pas l’air d’évoluer, ils s’attaquent à la psychosphère.

Par cette métaphore, Roland C. Wagner nous montre au travers de la destruction des Etats Unis que, pour le détruire, il faudra d’abord détruire le rêve américain car ce qui forme un pays, ce n’est pas le territoire mais l’image que les gens s’en font.

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge New Pal 2013

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