New Victoria de Lia Habel

Présentation de l’éditeur : New Victoria : une civilisation high tech obéissant aux codes et aux modes de l’ère victorienne, dont les frontières sont menacées par des rebelles curieusement difficiles à tuer. Bien loin des combats armés, Nora, jeune aristocrate en crinoline, a un destin tout tracé : épouser un membre de la haute société et collectionner les robes de bal. Faire honneur à la mémoire de son père, l’éminent docteur Dearly. Rien, dans sa délicate éducation victorienne, ne l’a préparée à un violent kidnapping, ni à survivre dans le camp d’une faction rebelle. Et pourtant elle devra surmonter ses craintes et ses préjugés pour comprendre la nature du véritable danger qui menace les vivants… comme les morts.

Alors, c’est l’histoire d’une noble qui en fait n’est pas si riche que cela et qui ne veut pas être conventionnelle.

Ah ! Je sens que par ce titre, vous supposez mon enthousiasme débordant à lire de la romance fantastique alors  que ce n’est pas du Stéphane Soutoul. D’ailleurs, j’aurai été bien curieuse de voir ce qu’il aurait fait avec cet univers. Bref, Nora, la madame aristo qui n’en est pas une. Bref. Elle n’a plus de parent. Elle est élevé par sa tante qui dilapide sa fortune. Sa meilleure amie est une parvenue. Et elle est accro aux reportages sur les Punks et les Zombie. Oui parce qu’il y a eu un virus nommé le Lazare qui fait que des hommes se transforment en zombie. Et les Punks sont ceux qui ont dit non à la crinoline (c’est dur quand même). Et bien elle va se faire kidnapper par des zombie. Elle va découvrir des tas de choses sur sa vie, ses origines.

Et elle va tomber amoureuse d’un zombie. Et ensemble, ils vont tenter de sauver le monde (bah tiens) parce que tu peux vivre que tu sois en crinoline ou pas, et que tu aies ton petit coeur qui bat fort ou pas. Et surtout, si tu as envie de rouler une pelle à un zombie. Déjà, prends un mentos. Mais surtout, ce n’est pas sale. Ton corps changera toussa toussa.

En gros, vous avez là une romance dans un monde de zombie et plus ou moins steampunk. En gros, les trucs que tout le monde aimait bien le jour de la sortie, et là, forcément, vu que je te lis cela quelques années après……

Et il y a même du syndrome de Stockholm dedans.

Bah oui, la vie d’une femme indépendant ne peut que débuter que lorsqu’elle tombe amoureuse du geôlier qui garde la porte de l’endroit où elle est kidnappée. Après on s’étonne que des gens en kidnappe d’autres, avec toutes les romances qu’on nous balance sur le sujet, forcément que cela crée des vocations ! Et le summum du truc de la mort qui tue. Quand elle combat. Elle a une jupe à mi mollet ! Le summum de la modernitude dans un univers futuriste. Et on roule tous dans des calèches. Et ouai…..

En bref : pour l’imagination de l’univers. On peut dire que c’est nouveau, c’est ce que les gens aiment, donc oui pourquoi pas. Pour la romance, c’est un truc vu et revu et réchauffé. Sérieux, cela ne va pas vous apporter grand chose. Idem pour le sauvetage du monde. Il y a des gentils, des méchants et d’autres qui ont viré leur cutiles. C’est du roman d’adolescent comme on les aime (ou pas tiens). Sinon, la couverture elle est jolie 🙂

Prince Captif de CS Pacat

Tome 1 : L’esclave

Présentation de l’éditeur : Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d’Akielos. Mais lorsque son demi-frère s empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave au prince d’un royaume ennemi.
Beau, manipulateur et létal, son nouveau maître, le prince Laurent, incarne ce qui se fait de pire à la cour de Vere. Mais dans la toile mortelle de la politique Vérétienne, les apparences sont trompeuses, et lorsque Damen se retrouve pris dans un jeu de pouvoir pour le trône, il doit s’allier à Laurent afin de survivre et sauver son royaume.
Sans jamais oublier une règle vitale : cacher sa véritable identité à tout prix. Car l’homme dont il a besoin est celui qui a le plus de raisons de le haïr…

Oui oui je sais, je l’ai lu.

C’est marrant les buzz sur certains bouquins. Lorsque Babelio me l’a proposé, je me suis dit que pourquoi pas. Une petite histoire de Fantasy avec un mec qui est prince et qui devient esclave d’un autre prince. Les deux vont s’allier alors qu’ils se détestent. Le livre faisait 300 pages à la louche. De la fantasy de gare (alors ne le prenez surtout pas mal, quand je dis « de gare » c’est un livre que j’achète vite fait à la gare ou à l’aéroport c’est selon et qui va me faire passer correctement le trajet. Ce n’est absolument pas péjoratif). Bref, de la Fantasy de gare qui m’a fait passer deux pauses midi au boulot. Je ne me suis pas ennuyée, j’ai tiqué un peu parfois mais ça va dans l’ensemble.

Donc comme je vous le disais, ce n’est pas une catastrophe, un livre horrible qui m’a fait passer un moment affreux affreux comme les JR Ward ou les De Keyser (mes yeux en saignent encore). Cela ne m’a pas fait passer un moment absolument transcendant comme la trilogie de la première loi d’Abercrombie ou les Robin Hobb. Et je pense que, sincèrement, le but n’était pas de faire de la High Fantasy ici. C’est de la romance avec de la Fantasy dedans, en fait. Donc oui il y a des choses que je n’ai pas aimé, et d’autres moins. Mais la note reste moyenne. Maintenant je vais vous raconter pourquoi.

Syndrôme de Stockholm, mon amour.

Bref, je ne sais pas si l’auteur voulait faire de la romance Mâle Mâle, ou gay, bref je sais pas comment cela s’appelle. Perso, on ne m’en aurait pas parlé, je n’aurai absolument pas détecté le truc. Et pourquoi tout le monde s’emballe ? Parce qu’on est dans un cour où les garçons couchent avec des garçons. Et là j’ai vu toutes les filles se trémousser en disant qu’il fallait absolument tester ce livre. Les filles. Calmez vous. Il y a aussi des viols et de la pédophilie dedans. Alors, la mythologie du livre l’explique bien. Les hommes couchent avec les hommes et les femmes couchent avec les femmes dans ce livre (oui parce que le second détail n’est pas souligné) parce que c’est une société qui prône le fait qu’il ne faut pas engendrer de bâtards. Du coup, quand c’est hors mariage, on se fait entre genres. Mouai. C’est au moins expliqué.

L’auteur a pris parti de nous mettre un mélange entre société romaine antique décadente (celle des orgies, celle qui fait froid dans le dos en fait) et les harems de Perse. Si j’ai bien cerné le basard. Donc on est plutôt dans une optique esclave sexuel, gros fantasme et compagnie. Et donc le prince que du coup personne ne reconnaît dans cette cour (permettez moi d’en douter mais bon) va se retrouver esclave sexuel comme d’autres prisonniers. Heureusement pour lui, le prince qui a hérité de lui n’est pas très en forme en ce qui concerne d’écarter les cuisses des autres. Il a d’autres problèmes dans sa vie aussi hein, puisqu’il le bat quasiment à mort. Mais le Damen, il veut quand même le protéger pour retourner dans son pays.

Donc c’est un syndrome de Stockholm puisqu’il déteste son maître, il le comprend, il le désire et il veut le protéger. Et les filles vous êtes en émoi avec cette théorie ? Enfin, oui je peux comprendre, bien entendu, c’est souvent utilisé en litté ou au ciné (ou même dans la vraie vie hein). Donc pas de réel innovation en fait.

Ne comptez pas faire du tourisme non plus 

Alors, autant les intrigues politiques, c’est ce qui m’a sauvé la lecture, autant vous le dire de suite, étaient pas mal bien faites. Même s’il y a eu quelques facilités, attention, mais elles sont bien faites tout de même. Autant pour découvrir de nouveaux univers, tu repasseras mon cher ami. C’est dommage, j’aurai aimé un peu de paysage, des odeurs, autre chose que la description des coussins de la chambre. Mais à la limite, je peux concevoir qu’un auteur n’aime pas cela. Personnellement, je préfère quand il y a de petites indications, histoire de me projeter un peu plus, vous voyez ?

Cela dit, d’après ce que j’ai compris, dans le prochain tome, cela va voyager. Donc pour ceux et celles qui aiment aussi les descriptions. Et bien ce sera le moment.

En bref : une intrigue un peu facile mais bon ça va. Une relation entre garçons que j’ai pas trouvé top. Sauf le fait que personne ne se pose d’éternelles questions genre et pourquoi j’aime les garçons ? Bref, c’était bien amené et très naturellement ce qui m’a franchement plu. Pas assez de profondeur en fait dans ce roman. Je suis sûre qu’il aurait pu être franchement mieux en grattant un peu plus. Mais au moins, cela se lit bien et sans prise de tête. Merci les Editions Milady et Babelio pour avoir pensé à moi  !

Les élus de Inès L.B.

Tome 1 : Protégée des anges.

 Présentation de l’éditeur : Eileen a quinze ans. Avec sa meilleure amie, Awen, elle va entrer en Seconde. Elle va découvrir un nouveau lycée, de nouveaux professeurs, de nouveaux camarades, et cette rentrée pourrait lui réserver bien des surprises: des pouvoirs surnaturels, des révélations étonnantes, mais surtout une rencontre avec un ange, un vrai. Ange est un garçon brun aux yeux verts, et toutes les filles du lycée sont à ses pieds. Eileen va devoir lutter contre elle-même pour ne pas tomber dans ses bras, mais il est tellement imprévisible qu’elle ne veut pas prendre le risque de gâcher leur belle amitié. Pourtant il est si gentil avec elle, si attentionné… Mais que lui veut-il? Pourquoi est-il si protecteur avec elle? Eileen le découvrira à ses dépens…

Comment une gentille auteure a réussi à me faire lire de la romance (à moi).

M’a-t-elle droguée ? Envoûtée ? La canaille mais comment a-t-elle bien pu faire ? Non vous ne rêvez pas, j’ai lu une romance jeunesse et j’étais en pleine possession de mes moyens. Et vous allez me dire : Mais Koko, tu n’aimes pas la romance jeunesse. Et non, je n’aime pas la romance jeunesse, mais celle-ci elle a passé. Je ne dis pas que je n’ai pas levé les yeux aux ciels. On avait affaire à un groupe d’adolescents d’une quinzaine d’année (mon pauvre petit coeur) et presque même à un triangle amoureux (j’ai eu peur, mais Inès a réussi à passer l’épreuve).

Alors, je vous voir venir, est ce que cela a été un  coup de cœur ? Et bien non. Mais considérant mes goûts en la matière, je suis persuadée que si vous aimez ce genre littéraire, vous allez adoré. La preuve, j’ai terminé le livre en trois jours (en piochant quelques chapitres par ci par là). L’écriture d’Inès a fait beaucoup. Car c’est fluide, c’est jeune, ce n’est pas pompeux et cela ne veut pas non plus estampillé jeune à tous prix. J’ai eu quelques couacs avec les dialogues mais franchement. Déjà, je suis hyper difficile avec les dialogues et pour un premier roman, c’était très très bien fait. De plus, je suis pas spécialement à l’aise non plus avec des couples tout jeunes. Je me demande même si j’ai été jeune un jour :p

Bref, un premier tome qui a ses qualités, et que si vous hésitez, il vous suffit de le tester.

Et oui, tout simplement. L’intrigue est bien faite, l’univers, certes un peu classique pour ce qu’on lit en la matière, est bien tourné et a un bon fondement. J’ai eu du mal au début à comprendre l’obsession des balcons pour l’auteure mais quand je relis le titre de ce premier tome. Cela prend tout son sens en fait (des fois, on bloque sur des trucs, je vous jure).

Je voulais surtout vous dire que ce roman, dans un contexte de lecture pour moi qui n’était pas favorable, m’a fait passer une bonne soirée. Et j’ai envie de vous dire que c’est le principal, enfin de compte. Je pense qu’il aurait été mieux sur la plage, au soleil mais il aurait été dommage de patienter jusque là pour ma part. Merci Inès pour l’envoi de ton livre. Ton univers était vraiment chouette (à quand la suite au fait ?)

Si proche de lui de Stéphane Soutoul

Présentation de l’éditeur : Parfois, il vaudrait mieux réfléchir à deux fois avant d’agir à la légère… Moi c’est Sonia Moonstar, apprentie sorcière et adepte des galères en tout genre. Suite à une rupture douloureuse, j’ai utilisé la magie pour me transformer en chat. Jolie boulette : une heure sous forme féline aura suffi à faire de moi la victime des pires infortunes ! La bonne nouvelle, c’est qu’un jeune homme est venu m’arracher aux griffes de la rue. La mauvaise, c’est que mon preux chevalier en baskets ne fait qu’un avec le garçon infréquentable que j’ai éconduit au lycée. Coincée dans la peau d’un chat durant ma convalescence, me voilà contrainte de partager le quotidien de mon hôte qui ignore l’identité réelle de sa nouvelle et malicieuse pensionnaire. Manque de bol, je découvre par la même occasion les dangers qui le guettent… Et si l’ange gardien de Benjamin avait troqué ses plumes contre une fourrure angora ?

Eh mais Koko, pourquoi tu lis de la romance ?

T’inquiète c’est Stéphane. Vous savez ? Le grand dadais aux cheveux mi longs qui adore écrire et qu’on adore voir aux salons ? Mais si, je vous en ai déjà parlé, notamment avec les deux premiers tomes du Cycle des âmes déchues dont chaque tome me faisait entrevoir ses références littéraires. Et, coup de bol, nous avons des références similaires. Aussi, mon compagnon et mes enfants ont dû nous maudire car nous nous sommes retrouvés en train de refaire les tomes pour voir quelles étaient les références développées et surtout quels étaient les projets de l’auteur.

Il m’avait parlé d’une romance. Et finalement, ce n’était pas celle-ci. Mais les références sont tout de même là, car môssieur aime nous faire des clins d’oeil. Comme de bien entendu, je me suis faite avoir et lorsqu’il m’a envoyé Si proche de lui, j’avoue que je n’ai pas du tout été craintive. Les romances, c’est pas toujours mon truc, mais la plume de Stéphane Soutoul, si ! Avec mes deux compères girly (Hélène et Claire), nous nous sommes engouffrées dans ce tourbillon de petites guimauves réfléchies.

Alors, oui c’est de la romance. Mais c’est du Stéphane Soutoul. Parce que l’action se situe sur Salem, dans un univers de sorcellerie. Et je dois dire que moi et les filles étions chanceuses car la lecture se situait aux alentours d’Halloween. Vous allez me dire que ce n’est pas grand chose mais cela nous a mis tout de suite en condition. Après, ce n’est pas non plus quelque chose de très réaliste toujours, pas non plus quelque chose qui va vous donner une intrigue de folie (pour 300 pages, faut pas rigoler) mais l’auteur a décidé tout simplement de nous détendre et intelligemment.

Une romance magique, dans tous les sens du terme.

Et oui, c’est magique ! Tout d’abord parce que Sonia Moonstar, apprentie sorcière, va se transformer suite à une rupture amoureuse en chat. C’est une lycéenne (Stéphane, faut qu’on parle) qui a tous les déboires d’une adolescente. Ce qui donne un roman résolument frais, mais qui n’est pas exempt de réflexion. Nous avons en effet une certaine forme de harcèlement moral dans les lycées (juste l’isolement d’une personne suite à des rumeurs. Je vous rassure, aucun humain n’a été torturé dans ce lycée) et des réactions entre lycéens qui sont en fin de compte très réaliste. J’avais vraiment l’impression de me retrouver sur les bancs de l’école pour cette partie là.

Et c’est cette partie très réaliste dans ce monde de magie, dans ce monde de romances adolescentes avec tout ce qu’il y a à l’intérieur (des sentiments à fleurs de peau, des problèmes pas si importants mais qui le sont quand même, des confessions entre copines, des familles qui ne sont pas cools) qui fait que notre esprit ne peut s’empêcher de s’identifier aux héros. C’est bien sûr là qu’entre en oeuvre la magie de  l’auteur : en effet, il arrive à décrire et à ressentir avec justesse les émois d’une adolescente et d’un adolescent. Cette capacité caméléonesque est assez impressionnante car jamais (et pourtant l’écueil est très facile à faire chez les jeunes) on ne tombe dans le too much, dans le cliché qui fait réellement lever les yeux aux ciels.

De même, Benjamin est aussi un adolescent qui certes a ses problèmes, certes est assez sanguin (les hormones, c’est le mal) mais qui a aussi la tête sur ses épaules et qui sous ses airs de gros durs est un incorrigible romantique. Il est musicien, il aide les gens, et sous ses allures de type normal, il a une magie intérieure qui lui est propre.

Et les références dans tout cela ?

Oui, car je vous dis toujours que là dedans il y a des références. Mais où sont elles ? Que fait la Police ? Nous avons déjà toutes les références au monde des sorciers, et plus particulièrement à la magie blanche avec les sorts de guérison, le magnétisme, les liens avec la nature, les liens avec les esprits. Soit, facile à faire, comme qui dirait l’autre. Nous avons bien entendu des références wiccanes faciles à trouver et oup la boum. Oui mais là non plus il ne tombe pas dans le cliché. Car Sonia reste avant tout  une adolescente avec ses émois. Elle se cherche, elle se demande si elle veut réellement étudier la magie à fond ou tout simplement vivre sa vie à elle. On peut dire que c’est ce que nous nous poserions comme question si on avait son âge et des pouvoirs magiques.

Quant à Benjamin, il s’est déjà trouvé en quelque sorte. Il a trouvé sa raison de vivre et ne s’embarrasse plus du tout de ce que les autres pensent, même si cela le blesse parfois. Et là je dois dire que c’est un beau tour de main, car pour une fois, nous avons une inversion des codes. En effet, le garçon est ici, au même âge, plus mature que la jeune fille. Et où voyons nous tout cela en romance (allez on lève la main) ! Jane Austen, bien entendu. Alors oui, à son époque, c’était plutôt normal car les jeunes filles étaient plus jeunes que les garçons et surtout on ne donnait pas autant de responsabilités aux femmes qu’aux hommes. Mais curieusement, dans notre monde moderne, cette analogie fonctionne.

Et là oui, tout s’enchaîne. Les rapports entre Sonia Et Benjamin sont résolument austiniens. Je vous rappelle le sous- titre de l’œuvre : aimer au delà des apparences…. Et voilà, je sens que vous y êtes : Orgueil et préjugés ! Et lorsqu’on regarde l’humour de Sonia et les ronchonnements de Benjamin, on ne peut s’empêcher de faire des comparaisons avec d’autres héros bien connus des lecteurs de Jane Austen. Alors non, ce n’est pas du copier coller, c’est bien entendu à la sauce de l’auteur. Mais les petites piques humoristiques sont là et c’est pour cela que je peux le dire : j’aime la romance quand c’est écrit par Stéphane (mais il faut qu’on parle).

Sur ce, j’ai encore écrit une chronique incroyablement longue, pour un petit livre, mais c’est uniquement parce que il y’avait beaucoup de choses à dire, beaucoup de digressions aussi. Si vous avez envie de vous faire une soir
e sympa, auprès d’une bougie et d’une tasse de thé, ce roman est fait pour vous.

L’Enchanteur de René Barjavel

Présentation de l’éditeur : Qui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l’ait pas jugé inaccessible, et l’aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l’Histoire. Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n’a jamais guéri. Le voici revenu.

La magie de l’écriture de René Barjavel.

Il y a des auteurs, même quand ils datent un peu, dont l’écriture est éternelle, dont l’écriture provoque toujours ce petit plus qui fait que, quoiqu’on lise d’eux, on est sûrs de passer un bon moment. C’est bien entendu le cas, pour moi de René Barjavel, que j’avais commencé à étudier gentiment au collège. Puis, de temps en temps, je poursuis sa bibliographie tranquillement à la maison. L’Enchanteur me tentait énormément car j’adore Merlin et toute l’épopée du Saint Graal. J’adore l’auteur aussi. Vous vous doutez bien qu’il était dans ma Wish.

Et Hélène passant par là de son petit museau chercheur, au détours d’un SWAP, elle s’est dit qu’il fallait que je le lise (bah tiens!) Et assez peu de temps après l’avoir reçu *fière* je me décide de le tringballer dans mon sac afin qu’il me suive une partie en vacances et une partie au travail. Histoire de m’alléger un peu les neurones en situation de stress.

Et la magie opéra. Tantôt romantique, tantôt comique, tantôt Epique, René Barjavel a su doser toutes les parties de son livre pour nous former une belle romance sur la légende Arthurienne, tout ceci dans un style de geste héroïque, de roman courtois mais avec bien entendu, quelques petites remarques bien à lui. Et ces toutes petites pointes dans ce récit m’a donné l’impression qu’il était à côté de moi, en train de me raconter ce récit. Et je me suis surprise de temps en temps à rire et à vouloir lui envoyer un petit coup de coude en lui suggérant d’être un peu sérieux lorsqu’on parle de Lancelot et de Guenièvre.

Merlin, ce personnage mystère.

Je ne sais pas si vous avez beaucoup lu sur Merlin, mais c’est un personnage de la légende arthurienne qui suscite le plus de débats car il suscite le plus de mystère. En effet, il paraît tantôt jeune, tantôt vieux, tantôt magicien, tantôt druide, tantôt amoureux et tantôt chaste. Il est plus que difficile de le définir. Quelle est sa nature ? Quel a été son rôle réel ? A-t-il été ce maître d’orchestre de la quête du Graal ou juste un pion de Roi Arthur.

Vous aurez bien entendu la vision de René Barjavel. Un Merlin quasi Divin naît sous sa plume. Un Merlin encore une fois intemporel, dont l’enfance ressemble aux légendes des héros grecs, avec des références au christianisme, bien entendu, mais aussi aux religions celtes. Et je dois dire que tout ceci fait un excellent melting pot qui se lit tout seul

La reine clandestine de Philippa Gregory

Présentation de l’éditeur : 1464. L’Angleterre est en guerre. La maison d’York, avec à sa tête le roi Édouard IV, s’oppose à la maison de Lancastre, qui souhaite lui reprendre le trône. Le jeune roi fait alors la connaissance d’Élisabeth Woodville, veuve de Sir John Grey et mère de deux garçons, Richard et Thomas. Séduit, il l’épouse secrètement. Mais Richard Neville, comte de Warwick, cousin et principal conseiller du roi, voit d’un très mauvais oeil cette union qui contrecarre ses desseins politiques. Il voit de plus son influence décroître au profit des proches d’Élisabeth. Neville passe alors à l’ennemi et rejoint la maison de Lancastre… Luttes fratricides, complots et trahisons, secrets de palais…

Oui, le livre qui a inspiré la série The White Queen.
Et si vous ne la connaissez pas, cette belle saison, vous allez la voir, elle doit être disponible maintenant et elle est super bien faite. En bref, si vous aimez bien la romance, l’histoire, les intrigues et un soupçon de sorcellerie, Philippa Gregory fournit en général de la bonne came. Moi, ce que j’aime particulièrement, j’avoue, c’est que les pages se tournent très vite et j’ai pas forcément envie de réfléchir à mort. Cela passe bien, surtout pour le week end et c’est tant mieux.
Donc, ce livre a inspiré une série. Et pour avoir vu et lu les deux, je peux vous dire que c’est assez fidèle en même temps. Ce qui ne m’étonne pas, car bon nombre ont tenté de s’inspirer de l’oeuvre de Philippa Gregory et même si elle n’est pas toujours très stricte sur les vérités historiques, il faut avouer que les monarchies anglaises, elle maîtrise bien, voire même très bien.
Et là du coup on en es où ?
On en est avant les Tudors. Donc pas du tout la même dynastie, celle juste avant qui pourrait nous dire pourquoi qu’Henri il a jamais eu d’héritier mâle (genre). L’avantage c’est qu’on a un royaume pas du tout stable, comme on peut le voir dans les Tudors. Ici, Edouard doit est un jeune roi guerrier. Il tombe amoureux d’Elisabeth qui est une descendante de la déesse Mélusine. Elle le séduit et ils vivent ensemble (et ont beaucoup d’enfants).
Cela pourrait ressembler à un conte de fée sauf que dans la vraie vie, les jeunes rois font la guerre et la cour d’une reine est faite d’intrigues aussi. Intrigues autours des fidélités et des infidélités, autours des accouchements, des vengeances, des maisons. C’est vraiment agréable de se retrouver au milieu de tout cela. 
Je regarderai donc s’il y a la suite en VF. Sinon on continuera en VO 😉

Sur ordre royal de Margaret Moore

Présentation de l’éditeur : Pays de Galles, 1205.
Promise par le roi à un ténébreux seigneur gallois ! A cette pensée, lady Roslynn de Were se révolte, et redoute de rencontrer celui que l’on décrit comme un barbare sans foi ni loi. Mais après la trahison dont s’est rendu coupable son époux disparu, elle ne songe pas un instant à s’opposer aux ordres du roi. Et si cette alliance ne peut lui apporter l’amour auquel elle aspire, elle lui permettra au moins de s’éloigner de la cour, où Roslynn subit les pires humiliations depuis la mort de son mari. Aussi, en dépit de ses réticences, accepte-t-elle de se rendre au manoir de Llanpowell pour s’offrir au sombre Madoc. Mais alors qu’elle pensait que le guerrier accepterait sans hésiter sa main, et sa fortune, elle a la surprise de découvrir que ce mariage lui déplaît au moins autant qu’à elle : Madoc refuse catégoriquement de prendre pour épouse une femme choisie par un autre… et une Normande qui plus est ! Désespérée à l’idée de retourner auprès du roi, Roslynn décide de tout faire pour séduire l’ombrageux guerrier…

Alors là… C’est plutôt de la romance que de l’historique dis donc

Vous savez ce que c’est, j’ai prévu ma PAL exprès pour les vacances, le thème étant la Grande Bretagne comme vous avez pu le deviner. Et ici, j’ai plutôt eu la sensation que c’était une romance et qu’on avait mis tout le monde dans un château histoire de faire historique. Ne vous trompez pas, il a très bien rempli son office. J’ai un peu levé les yeux, je me suis vidée la tête et c’est pour cela que j’ai lu ce roman. Que demander de plus ? Mais pourquoi je dis romance et pas histo ?

C’est très simple. On suit ici un schéma récurrent mis à l’extrême. Un noble Gallois un peu brute un peu bourrin avec des cheveux longs et une grosse voix se voit livrer une Normande (donc toute jolie et toute gentille) en récompense de faits de guerre. Mais les deux ne veulent pas avoir de mariage forcé (genre ils ont le choix). Mais ils tombent amoureux l’un de l’autre. Et l’arrivée de la Nénette (Roslyn) va résoudre des tas de soucis, une guerre entre deux frères. On rajoute un peu de vie de château (on refait les comptes du château et on fait une fête), des scènes un peu chaudes (sur des peaux de bête) et un ou deux surnoms gallois (mode le  Chardon et le Tartan oblige). Et voilà, vous avez une petite romance toute enrubannée, livrée avec des macarons, de la guimauve, ce que vous voulez.

Les personnages ne sont pas trop caricaturaux encore

Oui, ce n’est pas à l’extrême. C’est juste classique. Donc si vous lisez ce roman, pitié, lisez le pour la romance. Ne vous attendez pas à découvrir la vie en 1205 au Pays de Galles, même la tonte des moutons a été un peu survolée. Quant aux femmes de ce roman, au moins, elles montrent qu’elles sont utiles car elles ne passent pas la journée à broder et quincanner. Loin de là. On tisse des tuniques avec la laine du pays (tondue deux chapitres plus tôt en plus) et on fait des livres de comptes.

En bref, c’est tout à fait correct et le schéma narratif, même s’il ne laisse pas de place pour un grand suspense, est classique. On a toutes attendues la nuit de noces et elle fut belle. Et c’est le principal. Car les romans qui finissent bien, c’est cool.

Bon, j’arrête là les guimauves des vacances, on va attaquer des choses sérieuses pour la prochaine fois. See you later Alligator

L’héritage Boleyn de Philippa Gregory

Présentation de l’éditeur : 1536.
Henri VIII d’Angleterre a fait décapiter pour adultère, inceste et haute trahison sa deuxième épouse, Anne Boleyn, qui n’a pas enfanté l’héritier mâle qu’il espérait. Quelques jours plus tard, il épouse Jane Seymour, qui lui donnera un fils – le futur Edouard VI – mais décèdera en couches en 1537. 1539. Le roi se marie avec Anne de Clèves – faire alliance avec les Protestants est d’une importance stratégique.
D’abord éblouie par les fastes de la cour, la nouvelle reine se sent vite prise au piège. Et surtout menacée par la très jeune Catherine Howard, nièce de l’ambitieux Thomas, duc de Norfolk… Pourra-t-elle échapper à l’héritage funeste ? Faisant suite à Deux Soeurs pour un roi, où Philippa Gregory racontait avec brio la rivalité de Marie et Anne Boleyn, L’Héritage Boleyn plonge à nouveau le lecteur dans les coulisses de la cour d’Angleterre.
S’y nouent des intrigues pour accéder – ou conserver – le pouvoir, dont les femmes sont souvent les premières victimes…

Le récit de trois femmes sous le règne de Henry VIII

Oui, cette année, j’ai décidé de réviser mes Tudors. Et comme je n’aime pas spécialement les grandes biographies ampoulées pour l’été, je me suis pris l’intégrale de la série (qui est bien faite d’ailleurs) et pour le mois d’Août, je me suis dit que lire un petit Philippa Gregory, cela allait me faire réviser un peu. Bah oui. Sauf que j’avais oublié que Catherine Howard, je ne pouvais pas la blairer.

Par contre, il y avait Anne de Clèves et ça c’est de la Nana !  Quant à Jane Boleyn, mise à part que c’est une langue de vipère bien connue, elle a permis sur ce livre de quincanner. Aussi on voit bien trois visions de la femme sous Henry VIII ici, et je dois dire que cela apporter un bon petit rythme au roman. Mais reprenons.

Trois styles de femmes différentes de l’époque.

Nous avons tout d’abord ma préférée : Anne de Clèves qui vit sous la coupe d’un frère tyrannique dont on se demande souvent s’il n’a pas des envies incestueuses d’ailleurs. Elle a une demande en mariage de la part de Henry VIII et prend cette opportunités pour pouvoir se libérer. Et là on se dit que la nénette, elle se sent mieux avec ce monstre qu’avec son frère. Et bien cela donne la couleur de son enfance dis donc ! Mais qu’à cela ne tienne, Anne de Clèves, dans ce roman se révèle entièrement en tant que femme dévouée mais célibataire. C’est, selon moi, la plus accomplie des trois femmes car en définitive, elle est heureuse.

Catherine Howard r, quant à elle, c’est la bimbo du coin. C’est la fille qui ne peut être comblée que si elle est désirée par la terre entière. Aussi, même avec le roi, et surtout avec ce roi, elle se retrouve totalement affamée de sexe. Et du coup, elle se fait mangée toute crue par les intrigues. C’est clairement la Lolita, la femme enfant qui veut jouer dans la cour des grands mais qui n’est pas du tout calculatrice. Aussi, toutes ses erreurs se retournent contre elle, jusqu’à la tuer.

Enfin, il y a Jane Boleyn, c’est la langue de p***. C’est la femme qui se sert de sa langue de vipère pour avoir du pouvoir. Elle a réellement hérité de la fièvre des Boleyn, celle là. Mais voyez vous, dans la famille Boleyn, elle n’est pas du tout la seule à convoiter des possessions. De plus, tout le monde connaît ses traitrises et elle a beau rejeter la faute sur les autres, elle n’en est pas moins coupable ! A cause d’elle Anne Boleyn et son frère ont été exécutés et tout le monde le sait. C’est le personnage qu’on ne peut aimer. Mais personnellement, elle ne me rend que triste.

Et donc l’héritage Boleyn ?

Cela raconte bien entendu les conséquences politique de la réforme anglicane qui a été causée, comme vous le savez sûrement *hum* à cause du mariage de Henri VIII avec Anne Boleyn. Mais cela va aussi parler de la cour, de ce qu’elle est devenue après la disparition de cette reine qui a marqué définitivement l’Angleterre.

Enfin, nous parlerons dans ce livre des enfants de Henri VIII de leur avenir mais aussi et surtout et enfin du comportement de Henri VIII. En effet, le prince charmant dans ses jeunes années est devenu un personnage vieux, gras, malade et un peu dément. C’est devenu un vrai tyran et cela aussi est une conséquence des Boleyn.

En bref, un roman qui peut convenir aux amateurs d’Histoire car il vous fait quelques piqûres de rappel mais aussi aux amateurs de romance car nous voyons bien entendu le point de vue des femmes dans ce roman.

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