Métamorphoses de Samantha Bailly

Présentation de l’éditeur : Dans la cité de Lyneroy, les commerces éclatants cohabitent avec les plus sombres marchés noirs…
Sonax a treize ans lorsque sa vie bascule. Jeune garçon androgyne destiné à suivre une voie marchande, il quitte tout pour le théâtre solaire, un lieu où il se découvre une nouvelle famille. Mais derrière la scène, entre faux-semblants et jeux de pouvoir, la réalité d’Hélderion n’a rien à envier aux drames qui se jouent sur les planches. Il ignore alors à quel point il va devoir apprendre à jouer un rôle en permanence, en découvrant les dangereuses coulisses de la cité la plus riche du royaume. Entraîné dans des intrigues politiques qui le dépassent, il sera changé en polymorphe, un être capable de modifier son apparence à volonté…
Car quel acteur n’a jamais rêvé de contrôler l’histoire au gré de ses métamorphoses ?

Ce livre va vous …. Métamorphoser….

Oui, je sais, jeux de mots bonjour. Mais l’univers de Métamorphoses est très cher à mon cœur. En effet, il y’ a un an et demi environs, Ptitelfe et moi recevions Oraisons, l’intégrale. Et nous avons décidé de faire une lecture commune. Et depuis ce temps, il ne se passe pas une semaine sans que nous lisions à quatre yeux. Forcément, lorsque les éditions Bragelonne nous ont demandé si nous souhaitions lire Métamorphoses, la préquelle d’Oraisons… Vous pouvez imaginer aisément le choix que nous avions pris. Et malgré la fatigue et l’environnement professionnel plus que tendu de nos deux côtés, nous avons pris ce livre avec une véritable délectation… Et avec aussi une terrible envie de relire Oraisons ….

Et oui, nous avons plongé dans cet univers, dans l’Astracisme, régime religieux qui nous a réellement tenu en haleine dans Oraisons. Et là, je vous le dis de suite, si vous ne souhaitez pas être déçus du premier roman, lisez d’abord Oraisons et ensuite Métamorphoses (ce qui ont lu la fin me comprendront mais tchut).

Sinon, que dire d’autres ? Replonger dans cet univers si complexe a été superbe. Bien entendu, nous ne nous souvenions plus de certains détails, voire même nous avions des doutes sur certains personnages. Mais l’essentiel était là : la magie de la plume de Samantha Bailly. Cette femme sait écrire de magnifiques romans, y compris dans le domaine de la Fantasy. Jamais vous ne retrouverez un univers similaire. Il est à la fois original, complexe, dense mais aussi léger. Vous aurez ici des intrigues, une mythologie extrêmement impressionnante et surtout, surtout, une écriture magnifique. S’il y a des incontournables à lire chez les auteurs français, Oraisons ET Métamorphoses en font partis indubitablement.

Des personnages qui évoluent, qui changent.

J’attendais bien entendu énormément du personnage de Sonax Jaspe, de son jeu des Quatre Vents car dans Oraisons, c’était le personnage énigmatique qu’on ne pouvait cerner. L’auteur, ici, nous relate son enfance, et toute son évolution de sa vie d’adulte jusqu’aux évènements du roman précédent. Je pensais que j’allais découvrir pourquoi il a cette particularité, la Métamorphose, et je ne fus pas déçue. Cela m’a aussi permis de comprendre beaucoup de choses pour la suite. Par contre, si vous désirez saisir l’essence même de Sonax…. C’est impossible, mes amis. Ce personnage se doit de rester mystérieux et intouchable, bien que maintenant nous connaissons son histoire. Tantôt il vous paraîtra enfantin, manipulateur, incontrôlable, généreux, agaçant. Sonax vous emprisonnera par sa complexité et restera à tout jamais votre énigme.

Un seul autre personnage a manqué à son rendez vous. Mais j’avoue que ce n’est pas grave du tout, cela n’a pas du tout gâché ma lecture. C’est la Jadielle, cette femme qui manipule les autres mais qui reste manipulée par l’Astracan. J’aurai dû compatir pour elle, j’aurai dû l’aimer davantage. Mais les jeux d’écriture sont tels que ma compagne de lecture, Ptitelfe a ressenti pour moi ces choses que je n’ai pu entrevoir. Pour moi, elle reste une icône, presque une déesse. Et je crois que, quelque part, cela correspond bien à son rôle. J’ai hâte de découvrir ce qu’elle vous a inspiré car c’est réellement un personnage phare. Quel côté vous plaira le plus ? L’icône ou la femme ?


Un roman complet.

C’est ce qui ressort en général des romans de Samantha Bailly, mais je tenais à le souligner dans cette chronique. Vous avez ici un univers complet, avec son histoire, sa littérature, ses pièces de théâtre, sa politique, ses commerçants, ses prêtres (les oraisonniers) et ses contrées. Il est tellement rare de voir un univers aussi abouti dans un seul livre, voire même dans les deux livres (puisque les deux concernent le même univers). Je veux dire par là qu’il n’y a pas de faille, de contradictions, vous avez tout dans ce concentré de 500 pages environs.

Alors oui, parfois, vous trouverez quelques petites descriptions un peu longuettes. Mais surtout, ne vous y attardez pas car l’auteure vous les écrit à dessins. Elles sont importantes et si vous prenez patience pour quelques lignes de description, tout un univers se dévoilera sous vos yeux. Je vous laisse, je pars dans une roulotte, sillonner l’Heldérion, relire Oraisons, supplier Samantha d’écrire encore et encore dans cet univers. Je remercie aussi les Editions Bragelonne pour cet envoi, pour cette confiance, pour cette gentillesse. Enfin et surtout, merci à Samantha Bailly d’écrire tout simplement et merci Ptitelfe de lire avec moi.

Les Stagiaires de Samantha Bailly

Présentation de l’éditeur : Ophélie, Arthur, Hugues et Alix viennent tous d’horizons différents. Leur seul point commun : ils rêvent de travailler chez Pyxis, entreprise spécialisée dans l’édition de mangas et de jeux vidéo, pilier dans le secteur de l’industrie créative.
Une réalité s’impose rapidement : beaucoup de candidats, peu d’élus. Désormais, le stage est devenu une étape obligatoire pour ces jeunes qui sont à la croisée des chemins dans leurs vies professionnelles et affectives.
Provinciale tout juste débarquée, Ophélie a laissé derrière elle petit ami et logement, et doit faire face aux difficultés de la vie parisienne.
Étudiant en école de commerce, Arthur est tiraillé entre les grands projets qu’on a pour lui et son envie de mettre la finance entre parenthèses. À leurs côtés, Alix, passionnée de mangas, ne jure que par ses sagas favorites, et Hugues, graphiste, teste ses limites dans les soirées électro…
Dans une atmosphère conviviale, travail et vie privée s’entremêlent.
Pourtant, une question demeure en fond sonore : qui restera ?

Et bien oui c’est du Samantha Bailly

Rien que cette petite mention devrait vous inciter à l’acheter parce que c’est un livre de Samantha Bailly et qu’elle a une plume telle qu’on est obligé d’aimer au moins un tout petit peu le livre tellement la madame elle écrit bien. Et oui, c’est comme cela. Ainsi, moi qui ne suis pas férue des contemporains (même si je ne me cache pas, j’en lis un de temps en temps) même si les histoires un peu d’amour ce n’est pas mon dada. Et bien quand je l’ai vu, avec sa couverture toute mignonne et le nom de l’auteur (comment ça je me répète ????)

Et en effet, cela s’est passé un peu comme dans Ce qui nous lie. C’est à dire que je n’ai pas foncièrement adoré l’histoire au plus haut point mais l’écriture est telle que j’ai passé un très agréable moment de détente, j’ai souri un nombre incalculable de fois et j’ai même, tenez vous bien, eu un peu de sympathie pour ces petits stagiaires

Un livre franchement drôle quand on est de l’autre côté de la barrière.

En effet, au moment de la lecture, j’ai reçu une petite stagiaire. Alors, non je ne suis pas en start up, en grosse société et autres petites choses. Nous sommes une petite unité. Mais je dois dire que parfois, en me mettant à la place de ma stagiaire, je me dis que je dois passer pour un monstre pourvoyeur de travail impossible à faire. Et quelque part, même si elle ne le sait pas, j’ai eu cette petite pointe de tendresse qu’on peut voir aussi sur l’un des maîtres de stage présent dans le livre.

On peut dire ce que l’on veut, mais Samantha Bailly sait très bien analyser le comportement en entreprise et c’est un réel atout lorsqu’on veut écrire sur des thèmes assez contemporains comme ceci. C’est assez typé, certes, mais jamais si caricatural que cela, que cela soit du côté des jeunes que du côté des vieux 😉

En bref, que dire d’autres à part de lire ce petit bijou 

Oraisons de Samantha Bailly

Présentation de l’éditeur : En Hélderion, la mort peut rapporter beaucoup… surtout à la famille Manérian, qui procède aux oraisons, les rites funéraires du royaume. Mais la réalité de la mort les frappe de plein fouet lorsqu’on retrouve le corps de leur plus jeune fille dans une ruelle sordide. Tout désigne les clans, ces dangereux rebelles qui s’opposent à Hélderion. Aileen, prête à tout pour venger sa cadette, se lance dans une enquête qui la mettra à rude épreuve. Noony, leur soeur aînée, se retrouve quant à elle aux premières loges de l’entrée en guerre de son pays contre le continent voisin. Mais elle est bien décidée à s’opposer à ce conflit qui pourrait tourner en véritable massacre. Prises dans des intrigues dont les enjeux les dépassent, les deux soeurs devront affronter le système qui les a forgées.

Ce récit vous emportera loin.

Vous vous souvenez de Ce qui nous lie, qui n’avait pas remporté mon coup de coeur car je ne suis pas fan de romance ? Vous vous souvenez que je vous avais parlé du style fluide de l’auteur, de sa poésie, de sa maturité, et d’autres choses encore ? Oui ? Cela vous revient ? Et bien je viens de passer 700 pages magnifiques dans un univers qui cette fois ci me plait : La Fantasy ! Et moi qui pensait caser cette brique là entre deux Assassin Royal, histoire de faire passer la pillule si j’endurais un mauvais moment ! Laissez moi vous dire que cette auteure n’a absolument rien à envier aux grands !

Et qu’est ce qui me permet de vous dire cela ? Mes yeux, tout simplement. (et non je ne vous les prêterai pas). Samantha Bailly, ayant commencé à juste 17 ans la saga Oraisons, a su montrer sa totale maîtrise du rythme du récit. Elle a su multiplier les références culturelles. En effet, vous retrouvez de tout en gratouillant un peu dans tous les coins, et en ayant un peu de mon esprit tordu, je vous l’accorde. Mais là où il y a du génie, c’est qu’elle a absolument tout remanié à sa sauce, pour nous servir une petite salade composée inédite de la Fantasy.

Et je ne parle pas seulement du background, ou du style d’écriture. Je parle aussi du travail de l’auteure à nous inventer tous les points de son monde, que ce soit un système politique, de la poésie, une économie et une géographie ! Imaginez le travail de titan que cette oeuvre a pu requérir et mettez moi tout cela en corrélation avec ses collègues et vous verrez que tout le monde n’est pas capable de vous écrire et de vous inventer un inventaire aussi riche. C’est pour cela que je vous le dis et je vous le redis, que vous aimez la Fantasy ou pas, que vous le lisiez ou pas, nous avons une grande auteure par ici, c’est un auteur caméléon et Oraisons fait partie de ses oeuvres majeures actuelles.

On ne parlait pas du récit non ?

Oui, je m’égare, je m’égare sur la forme. Mais si la forme est bien ficelée, qu’en est il du fond ? Il est profond, il est riche et il est infini ! En effet, j’ai rarement vu une intrigue aussi ficelée, une enquête qui m’a poursuivie quelques heures de réflexions. Et même si les coupables pouvaient me donner quelques soupçons, je peux vous dire que pour trouver les mobiles véritables, il faut vous lever de bonne heure !

Quant aux personnages principaux, ils sont tous si secrets, parfois même si retors que cela en devient difficile de ne pas les aimer et surtout de ne pas se rendre totalement empathiques avec eux. Soliane et le secret de sa peine, Alexian qui me rappelle un autre héros, même s’il est beaucoup moins souvieux, Noony qui elle me rappelle constamment ce qu’est le sacrifice de soit pour les autres et enfin Aileen qui incarne une passion telle qu’elle est arrivée à me faire peur plusieurs fois, car une force qui va à ce point laisse présager un faux pas. La différence entre le bien et le mal est tellement tenue dans ces cas là. Je n’étais pas d’accord avec toutes ses décisions, il est vrai, mais elle m’a toujours donné envie de la soutenir.

En bref, une écriture magnifique, un récit riche. Que demander de plus ? C’est bien au delà de ce que beaucoup nous donne en ce moment. Samantha Bailly nous a gâtés entre petites touches d’humour, beauté de l’écriture et finesse de l’intrigue.  Un roman culte !

Ce livre a été lu avec Ptitelfe, et je trouve qu’elle s’est battue à la déloyale pour la fin (non je plaisante, nous jouions à qui allait dépasser l’autre). Je vous mets son avis ici, il suffit de cliquer . Merci encore pour ce moment passé autours du livre 😉

Ce qui nous lie de Samantha Bailly

Présentation de l’éditeur : Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu’elle a appris à dissimuler… et à utiliser pour démasquer les hommes infidèles et venger les femmes trompées. Mais au fond, Alice aspire à retrouver une vie «normale», celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau job dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore.  Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans l’open space, elle rencontre Raphaël, chasseur de têtes et de cœurs, un homme inaccessible qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n’arrive pas à percevoir les liens.

Un style d’écriture extrêmement fluide

Laissez moi vous parler du style de Samantha Bailly. C’est un vrai régal à lire ! Honnêtement, j’ai prix Ce qui nous lie pour deux raisons :
1 : La couverture (c’est mon côté fashion reader)
2 : Je voulais tester l’auteure avant de m’attaquer à l’intégrale d’Oraison avec mes copines

Je vous ai perdu, c’est cela ? Je suis transparente avec vous, les romances, lorsqu’elles sont au premier plan, cela ne m’apporte rien, je passe pour les auteurs les plus doués un bon moment fast food de lecture. Pour les pire, je passe un très mauvais moment (au risque de me mettre à dos la blogo et l’auteur tout entier.)

C’est donc avec ma quasi allergie du genre que je vous dis : Samantha Bailly, elle écrit très très bien. Ce qui est un signe, pour vous mes copines en recherche de sensation guimauve qu’il faut vous jeter dessus. Même si je trouve que le livre était petit, court et qu’il aurait pu se centrer plus sur le côté fantastique que sur le côté romance.

Enfin bref, c’est de la romance quoi….

L’histoire est bien tournée toute même, sans grande surprise évidemment. Un homme, une femme… Vous voyez le tableau. Je suis restée sur ma faim car j’aurai aimé que l’auteure développe cette histoire de liens, de psychologie de l’héroïne. Il me manque quelque chose, un peu de matière pour que je me sente replète de cette histoire là, cette histoire que monsieur et madame tout le monde peuvent vivre tellement les dialogues peuvent être réalistes parfois.

Concernant, les collègues de bureau, je trouve toutefois qu’ils sont vraiment à la limite de la caricature. Entre le beau parleur, la fausse dure, l’amoureux transi. Quand je lis un livre, je n’aime pas non plus me retrouver au bureau, surtout que, moi, je ne sors pas avec mes collègues pour manger (non je ne suis pas aigrie. Si l’auteure peut le faire, c’est génial.)

Enfin bref, je regrette le côté fantastique pas du tout exploité selon moi. Mais par contre, je lance un énorme rendez vous à Samantha Bailly pour Oraisons (que je commence ce week end d’ailleurs). Je suis persuadée que Ce qui nous lie, par contre, plaira à beaucoup d’amateurs de romances car les personnages sont logiques, réalistes mais romancés tout de même ^^

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