Séduction maudite de Stéphane Soutoul

Présentation de l’éditeur : Journaliste audacieuse, Gabrielle Colleni ne vit que pour son métier. Jusqu’au jour où sa sœur trouve la mort dans d’étranges circonstances. Qui peut croire qu’il s’agit d’un accident ? Certainement pas celle que tous surnomment « la Fouineuse ».
Et son premier suspect n’est autre que le fiancé de sa cadette : Stanislas de Beaumiracle, riche, beau, célèbre… et malheureux en amour. Bel euphémisme puisque toutes les femmes de sa vie ont été victimes d’un sort funeste.
Si la police n’a jamais rien pu expliquer, la presse à scandales ne se lasse pas du « Séducteur maudit ».
Prête à tout pour découvrir la vérité, Gabrielle va devoir approcher Stanislas, mais aussi Mathis, l’énigmatique frère, tout en évitant les cadavres qui ont la fâcheuse manie de s’accumuler dans l’entourage des Beaumiracle…

L’ambiance est un peu tendue à la Police des bouquins. En effet, la Biblio de Koko a encore été prise en flagrant délit de lecture de romance et notamment d’un auteur qui sévit allégrement dans la littérature : Stéphane Soutoul. La salle d’interrogatoire est préparée, les enregistrements vont commencer. Sur une chaise, Koko est assise avec son habituel accoutrement discret, permettant de prendre les auteurs au dépourvu : jean noir, baskets noires, top noir et gilet. Elle a amené la preuve avec elle : Séduction Maudite de Stéphane, offert par l’auteur lui même, en démontre la dédicace qui montre que ces deux là n’en sont pas à leur premier coup d’essai. Les inspecteurs froncent les sourcils et ouvrent le blog, à la recherche d’informations. Peut être se mettra-t-elle à table aujourd’hui ? Les faits et un faisceaux de témoignages, notamment ceux de l’Association des lecteurs de fantastique anonymes qui ont été alarmés par sa confession lors de la lecture de la Proie du Papillon mais aussi par le billet qu’elle a écrit pour Si proche de lui qui a semble-t-il entériné la longue chute dans la romance. En fouillant sa maison, on a retrouvé un obscur exemplaire du Prince et du Pekinois de Barbara Cartland qui à l’époque n’avait alarmé personne puisqu’elle en avait fait une chronique très humoristique. Voici les notes de cet interrogatoire. Attention, certaines scènes peuvent choquer la sensibilité des plus jeunes.


La Biblio de Koko, est ce bien vous ?
Oui, depuis des années. Pour quelle raison avez vous mis ce foutoir dans ma bibliothèque ? J’ai des droits vous savez ! Et pour quelle raison j’ai dû emporter cet exemplaire de Stéphane ?

Elle tend la main vers le livre, afin de l’ouvrir, sûrement pour encore une fois reluquer cette dédicace


Oh là mademoiselle ! Il est interdit de lire les livres ici !
Et quoi ? Vous allez m’arrêter pour délit de lecture abusive dans les locaux de la littérature ?

Elle hausse le sourcil droit, maintenant la main gauche sur le livre

C’est dangereux vous savez, de lire de la romance ! Vous n’en n’êtes pas à votre premier essai.
Et toujours avec le même auteur je sais. Combien de fois il faut vous dire que je ne lis pas de la romance, je lis du Stéphane Soutoul !

Parce qu’il n’y en a pas là dedans de la romance ? (l’inspecteur montre d’un doigt accusateur Séduction Maudite). Et il me semble que l’on vous a pris aussi avec un Barbara Cartland !
Ce n’est absolument pas la même chose voyons !

Ah bon ?
Non bien entendu. Barbara Cartland obéit à des schémas de romances bien à elles qui satisfont bien entendu un type de lectrices qui aiment les pékinois et les bonbons roses. Grand bien leur fasse. Je l’ai acquis pour le chroniquer dans un but à la fois culturel, pour que les gens sachent à quoi ils peuvent avoir affaire, et donc préventif. Il vaut mieux que ce soit quelqu’un comme moi qui le lise et qui le chronique qu’une jeune femme qui n’a pas de bagage littéraire et qui pensent que tous les livres peuvent être comme ceci. Voyons !

Et là c’est différent avec Séduction Maudite bien sûr ! Vous ne niez pas qu’il y’ait une romance !
Ouai, c’est vrai, il y en a une. Comme il y en a une dans le Cycle des robots d’Asimov et vous ne m’avez pas jeté des pierres pour cela !

Mais il y a eu des témoignages !
Bien entendu qu’il y a eu des témoignages ! Les livres de Stéphane intègrent parfois des histoires d’amour qui sont où sulfureuses dans la Proie du Papillon, ou mignonnes et fantastiques comme dans Si Proche de lui et comme l’indique le titre Séduction maudite, il y en a aussi. Mais ce n’est absolument pas le sujet principal du roman, je dirai même que c’est une tactique de l’auteur pour nous induire en erreur dans notre enquête !

Vous soutenez donc que ce livre est un thriller !
Mais bien sûr que je le soutiens. Et à l’image d’un Thillez où vous avez deux personnages amoureux comme Sharko et Annabelle, cela n’est pas du tout le sujet principal du roman. Vous avez ici un homme qui séduit des femmes et chacune d’elle meurt dans des circonstances tragiques ! La police ne s’inquiète pas plus que cela parce que chaque enquête aboutit à une mort naturelle ou accidentelle comme le suicide, l’overdose. Une journaliste qui est la soeur de la dernière victime trouve cela louche et décide d’enquêter en partant en infiltration. Là, elle y découvre une famille complexe, une nouvelle fiancée et elle produit une véritable enquête comme si nous étions dans une Etude en Rouge, voire le Chien des Baskervilles d’Arthur Conan Doyle.

Et donc, on n’est absolument pas dans un Thriller Harlequin comme le dossier où vous avez enquêté en lisant du Heather Graham pour notre compte ?
Absolument pas ! Pour la Proie du Papillon, il s’avérait que c’était une modernisation des liaisons dangereuses en jouant avec les codes de l’érotisme. Ici, vous avez clairement une enquête de Sherlock, comme l’indique les mentions continuelle à la peluche de l’héroïne que l’auteur a eu la gentillesse de vous indiquer dans son livre. Et je dirai même plus, par certains aspects, nous avons quelques références aux Hauts de Hurlevent d’Emilie Brontë. Voire plutôt Northangger Abbey de Jane Austen. Et pourquoi ? Tout simplement parce qu’avec cette grande bâtisse, l’auteur se joue des codes du roman gothique car l’héroïne dite la Fouineuse se retrouve parfois à suggérer du mélodramatique uniquement avec l’ambiance de la grande maison. Et la moralité de cette histoire est bien là. Sous couvert d’une malédiction, il se peut qu’il y ait juste un tueur derrière. Point barre. Et ce saut de puce entre ces auteurs classiques est génial, parce ceux qui aiment les thrillers vont y trouver leurs comptes mais ceux qui connaissent leurs classiques y trouveront des clins d’œil par ci par là.

L’inspecteur ouvre grand la bouche. Il regarde à tour de rôle Koko et le livre et se dit qu’après tout, la couverture ne ressemblait pas non plus à un Barbara Cartland. Entre le commissaire qui a écouté tout l’interrogatoire

Je pense que vous pouvez la faire sortir Inspecteur ! Elle vient de vous démontrer que le livre
est excellent !

La Proie du Papillon de Stéphane Soutoul

 
Présentation de l’éditeur : Sulfureux. Indécents. Mortels…
Avez-vous déjà entendu des rumeurs évoquant les Fils d’Éros ? On prétend à mi-voix que ces professionnels de la séduction joueraient avec les sentiments et bouleverseraient la vie de leurs victimes. Ils éveilleraient la volupté des sens, tisseraient des liens de complicité pour mieux refermer le piège de leurs charmes le moment venu. Judith de Ringis est une femme d’affaires aussi douée qu’impitoyable. Pour se débarrasser d’une concurrente gênante, elle requiert les services de l’un de ces mercenaires.
Un maître qui excelle dans l’art de mettre à nu les secrets les plus intimes et d’enjôler les âmes. Marco, dit le Papillon, s’engage à briser la proie que lui désigne Judith. Cependant, manipuler les choses de l’amour n’est jamais simple, surtout quand les plus redoutables prédateurs se révèlent, eux aussi, capables d’émotions…

Bonjour, je m’appelle Koko et j’ai lu un thriller sentimental

-Bonjour Koko!
-Je sais, j’ai dis qu’on ne m’y reprendra plus mais j’étais avec deux copines et elles m’ont dit que Stéphane Soutoul, c’était de la bonne
– Oui mais même quand il y a  incitation des copines, on avait dit qu’on ne lisait plus du sentiment
– Je sais j’ai été nulle, j’ai craqué, j’ai pris le livre
– On ne te juge pas tu sais
– Mais il me retourne comme une chaussette cet auteur. Souvenez vous que ce n’est pas ma première fois avec lui.
– Oui, tu nous avais dit que c’était un de tes dealers les plus sérieux.
– Et du coup, un livre sur les papillons, je ne me suis pas méfiée. OK, j’aurai dû voir que la couverture ressemblait à à un bijou, c’est girly, c’est tout ça
-Et qu’est ce qui s’est passé ?
– J’ai aimé.

Stéphane Soutoul nous prouve encore une fois qu’il sait manier tous les genres.

On l’a vu dans de la Fantasy Urbaine. Dans du Fantastique. Dans de la romance. Maintenant dans du thriller sentimental? A quand la Science Fiction, j’ai envie de dire ? Mais en même temps, je n’ai pas envie parce qu’il va me dire : Mais tu sais, j’ai un projet dans les cartons. Tu vas aimer (bah tiens) et cela m’est venu en lisant telle saga et du coup je l’ai pris comme référence… Tu as aimé cette saga ? Ah bah je te dirai quand je l’aurai écris, tu pourras le lire avec Claire et Hélène.

Voilà. Et du coup, pour la proie du Papillon ? Si je vous disais qu’il vous emmène dans une direction avec de beaux marqueurs papillon et que hop ! D’un coup d’un seul, il vous retourne comme une belle chaussette et vous vous retrouvez à la fin en hurlant le fameux : « Quewaaaaah ? En fait c’était …. » (Nan je ne vous dirai rien. Tssssss).

Pour le reste, je vous laisse la découverte. Parce qu’un roman de Stéphane cela se lit. Tout simplement. Ne vous attardez pas à vous demander si ce roman va être votre genre à vous ou pas. Votre genre : c’est Stéphane Soutoul. Tout simplement.

Si proche de lui de Stéphane Soutoul

Présentation de l’éditeur : Parfois, il vaudrait mieux réfléchir à deux fois avant d’agir à la légère… Moi c’est Sonia Moonstar, apprentie sorcière et adepte des galères en tout genre. Suite à une rupture douloureuse, j’ai utilisé la magie pour me transformer en chat. Jolie boulette : une heure sous forme féline aura suffi à faire de moi la victime des pires infortunes ! La bonne nouvelle, c’est qu’un jeune homme est venu m’arracher aux griffes de la rue. La mauvaise, c’est que mon preux chevalier en baskets ne fait qu’un avec le garçon infréquentable que j’ai éconduit au lycée. Coincée dans la peau d’un chat durant ma convalescence, me voilà contrainte de partager le quotidien de mon hôte qui ignore l’identité réelle de sa nouvelle et malicieuse pensionnaire. Manque de bol, je découvre par la même occasion les dangers qui le guettent… Et si l’ange gardien de Benjamin avait troqué ses plumes contre une fourrure angora ?

Eh mais Koko, pourquoi tu lis de la romance ?

T’inquiète c’est Stéphane. Vous savez ? Le grand dadais aux cheveux mi longs qui adore écrire et qu’on adore voir aux salons ? Mais si, je vous en ai déjà parlé, notamment avec les deux premiers tomes du Cycle des âmes déchues dont chaque tome me faisait entrevoir ses références littéraires. Et, coup de bol, nous avons des références similaires. Aussi, mon compagnon et mes enfants ont dû nous maudire car nous nous sommes retrouvés en train de refaire les tomes pour voir quelles étaient les références développées et surtout quels étaient les projets de l’auteur.

Il m’avait parlé d’une romance. Et finalement, ce n’était pas celle-ci. Mais les références sont tout de même là, car môssieur aime nous faire des clins d’oeil. Comme de bien entendu, je me suis faite avoir et lorsqu’il m’a envoyé Si proche de lui, j’avoue que je n’ai pas du tout été craintive. Les romances, c’est pas toujours mon truc, mais la plume de Stéphane Soutoul, si ! Avec mes deux compères girly (Hélène et Claire), nous nous sommes engouffrées dans ce tourbillon de petites guimauves réfléchies.

Alors, oui c’est de la romance. Mais c’est du Stéphane Soutoul. Parce que l’action se situe sur Salem, dans un univers de sorcellerie. Et je dois dire que moi et les filles étions chanceuses car la lecture se situait aux alentours d’Halloween. Vous allez me dire que ce n’est pas grand chose mais cela nous a mis tout de suite en condition. Après, ce n’est pas non plus quelque chose de très réaliste toujours, pas non plus quelque chose qui va vous donner une intrigue de folie (pour 300 pages, faut pas rigoler) mais l’auteur a décidé tout simplement de nous détendre et intelligemment.

Une romance magique, dans tous les sens du terme.

Et oui, c’est magique ! Tout d’abord parce que Sonia Moonstar, apprentie sorcière, va se transformer suite à une rupture amoureuse en chat. C’est une lycéenne (Stéphane, faut qu’on parle) qui a tous les déboires d’une adolescente. Ce qui donne un roman résolument frais, mais qui n’est pas exempt de réflexion. Nous avons en effet une certaine forme de harcèlement moral dans les lycées (juste l’isolement d’une personne suite à des rumeurs. Je vous rassure, aucun humain n’a été torturé dans ce lycée) et des réactions entre lycéens qui sont en fin de compte très réaliste. J’avais vraiment l’impression de me retrouver sur les bancs de l’école pour cette partie là.

Et c’est cette partie très réaliste dans ce monde de magie, dans ce monde de romances adolescentes avec tout ce qu’il y a à l’intérieur (des sentiments à fleurs de peau, des problèmes pas si importants mais qui le sont quand même, des confessions entre copines, des familles qui ne sont pas cools) qui fait que notre esprit ne peut s’empêcher de s’identifier aux héros. C’est bien sûr là qu’entre en oeuvre la magie de  l’auteur : en effet, il arrive à décrire et à ressentir avec justesse les émois d’une adolescente et d’un adolescent. Cette capacité caméléonesque est assez impressionnante car jamais (et pourtant l’écueil est très facile à faire chez les jeunes) on ne tombe dans le too much, dans le cliché qui fait réellement lever les yeux aux ciels.

De même, Benjamin est aussi un adolescent qui certes a ses problèmes, certes est assez sanguin (les hormones, c’est le mal) mais qui a aussi la tête sur ses épaules et qui sous ses airs de gros durs est un incorrigible romantique. Il est musicien, il aide les gens, et sous ses allures de type normal, il a une magie intérieure qui lui est propre.

Et les références dans tout cela ?

Oui, car je vous dis toujours que là dedans il y a des références. Mais où sont elles ? Que fait la Police ? Nous avons déjà toutes les références au monde des sorciers, et plus particulièrement à la magie blanche avec les sorts de guérison, le magnétisme, les liens avec la nature, les liens avec les esprits. Soit, facile à faire, comme qui dirait l’autre. Nous avons bien entendu des références wiccanes faciles à trouver et oup la boum. Oui mais là non plus il ne tombe pas dans le cliché. Car Sonia reste avant tout  une adolescente avec ses émois. Elle se cherche, elle se demande si elle veut réellement étudier la magie à fond ou tout simplement vivre sa vie à elle. On peut dire que c’est ce que nous nous poserions comme question si on avait son âge et des pouvoirs magiques.

Quant à Benjamin, il s’est déjà trouvé en quelque sorte. Il a trouvé sa raison de vivre et ne s’embarrasse plus du tout de ce que les autres pensent, même si cela le blesse parfois. Et là je dois dire que c’est un beau tour de main, car pour une fois, nous avons une inversion des codes. En effet, le garçon est ici, au même âge, plus mature que la jeune fille. Et où voyons nous tout cela en romance (allez on lève la main) ! Jane Austen, bien entendu. Alors oui, à son époque, c’était plutôt normal car les jeunes filles étaient plus jeunes que les garçons et surtout on ne donnait pas autant de responsabilités aux femmes qu’aux hommes. Mais curieusement, dans notre monde moderne, cette analogie fonctionne.

Et là oui, tout s’enchaîne. Les rapports entre Sonia Et Benjamin sont résolument austiniens. Je vous rappelle le sous- titre de l’œuvre : aimer au delà des apparences…. Et voilà, je sens que vous y êtes : Orgueil et préjugés ! Et lorsqu’on regarde l’humour de Sonia et les ronchonnements de Benjamin, on ne peut s’empêcher de faire des comparaisons avec d’autres héros bien connus des lecteurs de Jane Austen. Alors non, ce n’est pas du copier coller, c’est bien entendu à la sauce de l’auteur. Mais les petites piques humoristiques sont là et c’est pour cela que je peux le dire : j’aime la romance quand c’est écrit par Stéphane (mais il faut qu’on parle).

Sur ce, j’ai encore écrit une chronique incroyablement longue, pour un petit livre, mais c’est uniquement parce que il y’avait beaucoup de choses à dire, beaucoup de digressions aussi. Si vous avez envie de vous faire une soir
e sympa, auprès d’une bougie et d’une tasse de thé, ce roman est fait pour vous.

Le Cycle des âmes déchues de Stéphane Soutoul

Tome 1 : le mal en la demeure

Présentation de l’éditeur : Sur les terres reculées du domaine de Kreuzburg, une ombre étend son influence maléfique jusqu’entre les murs du manoir Kraemer. Afin de préserver les siens d’une menace plus funeste encore que la mort, le maître des lieux n’a d’autre recours que demander l’assistance d’experts en vampirisme. En ce crépuscule du XIXe siècle, la famille de Lacarme, un clan issu d’une longue lignée d’érudits en occultisme et surnaturel, fait figure de référence dans la chasse aux nosferatus.
Lorsque Gerald de Lacarme arrive en Allemagne, il est cependant loin de se douter de la sombre aventure qui l’attend. Car le mal qu’il est censé combattre rôde déjà dans les couloirs de la demeure, insidieux, impie… Surtout, il y a la belle Marion Kraemer, si mystérieuse, qui lui chavire le cœur à en perdre la raison. Partagé entre ses tendres sentiments et l’importance cruciale de sa mission, le jeune homme va s’immerger dans le plus terrifiant des cauchemars…

Un véritable hommage à Dracula

Mais que ce fut magnifique, cette petite perle que nous a offert Stéphane Soutoul sur un plateau d’argent ! Je m’attendais à tout saug à cela : un amoureux de Dracula nous offre un roman inspiré de Bram Stocker. Je vous rassure, ce n’est pas du tout une copie de l’histoire mais ce style, ces clins d’oeil !

Tout commence par un jeune homme, Gérald, dans un train, allant dans la demeure d’un ami, afin de l’y aider. Il lit un livre, écrit à sa famille… Rine que ce petit début que je vous dévoile devrait vous donner la chaire de poule car tout dans la structure narrative de ce récit m’a fait penser à Bram Stocker, sans pour autant le copier. Ce roman est un récit d’amour pour ce genre que je pensais perdu.

Une réflexion sur le vampire.

Qu’est-ce qui pousse une personne à damner son âme ? Et qu’est-ce que le vampire aussi ? Ce sont des réflexions qui animent tout bon lecteur de vampirisme, hormi l’attrait sensuel que nous offre la dernière génération en pâture. Le vampire, c’est un être qui a vaincu la mort, un être qui s’est détaché de tout carcan social. Le vampire est cela qui a vaincu toutes les peurs humaines, mais qui traversera le temps seul.

Mais comment vous décrire tout cela sans vous raconter l’histoire du Mal en la Demeure ? Mais c’est impossible car il faut que vous le lisiez. Car c’est cii aussi une histoire d’amour qui est au centre de ce mystère (mais lequel est-ce ?). Des amours partagés, des amours déçues.

Ainsi, ce premier tome nous offre une formidable entrée en la matière. Cette base d’histoire est un magnifique hommage à un genre qui a révolutionné notre littérature moderne.

Tome 2 : Le sacrifice des damnés

Présentation de l’éditeur : Fin du XIXe siècle. Paul de Lacarme, l’héritier d’un clan dévoué à la chasse aux vampires, regagne la demeure familiale après une longue errance. Sur place, il ne découvre que mort et désolation. Les résidants du domaine mis à sac ont été assassinés, mais surtout sa sœur est portée disparue.
Léonore de Lacarme couve en son sein un terrible enfant convoité par un groupe de fanatiques. La jeune femme enceinte pourra-t-elle échapper à ces individus prêts à tout pour accomplir leurs sombres dessins ? Et son fiancé, cet amant à présent devenu un prédateur aux mœurs sanglantes et à la séduction irréelle… peut-elle encore lui accorder sa confiance ?
Paul de Lacarme va tenter l’impossible pour retrouver l’unique famille qui lui reste et la soustraire à un funeste destin. À moins que la trahison d’un ancien amour ne le précipite lui aussi au cœur d’un piège sans retour…

Le pari risqué mais réussi du changement de style

Ah ! Stéphane Soutoul, mon héros qui m’embarque en moins de 300 pages… Mais reprenons, je vais vous expliquer tout de même pourquoi c’était trop bien. Souvenez vous du premier tome : le mal en la demeure où nous suivions un héritier Lacarme dans une chasse aux vampires. Pour nous raconter tout cela, il utilisait la bonne méthode du journal intime ou de la lettre à l’image de Dracula de Bram Stocker. Il envoyait tout ceci à sa soeur, Léonore car son frère, Paul, était en vadrouille.

Nouveau tome, nouveaux personnages, vous allez me dire. Nous utiliserons ici un style narratif très différent car nous aurons les points de vue alternatifs de Léonore et de Paul, les deux membres de la famille Lacarme restante. Le changement de schéma narratif était assez osé, je dois dire, car personnellement, tomber sur les lettres de Paul et de Léonore après l’action ne m’aurait pas dérangée plus que cela. Mais l’auteur a choisi le changement de style avec brio pour servir l’intrigue. Sur ce, je n’ai qu’une question à vous poser : qu’avons nous là?

 Le second Opus d’une destinée familiale qui va vous plonger dans l’occulte.

Si le tome précédent n’était consacré uniquement qu’au vampirisme, Stéphane Soutoul a élargi les intrigues de la saga familiale à la sorcellerie. Je vous vois venir : mais sur quoi s’est il basé cette fois-ci ? De manière très présomptueuse, je vais vous ressortir ma panoplie littéraire fantastique pour vous sortir non pas une mais deux sagas d’Anne Rice. La saga des vampires et celle des sorcières. Et là je vous vois venir encore plus vite en me disant qu’il n’y a pas la sensualité des écrits d’Anne Rice. En même temps, je ne pense pas que Stéphane Soutoul voulait s’attarder sur des scènes de sexe ici, mais sur les prophéties, l’âme, les spectres et les complots des organisations contre les vampires. Et cela dit, c’est déjà pas mal, de une,et de deux, les ingrédients sont là (et de trois, vous ne m’enleverez pas de la tête que lire une saga d’Anne Rice, il faut un peu de coffre et un esprit plutôt libéral).

Alors, qu’est ce qui me permet d’avancer que Stéphane Soutoul s’est un petit peu inspiré de ces deux sagas ? (surtout que je ne lui ai même pas demandé?) Le fiance de Léonore, tout d’abord, a été transformé en vampire, contre son
gré, mais garde une âme humaine grâce à l’amour qu’il porte à Léonore. Des vampires gardant une âme sensible et s’alliant d’un certain côté avec des humains, à la recherche de rédemption. Moi, je vais chez les chroniques des vampires d’Anne Rice surtout qu’ici nous avons, comme dans la Reine des Damnés, la recherche de l’origine du vampirisme. Qui plus est, nous avons là aussi une espèce de possession – rite de sorcellerie qui me fait penser à la saga des sorcières Mayfair. Tout ceci avec une organisation contre les vampires qui apparaît un peu gangrenée. Et bien oui, je pense au Talamasca avec ses transferts d’âme.

Alors oui, je m’avance énormémemnt, mais si c’est le cas, ce clin d’oeil reste magnifique à toute une génération de livres sur les vampires. D’où ma question : mais que va-t-il nous offrir pour le troisième opus ? Quelle surprise vais-je découvrir ? Dans tous les cas, vous avez ici un second opus haletant, romantique et occulte qui vous fait dire fièrement : j’aime la littérature vampirique, et surtout, j’aime lire du Stéphane Soutoul

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