Ne le dis pas à maman de Toni Maguire

Présentation de l’éditeur : L’histoire bouleversante d’une petite fille face à l’inceste et à la trahison.
L’enfance de la petite Toni cache un secret qui a faille la tuer. Dès l’âge de six ans, son père abuse d’elle. Courageusement, elle révèle l’indicible à sa mère qui se réfugie dans le déni, ouvrant la voie à des années de tortures sexuelles et mentales. Enceinte de son père à quatorze ans. Toni ne pourra compter que sur elle-même pour échapper de ce monde de dépression et de folie. Faisant preuve d’une force de caractère incroyable, elle aura le courage de dénoncer son père aux autorités, ce qui la placera une fois de plus seule contre tous ….

Il y a des lectures difficiles à lire et difficiles à chroniquer….

Il y a en effet des lectures faites pour vous faire souffrir, pour vous faire pleurer, malgré la beauté du tecte. Et vous ne pouvez pas vous empêcher de vous demander : « Mais pourquoi je lis ça ? Je ne sais pas de quoi cela parle mais je sais que cela va me rendre malade pendant des semaines et qu’en plus, je vais avoir le syndrôme de la page blanche car comment trouver des points négatifs à une telle histoire ? » Il y a en effet des livres qui vont vous retourner dans la vie par la portée du message qu’il véhicule. Il y a des livres que vous vous devez de lire car ils vont vous changer la vie, car ils vont vous enlever un des voiles d’insouciance qui vous fait regarder le monde naïvement. Après, il n’y a que vous pour décider si vous voulez changer votre visions des choses.

Car Ne le dis pas à maman n’est pas un drame. C’est une histoire vraie, une histoire de famille qui n’est pas de celle qu’on raconte au détours d’une conversation, mais de celles qu’on cacuhe car on en a honte. C’est l’histoire de Toni dont on a détruit le corps à travers l’inceste, les coups, l’avortement qui tournera mal et qui l’empêchera d’avoir des enfants de l’amour. C’est l’histoire de Toni dont on a détruit l’âme en faisant du chantage affectif, en lui tournant le dos, en l’accusant, en lui donnant la responsabilité de la faute des autres. Parce que les taches sur les belles histoires de famille, on les efface. On préfère accueillir à bras ouverts un violeur incestueux plutôt que d’accueillir sa fille qu’on n’a pas voulu croire, voir et aider. Sa culpabilité, on l’enlève, on la cache pour se donner une bonne figure, empêchant ainsi une personne d’être une petite fille, puis une femme, puis une mère et cela sans hésiter.

C’est aussi et surtout une petite fille qui veut que sa maman l’aime.

Je ressens peut être l’histoire plus comme cela parce que j’ai une relation ultra fusionnelle avec ma maman et que celle que j’ai avec ma fille n’est pas non plus question fusion. Car on se dirait bien qu’une relation incestueuse mettrait en relation deux personnes, ici le père et la fille, et que le livre traiterait de la relation entre les deux, histoire de nous donner un mode d’emploi pour reconnaître un inceste. Après tout, quitte à se nouer les tripes pendant une soirée… Je plaisante car oui vous aurez la description des relations entre Toni et son père mais ce livre, c’est un cri d’amour de Toni envers sa mère, c’est une relation compliquée mais entière entre une mère et sa fille.

En effet, la mère de Toni a épousé son mari (vous ne l’auriez pas deviné sans moi, je le parie) et la première chose que j’ai pu noter c’est que c’est un couple très exclusif. C’est un couple où l’on se dit que s’ils n’ont pas d’endant, ce n’est pas si grave car ils se suffisent à eux même. La mère de Toni idolâtre son mari au point qu’elle ne voit pas ses défauts. Et avant de lever les yeux au ciel et de crier au cliché, regardez votre compagnon et souvenez vous du premier jour de votre relation et dites moi que vous avez vu ses défauts. Car la maman de Toni voit son mari comme cela et je dirai même plus qu’elle entretient cette vision pour ne pas voir la déception au coin des yeux. Alors, lorsque Toni a eu 6 ans et qu’elle a raconté la toute première fois ce qui s’est passé, sa mère a fait comme d’habitude. Elle a écarté toute information susceptible de la rendre plus triste qu’elle ne l’est déjà et c’est par ce refus de voir la réalité au début que la mère de Toni va permettre l’innommable et va se ronger toute sa vie.

Mais ne voyez pas en elle une femme sans amour auprès de sa fille. C’est une femme qui aime son amri, à une époque et un lieu où l’on ne divorçait pas. C’est une femme qui, passivement, restera toujours là pour sa fille. En effet, Toni ne trouvera jamais porte close chez sa mère. Il y a même des tentatives d’écarter sa fille de son père. Mias elle ne pouvait pas le quitter non plus. Vous voyez, ce n’était pas si simple pour elle non plus. Mme Maguire a tout de même pu répondre aux cris d’amour que sa fille lui aura lancés, même si ce n’est pas de cette manière qu’on aurait pu imaginer la réponse.

Ce livre a été lu dans le cadre du Challenge New Pal 2013

La Petite garce dans la Prairie d’Alison Arngrim

Présentation de l’éditeur : Pendant sept ans, Alison Arngrim a joué une môme méchante, intrigante, égoïste, menteuse et manipulatrice dans une des séries de télévision les plus aimées au monde. Alors que les millions de téléspectateurs de La Petite Maison dans la prairie détestaient Nellie Oleson et ses pitreries diaboliques, Alison en vint à aimer son personnage la liberté et l assurance que Nellie lui inspirait. Dans La Petite Garce dans la prairie, Alison Arngrim raconte son enfance à Hollywood avec ses parents excentriques (Thor Arngrim, manager d artistes comme Liberace, dont l appétit pour la publicité était insatiable, et la légendaire actrice de voix Norma MacMillan, qui jouait aussi bien Gumby que Casper le gentil fantôme) et évoque des moments inoubliables et truculents dans les coulisses de La Petite Maison. Alison raconte tout cela avec un esprit mordant, mais elle aborde aussi avec courage les défis qu elle dut affronter : ses batailles pour survivre à une histoire traumatique d abus sexuel, pour vaincre sa dépression et sa timidité paralysante et pour faire face au secret que son père lui cacha pendant vingt ans. Elle partage également avec nous la terrible douleur de la perte de son mari de télévision et meilleur ami, Steve Tracy, emporté par le SIDA. Cet événement lui inspira une seconde carrière dans l activisme social et politique. Nellie Oleson lui aura appris l audace, l intrépidité et la détermination, elle sera éternellement reconnaissante à la plus grande petite garce dans la prairie de lui avoir montré le chemin.

Nellie Olson, la sale môme attachante

Je suis comme tout le monde, vous êtes comme moi, nous avons tous en tête le petit générique de la Petite Maison dans la Prairie. Et pour ceux qui me feraient l’affront de prétendre le contraire, ceci sera pour vous faire une piqure de rapide de rappel

Et nous nous souvenons tous de la « méchante », celle que l’on pouvait trouver insupportable mais qui nous faisait atrocement rire pendant tout l’épisode : Nellie Olson. Nellie, la sale môme un peu délaissée, pourrie gâtée mais qui, heureusement, devient gentille à la fin, lorsqu’elle trouve l’amour de sa vie qui lui montrera qu’elle est importante pour elle même et non pour les apparences.

C’est cette histoire que nous raconte Alison Arngrim, l’actrice qui jour Nellie. Elle nous raconte l’importance qu’a eu ce rôle dans sa vie, ses relations avec les autres acteurs, les autres enfants, comment elle a eu le rôle, comment elle l’a joué, et surtout, ce qu’elle a fait après. Comment elle a géré son image, ses relations avec les autres en fonction de ce fameux rôle. Et elle le raconte tellement bien, avec tellement d’humour que je me suis souvenue de chaque épisode dont elle a fait mention. C’est ainsi que je me suis rendue compte de l’importance de cette série dans nos vie, et de l’importance de Nellie Olson.

Quand un personnage de fiction nous arme pour la réalité.

C’est aussi le témoignage d’Alison Arngrim, qui vit dans une famille pas vraiment normale, qui subit énormément de sévices de son frère, qui combat la maladie d’un de ses amis, qui combat l' »après » de la Petite Maison dans la Prairie. Ne vous fiez pas au synopsis, ce n’est pas une histoire triste. C’est une histoire dure, certes, mais l’auteure ne s’appitoie en aucun cas sur son sort. Grâce à sa plume drôle, sarcastique, parfois, elle nous fait passer toutes ses épreuves de manière détachées

Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’en refermant ce livre, je suis contente d’avoir connu ce qui était derrière Nellie Olson. C’est un bout de femme formidable, drôle, que j’aurai aimé connaître de visu. C’est une battante, une guerrière qui a su se faire des armes de toutes ses épreuves. Et je pense que je regarderai Nellie avec un oeil plus qu’attendri. Je regarderai aussi cette série, tous les clichés qu’on a pu se faire par rapports aux acteurs, à la famille du cinéma d’un œil beaucoup plus acide aussi.

En bref, un livre qui se lit tout seul, un livre qui se lit en riant, avec une petite pointe émotive. Et surtout, en tête, le générique de la Petite Maison dans la Prairie

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